#100JoursdeVimy – 05 avril 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui:

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1983-28-690V.

Au cours des trois derniers mois, nous avons partagé beaucoup d’histoires au sujet de la contribution des femmes durant la Première Guerre mondiale. En dehors des organismes officiels comme le YWCA, l’Ordre impérial des filles de l’Empire et la Croix Rouge canadienne, plusieurs femmes ont formé leurs propres groupes communautaires non officiels, contribuant à la cause de quelques façons qu’elles pouvaient. Des petits groupes provenant d’églises, de clubs de femmes et de cercles sociaux ont formé des clubs de couture, de tricot et de cuisine. Suite à l’incendie du parlement en 1916, un groupe ingénieux a vendu des morceaux des débris du parlement afin d’amasser des fonds pour des obligations de guerre. Grâce à ces petits efforts, les troupes canadiennes recevaient un flot constant de colis provenant du front intérieur et contenant des vêtements tricotés, des produits de boulangerie et des cigarettes. Même les prisonniers de guerre pouvaient recevoir des colis au travers de la Croix Rouge canadienne, qui faisait parvenir ceux qu’elle recevait des groupes de femmes au pays.

Le film de l’ONF And We Knew How To Dance (Et nous savions danser) met en vedette des entrevues avec 12 femmes détaillant leur service durant la Première Guerre mondiale. Il peut être visionné ici: https://www.nfb.ca/film/and_we_knew_how_to_dance/

Pte Ernest Nuttall, 8e Bataillon (90e Winnipeg Rifles), remercie les Canadiennes du camp de prisonniers de guerre en Langensalza, Allemagne.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada / MG28-I35, vol. 4, World War I Prisoner of War Camp, financial statements, 1916-1918.
Atelier de coupe du « Womens’ Canadian Club »
Crédit: William James Topley / Bibliothèque et Archives Canada / PA-800006.
Canadian Field Comforts, Commission, Shorncliffe.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-005195.

#100JoursdeVimy – 29 mars 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui:

Clare Gass

Clare Gass, infirmière.
Crédit: Parcs Canada, 2016.

Clare Gass est née à Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse, le 12 mars 1887. En mai 1915, elle est partie outre-mer avec le Corps médical de l’armée canadienne, servant à l’hôpital général canadien numéro 3 (McGill). Durant son service, Clare a défié les ordres militaires en gardant de nombreux journaux intimes et en prenant des photographies. Ironiquement, cette défiance a aidé à préserver des éléments clés du poème canadiens le plus connu, Au champ d’honneur. On croit que John McRae a partagé son poème avec Clare, lui demandant son opinion, et certains affirment même qu’elle en aurait modifié certains passages. Le journal de Clare comprend une inscription datant du 30 octobre 1915 avec une version préliminaire d’Au champ d’honneur. Le poème que nous récitons aujourd’hui n’a pas été publié dans le magazine Punch avant six semaines plus tard, soit le 8 décembre 1915.

Clare est demeurée en Europe jusqu’au courant de l’année 1919, assistant les blessés dans leur retour à la maison. Il est impressionnant de noter que Clare n’était qu’une de cinq membres de sa famille à servir dans la Première Guerre mondiale:
Clare Gass, infirmière (a survécu)
Le caporal Gerald Gass 2479 (a survécu)
Le caporal Cyril Gass 67097 (a survécu)
Le caporal Blanchard Gass 69064 (tué au combat – bataille de la crête de Vimy)
Le soldat Athelstan Gass 901864 (a survécu)

#100JoursdeVimy – 22 mars 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui:

Mary Riter Hamilton

Les tranchées de la Somme
« Il me semblait qu’on risquait de perdre quelque chose . » – Hamilton, 1926.
Crédit : Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1988-180-38.

Mary Riter Hamilton est née à Teeswater, en Ontario, et a été élevée à Clearwater, au Manitoba. Avant la Première Guerre mondiale, Mary étudiait l’art et peignait en Europe, se faisant considérablement remarquer.

Au début de la guerre, Mary était au Canada, où elle continuait sans arrêt d’essayer d’obtenir la permission de retourner en Europe comme artiste officiel de la guerre pour le Canada. En 1919, finalement, Mary est retournée, avec comme tâche de produire des toiles au nom des Amputés de guerre du Canada, qui les fournissaient au magazine pour vétérans The Gold Stripe.

Mary Riter Hamilton avec Richard Wallace devant une église bombardé, France ca. 1919-1922.
De la part de Ron Riter et Bibliothèque et Archives Canada.

Entre 1919 et 1922, Mary a produit approximativement 300 œuvres, endurant des conditions climatiques éprouvantes, des abris de fortune et de la nourriture médiocre dans une campagne ravagée par la guerre. Lorsqu’elle est revenue au pays, Mary était vidée, émotionnellement et physiquement, incapable de retrouver l’intensité avec laquelle elle avait peint durant ces trois années. Dans un geste final, Mary a refusé de vendre ses peintures, les offrant plutôt aux Archives nationales (maintenant Bibliothèque et Archives Canada), s’assurant qu’elles demeureraient entre les mains et dans la mémoire de tous les Canadiens.

À propos de son désir d’arriver en Europe pour immortaliser ce qu’elle voyait, Mary a dit:

« J’y suis allé parce que je sentais que je devais y aller, et si je n’y allais pas immédiatement, il serait trop tard, parce que les champs de bataille allaient être oblitérés, et les endroits arrosés du meilleur sang canadien n’allaient devenir que des noms et des souvenirs. Bien sûr, les faits de la guerre allaient demeurer, et je ne pouvais y ajouter que mes images de l’essence de la tragédie et de sa signification, mais il me semblait que quelque chose était menacé de disparition. »

« Je ne crois pas que je pourrais revivre cette période, et je sais que toute chose de valeur, toute chose de beauté que l’on peut trouver dans les peintures ne sont qu’une faible réflexion des visions qui étaient alors offertes par les esprits des hommes eux-mêmes. » – Lettre de Mary Riter Hamilton au Dr Arthur Doughty, archiviste du Dominion, 27 juillet 1926.

 

#100JoursdeVimy – 15 mars 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui : 

Elsie Holloway

Gracieuseté: The Rooms Provincial Archives Division, E 11-13 / / Holloway Studio.

Elsie Holloway était la fille de Robert Edwards Holloway, un photographe reconnu à Terre-Neuve-et-Labrador. Après la mort de son père, Elsie et son frère Bert ont ouvert leur propre studio de photographie en 1908. Au moment du déclenchement de la guerre, le Holloway Studio était devenu célèbre pour la photographie de portrait d’Elsie. Alors que les volontaires se rendaient en masses aux bureaux de recrutement, ils se déplaçaient aussi au Holloway Studio au coin des rues Bates Hill et Henry, impatients d’être photographiés dans leurs nouveaux uniformes.
 
Le travail d’Elsie durant ces premiers mois de la guerre est devenu une archive inestimable des « Premiers cinq cents » de Terre-Neuve – les volontaires qui ont formé le premier contingent du   Royal Newfoundland Regiment. La majorité des « Premiers cinq cents » n’allait pas survivre les épreuves de la guerre infligées au régiment. Les portraits du Holloway Studio sont donc devenus les seuls témoins de leur jeunesse à survivre. La famille d’Elsie n’allait elle-même pas être épargnée: son frère Bert a été tué lors de la bataille de Monchy-le-Preux en 1917.

#100JoursdeVimy – 08 mars 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui : Farmerettes

En Ontario, le Corps du service agricole a reconnu la contribution des «Farmerettes» avec cet insigne de revers.
Crédit: Musée canadien de la guerre, Insigne de revers, numéro d’objet 19790520-003.

Bien que rendues populaires par l’icône canadienne de la Deuxième Guerre mondiale «Ronnie, la fille à la mitrailleuse Bren» (Veronica Foster), les usines de munitions n’étaient pas le seul domaine de l’effort de guerre dans lequel des femmes allaient travailler. Le Corps expéditionnaire canadien devait aussi être nourri, et les femmes opéraient donc les fermes et sont devenues reconnues sous le nom de «Farmerettes» (petites fermières). Souvent envoyées dans les régions rurales depuis la ville, elles se voyaient offrir de l’hébergement par la YWCA, et participaient à tous les aspects de la vie de ferme: la plantation, le désherbage, l’élagage, la récolte, l’emballage et l’expédition.

Les «Farmerettes» assistent à la Parade des bons de la Victoire sur la rue Sherbrooke, à Montréal, en 1918.
Crédit: Collections d’archives George Metcalf, Musée canadien de la guerre, «Farmerettes», numéro d’objet 20030331-019.

 

 

#100JoursdeVimy – 01 mars 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui :  Des ouvriers  d’usines de munitions.

Avec la popularité de l’enrôlement des hommes dans l’effort de guerre, l’industrie canadienne a fait face à d’importantes pénuries de personnel. Alors que pratiquement tous les aspects de l’économie canadienne s’orientaient vers la production en vue de la guerre, le besoin de pourvoir ces postes était devenu crucial. Suivant l’exemple du Royaume-Uni, les emplois ont été ouverts aux femmes. Certaines des images les plus répandues de l’époque comprennent celles des ouvrières dans les usines de munitions, qui étaient responsables de la fabrication de matériel de guerre de tous genres et de toutes tailles, allant de navires de la Marine aux balles et obus de l’artillerie.

Le nombre d’ouvriers requis pour pourvoir les postes rendus vacants par les soldats s’enrôlant dans l’armée était sans précédent dans l’économie canadienne.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-024438.
Des ouvriers  d’usines de munitions assemblant des obus d’artillerie pour la British Munitions Supply Co. Ltd. à Verdun, au Québec.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-024435.

#100JoursdeVimy – 22 février 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui : 

Nursing Sister Margaret Lowe

En 1920, une plaque a été dédiée aux pertes des infirmières des hôpitaux militaires de l’Ontario à l’Assemblée nationale à Queen’s Park, en Ontario.
Crédit : Toronto Star, le 27 mars 1920.

En 1904, la milice canadienne a établit le Corps médical de l’armée canadienne, créant un très petit, mais permanent, service d’infirmerie. Différemment de tous les autres pays, le Canada a offert à ses infirmières le rang de sœurs-infirmières (Nursing Sisters), leur accordant ainsi un rang équivalent à celui de lieutenant. En 1914, il n’y avait que cinq infirmières employées. Par la fin de la guerre, 2 845 infirmières avaient servi dans l’armée canadienne. Les infirmières canadiennes travaillaient dans les hôpitaux généraux canadiens qui avaient été dressés derrière les lignes du front en Europe. Elles aidaient dans les salles d’opération, effectuaient le triage, pansaient les blessures et nourrissaient et s’occupaient des blessés. Situées près du front, elles n’étaient pas immunisées aux dangers des bombes et des obus. L’infirmière Margaret Lowe, de Binscarth, au Manitoba, s’est enrôlée dans le service infirmier de l’armée canadienne en 1917. Elle a été tuée lorsqu’un raid aérien allemand a bombardé le 1er hôpital général canadien à Étaples, en France, en mai 1918.

La procession funéraire de l’infirmière Margaret Lowe à Étaples, en France, au mois de mai 1918. Les innombrables rangées de croix à l’arrière-plan de la photographie indiquent bien la souffrance vécue dans les hôpitaux de campagne.
Crédit : Canada, ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002569.
Enterrement de l’infirmière Margaret Lowe.
Crédit : Canada, ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002575.

 

#100JoursdeVimy – 15 février 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui : 

l’Association des jeunes femmes chrétiennes (YWCA)

Semblable à l’Ordre impérial des filles de l’Empire, l’Association des jeunes femmes chrétiennes (YWCA) s’affairait à envoyer des colis aux troupes outre-mer et à amasser des fonds pour des obligations de guerre. En raison des mesures de guerre extraordinaires, le gouvernement canadien avait fait une demande inhabituelle : l’aide des organismes de charité dans l’administration de l’effort de guerre. Suite à cela, la YWCA a entrepris des tâches comme l’aide à la recherche de logement pour les femmes travaillant dans la fabrication de munitions (puisqu’elles devaient souvent être relocalisées afin de répondre aux demandes de l’effort de guerre). La YWCA a aussi établi et supervisé des camps d’agriculture féminins pour les ouvrières qui déménageaient à la campagne afin de travailler dans les champs. Après la guerre, la YWCA a fourni de l’aide aux épouses de guerre qui arrivaient du Royaume-Uni.

La YWCA aurait aidé à organiser des collectes de fonds comme la campagne des emprunts de la Victoire de 1917, durant laquelle le char d’assaut britannique Mark IV Britannia a défilé le long de la rue Sherbrooke à Montréal et a écrasé une voiture sur la rue Université à Toronto.
Crédit : Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-022763.

 

Crédit : Archives de la ville de Toronto, Fonds 1244, Item 733.

#100JoursdeVimy – 08 février 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui: L’Ordre impérial des filles de l’Empire.

L’Ordre impérial des filles de l’Empire (IODE) est une organisation de femmes mise sur pied par la Canadienne Margaret Polson Murray, de Montréal, en 1900. Établie durant la seconde guerre des Boers de 1899 à 1902, l’IODE a d’abord servi de groupe de soutien pour les soldats déployés outre-mer, fournissant de l’aide humanitaire et s’occupant des personnes à charge dans le cas ou un soldat était tué. Durant la Première Guerre mondiale, les membres de l’IODE ont envoyé des colis aux troupes, organisé des campagnes de collecte de fonds de bons de la Victoire et ont opéré des cantines au front intérieur. Après la guerre, l’IODE s’est affairée à commémorer les sacrifices de la guerre et ses disparus. L’organisation a accompli des tâches similaires durant la Deuxième Guerre mondiale et, aujourd’hui, elle se concentre sur les services sociaux, la philanthropie et des initiatives éducatives. 

Le Bal de la Rose de l’Ordre impérial des filles de l’Empire, tenu à l’hôtel King Edward, à Toronto, le 28 février 1911. Il s’agissait probablement d’une collecte de fonds pour des initiatives de l’IODE, ou possiblement pour les vétérans de la seconde guerre des Boers de 1899 à 1902.
Crédit: Canada. Bureau des brevets et des droits d’auteur, Bibliothèque et Archives Canada.

#100JoursdeVimy – 01 février 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui : Charlotte Susan Wood – Première Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent).

En 1919, la Croix du Souvenir a été créée pour être donnée aux mères ou aux veuves des Canadiens morts durant la guerre. Durant les années qui ont suivi, la Légion royale canadienne a commencé à nommer un récipiendaire annuel de la Croix du Souvenir, qui allait déposer une couronne au Monument commémoratif de la guerre du Canada, à Ottawa, au nom de toutes les mères. Celles qui ont été choisies sont devenues connues sous le nom de Mères nationales de la Croix du Souvenir. Charlotte Susan Wood a été la première de ces mères, lorsqu’elle a déposé une couronne sur la Tombe du Soldat inconnu à l’Abbaye de Westminster. Sept des fils et beaux-fils de Mme Wood avaient servi durant la Première Guerre mondiale, et deux étaient morts au combat. Lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy, Mme Wood a dit au roi Edward VIII, «Je viens tout juste de regarder les tranchées et je ne peux pas comprendre pourquoi nos garçons ont dû endurer cela». Le roi à répondu : «Prions Dieu que cela ne se produise plus jamais, Mme Wood».

La première Mère nationale de la Croix du Souvenir, Charlotte Susan Wood, lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy. Sa Croix du Souvenir peut être vue complètement à la gauche de la rangée du milieu des médailles épinglées sur sa poitrine. Crédit : gouvernement canadien. Motion Pict. Bureau/Office national du film du Canada. Photothèque/Archives nationales du Canada/PA-148875.
La première Mère nationale de la Croix du Souvenir, Charlotte Susan Wood, lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy. Sa Croix du Souvenir peut être vue complètement à la gauche de la rangée du milieu des médailles épinglées sur sa poitrine. Crédit : gouvernement canadien. Motion Pict. Bureau/Office national du film du Canada. Photothèque/Archives nationales du Canada/PA-148875.