Joyeux Nouvel An lunaire!

Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002421 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Joyeux Nouvel An lunaire! Sur cette photo, « Bataillons de manoeuvres chinois en France célébrant le Nouvel An chinois le 11 février 1918 ».

#SVQ l’armée britannique a recruté quelque 100 000 hommes en provenance de Chine pendant la Première Guerre mondiale pour faire exécuter des tâches pénibles sur le front ouest. Ces hommes ne faisaient pas partie de la force militaire, mais travaillaient dans les mêmes conditions que les bataillons de travail. Les trains de transport du « Chinese Labour Corps » ont traversé le Canada pour se rendre en Europe; cette traversée s’est déroulée dans le plus grand secret et les recrues n’avaient pas le droit de quitter les trains de peur que la population locale proteste. À cette époque, les immigrants chinois au Canada étaient assujettis à des quotas stricts et à une taxe d’entrée.

Argot de la Première Guerre Mondiale
« Cooties »

« Canadien qui cherche des « cooties » (poux de corps) dans sa chemise en mai 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001331.

À l’approche de la Saint-Valentin, voici une histoire amusante de « cooties » et de lettres d’amour pendant la Première Guerre mondiale. #SVQ « cooties » était l’un des nombreux termes utilisés pour décrire les poux de corps?

« Le major écrivait une lettre; de temps à autre, il abandonnait son écritoire, fouillait quelques minutes dans sa chemise, avait une inspiration et revenait à son écriture. Il finit enfin sa lettre et la remit à son « messager ». Je me demandais s’il écrivait à une entreprise spécialisée en insectes; lorsque le messager m’a dépassé… j’ai jeté un œil sur l’enveloppe. J’ai vu qu’elle était adressée à Mlle Alice Quelque chose, à Londres… l’amoureuse du major… il lui écrivait tous les jours. Imaginez : écrire une lettre d’amour pendant un épouillage; mais telle était la vie dans les tranchées. » (Empey, Over The Top, p. 23)

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bon for the bust"

« Françaises vendant des oranges aux militaires canadiens à leur retour au camp, juin 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001407 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Nous poursuivons sur le thème de la nourriture avec la publication sur le langage en usage pendant la Première Guerre Mondiale d’aujourd’hui!

Pendant la Première Guerre mondiale, l’expression en usage « bon for the bust » signifiait « bon à manger ». Comme pour de nombreuses autres phrases, les origines de « bon for the bust » demeurent obscures. Selon l’explication généralement acceptée, les troupes du Commonwealth auraient entendu pour la première fois cette phrase prononcée par des civils français tentant de vendre de la nourriture aux soldats anglophones, lesquels auraient ensuite adopté la phrase comme la leur.  (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 45 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 89).

Argot de la Première Guerre Mondiale
« green envelope »

19 janvier 1918 – « Quitté Marble Arch à 5 h 30 du matin. Pris le métro jusqu’à Victoria et récupéré le paquet [du Maple Leaf Club]. Écrit à Lucy et envoyé une « green envelope » au YMCA à Boulogne. » (Cane, It Made You Think of Home – The Haunting Journal of Deward Barnes, Canadian Expeditionary Force: 1916-1919, p. 150).

#SVQ une « green envelope » était une enveloppe dont le contenu ne serait pas censuré par les officiers supérieurs? L’auteur de la lettre devait signer une déclaration sur l’enveloppe verte et jurer que le contenu de la lettre portait sur des questions personnelles ou familiales. Cette mesure visait à permettre aux soldats d’écrire à leur famille sans craindre que leurs supérieurs dans le bataillon connaissent leur vie privée. Toutefois, les « green envelope » étaient distribuées avec parcimonie et les lettres continuaient d’être soumises à la censure plus loin dans la base arrière. (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 103 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 129).

Une «green envelope » .
© Royal Mail Group Limited 2018.
© Royal Mail Group Limited 2018.

Argot de la Première Guerre Mondiale
La pilule "n ° 9"

#SVQ que la « prescription » excessive par des médecins militaires de la pilule « numéro 9 » a incité les troupes à la qualifier ironiquement de cure pour tous les maux du simple soldat? En fait, le « numéro 9 » était « une pilule laxative générale, administrée quand aucun autre remède n’était jugé adapté. Des meneurs de jeu de bingo disaient même ‘ Ordres du docteur, numéro 9. ‘  » (Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 135). L’image d’aujourd’hui se voulait une publicité comique du « numéro 9 », qui provient du bulletin de tranchée de Noël 1916 et Nouvel An 1917 du 5e Bataillon (Western Cavalry).

« The Pill of the Period »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada, No d’inventaire : 7322, Volume 5078, No MIKAN 4167959, “Garland From The Front (5th Battalion) – 1916-1917 Christmas and New Years edition.”, p. 2.

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.