Congé – v partie

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1983-28-1523.

Après la bataille de la cote 70, ce fut pour les renforts du Corps expéditionnaire canadien une période de repos, de récupération et de formation. Pour les anciens combattants, le temps passé loin du front entraîna une autre vague de permissions, la dernière avant la bataille d’Ypres, qui a envoyé les Canadiens au nord de la Belgique.

Par conséquent, de nombreux soldats cherchaient à profiter du temps qu’ils avaient, et ce, souvent dans la bonne humeur. Certains semblaient aimer la liberté inspirée par la ville de Paris pendant leur congé, ce qui entraînait de joyeux spectacles dans les rues :

« …quelques-uns d’entre nous ont rencontré des hommes portant le kilt faisant partie d’un bataillon écossais canadien et nous sommes tombés sur un Néo-Zélandais aussi en congé. Peu de temps après, un soldat américain s’est joint à nous. Notre groupe n’est pas passé inaperçu lorsque nous nous sommes assis à une table sur le trottoir. Nous avons rapidement réalisé que c’était étrange pour les Parisiens de voir ces uniformes différents ensemble, sur des soldats parlant la même langue, et nous avons décidé de nous amuser un peu. Nous avons donc attrapé les deux premiers « poilus » (soldats français) et les huit d’entre nous ont marché, bras dessus, bras dessous, au beau milieu de la rue de la Paix, faisant dévier la circulation. Il va sans dire que nous avions attiré une énorme foule. C’était au milieu d’une après-midi occupée. Nous avons marché de cette manière plusieurs pâtés de maison, dérangeant les commerces le long de cette rue populaire et profitant pleinement de tout. Tous les civils se sont prêtés au jeu et les gendarmes souriaient simplement et nous laissaient passer. » (Becker, Silhouettes of The Great War, p. 103 [traduction libre]).

Il ne fallait pas beaucoup de temps pour qu’une permission de douze jours à Paris arrive à sa fin inévitable. La dernière journée, les troupes étaient souvent envoyées à un hôtel plus près de la Gare du Nord, facilitant ainsi leur départ. Bon nombre prenaient la chance de dire leurs derniers adieux à la ville.

« C’est un groupe silencieux qui erra dans le district cette après-midi là et en début de soirée. Nous tentions de saisir le dernier souffle de cette ville merveilleuse loin du front avant de retourner dans l’inconnu qu’était le nord-est. Nous avons marché autour des cafés que nous avions fréquentés près de l’hôtel et nous avons dit nos adieux. Inutile de préciser que le vin ne nous a pas coûté cher cette dernière journée. Les propriétaires sympathiques insistaient pour souligner notre départ de façon appropriée. »  (Becker, Silhouettes of The Great War, p. 103 [traduction libre]).

Crédit: ‘4e emprunt national’, October 1918, Abel Faivre, reproduction print, Collections CCGW/CCGG.

Congé – iv partie

« Paris, France. 1918-08-20. A group of Australian, New Zealand and South African soldiers and a lady from the New Zealand Volunteer Service relaxing on leave with a drink outside the Maxime Bar. »
Crédit: AWM, H03656.

Dans la publication d’aujourd’hui, le Canadien Frank S. Iriam décrit la beauté de Paris à la fin de l’été 1917.

Aujourd’hui, nous retournons à notre série sur les congés, suivant les Canadiens alors qu’ils s’évadent vers la sécurité relative et l’excitation de Londres ou de Paris. Ayant reçu leurs laissez-passer, un groupe de soldats se précipitait vers le transport le plus près qui allait l’emmener vers sa période d’extase dans les grandes villes. Pour les troupes du lointain Canada, le mode de vie de Paris était choquant et unique:

« Paris était une ville magnifique, à son meilleur à la fin de l’été… les gens de Paris semblaient s’éprendre des Canadiens et ils rivalisaient les uns avec les autres dans leurs efforts pour nous faire passer un bon moment durant notre court séjour. Il ne manquait certainement pas de vin, de femmes et de chansons… étant jeunes et fraîchement arrivés d’un coin de l’enfer, nous nous sommes pliés à leurs mœurs sans les remettre en question, décidant de faire “à Rome comme les Romains”… afin de profiter au mieux du peu de temps qui nous était accordé dans cette ville brillante et magnifique. »

« En après-midi, durant notre dernière semaine à Paris, nous nous asseyions aux petites tables sous les auvents qui étaient déployés devant plusieurs hôtels sur le bord des trottoirs. Pourvu que nous commandions une boisson ou un autre chaque quart d’heure, nous pouvions y rester sans interruption, à l’exception de Gaston qui venait prendre nos commandes, serviette au bras. De cet endroit confortable, nous pouvions étudier la vie et les mouvements sur les boulevards, et c’était toujours très intéressant pour un étranger. »

Voyez la publication précédente, Congé, partie III, ici – https://www.fondationvimy.ca/conge-pt-iii/

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 20 août 2017

« BVP2017 at Hôtel national des Invalides, Paris. »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui à Paris, les étudiants de la PVB2017 ont visité le Musée de l’Armée à l’Hôtel des Invalides, où ils ont vu le tombeau de Napoléon ainsi que des œuvres spectaculaires de maîtres d’art sur le thème de la guerre. Ensuite, ils se sont rendus au palais de Versailles et ont passé le reste de la journée à explorer le magnifique site ainsi qu’ont visité l’endroit où se tenait la Conférence de paix de Paris et le Traité de Versailles qui a été signé en 1919.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

I sit here on the sidewalk of a busy street, watching the passage of strangers before me. Each one of them have a story, a life worth living. But they are not all strangers, because sitting beside me are the friends and people who are sharing the same experience, the same life-changing opportunity as me. And yet, though we have traveled together, have seen the same memorials and have shared in mourning, we have all been differently impacted by this experience. I myself will never be able to see life in quite the same lens again. My colours of perception have shifted and my horizon has broadened.

I realize now how little I have thought of these soldiers, those men who sacrificed freedom and safe homes so that our future might be a better place. But I fear I am not the only one; sometimes it seems like the whole world is forgetting the importance of remembrance, the importance of standing before a tombstone and paying our respects to those who sleep beneath our feet. For the First World War, our modern world has lost that crucial personal connection that ties lost soldiers to modern families. Today, we look at a grave, we attend a ceremony and, perhaps, we experience a habit; is it something we do because the generations before us did the same? Do we see the stories, the faces buried beneath?

We must see them, we must look at the past through the eyes of those men, so that we may not forget and repeat the mistakes of the past.

Ariadne Douglas, Prince George, British Columbia

Today we went to Paris’ Hôtel national des Invalides & Musée de l’Armée. It was fascinating to see the tomb of Napoleon and the ways it differed from the other memorials that we had seen throughout the trip. We also had the opportunity to see exhibitions on the First and Second World Wars. These were an opportunity to view both wars from the French perspective, after our many visits to Commonwealth Memorials and Cemeteries. The exhibitions were presented in chronological order, allowing us to follow the progression of one war into the next. Being from a town in the UK that suffered from a number of attacks during the Blitz, it was interesting for me to be able to see am entire section on the Blitz during the Second World War.

-Lala Israfilova, Carshalton, Sutton, United Kingdom

« Musée de l’Armée, Paris. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.
« BVP 2017 in the Gardens of the Palace of Versailles. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.