La Commission de Secours d’Halifax

 

« Children getting food from a relief station »
Mention : Service international du film, Nathaniel N. Morse, Archives de la Nouvelle-Écosse. Numéro d’accession 1989-298 / négatif: N-7081.

L’explosion d’Halifax a suscité un élan international pour aider la ville. En plus des nombreux trains de secours à destination d’Halifax, les dons financiers ont commencé à arriver en réponse à un appel public des responsables municipaux au reste du Canada (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 221). Ces dons provenaient d’entreprises, de particuliers, d’églises et de gouvernements fédéraux. L’Australie a donné 250 000 dollars, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont tous deux versé des dons de 5 millions de dollars (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 222). À Boston, tous les billets d’un concert-bénéfice mettant en vedette la soprano australienne Nellie Melba, le violoniste autrichien Fritz Kreisler et le Boston Symphony se sont envolés le jour même de l’annonce (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 222). Lorsque la Eastern Steamships Company a fourni un autre navire pour effectuer des livraisons à Halifax, les donateurs étaient tellement nombreux qu’il a fallu faire appel à la police pour contrôler la foule (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 222). Les dons financiers au fonds de secours d’Halifax allaient finalement dépasser les 20 millions de dollars (environ 319 millions en dollars de 2017).

Donation au fonds de secours d’Halifax par le chef et les conseillers de la bande Samson, de Hobbema (maintenant Maskwacis) en Alberta.
Crédit : Bibliothèque et Archives Canada. Documents textuels : 90 : Ouvert, Bobine de microfilm C-10185, No dossier (créateur) : 507827, Documents textuels : Limites non établies, Volume 32 : Restreint selon la loi 4088, Ancien no de référence archivistique RG10. No d’instrument de recherche no. 10-13. No. MIKAN 2060459, Item 2.

Créée par des responsables municipaux le jour de l’explosion, la Commission de secours d’Halifax a été constituée en corporation en 1918 afin d’administrer un fonds de secours supplémentaire de 30 millions de dollars. La Commission était responsable des soins médicaux, de l’indemnisation et de la réhabilitation des personnes blessées ou handicapées à la suite de l’explosion, ainsi que d’initiatives de reconstruction. En 1976, la Commission de secours d’Halifax a finalement cessé ses activités, transférant à la Commission canadienne des pensions le solde de ses fonds de 1,5 million de dollars et la responsabilité de 68 personnes à charge (Historica Canada – Canadian Encyclopedia, “Halifax Relief Commission”, 2017).

 

7 décembre 1917 – des trains de secours à Halifax

« Looking north toward Pier 8 from Hillis foundry after great explosion, Halifax, Dec. 6, 1917 ».
Mention : W.G. MacLaughlan, Archives de la Nouvelle-Écosse, no. 1988-34 no. 14 / négatif : N-137.

En ce jour en 1917 des trains de secours en provenance de la cote est ont pris la direction d’Halifax, Nouvelle-Écosse. Après que les lignes télégraphiques vers Halifax ont été coupées, le dernier message de Vincent Coleman a circulé de gare en gare le long de la côte Est. Ne sachant pas très bien ce qui s’était passé, mais craignant une catastrophe, les communautés se sont mobilisées pour envoyer des secours. Les trains réguliers ont été retirés des voies et la priorité a été accordée à tous les trains de secours disponibles, qui avaient déjà commencé à arriver des villes de l’est du Canada avant la fin de la journée du 6 décembre 1917. (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 178).

Mention : Bibliothèque et Archives Canada / C-001833

Aux États-Unis, New York a envoyé son premier train dans les 24 heures qui ont suivi l’explosion, « rempli d’une vingtaine d’ingénieurs, de médecins et d’infirmières, d’outils d’une valeur de 15 000 $ et de 150 000 $ de bois, d’un millier de maisons mobiles et de 30 000 livres de pansements » (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 168). Avant l’aube le 7 décembre, le train de secours Boston & Maine était déjà arrivé à McAdam, au Nouveau-Brunswick; « de la jonction de McAdam à Saint John (Nouveau-Brunswick), les plateformes étaient jalonnées de travailleurs à l’air grave qui tenaient des pelles, des outils de menuiserie et des trousses médicales dans l’espoir de se rendre à Halifax ». (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 165).

Retardé par une tempête qui avait bloqué les voies ferrées, le Boston & Maine est finalement arrivé à Halifax dans la matinée du samedi 8 décembre 1917. Il transportait une lettre du gouverneur du Massachusetts adressée au maire d’Halifax. À la lecture de la lettre, C. A. Hayes, président des Chemins de fer nationaux du Canada, a versé des larmes (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 178-179).