#100JoursdeVimy – 20 mars 2017
Ethelbert 'Curley' Christian

Durant le dévoilement du Memorial national du Canada à Vimy en 1936, Curley s’est fait un chemin au travers des foules et des gardes afin de présenter le roi Edward VIII à un groupe de vétérans aveugles.
Gracieuseté: Collection privée.

Ethelbert «Curley» Christian est né aux États-Unis dans les années 1880 (la date et le lieu varient selon les sources). Toujours en mouvement, Curley a beaucoup voyagé dans ses jeunes années, pendant qu’il travaillait. En 1915, Curley se trouvait à Selkirk, au Manitoba, lorsqu’il s’est enrôlé dans le 108e Bataillon (Selkirk) du Corps expéditionnaire canadien. Une fois outre-mer, Curley a été transféré dans le 78e Bataillon (Winnipeg Grenadiers). Durant la bataille de la crête de Vimy, Curley a été sévèrement blessé, possiblement pris sous des tirs d’artillerie, et laissé enterré sous la boue et les débris pendant deux jours (selon sa famille). Lorsqu’il a finalement été découvert, la gangrène s’était développée dans ses plaies, poussant les docteurs à amputer ses quatre membres. Lorsqu’il était en convalescence à Euclid Hall, à Toronto, Curley a rencontré une aide-soignante, Cleopatra McPherson. Les deux allaient se marier en 1920 et élever un enfant.

Le caractère enjoué de Curley lui a permis de devenir un défenseur des amputés de la guerre.
Gracieuseté: Collection privée.

Éternellement en mouvement, Curley est revenu au Canada, seul amputé des quatre membres de la Première Guerre mondiale, et à mené des initiatives pour le soin des amputés et des handicapés de la guerre. En 1936, il est monté à bord du S.S. Montrose et est retourné en Europe avec le Pèlerinage de Vimy, où il a rencontré et discuté avec le roi Edward VIII lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy.

Ethelbert «Curley» Christian est décédé le 15 mars 1954 à l’âge approximatif de 70 ans. Il est enterré dans la section « Prospect Cemetery » du cimetière Mount Pleasant à Toronto.

Dans cette note, Curley affirme que « les deux jambes qui m’ont été fournies par l’usine des membres de l’hôpital militaire ne sont pas satisfaisantes, et je veux pouvoir choisir moi-même le style et la marque de mes jambes ». (Note du rédacteur: il voulait probablement parler du Haldimand War Memorial Hospital, à Dunnville, en Ontario, établi en 1920).
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîte 1695 – 54. Numéro d’objet: 100301.
Surnommé « Curley » par sa mère en raison des boucles dans ses cheveux, il a même signé ses papiers d’attestation avec ce surnom.
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîtes 1695 – 54. numéro d’objet: 100301.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#100JoursdeVimy – 09 avril 2017

« Sans les morts, nous étions impuissants… C’est ce que j’ai essayé de démontrer dans ce monument aux victimes canadiennes, ce qu’on leur doit, et ce qu’on leur devra toujours. » (Walter Alward, 1921)
The Ghosts of Vimy Ridge – Captain William Longstaff, Musée canadien de la guerre, Numéro De l’Objet 19800724-001.

Vimy 100

2016 BVP Zoe McDaniel avec la statue de Canada Bereft.
Crédit: La Fondation Vimy/Pascal Brunet, 2016.

En cette journée mémorable de l’histoire canadienne, nous célébrons le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. Pour cette occasion, et pour plusieurs années à suivre, les Canadiens se tiendront en admiration à la base du Mémorial national du Canada à Vimy, de Walter Allward. La puissance d’un tel monument et son dévouement au sacrifice sont d’autant plus évidents lorsque nous lisons la vision d’Allard pour le mémorial de Vimy:

« À la base de ce fort et imprenable mur de défense se trouvent les défenseurs. Un groupe montre le brisement du sabre, et l’autre la sympathie des Canadiens pour les sans défense. Sur le mur se tient une figure héroïque du Canada, pleurant sur les tombes de ses morts vaillants. Dessous est suggérée une tombe avec un casque et des lauriers. Derrière la figure se tiennent deux pylônes symbolisant les deux forces: Canadiens et Français. Entre eux, à la base, se trouve l’Esprit du sacrifice, qui, se donnant entièrement, lance un flambeau à son camarade. En regardant vers le haut, ils voient les figures de la paix, la justice, la vérité et le savoir, pour lesquelles ils se sont battus, chantant un hymne de paix. »

Et à propos de son inspiration pour le monument:

« J’ai rêvé que je me trouvais dans un grand champ de bataille. J’ai vu nos hommes qui avançaient par milliers et qui étaient fauchés par les faucilles de la mort… Souffrant plus que je ne pouvais le supporter devant cette vision, j’ai détourné les yeux et me suis retrouvé à regarder le long d’une avenue de peupliers. Soudainement, au travers de l’avenue, j’ai vu des milliers de personnes se déplaçant pour porter secours à nos armées. C’était les morts. Ils s’étaient levés en masses, ont passé silencieusement à mes côtés et se sont joints au combat afin d’aider les vivants… Sans les morts, nous étions impuissants… C’est ce que j’ai essayé de démontrer dans ce monument aux victimes canadiennes: ce qu’on leur doit, et ce qu’on leur devra toujours. » (Walter Alward, 1921)

2016 VPA Mana Moshkforoush
étudie l’Esprit de Sacrifice au Mémorial de Vimy.
Crédit: La Fondation Vimy/Pascal Brunet, 2016.

#100JoursdeVimy – 08 avril 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Les gagnants du prix Beavebrook Vimy ont fait des recherches sur la vie d’un soldat canadien. Les noms de ces soldats canadiens sans tombeau, étaient inscrits sur le monument commémoratif de Vimy. Adam LaBrash, récipient du prix en 2016, a fait des recherches sur le privé Fred Gordon McNeil. Voici son histoire:

Adam a visité la tombe de Frederick au cimetière de la station Villers, en 2016 en France.
Crédit: La Fondation Vimy / Hanna Smyth, 2016.

Frederick Gordon McNeil est né le 20 juillet 1987, issu de deux immigrants britanniques de première génération, Archibald et Louisa McNeil. Comme plusieurs autres immigrants peuplant la « dernière frontière » des Prairies canadiennes, les McNeil ont fait face à des circonstances difficiles dans leur nouvelle maison.

McNeil s’est enrôlé au sein du Corps expéditionnaire canadien le 4 janvier 1916 à l’âge de 18 ans, soit six mois avant l’âge minimum requis. Il a été assigné au légendaire Saskatchewan 46e, ou « bataillon suicide » de la 4e Division. Le 46e Bataillon a mérité de surnom cynique. Sur une période de 27 mois, 3 484 hommes ont été blessés et 1 433 tués, un taux d’accidents de 91.5%. Il semblerait que chaque lieu de déploiement de Frederick et de son unité allait devenir un endroit d’une extrême importance stratégique. Malheureusement, McNeil est devenu l’une de ces victimes le 1er mai 1917, dans la période de l’après-Vimy, lorsqu’il a été tué en action alors qu’il aidait le 50e Bataillon dans les tranchées à l’est de Liévin.

J’ai senti une connexion en choisissant une personne qui a grandi dans la même ville que moi et qui n’avait qu’une seule année de plus que moi lorsqu’il s’est enrôlé. Alors qu’il était devenu adulte, que les gens du pays avaient été mis au courant des conditions inhumaines au front, et que l’excitation envers la guerre s’était depuis longtemps fanée, Frederick était encore désireux servir pour son pays. C’est ce courage que j’admire grandement, et une autre raison pour laquelle j’ai choisi de célébrer cet homme. Tout comme la Première Guerre mondiale et son héritage, Frederick McNeil ne tombera jamais dans l’oubli.

L’inscription de la pierre tombale demandée par le père de Frederick peut être lue dans la dernière rangée de ce document (voir la ligne 1202 / 1D, no. 240).
Crédit: Commonwealth War Graves Commission, Find War Dead, Casualty Details, McNEIL, FRED GORDON, 2017).

#100JoursdeVimy – 07 avril 2017

Chaque vendredi, nous revisitera un sondage intéressant. Comment vous comparez-vous aux autres Canadiens? Voir les résultats de sondages précédents ici:(http://www.fondationvimy.ca/apprendre/resultats-des-sondage/)

Le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy est dans deux jours seulement. Lors d’occasions aussi significatives, l’importance de l’éducation et de la sensibilisation au sujet de l’histoire du Canada est souvent remise sous les projecteurs dans le discours public. Ainsi, il est intéressant et encourageant de noter les résultats d’un sondage de la Fondation Vimy du mois d’avril 2016, dans lequel une majorité écrasante de Canadiens (87%) affirmaient l’importance et la pertinence de continuer cette éducation.

Sondage effectue par IPSOS Reid pour la Fondation Vimy, Avril 2016.

 

#100JoursdeVimy – 06 avril 2017

Chaque jeudi, la Fondation Vimy partagera un concours sur les médias sociaux : Facebook, Instagram et Twitter!

Le receveur du BVP Joshua Gatcke debout à la tombe de Lieut. H.M. Wilson. Lieut H.M Wilson était un ancien élève de l’école de Joshua, Ridley College.
Crédit: La Fondation Vimy, 2014.

Le 9 avril, pour notre dernière publication de la série des 100 jours de Vimy, nous discuterons de la vision de Walter Allward pour le Mémorial national du Canada à Vimy. Aujourd’hui, nous vous demandons: « Qui, ou quoi, commémorez-vous lorsque vous visitez un mémorial de guerre ou une cérémonie du Souvenir? ». Partagez votre réponse avec nous!

Directives :

Les étudiants de 2016 BVP au mémorial de St. Julien en Belgique. Ils se sont joints, face à l’extérieur, pour symboliser ensemble, qu’ils défendraient et relèveraient le Souvenir.
Credit: La Fondation Vimy, 2016.

Vous devez faire un commentaire avant 23h59 le jeudi 06 avril avec un réponse. Seulement une soumission est permise par compte par plateforme (c’est-à-dire si vous avez un compte sur Facebook et Twitter vous pouvez entrer deux fois, vous ne pouvez pas soumettre deux réponses à travers Facebook qui comptent comme deux entrées). Un(e) gagnant(e) sera choisi au hasard de toutes les participations admissibles reçues pendant la période sur toutes les plateformes. Le gagnant sera contacté le vendredi 07 avril 2017! Ces concours ne sont pas parrainés par Facebook, Instagram, ou Twitter.

#100JoursdeVimy – 05 avril 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui:

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1983-28-690V.

Au cours des trois derniers mois, nous avons partagé beaucoup d’histoires au sujet de la contribution des femmes durant la Première Guerre mondiale. En dehors des organismes officiels comme le YWCA, l’Ordre impérial des filles de l’Empire et la Croix Rouge canadienne, plusieurs femmes ont formé leurs propres groupes communautaires non officiels, contribuant à la cause de quelques façons qu’elles pouvaient. Des petits groupes provenant d’églises, de clubs de femmes et de cercles sociaux ont formé des clubs de couture, de tricot et de cuisine. Suite à l’incendie du parlement en 1916, un groupe ingénieux a vendu des morceaux des débris du parlement afin d’amasser des fonds pour des obligations de guerre. Grâce à ces petits efforts, les troupes canadiennes recevaient un flot constant de colis provenant du front intérieur et contenant des vêtements tricotés, des produits de boulangerie et des cigarettes. Même les prisonniers de guerre pouvaient recevoir des colis au travers de la Croix Rouge canadienne, qui faisait parvenir ceux qu’elle recevait des groupes de femmes au pays.

Le film de l’ONF And We Knew How To Dance (Et nous savions danser) met en vedette des entrevues avec 12 femmes détaillant leur service durant la Première Guerre mondiale. Il peut être visionné ici: https://www.nfb.ca/film/and_we_knew_how_to_dance/

Pte Ernest Nuttall, 8e Bataillon (90e Winnipeg Rifles), remercie les Canadiennes du camp de prisonniers de guerre en Langensalza, Allemagne.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada / MG28-I35, vol. 4, World War I Prisoner of War Camp, financial statements, 1916-1918.
Atelier de coupe du « Womens’ Canadian Club »
Crédit: William James Topley / Bibliothèque et Archives Canada / PA-800006.
Canadian Field Comforts, Commission, Shorncliffe.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-005195.

#100JoursdeVimy – 04 avril 2017

Chaque mardi, nous mettrons en vedette une place au Canada (ou international) avec une connexion à la crête de Vimy.

66e (Edmonton Guards) Bataillon, Signal Hill, 1915.
Crédit: Musées militaires de Calgary, 2017.
Signal Hill Battalion Park en 2017.
Crédit: Ville de Calgary, 2017.

Le parc Signal Hill’s Battalion Park, à Calgary, comprend un monument construit par les hommes qui se sont entraînés au Sarcee Camp durant la Première Guerre mondiale. Durant la création du camp, et dans le cadre de leur formation, les recrues devaient remplir leurs sacs à dos de roches d’une rivière à proximité et marcher pendant deux kilomètres pour revenir au camp. Les roches étaient alors utilisées afin de d’établir les limites respectives de leurs bataillons à l’intérieur de l’immense camp d’entraînement. Avant de partir outre-mer, plusieurs des bataillons ont pris les roches amassées, les ont blanchies, et ont créé d’énormes géoglyphes des numéros de leurs bataillons sur le côté de Signal Hill. Aujourd’hui, le parc Battalion Park contient des géoglyphes des 51e (Edmonton), 113e (Lethbridge Highlanders), 137e (Calgary) et 151e (Central Alberta) Bataillons. Ceux-ci demeurent aujourd’hui sur Signal Hill comme monuments pour les 45 000 Canadiens qui se sont entraînés et qui sont partis pour la guerre depuis cet endroit.

Pour plus d’informations, cliquez sur ce lien pour une entrevue avec Rory Cory, conservateur principal et directeur des collections des Musées militaires de Calgary  –  http://alberta.ctvnews.ca/video?clipId=490428

 

Sarcee Camp en 1915, géoglyphes des 66e, 13e OMR.
Crédit: Musées militaires de Calgary, 2017.
Crédit: Musées militaires de Calgary, 2017.

#100JoursdeVimy – 03 avril 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons:

Lieutenant-Colonel Samuel Sharpe, DSO

Lieutenant Colonel
Samuel Sharpe, DSO.
Crédit: Anciens Combattants Canada, 2017.

Membre du parlement depuis 1908, le lieutenant-colonel Samuel Sharpe a utilisé son influence au sein de la Chambre des communes pour organiser le 116e Bataillon (Ontario County) pour le Corps expéditionnaire canadien en 1915. Lui-même volontaire, Sharpe d’est déplacé de ville en ville dans sa circonscription (maintenant la région de Durham), recrutant les hommes qu’il connaissait. Le 116e allait demeurer une unité tout au long de la guerre, livrant combat à la bataille de la crête de Vimy, à Passchendaele et à Avion. Sharpe allait recevoir l’Ordre du service distingué, étant aussi réélu à la Chambre des communes pendant qu’il se trouvait outre-mer, le seul député à accomplir ceci. Mais la mort et la destruction de la guerre, qui avaient fait des ravages sur les hommes qu’il avait personnellement recrutés, pesaient lourdement sur Sharpe. En 1918, Sharpe a été hospitalisé et est éventuellement retourné au Canada, où il a été traité pour un choc nerveux à l’hôpital Royal Victoria à Montréal. Incapable de vivre avec l’idée de devoir faire face aux familles des hommes qu’il avait recrutés avant de les voir se faire tuer, Sharpe a sauté en bas de la fenêtre de sa chambre d’hôpital le 25 mai.

À l’époque, la mort de Samuel Sharpe a été tue et largement oubliée par les gens au pouvoir à Ottawa. Cependant, avec la récente sensibilisation et la prise de conscience des effets des problèmes de santé mentale comme le syndrome de stress post-traumatique, l’histoire de Sharpe a maintenant fait une boucle complète. Grâce au député Erin O’Toole, l’équivalent actuel de Sharpe au siège de la région de Durham à la Chambre des communes, Ottawa n’oublie désormais plus la vie et le sacrifice de Sharpe. Un buste de bronze a été créé en 2016 et est placé dans l’édifice du centre sur la Colline du Parlement, lui accordant de la reconnaissance pour son sacrifice comme député qui est mort à la suite de blessures de guerre.

Crédit: The Globe, Toronto, Lundi, 27 mai 1918.

Pour de la lecture additionnelle, suivez ce lien: http://www.durhamregion.com/news-story/6382803-uxbridge-public-library-unveiling-a-sculpture-of-first-world-war-veteran-lt-col-sam-sharpe/

#100JoursdeVimy – 02 avril 2017

Chaque dimanche, nous partagerons une histoire du Souvenir. 

Crédit: Cdn. Govt. Motion Pict. Bureau/National Film Board of Canada. Photothèque/National Archives of_Canada/PA-148873.

Finalement, le 26 juillet 1936, le Mémorial national du Canada à Vimy était prêt pour son dévoilement. Les pèlerins de Vimy sont arrivés tôt dans la journée, prenant le temps d’explorer le champ de bataille dont leur avait parlé Will R. Bird en 1931, particulièrement les tunnels et les tranchées fortuitement préservées par le major Unwin Simson, des ingénieurs canadiens. Lorsque les cérémonies officielles ont commencé, les pèlerins se sont placés en rang, comme s’ils se préparaient à parader. Autour du Mémorial national du Canada à Vimy, plus de 100 000 personnes s’étaient amassées. Alors que le roi Edward VIII socialisait avec les foules d’anciens vétérans, les escadrons de l’aviation britannique et française survolaient le monument, baissant leurs ailes en guise de salut.

Crédit: Cdn. Govt. Motion Pict. Bureau/National Film Board of Canada. Photothèque/National Archives of_Canada/PA-148872.

Après que le roi se fut installé au sommet du monument, plusieurs dignitaires sont venus livrer différents discours. Ian Mackenzie, le ministre canadien de la Défense nationale, a été accueilli au son d’exclamations retentissantes s’écriant « Vive La France! Longue vie au président! Que Dieu protège le roi! ». Le roi a alors fait une courte allocution en anglais et en français avant de tirer la ficelle du drapeau britannique qui couvrait la statue Le Canada en deuil, dévoilant officiellement le Mémorial national du Canada à Vimy. La Dernière sonnerie a alors été jouée, suivie par deux minutes de silence, puis par l’appel de Reveille. Dans la vallée menant à la plaine Douai, l’artillerie a tiré une salve de 21 coups qui s’est fait entendre partout au travers du vieux champ de bataille. Au Canada, la cérémonie était diffusée en direct par la Société Radio-Canada.

Crédit: Cdn. Govt. Motion Pict. Bureau/National Film Board of Canada. Photothèque/National Archives of_Canada/PA-148880.

Randall Christie, l’un des 6200 pèlerins canadiens, a remarqué: « malgré notre grand nombre, il y avait une étrange quiétude parmi les pèlerins… les esprits retournaient quelques années en arrière et les souvenirs de ceux avec qui ils avaient servi et qui avaient sacrifié leurs vies sur ces mêmes champs refaisaient surface ». (Christie & Roncetti, For Our Old Comrades, p.74)

Cliquez sur ce lien pour écouter le discours du roi Edward VIII: http://www.cbc.ca/archives/entry/1936-vimy-ridge-memorial-unveiled

De plus, des photographies et des films amateurs de tout le Pèlerinage de Vimy peuvent être vus dans cette collection rare: https://www.youtube.com/watch?v=XG8YF74ABIQ

#100JoursdeVimy – 01 avril 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Les gagnants du prix Beavebrook Vimy ont fait des recherches sur la vie d’un soldat canadien. Les noms de ces soldats canadiens sans tombeau, étaient inscrits sur le monument commémoratif de Vimy. Zoe McDaniel, récipient du prix en 2016, a fait des recherches sur le caporal Alexander John McDougall. Voici son histoire:


Crédit: La Fondation Vimy, 2016.

Alexander John, né le 10 août 1895 à West Lake Ainslie, en Nouvelle-Écosse, est le fils de John R McDougall et Annie MacLellan. Il parlait le gaélique et travaillait comme commis au magasin familial et n’était pas marié, vivant probablement encore chez ses parents.

Alex s’est enrôlé à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 12 novembre 1915, à l’âge de 22 ans. Son unité est partie en mer le 12 octobre 1916 et il est arrivé à Liverpool huit jours plus tard. McDougall faisait partie du 85e Bataillon des Cape Breton Highlanders, qui sont probablement reconnus surtout pour leur capture de la colline 145 durant la bataille de la crête de Vimy. Alex a été tué au combat à l’âge de 22 ans le 12 avril 1917, soit le dernier jour de la bataille de la crête de Vimy. Il a été tué en essayant de prendre la colline 145, l’endroit où le Mémorial national du Canada à Vimy se trouve aujourd’hui. La cause officielle de sa mort n’est pas connue. Il est enterré au cimetière militaire La Chaudière à Vimy, en France, bien qu’il avait été, à l’origine, enterré au pied du Mémorial national du Canada à Vimy.

J’ai choisi de faire ma recherche sur Alex lors de mon application originale au prix BeaverBrook Vimy, soulignant les contributions de la communauté linguistique, puis j’ai continué ma recherche pour le projet Bringing the Boys Home (Ramener nos garçons au bercail). Je me suis d’abord senti connecté avec Alex parce qu’il venait de la même ville que moi, et il n’était pas beaucoup plus vieux que moi au moment de la Première Guerre mondiale. Le lien que j’ai partagé avec un soldat qui vivait à 10 minutes de chez moi et qui est mort il y a 100 ans me stupéfie. De pouvoir lui apporter quelque chose provenant de chez lui sur le lieu de son dernier repos était extrêmement important pour moi, puisque j’ai senti que cela nous procurait à tous deux un sentiment d’achèvement. Je pense à Alex tous les jours.