#ECJ – 24 février 1918

« Chalutiers et dériveurs des patrouilles de la côte est (1914-1918) en route dans le port d’Halifax. »
Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada / PA-167307.

#EnCeJour en 1918, les plans définitifs des raids sur Zeebrugge et Ostende ont été présentés aux fins d’approbation. La Grande-Bretagne continuait de perdre des navires sous l’attaque des sous-marins ennemis et, les armées du Commonwealth se remettant des batailles de 1917, il est apparu de manière évidente que la « Flanders Flotilla » allemande stationnée à Bruges ne pouvait pas être attaquée par voie terrestre. Les pertes de navires se faisaient même sentir au Canada, où la Marine Royale Canadienne s’est retrouvée à préparer la défense de ses routes maritimes « à l’aide de navires auxiliaires, de chalutiers et de dériveurs lents et mal armés seulement » (Gimblett, The Naval Service of Canada, 1910-2010: The Centennial Story, p. 35). Si une attaque radicale devait être menée contre la « Flanders Flotilla », elle revenait à la « Royal Navy » et aux « Royal Marines ».

1918 – rationnement volontaire en Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Affiche de Propagande, Don’t Waste Bread! », Numéro de l’objet 19720121-074.

Au début de l’année 1918, la Commission canadienne du ravitaillement s’est vu confier la responsabilité de surveiller la production et la gestion alimentaires au Canada pendant l’effort de guerre. Sur le modèle de la Grande-Bretagne, les programmes gouvernementaux, les journaux et les affiches de propagande invitaient au rationnement volontaire tel que les « vendredis sans viande » et la substitution des ingrédients dans les recettes de tous les jours.

1918 – le rationnement obligatoire en Grande-Bretagne

© IWM (Q 56278)

L’introduction du rationnement volontaire en février 1917 n’a cependant pas suffi, et en 1918, la Grande-Bretagne a dû promulguer le rationnement obligatoire. Pour combattre le mauvais usage et le non-respect des ordres de ration, la Grande-Bretagne a également mis en place de sévères sanctions.

La poursuite de la guerre sous-marine à outrance par l’Allemagne tard dans la guerre a exacerbé la menace pour la Grande-Bretagne. En avril 1917, l’approvisionnement en blé de la nation avait chuté à un niveau équivalent à six semaines seulement (Morrow, The Great War: An Imperial History, p. 202).