Soldat Michael James O’Rourke, VC, MM
Une action centenaire

15-17 août 1917

Le soldat Michael James O’Rourke, V.C., M.M., représenté ici en novembre 1917 avec les rubans des deux médailles exposées sur sa tunique. 
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002250.

Né dans les années 1870 (les dates varient), Michael James O’Rourke a émigré de  Limerick, en Irlande, à Victoria, en Colombie-Britannique. Avant de s’enrôler, O’Rourke travaillait comme mineur et creusait des tunnels pour des projets d’infrastructure majeurs du chemin de fer du Canadien Pacifique. Le 8 décembre 1916, O’Rourke a reçu la Médaille militaire pour sa bravoure durant son service au sein du 7e Bataillon (1er, Colombie-Britannique) à la Somme. Bien qu’il était un porteur de civière sans arme, O’Rourke a lancé une offensive personnelle contre une contre-attaque allemande en pleine avancée, repoussant l’ennemi pendant quelques heures.  

Lorsque le 7e Bataillon a participé à l’attaque sur la côte 70, seize porteurs de civière, dont O’Rourke, sont entrés dans le combat; deux ont été tués et onze ont été blessés, « parce que les Allemands tiraient dessus alors qu’ils s’affairaient à transporter les blessés hors du champ de bataille. Pendant ces jours et nuits, O’Rourke a travaillé incessamment afin de secourir les blessés, pansant leurs blessures au milieu des tirs et leur amenant nourriture et eau… plusieurs fois, il a été renversé et partiellement enterré par les explosions des obus. Une fois, voyant un camarade qui avait été aveuglé tituber en pleine vue de l’ennemi, qui tirait dessus, O’Rourke a sauté hors de la tranchée afin de le ramener… »  

La bravoure et le travail de sauvetage d’O’Rourke pendant plus de trois jours et trois nuits (du 15 au 17 août 1917) de bataille incessante ont été reconnus par l’attribution de la Croix de Victoria.   

Le soldat Michael James O’Rourke, VC, MM,  démontrait déjà des signes de stress post-traumatique en avril 1918, tel que noté ici dans ses formulaires médicaux. (Voir section 9).
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7484 – 42
Numéro d’item : 544552.

Le soldat Michael James O’Rourke, VC, MM, a réussi a survivre à la guerre, mais la vie après n’était pas facile. Des traumatismes émotionnels et physiques ont mené à ce qui serait aujourd’hui sans aucun doute diagnostiqué comme un trouble de stress post-traumatique. O’Rourke était incapable d’obtenir un travail stable, se promenant sur la côte ouest d’un emploi à l’autre, étant plus ou moins pauvre, et survivant grâce à une maigre pension d’invalidité. En 1935, il a notamment été placé à la tête d’une grève des débardeurs de Vancouver qui s’est terminée avec la bataille du quai Ballantyne.    

La vie d’O’Rourke est un triste exemple du traitement des vétérans après la guerre, bien que ses funérailles aient offert un dernier honneur à un homme brisé et appauvri. Les articles des journaux affirment que la procession comprenait au moins sept autres récipiendaires de la Croix de Victoria, des fonctionnaires de la ville, des officiers militaires, les autres vétérans du 7e Bataillon, ainsi que d’anciens collègues des quais et de vieux amis sans abri. Le soldat Michael James O’Rourke, VC, MM, est enterré au Forest Lawn Memorial Park à Burnaby, en Colombie-Britannique, sous une pierre tombale modeste.

La citation officielle de la médaille pour le soldat Michael James O’Rourke, VC, MM  (inscription de la colonne de droite).
Crédit: The London Gazette, date de publication: 6 November 1917, supplément: 30372, page: 11569.

 

 

 

 

Soldat Harry Brown, VC
Une action centenaire

16 août 1917

Soldat Harry Brown, VC. 
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale, 2017.

Le soldat Harry Brown, de Gananoque, en Ontario, a servi au sein du 10e Bataillon (Canadiens) durant l’attaque de la côte 70. Le 16 août 1917, alors qu’un modeste poste était renforcé par un petit groupe du bataillon, l’ennemi avait été vu se regroupant. Afin d’épargner le poste, le groupe avait désespérément  besoin d’artillerie pour pouvoir combattre les contre-attaques ennemies. À ce stade de la bataille, toutes les communications avec le quartier général avaient été coupées par les tirs d’obus. Le soldat Brown et un deuxième coureur avaient été envoyés avec une demande urgente de soutien de l’artillerie lorsqu’ils ont été pris à découvert par un barrage hostile. Le compagnon de Brown a été tué, alors que Brown, lui, a vu son bras fracassé. Transportant toujours le message, Brown a continué son chemin au travers des trous d’obus et des tranchées saccagées, se rendant lentement jusqu’a un abri équipé d’un téléphone qui fonctionnait.  

Regardant depuis un autre de ces abris, se trouvait un officier qui « scrutait la dévastation » lorsque soudainement, « une silhouette sombre a rampé hors de la ruine et s’est avancée vers l’abri. C’était un soldat, sans chapeau, pâle, sale, ravagé, avec un bras ensanglanté ballant à son côté ». (Bureau canadien des registres de la guerre, Thirty Canadian V.Cs., p. 46). Ayant atteint une sécurité relative, Brown s’est effondré dans les escaliers de l’abri souterrain, complètement épuisé, ne restant conscient qu’« assez longtemps pour tendre son message en précisant “message important” » (The London Gazette, date de publication: 16 octobre 1917, supplément: 30338, page: 10678). Avec son message livré et du soutien d’artillerie en chemin, Brown a glissé dans l’inconscience, mourant de ses blessures quelques heures plus tard dans une station de pansement, aux petites heures du matin, le 17 août 1917. Le soldat Harry Brown, VC, est enterré au cimetière communal de Noeux-les-Mines.   

La citation officielle de la médaille pour le soldat Harry Brown, VC  (première inscription de la colonne de droite).
Crédit: The London Gazette, date de publication: 16 octobre 1917, supplément: 30338, page: 10678.

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 15 août 2017

Courcelette Canadian Memorial
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui en France, les participants PVB2017 ont commémoré le 100e Anniversaire de la Bataille de Côte 70. A cette occasion Cecilia a présenté le Sergent japonais-canadien Masumi Mitsui qui a reçu la Médaille Militaire pour la bravoure, et Maddy pour sa part a présenté Sergent ukrainien-canadien Filip Konowal qui a reçu la Croix de Victoria.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

Canadian Hill 70 Memorial
Crédit: Peter Last, The Hill 70 Monument Project

Filip Konowal may have been born in the Ukraine, but everything he had, he gave to Canada. Today, I had the opportunity to visit Hill 70 to commemorate his life, his sacrifice, and his valour. In 1915, Konowal he enlisted with the 77th (Ottawa) Battalion. Once overseas he was transferred to the 47th (British Columbia) Battalion.

Three days before the Battle of Vimy Ridge, he was promoted to acting corporal, successfully leading his men to their objectives. During the fighting at Hill 70 and Lens, Konowal served on a mopping-up party. Even after the quick capture of Hill 70, Konowal grew restless, claiming in a later interview “I was so fed up standing in the trench with water to my waist that I said to hell with it and started after the German army.” Acting alone, Konowal accounted for no less than three enemy machine gun posts, taking them with just his rifle, bayonet, grenades and bare hands. This act earned Filip a Victoria Cross for bravery. Late in the day of 22 August 1917, Konowal was severely wounded by a gunshot wound to the neck and face. He was evacuated, recovered, and even went on to serve with the Canadian Siberian Expeditionary Force late in the war.

Back in Canada, Filip Konowal’s physical and emotional injuries began to take their toll; he began to suffer hallucinations and in one instance, killed a man while coming to the aid of his friend who was being attacked. Due to his war injuries, which included severe brain trauma, Konowal was found not criminally responsible for the murder and placed in a hospital for treatment. Gradually healing from his wounds, upon release, Filip married a war widow. He wasn’t honored for his service until 1956, when other veterans raised awareness and funds to send Konowal to meet the queen who awarded him with a Branch Merit award. He would later work as the personal caretaker and messenger of the Prime Minister’s office on Parliament Hill. When Filip Konowal passed at the age of 72, his government record was labelled “died in service”, as he devoted himself entirely to our country. I am honored to have been able to commemorate him.

-Madelyn Burgess, Bow Island, Alberta

Enshia & Alisia, Villers Station Cemetery
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

On this day 100 years ago, the Canadians attacked Hill 70 and today we visited the site where the battle took place. It was there that I shared the story of Japanese-Canadian soldier Masumi Mitsui. Although he was one of many Japanese soldiers who served during the war, his story applies to many of these brave soldiers. Due to discriminatory recruiting, Japanese-Canadians had a difficult time enlisting when the war broke out; some even travelled to different provinces to enlist.

They were also treated poorly at the front, as other soldiers made racist remarks and doubted their abilities. Additionally, there was a language barrier between the soldiers of different races, which was one of the reasons Mitsui was put in command of the Japanese soldiers from the 10th Battalion as he was fluent in English. Thirty of Mitsui’s thirty-five men lost their lives during the Battle of Hill 70 and all of them showed great courage in the face of danger. It is heartbreaking to know that later, during the Second World War, the veterans and their families, along with 21,000 other Japanese-Canadians were interned. Throughout the years, the Japanese-Canadian soldiers persevered through many different struggles and hardships. These soldiers, though they were not as recognized, also lived, loved and laughed in their homes and in their communities and made the ultimate sacrifice for us. “At the going down of the sun and in the morning, we will remember them.”

-Cecilia Kim, Surrey, British Columbia

Fauberg d’Amiens Arras Memorial (Flying Services Memorial)
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

I didn’t want to show tears in front of him because he was such a strong and resilient character; Captain Gordon Budd Irving didn’t fear the war. He occasionally complained about how boring his journey started but more often he wrote to his sister Fern, thanking her for fresh cake in a tin or telling her funny stories about the pals they knew. The worst parts of war never seemed to have gotten to him, the loneliness of being in the Royal Air Force never disconnected him from family and home. Reading the seventy-five letters that he sent home made me realize that he was truly daring and loving – he gave advice to his dad about selling the car and worried if his family would overwork themselves.

When I got to the Arras Flying Services Memorial, it took a while to find his name because subconsciously I wished for his name to be inscribed somewhere reachable, down to earth, just like his personality. But he was near the top of the rectangular column. Looking all the way up, I realized that is where he belonged – against the background of the clear sky that he fought so hard in. There is no longer a need for the Sopwith Dolphin to soar in the sky and Captain Gord is no longer flying in the skies. Never have I ever wished for more beautiful words to flow from my pen, these words just don’t seem enough. I do hope the words I whispered to him at the Memorial were enough to give him a sense of direction back to his school, his home, so that although he was reported missing on the August 11, 1918, he does not feel lost and can find his way home.

-Alisia Pan, North York, Ontario

Villers Station Cemetery
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.
Lochnagar Crater
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Bataille de la côte 70
Une action centenaire

Les Canadiens dans les tranchées capturées sur côte 70. août, 1917.
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001718 (modifiée de l’original). Colorisée par Canadian Colour.

15-18 août 1917 

Ayant eu lieu quatre mois après la bataille de la crête de Vimy, la bataille de la côte 70 a été le premier grand engagement canadien de l’été, et la première mise à l’épreuve du nouveau commandant du Corps expéditionnaire canadien, le lieutenant-général Arthur Currie. La ville de Lens, un centre industriel d’extraction du charbon surplombé au nord par la côte 70, était sous le contrôle des Allemands depuis 1914. L’attaque originale, assignée à Currie peu après qu’il soit devenu commandant du Corps expéditionnaire, prévoyait la capture de la ville avant la fin du mois de juillet. Currie croyait que la côte 70 était un objectif plus important, puisque d’en prendre le contrôle signifiait une position d’artillerie forte au-dessus de la ville, et plutôt que de gaspiller des vies à tenter de saisir Lens, qu’il vaudrait mieux de neutraliser la côte d’abord et de l’utiliser pour forcer les Allemands à venir les attaquer ensuite.  

Il a convaincu son supérieur, le général Henry Horne, de la valeur d’une attaque plus limitée lors d’une rencontre le 10 juillet, et la date de la bataille a été fixée à la fin du mois de juillet. Des retards causés par la mauvaise température ont déplacé la bataille au mois d’août. Malgré ce changement dans les plans, la côte 70 était toujours un objectif difficile, et Currie a bénéficié de moins d’un mois pour effectuer la planification et pour entraîner ses troupes. Comme son prédécesseur à Vimy, le général Byng, Currie voulait que ses hommes connaissent leur objectif exact, et, comme lui, il a utilisé les cartes, l’enseignement en classe et des champs de bataille à l’échelle afin de s’assurer que tous les soldats du Corps expéditionnaire savaient ce qu’ils devaient faire, et où ils devaient le faire.  

Le Corps est passé à l’attaque le 15 août à 4 h 25 sous un barrage rampant et un écran de fumée:

Lens, France. 1917.
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001872.

«…À 4 h 20, on aurait pensé que la terre avait explosé. Mon Dieu, c’était extraordinaire! Je ne sais pas combien de fusils nous avions, certains disent: un pour trois hommes… Dès le premier grondement, nous avons rempli les tranchées et avons commencé à bouger… Aucune force sur terre naurait pu nous empêcher de nous rendre sur le parapet afin de jeter un coup d’œil. Il faisait trop sombre pour pour voir les hommes avancer derrière le barrage, mais la ligne de tir – Dieux! Essayez dimaginer un long tuyau de gaz qui aurait été couvert de trous çà et là, puis auquel on aurait mis le feu. La flamme de chaque obus éclatait puis se mêlait à la flamme de lobus suivant. C’était parfait. C’était terrifiant. Les flammes étaient dotées de points noirs qui étaient des cailloux et de la boue… Après un temps, le barrage s’est dissipé. Seulement les cris des gros obus au-dessus de nos têtes et les vrombissements des avions, et le crump, crump, crump lourd des obus des Allemands derrière nous qui cherchaient des batteries. Ils auraient tout aussi bien pu essayer de repousser la mer entière avec un balai.»
(Watson, Letters of a Canadian Stretcher-Bearer, p. 156 – 157). 
 

Le plan de Currie prévoyait une attaque en trois phases: premièrement, saisir la ligne allemande à la crête de la colline, deuxièmement, saisir les tranchées dans la pente descendante vers Lens, et finalement, saisir le plus bas arc des tranchées, au pied de la côte. Les trois phases devaient être accomplies très rapidement afin que les Canadiens soient en position de répondre à l’attaque inévitable que susciterait Currie. En même temps, des bataillons de la 4e Division étaient engagés dans une fausse attaque contre Lens afin de détourner l’attention des Allemands de la côte 70 et de permettre plus de temps pour consolider les positions.  

Les attaques du 15 août se sont bien déroulées, avec la formation d’une nouvelle ligne de front canadienne faite de parties des deuxièmes et troisièmes objectifs, mais la contre-attaque des Allemands a débuté rapidement après les gains initiaux, la première commençant à 7 h. Le 16 août, la 2e Division a atteint ses objectifs sur la troisième ligne et la côte 70 a été considérée comme complètement saisie par les Canadiens. Des attaques au gaz massives de la part des Allemands ont rendu misérable la tâche de tenir la côte, et plusieurs soldats ont été les victimes du gaz moutarde, qui brûlait la peau et causait la cécité. À la fin de la journée du 18 août, les contre-attaques allemandes s’étaient calmées et le Corps expéditionnaire a passé les jours suivants à se ressaisir avant que le général Currie ne leur ordonne de se lancer dans la bataille suivante, le 21 août, sur la ville de Lens. Les six premiers jours de la bataille ont vu 5 600 soldats blessés, tués ou disparus.

« Dressing wounded Canadians during advance to Hill 70. August, 1917. »
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001598.

Avancées technologiques | 

« A wounded Canadian leads in a Boche whose nerves have been shattered during our advance on Hill 70. August, 1917. »
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001597.

 L’artillerie canadienne utilisait déjà des techniques de contre-barrage durant la bataille de la crête de Vimy, mais la côte 70 posait un défi particulier. Plusieurs des armes et des mitrailleurs canadiens avaient été déplacés pour soutenir la bataille britannique en cours à Passchendaele, laissant l’AC sous-équipée et utilisant des armes beaucoup plus anciennes. De plus, la température durant la période menant à la bataille avait été constamment mauvaise, rendant la localisation des armes ennemies beaucoup plus difficile. Cependant, l’artillerie canadienne a tout de même réussi à frapper 40 des plus de 100 batteries allemandes avant le début de l’attaque, et a continué à fournir du soutien avec un barrage rampant le 15 août.  

-Afin de nous préparer aux contre-attaques qui, nous le savions, allaient arriver, Currie a créé une zone de front complexe, comprenant des tirs entremêlés de mitrailleuses, de fusils et d’artillerie, qui serait mise en place lorsque le corps aurait atteint ses objectifs. Afin d’arriver dans les tranchées canadiennes, les Allemands devraient attaquer au travers d’un champ de tirs directs. L’idée de Currie dérivait de l’information qu’il avait apprise des Français à l’hiver 1917, qui avaient défendu la ville de Verdun en utilisant une technique similaire. 

-Les Canadiens tout comme les Allemands ont utilisé des gaz toxiques aux effets dévastateurs durant la bataille de la côte 70. L’attaque canadienne initiale à 4 h 25 s’est déroulée derrière un rideau de gaz et de fumée, ce qui a désorienté les forces allemandes dans la ville et ralenti leur réponse. Les Allemands ont utilisé du gaz moutarde le 18 août qui, contrairement au chlore, n’était pas immédiatement détectable, et plusieurs Canadiens ont été empoisonnés sans le savoir parce qu’ils ont attendu trop longtemps avant de mettre leur masque à gaz. 

Personnalités | 

Le lieutenant-général Arthur Currie – La côte 70 était la première bataille de Currie depuis sa promotion comme commandant du Corps expéditionnaire en juin 1917. La bataille comprenait déjà tous les signes distinctifs des succès subséquents de Currie en 1918: préparation minutieuse, coopération entre l’artillerie et l’infanterie, tactiques de prise et de maintien. Au terme de la guerre, Currie était considéré comme l’un des meilleurs généraux de l’armée britannique. 

Durant les attaques de la côte 70 et de Lens, six Canadiens ont reçu la Croix de Victoria.  

Private Harry Brown (10e Bataillon CEC) – Un messager, Brown a été gravement blessé, et son collègue tué alors qu’il livrait un message le 17 août 1917. Il a continué la livraison de son message jusqu’à s’évanouir suite à une trop grande perte de sang. Le soldat Brown est mort de ses blessures le même jour. 

Company Sergeant-Major Robert Hill Hanna (29e Bataillon CEC) – s’est élancé dans un nid de mitrailleuses ennemies avec quatre autres hommes et l’a capturé le 21 août 1917. Hanna avait immigré au Canada depuis l’Irlande avant la guerre.  

Sergeant Frederick Hobson (20e Bataillon CEC) – Le 18 août 1917, après qu’une position de fusil Lewis ait été enterrée et l’équipe tuée, Hobson a quitté sa tranchée, a déterré le fusil et a tiré sur les troupes allemandes qui attaquaient, jusqu’à ce qu’il soit tué.  

Corporal Filip Konowal (47e Bataillon CEC) – Konowal avait comme tâche de vider les caves occupées de la ville de Lens durant la deuxième phase de l’attaque de Currie, après la côte 70. Il a à lui seul attaqué deux nids de mitrailleuses avant d’être gravement blessé. Konowal a survécu à la guerre et s’est installé à Hull, au Québec.  

Major Okill Massey Learmonth (2e Bataillon CEC) – Le 19 août 1917, durant une contre-attaque allemande, Learmonth a été blessé, mais a refusé de laisser ses hommes, les dirigeant plutôt depuis le parapet, puis depuis le fond de sa tranchée, tout en lançant des grenades. Il est mort le même jour de ses blessures.  

Private Michael James O’Rourke (7e Bataillon CEC) – O’Rourke a servi comme porteur de civière à la côte 70 et a travaillé pendant trois jours sous un tir ennemi intense afin d’assurer l’évacuation des membres blessés de son bataillon. Il a survécu à la guerre et a été à la tête d’une grève des débardeurs de 1000 hommes à Vancouver en 1935.     

 

La photo d’aujourd’hui a été colorée dans le cadre du projet “La Première Guerre mondiale en couleur” de la Fondation Vimy. Pour en savoir plus sur ce projet, et voir d’autres photos, veuillez suivre ce lien : http://www.fondationvimy.ca/projets/