Le 28 september – Dr Lee Windsor
La série des conférences du centenaire de la Première Guerre mondiale

La série des conférences du centenaire de la Première Guerre mondiale
Dr. Lee Windsor
La Galerie d’art Beaverbrook
Fredericton, Nouveau Brunswick

Lee Windsor, Ph.D., est professeur d’histoire à l’Université du Nouveau-Brunswick où il occupe la chaire Fredrik-Eaton en histoire militaire canadienne. Il est également le directeur adjoint du Centre Gregg pour l’étude de la guerre et de la société.

Le 28 septembre 2018, le Dr Lee Windsor a parlé avec des invités rassemblés à la Galerie d’art Beaverbrook à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, au sujet des actions du Canada durant les cent derniers jours de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans.

Après avoir battu en retraite de la ligne Drocourt-Quéant, l’armée allemande s’est retirée vers ses dernières lignes de défense dans le système Hindenburg. Le secteur le long du front canadien comprenait la ville de Cambrai, un important centre logistique pour les Allemands, le canal du Nord et le bois de Bourlon, une position de défense fortifiée. Pendant près d’un mois après leur victoire à la ligne Drocourt-Quéant, les Canadiens ont attendu, alors que Currie planifiait une façon de permettre au Corps de traverser le canal, puis de traverser le bois pour avancer vers Cambrai.

La Section des transmissions du Canada posant un câble. L’avancée à l’est d’Arras, septembre 1918. Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-003080 (modification de l’image originale).

 

À 5 h 20 le 27 septembre, le barrage roulant s’est ouvert et seulement quatre bataillons canadiens se sont avancés pour traverser le canal. Ils ont atteint l’autre côté avec succès, et un plus grand nombre de bataillons ont commencé à progresser par dépassement devant leurs positions, avançant lentement et se déployant vers les objectifs le long d’un front de plus de 9 000 m.

Le Dr Lee Windsor nous explique les actions qui ont suivi, après que les Canadiens se soient préparés à creuser pour la nuit:

Les progrès lors de la deuxième journée étaient plus lents et difficiles, alors que les Canadiens tentaient de franchir la ligne Marcoing, ce qu’ils ne réussiraient pas à faire avant le 29 septembre. Les bataillons canadiens étaient trop dispersés en tentant de contrôler plus de 10 000 m de front. « Monter une deuxième grande attaque délibérée un jour après l’une des opérations les plus compliquées de l’histoire militaire canadienne, après avoir pénétré à 5 km dans une zone ennemie bien défendue, demande beaucoup. »

Regardez comme le Dr Windsor discute que la première vue de la ligne Marcoing du Royal Canadian Regiment, qui se sont concentrés sur un coup direct à Cambrai a permis au reste du Corps canadien se balancer autour au nord. Il discute de certaines des actions de Milton Gregg le 28 septembre en lisant des extraits du journal de Gregg:

 

Le Dr Lee Windsor poursuit: «La lutte a duré toute la journée, mais les actions de D Company du RCR ont permis de maintenir cette brèche ouverte. Gregg et Duplessis avaient fixé l’attention de l’ennemi sur le régiment et l’ensemble du secteur de la 7e Brigade, tandis que le reste de l’unité se dirigeait vers le nord en passant par un fossé de plus en plus large sur la route qui mène d’Arras à Cambrai. Ils ont ouvert la porte à Cambrai. Il faudrait encore plusieurs jours de durs combats pour l’achever complètement, mais ils l’ont ouvert. »

Même s’il s’agissait d’une autre victoire éclatante pour le Corps canadien, la traversée du canal du Nord a davantage épuisé ses forces : plus de 10 000 Canadiens ont été tués, blessés ou portés disparus à cette occasion, ce qui a amené le nombre total de pertes à plus de 42 000 pour la seule campagne des Cent jours.

Blessés canadiens profitant d’une tasse de thé à un poste de secours avancé. L’avancée à l’est d’Arras, octobre 1918. Bibliothèque et Archives Canada/PA-003192 (modification de l’image originale).

 

On se souvient des actions de Milton F. Gregg, VC lors de la bataille du Canal du Nord. « Le courage exceptionnel de cet officier a épargné de nombreuses vies et permis de poursuivre l’avancée. » Lire la citation complète de sa Croix de Victoria. Retrouvez ses papiers d’attestation à Bibliothèque et Archives Canada.

Milton F. Gregg. Bibliothèque et Archives Canada PA-004877.

Questions de discussion:

– Les actions menées pendant la campagne des cent jours, en particulier ici le 28 septembre, sont décrites comme se déroulant très rapidement. Le Corps canadien progresse sans trop de temps pour planifier, préparer et apporter des fournitures. En quoi est-ce différent des autres batailles de la Première Guerre mondiale?

– À Vimy, les soldats attendaient dans des tunnels souterrains à la craie avant la bataille. Ici, nous entendons comment les soldats se sont « reposé » dans des trous de boue, attendant d’attaquer. Selon vous, qu’est-ce qui a traversé l’esprit des soldats la nuit?

– Cette page contient deux photos qui ont été colorisées. Utilisez le guide Vimy 100 en classe sur «La photographie et la Première Guerre mondiale» pour analyser les photos et l’ajout de couleurs.

– Lorsqu’ils étudient la Première Guerre mondiale, les étudiants doivent généralement affronter les mêmes quatre batailles: Ypres, la Somme, la crête de Vimy et Passchendaele. Bien que chacun ait joué un rôle crucial dans la guerre à sa manière, les Canadiens ont servi et fait des sacrifices dans d’autres combats moins connus, comme ceux de Canal du Nord et de Cambrai. Utilisez les ressources de la Fondation Vimy tirées de «Batailles canadiennes de la Première Guerre mondiale» et faites un cas pour la bataille qui était le plus important pour le Canada.

– Milton Gregg reçut la Croix de Victoria pour ses actions au cours de cette période, la plus haute distinction de l’ensemble du système des honneurs et récompenses de l’Empire britannique. Pensez-vous que c’était mérité? Pourquoi ou pourquoi pas? Retrouvez la liste complète des Canadiens ayant reçu la Croix de Victoria à Anciens Combattants Canada.

– La Croix de Victoria appartenant à Milton Gregg est maintenant en prêt permanent au musée militaire du Royal Canadian Regiment. Au Canada, les médailles et décorations militaires sont achetées et vendues régulièrement et aucune règle n’y est opposée. Cette pratique est-elle fausse? Pourquoi ou pourquoi pas?