#100JoursdeVimy – 08 avril 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Les gagnants du prix Beavebrook Vimy ont fait des recherches sur la vie d’un soldat canadien. Les noms de ces soldats canadiens sans tombeau, étaient inscrits sur le monument commémoratif de Vimy. Adam LaBrash, récipient du prix en 2016, a fait des recherches sur le privé Fred Gordon McNeil. Voici son histoire:

Adam a visité la tombe de Frederick au cimetière de la station Villers, en 2016 en France.
Crédit: La Fondation Vimy / Hanna Smyth, 2016.

Frederick Gordon McNeil est né le 20 juillet 1987, issu de deux immigrants britanniques de première génération, Archibald et Louisa McNeil. Comme plusieurs autres immigrants peuplant la « dernière frontière » des Prairies canadiennes, les McNeil ont fait face à des circonstances difficiles dans leur nouvelle maison.

McNeil s’est enrôlé au sein du Corps expéditionnaire canadien le 4 janvier 1916 à l’âge de 18 ans, soit six mois avant l’âge minimum requis. Il a été assigné au légendaire Saskatchewan 46e, ou « bataillon suicide » de la 4e Division. Le 46e Bataillon a mérité de surnom cynique. Sur une période de 27 mois, 3 484 hommes ont été blessés et 1 433 tués, un taux d’accidents de 91.5%. Il semblerait que chaque lieu de déploiement de Frederick et de son unité allait devenir un endroit d’une extrême importance stratégique. Malheureusement, McNeil est devenu l’une de ces victimes le 1er mai 1917, dans la période de l’après-Vimy, lorsqu’il a été tué en action alors qu’il aidait le 50e Bataillon dans les tranchées à l’est de Liévin.

J’ai senti une connexion en choisissant une personne qui a grandi dans la même ville que moi et qui n’avait qu’une seule année de plus que moi lorsqu’il s’est enrôlé. Alors qu’il était devenu adulte, que les gens du pays avaient été mis au courant des conditions inhumaines au front, et que l’excitation envers la guerre s’était depuis longtemps fanée, Frederick était encore désireux servir pour son pays. C’est ce courage que j’admire grandement, et une autre raison pour laquelle j’ai choisi de célébrer cet homme. Tout comme la Première Guerre mondiale et son héritage, Frederick McNeil ne tombera jamais dans l’oubli.

L’inscription de la pierre tombale demandée par le père de Frederick peut être lue dans la dernière rangée de ce document (voir la ligne 1202 / 1D, no. 240).
Crédit: Commonwealth War Graves Commission, Find War Dead, Casualty Details, McNEIL, FRED GORDON, 2017).

#100JoursdeVimy – 01 avril 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Les gagnants du prix Beavebrook Vimy ont fait des recherches sur la vie d’un soldat canadien. Les noms de ces soldats canadiens sans tombeau, étaient inscrits sur le monument commémoratif de Vimy. Zoe McDaniel, récipient du prix en 2016, a fait des recherches sur le caporal Alexander John McDougall. Voici son histoire:


Crédit: La Fondation Vimy, 2016.

Alexander John, né le 10 août 1895 à West Lake Ainslie, en Nouvelle-Écosse, est le fils de John R McDougall et Annie MacLellan. Il parlait le gaélique et travaillait comme commis au magasin familial et n’était pas marié, vivant probablement encore chez ses parents.

Alex s’est enrôlé à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 12 novembre 1915, à l’âge de 22 ans. Son unité est partie en mer le 12 octobre 1916 et il est arrivé à Liverpool huit jours plus tard. McDougall faisait partie du 85e Bataillon des Cape Breton Highlanders, qui sont probablement reconnus surtout pour leur capture de la colline 145 durant la bataille de la crête de Vimy. Alex a été tué au combat à l’âge de 22 ans le 12 avril 1917, soit le dernier jour de la bataille de la crête de Vimy. Il a été tué en essayant de prendre la colline 145, l’endroit où le Mémorial national du Canada à Vimy se trouve aujourd’hui. La cause officielle de sa mort n’est pas connue. Il est enterré au cimetière militaire La Chaudière à Vimy, en France, bien qu’il avait été, à l’origine, enterré au pied du Mémorial national du Canada à Vimy.

J’ai choisi de faire ma recherche sur Alex lors de mon application originale au prix BeaverBrook Vimy, soulignant les contributions de la communauté linguistique, puis j’ai continué ma recherche pour le projet Bringing the Boys Home (Ramener nos garçons au bercail). Je me suis d’abord senti connecté avec Alex parce qu’il venait de la même ville que moi, et il n’était pas beaucoup plus vieux que moi au moment de la Première Guerre mondiale. Le lien que j’ai partagé avec un soldat qui vivait à 10 minutes de chez moi et qui est mort il y a 100 ans me stupéfie. De pouvoir lui apporter quelque chose provenant de chez lui sur le lieu de son dernier repos était extrêmement important pour moi, puisque j’ai senti que cela nous procurait à tous deux un sentiment d’achèvement. Je pense à Alex tous les jours.

#100JoursdeVimy – 25 mars 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

George Polanyi-Williamson

Crédit: La Fondation Vimy, 2014.

Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, les familles sont retournées aux champs de batailles pour reprendre contact avec leurs proches. En 2014, George Polanyi-Williamson, récipiendaire du Prix Beaverbrook a accompli son propre pèlerinage :

Crédit: La Fondation Vimy, 2014.

« J’ai pu prendre contact avec l’histoire de ma famille en retracent les pas de mon arrière-grand-père qui était soldat à la bataille de la crête-de-Vimy. Nous étions en train de découvrir des tunnels sous un champ, et tout d’un coup je me suis trouver en face l’emblème du régiment dont faisait partis mon arrière-grand-père, dessiner sur le mur de la cave.  C’était vraiment une expérience incroyable, de se trouver en face de votre propre histoire, sans que tu saches avant que c’était là. C’est l’une des choses qui a rendu Vimy inoubliable.

Comme mon arrière-grand-père, de nombreuses personnes ont donné leur vie pour notre pays, ainsi que le sacrifice ultime. Ce voyage m’ai beaucoup aidé à comprendre comment vite les conflits peuvent se produire pour changer le cours de l’histoire. Je me souviendrais toujours de ce que j’ai vu en Europe.

#100JoursdeVimy – 18 mars 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Lauréat du Prix Beaverbrook de Vimy en 2016, Hannah Hardy qui identifie le nom d’un soldat porté disparu qu’elle a étudié sur le Mémorial de Vimy.
Crédit: La Fondation Vimy, 2016.

L’un des avantages pédagogiques des programmes de bourses d’études de la Fondation Vimy est de pouvoir saisir les réactions d’un groupe serré aux épreuves et aux sacrifices de la guerre. Hannah Hardy a écrit au sujet de l’un de ces moments après avoir participé à la bourse d’études du prix Beaverbrook Vimy:

« Les moments que j’ai vécus au Mémorial national du Canada à Vimy ne pourront jamais se reproduire; non seulement mes émotions étaient-elles puissantes, mais ce sont les histoires de soldats partagées par les amis qui se tenaient à l’entour de moi qui ont eu le plus d’effet sur moi. C’était incroyable de voir d’autres jeunes comme moi aussi investis dans l’histoire et amenés aux larmes en entendant les récits de ces sacrifices. Je suis envahie par un sentiment de motivation de partager ces nouvelles connaissances avec les gens de ma communauté et d’essayer de leur faire ressentir ce que j’ai vécu grâce à mes récits. »

Les lauréats du Prix Beaverbrook de Vimy sont demandés d’étudier la vie d’un soldat canadien, qu’ils peuvent ensuite visiter à un mémorial ou un cimetière, et partager leur histoire et rendre hommage à leur sacrifice.
Crédit: La Fondation Vimy, 2016.

#100JoursdeVimy – 11 mars 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Daniel Mateus, lauréat du prix Beaverbrook Vimy en 2014, a été ébahi par sa visite du Mémorial national du Canada à Vimy:

«Debout devant le mémorial de la crête de Vimy, dédié à des milliers de soldats morts, je me suis senti envahi à la fois par de la tristesse et de la fierté. J’étais triste que ces Canadiens aient perdu leurs vies à la guerre, mais fier de leur bravoure, et fier que le Canada ait bâti un mémorial aussi extraordinaire pour eux. Lorsque j’ai visité la tombe du soldat James Phillips (le soldat canadien au sujet de qui j’avais effectué de la recherche avant le voyage), j’ai été emporté par l’émotion… je me suis senti honoré d’être l’une des quelques personnes au monde qui se souviennent toujours de James et de ce qu’il a accompli, et lorsque j’ai planté les drapeaux canadiens que j’avais apportés sur sa rangée de pierres tombales, j’ai pensé au fait qu’éventuellement, tous les soldats canadiens seront célébrés, grâce, en partie, à la bourse du prix Beaverbrook Vimy de la Fondation Vimy. Les expériences et les émotions ressenties sont très difficiles à décrire, mais ce que fait la Fondation Vimy avec cette bourse d’études change la vie d’adolescents canadiens chaque année».

Daniel Mateus, lauréat du prix Beaverbrook Vimy 2014, se tient debout devant une étendue de pierres tombales de l’un des cimetières de la Commonwealth War Graves Commission.
Crédit: La Fondation Vimy, 2014.

#100JoursdeVimy – 04 mars 2017

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Zachary Brown – Pèlerinage de Vimy, 2013.

Préoccupé par la perte de l’histoire canadienne, Zachary Brown a réfléchi à ce sujet suite à son retour du Pèlerinage de Vimy en 2013:

«Malheureusement, il est aujourd’hui devenu trop facile de perdre l’intérêt envers le passé de notre pays. Les manuels scolaires et les essais à ce sujet, avec la monotonie dont ils font preuve, semblent avoir beaucoup moins d’influence sur l’étudiant moderne. Le Pèlerinage de Vimy doit être considéré comme un exemple à suivre d’initiative qui assure que l’importance capitale de l’histoire canadienne ne soit pas perdue. Le Pèlerinage de Vimy m’a permis de manger, de dormir et de respirer de l’histoire canadienne en France, avec certains de mes collègues les plus brillants. C’est pourquoi j’estime que d’avoir participé au pèlerinage a eu tant d’importance. Il m’a révélé que l’histoire du Canada, que ce soit sur les champs de Beaumont Hamel, au Mémorial national du Canada à Vimy, ou dans l’esprit des jeunes Canadiens, et bel et bien vivante. Le Pèlerinage de Vimy est un parfait exemple de ce qui rend l’histoire canadienne si exceptionnelle et unique – le testament vivant d’un récit historique canadien unique.»

Les récipiendaires du prix du Pèlerinage de Vimy 2013 devant la statue Soldat en méditation au Mémorial canadien à Saint-Julien près d’Ypres, site de la première attaque au gaz par les Allemands en avril 1915.
Crédit: La Fondation Vimy, 2013.
Les récipiendaires du prix du Pèlerinage de Vimy 2013 au pied du Mémorial national du Canada à Vimy.
Crédit: La Fondation Vimy, 2013.

#100JoursdeVimy 25 février 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Brandon Taschuk (far right) explores the underground tunnels of Maison Blanche in 2014 as a recipient of the Beaverbrook Vimy Prize.
Credit: The Vimy Foundation, 2014.

Il y a quelques semaines, nous avons appris qu’approximativement 29% des Canadiens sont des descendants de militaires de la Première Guerre mondiale. En 2014, Brandon Taschuk, le gagnant du prix Beaverbrook Vimy a découvert la signification de ce fait lorsqu’il a exploré le champ de bataille de Passchendaele. Dans ces champs boueux, il y a 100 ans, son arrière-arrière-grand-père a presque péri : «L’une des batailles dans lesquelles il s’est battu était la bataille de Passchendaele… lors d’une explosion, il a été projeté face première dans l’une des nombreuses tourbières. Étant petit, ne mesurant que 5’2″, il a été presque entièrement avalé par la boue. Il était presque sûr de mourir noyé. Un de ces compagnons, cependant, a vu ses petites bottes qui dépassaient de la boue et a su qu’il agissait des siennes. Il a été capable de sauver mon arrière-arrière-grand-père, Benjamin Loney, et grâce à la Fondation Vimy, j’ai été capable de me tenir là où ma lignée familiale s’est presque éteinte. J’ai non seulement eu la chance de marcher au travers des champs de bataille où mon ancêtre s’est battu, mais j’ai aussi pu marcher à l’endroit qui aurait marqué la fin de mon existence avant même qu’elle ne soit commencée. J’aimerais que les mots puissent décrire ce que j’ai ressenti grâce à ce voyage, mais il n’y a pas de mots pour décrire les émotions intenses que j’ai vécues et que je continue de ressentir après ce voyage. J’espère seulement que vous savez à quel point je suis reconnaissant.»

Les documents d’attestation de Benjamin Loney.
Crédit : Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence : RG 150, entrée : 1992 — 93/166, boîte 5723 – 22. Numéro d’item : 535 649.
La deuxième page indique qu’il était effectivement de taille menue – 5’2″ et 138 lb.

#100JoursdeVimy – 18 février 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Crédit: Hicham El Bayadi, 2015 prix du Pèlerinage de Vimy – cimetière Beechwood à Ottawa, ON.

Dans le cadre de la semaine Vimy : Le passage pour l’autonomie du Canada de la Fondation Vimy, chez Rencontres du Canada, les étudiants ontparticipé à une veillée à la chandelle au cimetière Beechwood à Ottawa (le cimetière comprend les tombes de 212 victimes du Commonwealth de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale). En écrivant au sujet de la veillée, Molly a affirmé : «Notre cérémonie dans le cimetière a eu énormément d’effet sur moi et m’a ouvert les yeux; la tombe sur laquelle je me tenais était celle d’une personne de 17 ans, soit l’âge de plusieurs de mes amis, et cela a donc été très difficile pour moi d’imaginer l’un d’entre eux se battant et mourant pour notre pays à un si jeune âge.»

Crédit: Hicham El Bayadi, 2015 prix du Pèlerinage de Vimy – cimetière Beechwood à Ottawa, ON.

#100JoursdeVimy – 11 février 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

En avril 2016, Keaton McLean a participé à la semaine Vimy: passage pour l’autonomie du Canada à Ottawa. En réfléchissant à son expérience, Keaton a écrit: «Participer à la semaine Vimy: la semaine du passage pour l’autonomie du Canada m’a fait réaliser à quel point je suis privilégié de vivre dans ce pays, et cela m’a rendu encore plus reconnaissant envers ce que des braves hommes et femmes ont fait pour
nous il y a si longtemps.»

#100JoursdeVimy – 04 février 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Jocelyn Davis était un récipiendaire du prix du Pèlerinage de Vimy en 2013. Surpris par l’énorme différence entre les cimetières de guerre allemands et du Commonwealth, Jocelyn a par la suite affirmé :

«Je savais vaguement à quoi m’attendre des cimetières du Commonwealth; mais j’ai cependant été très affecté par ma découverte des cimetières allemands. Je me rappelle m’être promené dans une pluie brumeuse parmi un nombre incalculable de rangées de croix grises, frappé par le fait que quatre hommes reposaient sous chaque croix. Pendant des jours, j’ai essayé de m’imaginer les conditions incroyablement horribles auxquelles ces soldats avaient été assujettis, allant de la présence de rats, à la maladie du pied des tranchées. Les cimetières allemands, avec leur lugubre froideur uniforme, m’ont aidé à mieux comprendre la misère largement répandue durant la Première Guerre mondiale. Cette nouvelle compréhension m’a aidé à mieux absorber chaque récit, chaque morceau d’information jusqu’à ce qu’ils soient vraiment assimilés. Mes expériences lors du Pèlerinage de Vimy m’accompagneront à jamais.»

 

Le contraste saisissant entre les pierres tombales des cimetières allemands et de ceux du Commonwealth a frappé le participant au Pèlerinage de Vimy Jocelyn Davis.        Photo 1 - Les étudiants avec la Fondation Vimy au cimetière du Commonwealth de Tyne Cot. Crédit : Andrew Yin                
Le contraste saisissant entre les pierres tombales des cimetières allemands et de ceux du Commonwealth a frappé le participant au Pèlerinage de Vimy Jocelyn Davis.      
Photo 1 – Les étudiants avec la Fondation Vimy au cimetière du Commonwealth de Tyne Cot. Crédit : Andrew Yin

 

 

 

Feb 04 - Tiffany Quon Neuville St. Vaast
Tiffany Quon, gagnante du prix du Pèlerinage de Vimy au cimetière de guerre allemand Neuville St. Vaast. Crédit : La Fondation Vimy / Pascal Brunet.