Un sondage parmi six nations du «front occidental» révèle que les Canadiens sont les plus susceptibles d’avoir assisté à une cérémonie du Souvenir dans la dernière année

Mais les Canadiens sont parmi les moins susceptibles de se souvenir avoir appris au sujet de la Première Guerre mondiale à l’école; tous les pays, incluant le Canada, surestiment le nombre de soldats canadiens morts durant la Première Guerre mondiale.

Toronto, Ont., le 10 novembre 2016 — Un sondage effectué auprès de répondants de six pays dont les soldats se sont battus sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale a révélé que les Canadiens sont les plus susceptibles d’avoir assisté à une cérémonie du Souvenir au cours des douze derniers mois, mais ils sont parmi les moins susceptibles d’affirmer se souvenir d’avoir appris au sujet de la Première Guerre mondiale à l’école. Le sondage a été mené pour la Fondation Vimy et est composé de 1000 entrevues dans chacun des pays suivants : Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne, et de 500 entrevues en Belgique.

Un quart (25%) des Canadiens affirment avoir assisté à une cérémonie de commémoration de guerre ans les douze derniers mois, tandis qu’un nombre inférieur de résidents de la Grande-Bretagne (18%), des États-Unis (16%), de la Belgique (14%), de la France (11%) et de l’Allemagne (4%) affirment la même chose.

En faire assez pour souligner l’occasion

Au cours des deux dernières années, et pour encore deux années à venir, des pays de partout à travers le monde célèbrent le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale. Cependant, la moitié seulement (52%) des Canadiens croient que le Canada en fait assez afin de souligner le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, ce qui signifie que l’autre moitié (48%) des Canadiens sont en désaccord et ne croient pas que le pays en fait assez pour souligner l’occasion. Alors qu’il n’y a que les Américains (33%) qui soient derrière les Canadiens dans la croyance que leur pays en a fait assez pour souligner l’occasion, les Canadiens sont moins susceptibles que les Allemands (58%), les Français (60%), les Britanniques (63%) et les Belges (70%) de le croire.

De plus, les Canadiens traînent derrière la plupart des pays européens dans l’affirmation qu’ils se souviennent avoir appris au sujet de la Première Guerre mondiale à l’école. Deux tiers (66%) des Canadiens et des Britanniques (64%) se souviennent avoir appris la Première Guerre mondiale à l’école, derrière les Allemands (70%), les Américains (72%), les Français (78%) et les Belges (80%).

Se souvenir personnellement de ceux qui ont servi

Près de la moitié des répondants (46%) de la Grande-Bretagne affirment être des descendants d’une personne ayant servi durant la Première Guerre mondiale, ce qui signifie qu’ils sont les plus susceptibles d’avoir un lien personnel avec la Grande Guerre. Moins de résidents de la France (36%), de l’Allemagne (34%), des États-Unis (31%), de la Belgique (30%) et du Canada (29%) ont ce type de lien.

Dans un effort de rester en lien avec la Première Guerre mondiale, plusieurs planifient visiter un champ de bataille, un cimetière ou un lieu historique de la Première Guerre mondiale avant la fin de 2018, avec en tête les gens de la Belgique (25%), suivis de ceux des États-Unis (19%), de la France (17%), du Canada (11%), de la Grande-Bretagne (10%) ou de l’Allemagne (7%).

La bataille de la crête de Vimy

L’année 2017 marque le centenaire de la bataille de la crête de Vimy, la célèbre victoire à propos de laquelle le brigadier-général A. E. Rossa a affirmé : «Dans ces quelques minutes, j’ai été témoin de la naissance d’une nation». La victoire n’a pas seulement changé la façon dont les autres pays voyaient le Canada, mais aussi comment les Canadiens se voyaient eux-mêmes. Étant donnée son importance pour le Canada, il n’est pas surprenant que les Canadiens soient, de loin, les plus susceptibles d’avoir entendu parler de la bataille (61%). Étonnamment, seulement 17% des habitants de la France en ont entendu parler, bien que Vimy se trouve dans leur pays. De plus, seulement deux Allemands sur dix (20%) ont entendu parler de la bataille, bien qu’ils étaient la force opposée aux Canadiens durant la bataille.

Se souvenir de ceux qui sont morts

On a demandé aux répondants de chaque pays d’identifier, sans aide, le nombre de soldats qui sont morts en service militaire durant la Première Guerre mondiale, non pas seulement en provenance de leur pays, mais pour d’autres pays aussi.

Ces chiffres révèlent des trouvailles intéressantes :

– L’erreur moyenne place la France comme la plus précise; le Canada et les États-Unis sont les moins précis

– Le Canada, les États-Unis, la Belgique et le Royaume-Uni surestiment le nombre de leurs propres pertes, la France et l’Allemagne les sous-estiment

– Le Canada surestime ses propres pertes, celles des États-Unis et de la Belgique, mais sous-estime celles du Royaume-Uni, de la France (massivement) et de l’Allemagne (en dessous par plus d’un million de personnes!)

– Tout le monde surestime les pertes canadiennes

– Tout le monde sous-estime largement les pertes françaises et allemandes

– Seulement les gens du Royaume-Uni ont une compréhension assez claire de leurs propres pertes; tous les autres pays sous-estiment les pertes du Royaume-Uni par au moins un quart de million, les Américains étant les plus inexacts.

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