Argot de la Première Guerre Mondiale
« Blue Puttee »

 

« Entre frères »
Comme seulement des capotes étaient fournies par le Canada, le reste des premiers uniformes des Terre-neuviens étaient composés de divers vêtements civils et militaires.
Crédit : The Rooms. Collection MG 110, article A 8-85, 1914.

En l’honneur du rôle qu’a joué le Royal Newfoundland Regiment dans l’attaque sur Cambrai du 20 novembre au 6 décembre 1917, le terme familier décrivant le régiment est « les Blue Puttees ».

Après que la guerre ait éclaté en 1914, les Terre-neuviens ont soudainement eu besoin de vêtements pour des centaines de bénévoles et ils n’avaient pas d’uniformes en stock ni de tissu approprié pour les faire eux-mêmes. En désespoir de cause, le comité du matériel de la Patriotic Association a engagé des fabricants de vêtements locaux pour créer des uniformes, des sous-vêtements, des tapis de sol et des couvertures le plus rapidement possible (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 110). Comme il n’y avait pas de laine de couleur kaki pour faire les jambières, du tissu bleu marin a été utilisé à la place.

« Soldats s’exerçant à donner les premiers soins. »
Les premières pénuries de vêtements ont entraîné une myriade d’uniformes en 1914.
Crédit : The Rooms. Série, article E 19-25, 1914. Holloway, Robert Palfrey, 1887-1917; Holloway Studio (St. John’s, T.-N.).

Par conséquent, les 500 hommes du premier contingent du régiment de Terre-Neuve ont quitté St. John’s en octobre 1914 avec des jambières bleues. Comme ils étaient les seuls Terre-neuviens équipés de jambières de cette couleur, ces dernières sont devenues un badge d’honneur.

Pour être un « Blue Puttee », il fallait donc être un membre des fameux 500 soldats (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 110).

Pendant de nombreuses années après la guerre, les anciens combattants du régime terre-neuvien, fiers d’être des « Blue Puttees », se sont réunis annuellement le 4 octobre, date qui marque l’anniversaire du départ du premier groupe de 500 hommes de St. John’s en 1914.

Argot de la Première Guerre Mondiale
Le « Troisième Homme »

« A Wounded Canadian enjoys a cigarette on his way from captured Boche Trenches. August, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001719.

C’est aujourd’hui le vendredi 13! En l’honneur de toutes les superstitions auxquelles vous croyez peut-être au sujet du 13, nous partageons avec vous un mot d’argot qui est né d’une superstition des tranchées: le « troisième homme ».

Durant la Première Guerre mondiale, il était considéré comme extrêmement malchanceux, et même fatal, d’allumer trois cigarettes avec la même allumette? Bien que cela puisse aujourd’hui nous sembler étrange, il y a dans cette peur un peu de vérité, puisqu’une allumette en feu durant la nuit était certaine de déclencher les tirs de l’ennemi. Le plus longtemps l’allumette restait-elle allumée, le plus probable était-ce qu’un tireur allait trouver un repère, prenant pour cible ce signe assuré de présence humaine. C’est pourquoi le fait d’être le « troisième homme » était un funeste présage. (Pegler, Soldiers’ Songs and Slang of the Great War, p. 182-183).

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Jake"

Dans la publication de mardi, nous avons cité le porteur de civière Ralph Watson, du 29e (Vancouver) Bataillon alors qu’il utilisait le terme « jake » comme une expression signifiant son approbation durant sa description d’un abri creusé avec un toit en tôleondulée et un grand feu de bois. Un terme associé majoritairement aux Canadiens, « jake » était utilisé pour décrire toute chose considérée comme positive, ou qui méritait l’approbation, comparable au fait de simplement dire « bien ». (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang Of The Great War, p. 115).

Un abri creusé du genre « maison d’été rustique » en janvier 1917. Un abri élaboré de la sorte aurait été qualifié de « jake » par les troupes canadiennes!
Crédit: Ministère canadien de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-004400.

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bombardier Fritz"

Bombardier Fritz – C’est une forme corrompu des « pommes de terre frites » qui fait référence aux repas d’œufs et frites qu’ils pouvaient acheter des civils derrières les lignes du front. Connu aussi sous le nom de « pom Fritz » (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang of The Great War, p. 44 & 149, Brophy, Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 88).

 

Soldats britannique et français qui jouent aux cartes à un stand civil. Braisne, 16 Octobre 1914.
© IWM (Q 53337)