CWGC 100 e anniversaire – vii partie
27 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons notre série sur la commission des graves de la guerre du Commonwealth, en regardant le travail nécessaire pour rassembler les morts au milieu de la destruction et de la désolation totale du champ de bataille.

(Voir la semaine dernière ici:  http://www.fondationvimy.ca/100e-anniversaire-de-la-cwgc-vie-partie )

Suite à la constitution de la Commission impériale des tombes de guerre par charte royale en mai 1917, la commission a officiellement été mise responsable de tous les morts des forces armées de l’Empire britannique. La portée et l’ampleur d’une telle entreprise laissait, et laisse encore, perplexe. Même la tâche apparemment simple (bien qu’elle ne l’a jamais été), de recueillir les corps représentait un montant astronomique de main-d’œuvre. Un exemple de l’ampleur de la tâche devant laquelle se trouvait la commission peut être trouvé dans la description de la crête de Lorette par le caporal Becker, 75e (Mississauga) Bataillon, qui a observé la région du secteur de Lens durant le temps menant à la bataille de la côte 70 en juillet 1917:   

Une tombe exhumé par une unité d’enregistrement des tombes. De telles tombes hâte et des restes éparpillés auraient couvert des champs de bataille comme Lorette Ridge au moment où la commission pourrait les atteindre.
Crédit : IWM, Q 100630 – © Jeremy Gordon-Smith

« Il fut dit que les os d’au moins 40 000 hommes blanchissaient sur cette colline… les Bataillons du Travail britannique s’affairaient déjà à rassembler les restes, à les identifier à l’aide des disques trouvés ci et là au travers des ossements, mettant en paquets les objets personnels retrouvés et les identifiant pour les autorités françaises, qui allaient par la suite les faire parvenir à la parenté… Le souvenir de ce grand champ de bataille me hante à ce jour. Je me suis souvent promené à travers l’endroit parsemé d’obus durant ces deux semaines et même maintenant, je peux voir ces os blancs, les fragments de pantalons rouges et de manteaux bleus, les petits chapeaux… le gris des uniformes allemands, les bottes de cuir avec des os de pieds à l’intérieur, les armes cassées, les munitions rouillées, les crânes, dont plusieurs d’entre eux percés de trous de balle, les montres, les portefeuilles en cuir décomposé avec des articles personnels à l’intérieur, les fils et les souches et les pierres et les tranchées et les trous d’obus. Il était impossible d’identifier un squelette en particulier… les unités du Travail n’avaient pas beaucoup avancé pendant les deux mois où elles y avaient été… ici et là, on pouvait voir une arme avec la baïonnette plantée dans le sol avec les restes d’une casquette sur le bout, une preuve silencieuse de l’effort fait par ce soldat dont le corps gisait désormais au sol de venir en aide à un confrère blessé, gisant lui aussi, blessé et impuissant… de l’aide qui ne s’était pas rendue à lui avant deux ans et demi. Je souhaite que certains de nos mangeurs de feu à la maison aient pu voir ce sol comme je l’ai, moi, vu en 1917. » (Becker, Silhouettes of The Great War (Silhouettes de la Grande Guerre), p. 105.)