Argot de la Première Guerre Mondiale
Le « Troisième Homme »

« A Wounded Canadian enjoys a cigarette on his way from captured Boche Trenches. August, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001719.

C’est aujourd’hui le vendredi 13! En l’honneur de toutes les superstitions auxquelles vous croyez peut-être au sujet du 13, nous partageons avec vous un mot d’argot qui est né d’une superstition des tranchées: le « troisième homme ».

Durant la Première Guerre mondiale, il était considéré comme extrêmement malchanceux, et même fatal, d’allumer trois cigarettes avec la même allumette? Bien que cela puisse aujourd’hui nous sembler étrange, il y a dans cette peur un peu de vérité, puisqu’une allumette en feu durant la nuit était certaine de déclencher les tirs de l’ennemi. Le plus longtemps l’allumette restait-elle allumée, le plus probable était-ce qu’un tireur allait trouver un repère, prenant pour cible ce signe assuré de présence humaine. C’est pourquoi le fait d’être le « troisième homme » était un funeste présage. (Pegler, Soldiers’ Songs and Slang of the Great War, p. 182-183).

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Jake"

Dans la publication de mardi, nous avons cité le porteur de civière Ralph Watson, du 29e (Vancouver) Bataillon alors qu’il utilisait le terme « jake » comme une expression signifiant son approbation durant sa description d’un abri creusé avec un toit en tôleondulée et un grand feu de bois. Un terme associé majoritairement aux Canadiens, « jake » était utilisé pour décrire toute chose considérée comme positive, ou qui méritait l’approbation, comparable au fait de simplement dire « bien ». (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang Of The Great War, p. 115).

Un abri creusé du genre « maison d’été rustique » en janvier 1917. Un abri élaboré de la sorte aurait été qualifié de « jake » par les troupes canadiennes!
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-004400.

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bombardier Fritz"

Bombardier Fritz – C’est une forme corrompu des « pommes de terre frites » qui fait référence aux repas d’œufs et frites qu’ils pouvaient acheter des civils derrières les lignes du front. Connu aussi sous le nom de « pom Fritz » (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang of The Great War, p. 44 & 149, Brophy, Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 88).

 

Soldats britannique et français qui jouent aux cartes à un stand civil. Braisne, 16 Octobre 1914.
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