« Beachcomber » – Le raid sur Dieppe
19 août 1942

« Beachcomber est présenté avec sa Médaille Dickin du PDSA par Dorothea St. Hill Bourne, Secrétaire du « PDSA Allied Forces Mascot Club ».
Source: Britain’s People’s Dispensary for Sick Animals (PDSA)

Notre groupe PVB2017 est officiellement rentré chez eux depuis la nuit dernière. Dans l’agitation du programme, nous avons dû passer quelques postes réguliers sur nos réseaux sociaux qui ont été les favoris de nos adeptes, en particulier #MacotMondays. Par conséquent, en honneur de notre groupe #PVB2018 et du 75e anniversaire du débarquement de Dieppe samedi dernier, nous partageons la brève histoire d’un animal qui a aussi rentré chez lui et a reçu une médaille pour cela.

Dans les premières heures du 19 août 1942, les forces canadiennes ont relâché le pigeon « Beachcomber », qui a été chargé de livrer un message important à l’Angleterre, des plages de Dieppe. Beachcomber est parti envol et avec vitesse rapide dans des conditions dangereuses, incluant un des plus grands combats aériens de la guerre. Le brave pigeon a bien rentrée à l’Angleterre, informant la commande supérieure que les Canadiens avaient atterri à Dieppe. En mars 1944, le « People’s Dispensary for Sick Animals » a décerné à Beachcomber la Médaille Dickin (décerné aux animaux qui ont démontré une galanterie remarquable et un dévouement au service militaire).

Beachcomber reste le seul pigeon canadien et un de seulement trois animaux de service canadiens à recevoir la Médaille Dickin.

« PDSA Dickin Medal »
© IWM (EPH 3546)

La citation officielle se lit comme suit:

Pigeon – NPS.41.NS.4230
Date de l’attribution : 6 mars 1944

« Pour avoir apporté les premières nouvelles à ce pays de l’atterrissage à Dieppe, dans des conditions dangereuses en septembre 1942, en servant avec l’Armée canadienne ».

Pour plus d’informations à propos de la Médaille Dickin et le People’s Dispensary for Sick Animals, veuillez visiter https://www.pdsa.org.uk/what-we-do/animal-honours/the-dickin-medal

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 19 août 2017

« Veteran Robert Spencer and BVP2017 students »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui est le 75e anniversaire du Raid Anglo-Canadien. En l’honneur de cette importante occasion, les étudiants #PVB2017 ont assisté à des cérémonies officielles de commémoration et ont eu le privilège de faire partie de la garde d’honneur. Plus tôt dans la journée, ils ont visité le Cimetière Militaire Canadien de Dieppe, où plus de 700 des 916 Canadiens décédés le 19 août 1942 sont enterrés.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

« BVP2017 students meet the Honourable Minister of Veteran Affairs, Kent Hehr »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
« BVP2017 students with the official Dieppe75 poster »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« The ceremony at Puys (Blue Beach) »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Il y a un mot en particulier qui me vient en tête pour décrire cette journée : honneur. En effet, après notre réveil assez tôt, nous sommes repartis dans l’autocar avec les anciens combattants et personnes affiliées que nous avions rencontrés la veille. Suite à des brèves discussions, nous avons assisté à la première partie de la cérémonie du 75e de Dieppe. La Fondation Vimy était représentée par trois de nos participants qui ont récité « La promesse de ne pas oublier ».

Dans le même cimetière, j’observais à nouveau les pierres tombales. L’épitaphe qui m’a impressionné était sur la pierre de J. C. Palms, un soldat américain enrôlé dans les forces canadiennes au sein du Essex Scottish Regiment, et lisait : « Il s’est réveillé du rêve qu’est la vie. »

Par la suite, nous avons été invités à joindre la seconde partie de la cérémonie, près de la plage. Une fois arrivés, nous avons rencontré et chaleureusement salué le ministre des Anciens combattants. Deux autres participants ont à nouveau représenté notre fondation et déposé une couronne. Portant l’uniforme rouge, au milieu du bruit des saxophones, des tubas et des cymbales jouant avec ardeur les hymnes nationaux, je sentais les regards se tourner vers moi. Quel honneur !

-Yaman Awad, Anjou, Quebec

 

« Veteran Alfred Londsdale & BVP Students »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

August 19th, 1942 will always be remembered as the day of the Allied landings at Dieppe. Yesterday, we walked along the same pebble-stoned beaches of those brave men; those who landed, fought, and died, 75 years ago. Today, we saw the graves in which they lie. The cemetery was packed with people from local communities and travellers from abroad who came especially for the commemorative ceremony. Two of us stood at the front of the crowd, alongside a 93 year-old veteran Alfred Lonsdale who saw the beaches of Dieppe from a warship in 1942 and then those at Normandy two years later on D-Day in June 1944. Alfred saluted sharply after I laid a wreath at the foot of the Cross of Sacrifice, indeed, at the feet of the ghosts of Dieppe. That’s who Alfred was saluting.

The night before, we participated in another ceremony. We walked between the rows of gravestones, lit by candlelight, reading the names. What jumped out at me, after visiting so many World War cemeteries, were all the different branches of the army represented. So many airmen, so many signalmen, among all the infantrymen. At the end we had time to plant remembrance crosses and commemorate a soldier of our choosing. I sought out an unknown Royal Air Force airman. My grandfather served in the RAF in the 1960’s, and I planted that cross for him. We will remember them.

-David Alexander, Pointe-Claire, Quebec

Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Today we attended the 75th anniversary of the Dieppe Raid. The ceremony was very moving and I felt privileged to be able to participate in this important event. The presentations and acts of remembrance were touching but what had the most profound impact on me were two small boys in the crowd who could not have been more than seven years old. Seeing these two made me realize that remembering the soldiers who died in the World Wars is not enough; we also have to work to keep peace throughout the world so that the horrific conflicts of the past are never repeated.

When I saw these two boys, I thought to myself, « I hope they never have to fight like all the men buried around me had to fight. » All the graveyards I had seen on the program thus far were not only sites of remembrance, but they were also a warning of the cost of war. Throughout the past week and a half, I have seen the impact the two World Wars had on the communities and the people when they were occurring and the impact they still have to this day. Suddenly, everything I had seen became a lesson screaming that we have to preserve peace.

In the First World War, the soldiers fought what they believed was the War to End All Wars – they fought and died for peace. In the Second World War, soldiers fought against the Axis – they fought and died for the freedom of occupied and oppressed peoples. It is not enough for us to remember their sacrifice. We have to work so that their deaths have a lasting impact. We have to work towards peace!

Patricia Kennedy, Fredericton, New Brunswick

Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.

75e anniversaire du raid de Dieppe
19 août 1942 – 2017 

La côte atlantique comprend une échancrure en forme de soucoupe devant Dieppe, formant un anneau de falaises, desquelles les Canadiens sont devenus la proie des tirs ennemis. Dans cette photo, des Canadiens qui sont revenus à Dieppe en 1944 examinent les fortifications allemandes.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-134448.
Débarquement de soldats blessés lors de l’opération « Jubilee », le raid sur Dieppe.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-183773.

Aujourd’hui marque le 75e anniversaire du raid de Dieppe. Le 19 août 1942, 4963 Canadiens ont mené une force de 6100 hommes qui ont débarqué sur 8 différents points de la côte atlantique. Alors que des commandos britanniques, qui attaquaient des batteries d’artillerie dans les villes voisines de Varangéville et Berneval, remportaient des succès locaux, les Canadiens avaient de la difficulté à pénétrer la ville depuis les principales plages du débarquement. La moitié seulement des forces blindées du Régiment de Calgary (tank) ont passé la digue, le reste s’embourbant ou brisant les chenilles des tanks sur la plage de galets. Une bataille d’infanterie vicieuse s’est alors déroulée à l’intérieur du casino de bord de mer et dans les rues avoisinantes, alors que les tanks restants, bloqués par des obstacles anti-tank, offraient du soutien en faisant feu. À 9 h 30, six heures seulement après les premiers débarquements, un retrait général a débuté. Les tanks qui avaient passé la digue ont offert une couverture pour la retraite jusqu’aux plages. Alors que les tanks faisaient demi-tour, ils sont, eux aussi, restés pris sur la plage de galets. Se battant vaillamment, leurs équipages sont restés dans leurs tanks, servant de soutien de fusil immobile. À 14 h, le retrait était complété.   

Le nombre de victimes canadiennes au travers des trois branches de service s’est élevé  à 916. Seulement 2210 des 4963 Canadiens, dont plusieurs étaient blessés, sont retournés en Angleterre. Le nombre total des victimes s’est élevé à 3367, incluant 1946 prisonniers de guerre (POW).   

Deux Canadiens ont reçu la Croix de Victoria pour leurs actions ce jour-là, ainsi qu’un commando britannique.

 

Reverend John W. Foote, VC.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-501320.

Le révérend John W. Foote, VC, de Madoc, en Ontario, est devenu le premier membre de la Branche des services de l’aumônerie à recevoir la Croix de Victoria. En tant qu’aumônier de la Royal Hamilton Light Infantry, Foote s’est déplacé le long de la plage, offrant de l’aide aux blessés et aux mourants. Durant le retrait, Foote a fait d’innombrables voyages pour amener les blessés aux bateaux d’évacuation qui arrivaient à la plage. Finalement, à la toute fin, Foote est débarqué du dernier bateau et a rejoint ceux qui étaient pris sur la plage afin d’offrir du confort et ses services d’aumônier aux milliers de prisonniers de guerre canadiens. 

Lt.-Col. Charles Cecil Ingersoll Merritt, VC.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale, 2017.

Le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC, de Vancouver, en Colombie-Britannique, a mené de Régiment South Saskatchewan sur la rive à Pourville. Lorsque le nombre de victimes du régiment s’est mis à augmenter alors que les hommes tentaient de traverser un pont, Merritt s’est avancé et a calmement aidé plusieurs personnes à traverser les tirs meurtriers.  Lorsque l’ordre de se retirer a été donné, Merritt, bien que blessé à deux reprises, a monté une action en arrière-garde qui a permis à beaucoup d’autres de s’échapper de la plage. Il est, lui aussi, devenu prisonnier de guerre. 

 

 

 

 

 

La citation officielle de la médaille pour le capitaine John Weir Foote, VC. 
Crédit: The London Gazette, date de publication: 12 février 1946, supplément: 37466, page: 941.
La citation officielle de la médaille pour le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC.
Crédit: The London Gazette, date de publication: 2 octobre 1942,  supplément: 35729, page: 4323.
La citation officielle de la médaille pour le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC.
Credit: The London Gazette, Publication date: 2 October 1942,  supplément: 35729, page: 4324.