Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie IX

McGeer, Canada’s Dream Shall Be of Them, p. 206.

« One of American Harvard vanguard, entering Canadian service in 1916 »

Épitaphe du lieutenant Phillip Comfort Starr, « Royal Engineers », 20 février 1918. Phillip est né à Chicago, Illinois, et a fréquenté Harvard de 1910 à 1912, avant de trouver un emploi d’ingénieur mécanicien. En 1916, Philipp franchit la frontière canadienne et s’enrôla dans l’Artillerie de campagne canadienne. Plus tard, Philipp suivit des cours à la compagnie d’instruction de l’Université de Toronto et quitta l’Artillerie de campagne canadienne afin d’obtenir un poste dans les forces britanniques. Il finit par intégrer les « Royal Engineers » et perdit la vie le 20 février 1918 lors d’une mission de reconnaissance nocturne à Ypres. Lieutenant Phillip Comfort Starr est inhumé au « Bedford House Cemetery », Ouest-Vlaanderen, Belgique.

Joyeux Nouvel An lunaire!

Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002421 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Joyeux Nouvel An lunaire! Sur cette photo, « Bataillons de manoeuvres chinois en France célébrant le Nouvel An chinois le 11 février 1918 ».

#SVQ l’armée britannique a recruté quelque 100 000 hommes en provenance de Chine pendant la Première Guerre mondiale pour faire exécuter des tâches pénibles sur le front ouest. Ces hommes ne faisaient pas partie de la force militaire, mais travaillaient dans les mêmes conditions que les bataillons de travail. Les trains de transport du « Chinese Labour Corps » ont traversé le Canada pour se rendre en Europe; cette traversée s’est déroulée dans le plus grand secret et les recrues n’avaient pas le droit de quitter les trains de peur que la population locale proteste. À cette époque, les immigrants chinois au Canada étaient assujettis à des quotas stricts et à une taxe d’entrée.

#EnCeJour – Jour du drapeau national du Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Drapeau, Red Ensign », Numéro de l’objet : 20040039-001.

Nous fêtons aujourd’hui le Jour du drapeau national du Canada, en mémoire du 15 février 1965, où pour la première fois « l’Unifolié » était hissé sur la Colline du Parlement. Ce drapeau a remplacé le « Red Ensign » sous lequel le pays s’était battu pendant les deux guerres mondiales. Le « Red Ensign » partagé aujourd’hui a été porté par le Soldat James Davidson pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale.

29 janvier 1918 – « Dunsterforce »

« Officier britannique de la “Dunsterforce” entraînant des recrues à Jelu. »
© IWM (Q 25024)

En ce jour en 1918, une force constituée secrètement de 350 soldats canadiens, australiens, néo-Zélandais et britanniques triés sur le volet, prenait la mer en direction du Moyen-Orient. Connue sous le nom de « Dunsterforce », cette force visait à combler le vide après la dislocation de l’armée impériale russe, notamment à organiser, à former et à diriger la résistance locale contre l’armée ottomane. Au total, 41 hommes du Corps expéditionnaire canadien se sont joints à la Dunsterforce (Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914-1919, p. 494).

28 janvier 1918 – Mort du lieutenant-colonel John McCrae

« Le lieutenant-colonel John McCrae et son chien Bonneau. »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada / C-046284.

Il y a cent ans aujourd’hui, John McCrae décédait d’une pneumonie et d’une méningite. John McCrae a été inhumé au cimetière communal de Wimereux avec tous les honneurs militaires; la procession était menée par son cheval bien-aimé Bonfire, les bottes de l’officier placées à l’envers sur les étriers. Ironiquement, malgré les contributions en vers à l’égard du Souvenir de John Mc Crae, sa pierre tombale ne porte aucune épitaphe. Le lieutenant-colonel John McCrae, soldat, médecin, professeur et poète, était âgé de 45 ans seulement.

Argot de la Première Guerre Mondiale
« green envelope »

19 janvier 1918 – « Quitté Marble Arch à 5 h 30 du matin. Pris le métro jusqu’à Victoria et récupéré le paquet [du Maple Leaf Club]. Écrit à Lucy et envoyé une « green envelope » au YMCA à Boulogne. » (Cane, It Made You Think of Home – The Haunting Journal of Deward Barnes, Canadian Expeditionary Force: 1916-1919, p. 150).

#SVQ une « green envelope » était une enveloppe dont le contenu ne serait pas censuré par les officiers supérieurs? L’auteur de la lettre devait signer une déclaration sur l’enveloppe verte et jurer que le contenu de la lettre portait sur des questions personnelles ou familiales. Cette mesure visait à permettre aux soldats d’écrire à leur famille sans craindre que leurs supérieurs dans le bataillon connaissent leur vie privée. Toutefois, les « green envelope » étaient distribuées avec parcimonie et les lettres continuaient d’être soumises à la censure plus loin dans la base arrière. (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 103 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 129).

Une «green envelope » .
© Royal Mail Group Limited 2018.
© Royal Mail Group Limited 2018.

18 janvier 1918

« Soldat canadien au front écrivant à sa famille. »
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001388 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Après les nombreux combats de l’année 1917, les mois d’hiver de 1918 ont offert un bref répit au Corps expéditionnaire canadien, qui s’est installé dans le « secteur relativement calme de Lens » (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 338). Sans offensives prévues, à l’exception d’attaques nocturnes, certains Canadiens ont trouvé le temps pour prendre du recul et réfléchir sur leur expérience récente. Un soldat écrit ainsi à sa famille :

« Quiconque a vécu l’offensive de Passchendaele peut affirmer sans hésiter avoir enduré plus de boue et de tirs d’obus que personne auparavant dans ce trou abandonné par Dieu qu’on appelle l’Europe. Un prisonnier qui avait été capturé a raconté que les Allemands trouvaient les Canadiens surhumains et ne voulaient surtout pas les affronter. »

-Lieutenant D. Lynn Dudley, 4e batterie canadienne de mortier de tranchée, lettre privée publiée dans The Cobourg World, le vendredi 18 janvier 1918, page 5: 3. (Climo, Let Us Remember – Lively Letters From World War One, p. 269).

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie VIII

« Faithful Unto Death »

Épitaphe du soldat John Derry, numéro matricule 2005364, du 78ème bataillon (« Winnipeg Grenadiers »). John Derry était marié et travaillait comme camionneur lorsqu’il s’est engagé à Regina, en Saskatchewan, dans le Génie militaire canadien en January 1917. Le 29 December 1917, John Derry a rejoint le 78ème bataillon sur le terrain à titre de renfort. Il est décédé de blessures par tir d’obus aux deux cuisses 18 jours plus tard seulement, le 16 janvier 1918, et est enterré au Cimetière britannique d’Anzin-St.Aubin, France.

Courtoisie d’image: Commonwealth War Graves Commission, 2018.

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie VII

Reginald avec des compagnons de la Compagnie D, 2e Bataillon, posant pour leur portrait au Holloway Studio, St. John’s (Terre-Neuve).
Crédit : The Rooms. Série, article B 5-157, 11 sept. 1916. Holloway Studio (St. John’s, T.-N.).

« Until the day dawn Jesu mercy »

Épitaphe du sergent Reginald Bayly White, numéro matricule 3048, du Royal Newfoundland Regiment. Décédé le 9 janvier 1918, victime de la méningite tuberculaire et inhumé au cimetière militaire d’Étaples, Reginald était le fils du chanoine William Charles White, le premier Terre-Neuvien d’origine à être nommé évêque de l’Église d’Angleterre pour le diocèse de Terre-Neuve.

À la suite du décès de Reginald, ses parents ont demandé que des bottes en peau qu’ils avaient récemment envoyées à leur fils soient remises à un sous-officier ou soldat méritant du Régiment.
Crédit: The Rooms, Archives provinciales de Terre-Neuve-et-Labrador, provenant de Bibliothèque et Archives Canada, Référence : RG38-A-2-e, Instrument de recherche 38-27, Bobine T-18184, Volume 653, Numéro d’item : 655225, Groupe d’archives : Royal Newfoundland Regiment and Forestry Corps, p. 16.

 

8 janvier 1918 – #EnCeJour
Woodrow Wilson - "Fourteen Points"

Mention : Pach Brothers, c1912 déc. 2, numéro de reproduction LC-USZ62-249, Division des estampes et photographies de la Library of Congress Washington, D.C. 20540 États-Unis.

En ce jour en 1918, le président Woodrow Wilson prononce son « Fourteen Points » discours au Congrès des États-Unis. Initialement accueillis avec un enthousiasme débordant, le discours de Wilson créeraient des complications substantielles et une tension diplomatique à la Conférence de paix de Paris en 1919. (Voir MacMillan, Paris 1919 – Six Months That Changed The World).