#Vimy101 – Argot de la Première Guerre Mondiale
« tube train » & « carpet slipper »

« Chargement d’un obusier. »
Mention : W.I. Castle / Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-000800.

#Vimy101 – #SVQ – La Bataille de la Crête-de-Vimy en 1917, et « Kaiserschlacht » (L’offensive du Printemps de 1918 ) sont toutes les deux connues pour leur recours à des tirs d’artillerie dévastateurs. Dans les tranchées, le simple soldat cherchait des mots pour décrire ce qu’il voyait, entendait et ressentait face à une telle puissance de feu.

#SVQ « tube train » était le mot utilisé par les soldats pour désigner un tir d’artillerie à basse altitude, en raison de son bruit qui ressemblait à celui d’une rame de métro. En revanche, le terme « carpet slipper » désignait « un tir d’artillerie à une altitude élevée » qui créait un son ressemblant à un chuchotement (Pegler, Soldiers’ Songs and Slang of the Great War, p. 191 & 58).

Argot de la Première Guerre Mondiale
« Cooties »

« Canadien qui cherche des « cooties » (poux de corps) dans sa chemise en mai 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001331.

À l’approche de la Saint-Valentin, voici une histoire amusante de « cooties » et de lettres d’amour pendant la Première Guerre mondiale. #SVQ « cooties » était l’un des nombreux termes utilisés pour décrire les poux de corps?

« Le major écrivait une lettre; de temps à autre, il abandonnait son écritoire, fouillait quelques minutes dans sa chemise, avait une inspiration et revenait à son écriture. Il finit enfin sa lettre et la remit à son « messager ». Je me demandais s’il écrivait à une entreprise spécialisée en insectes; lorsque le messager m’a dépassé… j’ai jeté un œil sur l’enveloppe. J’ai vu qu’elle était adressée à Mlle Alice Quelque chose, à Londres… l’amoureuse du major… il lui écrivait tous les jours. Imaginez : écrire une lettre d’amour pendant un épouillage; mais telle était la vie dans les tranchées. » (Empey, Over The Top, p. 23)

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bon for the bust"

« Françaises vendant des oranges aux militaires canadiens à leur retour au camp, juin 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001407 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Nous poursuivons sur le thème de la nourriture avec la publication sur le langage en usage pendant la Première Guerre Mondiale d’aujourd’hui!

Pendant la Première Guerre mondiale, l’expression en usage « bon for the bust » signifiait « bon à manger ». Comme pour de nombreuses autres phrases, les origines de « bon for the bust » demeurent obscures. Selon l’explication généralement acceptée, les troupes du Commonwealth auraient entendu pour la première fois cette phrase prononcée par des civils français tentant de vendre de la nourriture aux soldats anglophones, lesquels auraient ensuite adopté la phrase comme la leur.  (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 45 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 89).

Argot de la Première Guerre Mondiale
« green envelope »

19 janvier 1918 – « Quitté Marble Arch à 5 h 30 du matin. Pris le métro jusqu’à Victoria et récupéré le paquet [du Maple Leaf Club]. Écrit à Lucy et envoyé une « green envelope » au YMCA à Boulogne. » (Cane, It Made You Think of Home – The Haunting Journal of Deward Barnes, Canadian Expeditionary Force: 1916-1919, p. 150).

#SVQ une « green envelope » était une enveloppe dont le contenu ne serait pas censuré par les officiers supérieurs? L’auteur de la lettre devait signer une déclaration sur l’enveloppe verte et jurer que le contenu de la lettre portait sur des questions personnelles ou familiales. Cette mesure visait à permettre aux soldats d’écrire à leur famille sans craindre que leurs supérieurs dans le bataillon connaissent leur vie privée. Toutefois, les « green envelope » étaient distribuées avec parcimonie et les lettres continuaient d’être soumises à la censure plus loin dans la base arrière. (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 103 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 129).

Une «green envelope » .
© Royal Mail Group Limited 2018.
© Royal Mail Group Limited 2018.

Argot de la Première Guerre Mondiale
La pilule "n ° 9"

#SVQ que la « prescription » excessive par des médecins militaires de la pilule « numéro 9 » a incité les troupes à la qualifier ironiquement de cure pour tous les maux du simple soldat? En fait, le « numéro 9 » était « une pilule laxative générale, administrée quand aucun autre remède n’était jugé adapté. Des meneurs de jeu de bingo disaient même ‘ Ordres du docteur, numéro 9. ‘  » (Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 135). L’image d’aujourd’hui se voulait une publicité comique du « numéro 9 », qui provient du bulletin de tranchée de Noël 1916 et Nouvel An 1917 du 5e Bataillon (Western Cavalry).

« The Pill of the Period »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada, No d’inventaire : 7322, Volume 5078, No MIKAN 4167959, “Garland From The Front (5th Battalion) – 1916-1917 Christmas and New Years edition.”, p. 2.

Argot de la Première Guerre Mondiale
« L'explosion d'Halifax »

« Colonne de fumée produite par l’explosion d’Halifax »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada / PA-166585.

Le saviez-vous que après les événements du 6 décembre 1917, « l’explosion d’Halifax » est devenue une référence à laquelle on allait ensuite comparer d’autres explosions. L’ampleur de la catastrophe, et sa notoriété, ont fait en sorte que toute comparaison à la puissance de « l’explosion d’Halifax » était facile à comprendre par le commun des mortels. En fait, J. Robert Oppenheimer allait plus tard utiliser les nombres recueillis à propos de l’explosion d’Halifax pour calculer les effets possibles d’une explosion nucléaire (Mac Donald, Curse of The Narrows – The Halifax Explosion 1917, p. 288).

Argot de la Première Guerre Mondiale
« Blue Puttee »

 

« Entre frères »
Comme seulement des capotes étaient fournies par le Canada, le reste des premiers uniformes des Terre-neuviens étaient composés de divers vêtements civils et militaires.
Crédit : The Rooms. Collection MG 110, article A 8-85, 1914.

En l’honneur du rôle qu’a joué le Royal Newfoundland Regiment dans l’attaque sur Cambrai du 20 novembre au 6 décembre 1917, le terme familier décrivant le régiment est « les Blue Puttees ».

Après que la guerre ait éclaté en 1914, les Terre-neuviens ont soudainement eu besoin de vêtements pour des centaines de bénévoles et ils n’avaient pas d’uniformes en stock ni de tissu approprié pour les faire eux-mêmes. En désespoir de cause, le comité du matériel de la Patriotic Association a engagé des fabricants de vêtements locaux pour créer des uniformes, des sous-vêtements, des tapis de sol et des couvertures le plus rapidement possible (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 110). Comme il n’y avait pas de laine de couleur kaki pour faire les jambières, du tissu bleu marin a été utilisé à la place.

« Soldats s’exerçant à donner les premiers soins. »
Les premières pénuries de vêtements ont entraîné une myriade d’uniformes en 1914.
Crédit : The Rooms. Série, article E 19-25, 1914. Holloway, Robert Palfrey, 1887-1917; Holloway Studio (St. John’s, T.-N.).

Par conséquent, les 500 hommes du premier contingent du régiment de Terre-Neuve ont quitté St. John’s en octobre 1914 avec des jambières bleues. Comme ils étaient les seuls Terre-neuviens équipés de jambières de cette couleur, ces dernières sont devenues un badge d’honneur.

Pour être un « Blue Puttee », il fallait donc être un membre des fameux 500 soldats (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 110).

Pendant de nombreuses années après la guerre, les anciens combattants du régime terre-neuvien, fiers d’être des « Blue Puttees », se sont réunis annuellement le 4 octobre, date qui marque l’anniversaire du départ du premier groupe de 500 hommes de St. John’s en 1914.

Argot de la Première Guerre Mondiale
Le « Troisième Homme »

« A Wounded Canadian enjoys a cigarette on his way from captured Boche Trenches. August, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001719.

C’est aujourd’hui le vendredi 13! En l’honneur de toutes les superstitions auxquelles vous croyez peut-être au sujet du 13, nous partageons avec vous un mot d’argot qui est né d’une superstition des tranchées: le « troisième homme ».

Durant la Première Guerre mondiale, il était considéré comme extrêmement malchanceux, et même fatal, d’allumer trois cigarettes avec la même allumette? Bien que cela puisse aujourd’hui nous sembler étrange, il y a dans cette peur un peu de vérité, puisqu’une allumette en feu durant la nuit était certaine de déclencher les tirs de l’ennemi. Le plus longtemps l’allumette restait-elle allumée, le plus probable était-ce qu’un tireur allait trouver un repère, prenant pour cible ce signe assuré de présence humaine. C’est pourquoi le fait d’être le « troisième homme » était un funeste présage. (Pegler, Soldiers’ Songs and Slang of the Great War, p. 182-183).

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Jake"

Dans la publication de mardi, nous avons cité le porteur de civière Ralph Watson, du 29e (Vancouver) Bataillon alors qu’il utilisait le terme « jake » comme une expression signifiant son approbation durant sa description d’un abri creusé avec un toit en tôleondulée et un grand feu de bois. Un terme associé majoritairement aux Canadiens, « jake » était utilisé pour décrire toute chose considérée comme positive, ou qui méritait l’approbation, comparable au fait de simplement dire « bien ». (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang Of The Great War, p. 115).

Un abri creusé du genre « maison d’été rustique » en janvier 1917. Un abri élaboré de la sorte aurait été qualifié de « jake » par les troupes canadiennes!
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-004400.