100e anniversaire de la CWGC – iii partie

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Après la visite de Lt. Col Edward Stewart en octobre 1914, l’unité mobile de Sir Fabian Ware a obtenu le soutien et la reconnaissance officielle en février 1915 et il est devenu responsable de la découverte, le marquage et l’enregistrement des tombes en France (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14). Tant que la guerre d’usure augmentait, la pression publique a renforcé le besoin pour un enregistrement comme celle que proposait Ware. Le public écrivait des lettres aux journaux et au gouvernement demandant de l’information sur les tombes de leurs biens aimés, ils exprimaient l’angoisse du fait qu’aucunes informations ne leur parvenaient. « Dans une lettre du 9 janvier 1915 une femme qui avait essayé de situer la tombe de son frère était perturbé d’apprendre que toute trace de la croix et de marque qui identifiait la tombe avait disparu. » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Renommé la Graves Registration Commission, ils ont travaillé vite et avec détermination. Dans presque un an, l’équipe de Sir Fabian War faisait face à un retard de plusieurs mille tombes qui n’étaient pas enregistrés. Pour enregistrer il fallait trouver et marquer le site et quand nécessaire monter une croix en bois avec inscription. (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).  Une fois enregistré, les détails de la tombe étaient inscrits dans les records par le bureau responsable de ce secteur de la bataille, qui par la suite créait un rapport sur toutes les tombes dans son secteur. (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Un membre de la Graves Registration Commission a remarqué que le travail nécessaire demandait «  beaucoup de patience et un peu d’habilité pour un détective amateur de trouver la tombe d’un pauvre soldat tué dans un champ de navet perdu et enterré en vitesse. Mais quel sentiment d’accomplissement je ressentais quand quelques jours plus tard je revenais avec les croix en bois avec leurs inscriptions et je les enterrais à la tête de la tombe. J’étais fière de savoir que j’avais donné un peu d’honneur à cet homme courageux qui est mort pour son pays. » (H. Broadley, quoted in Longworth’s unpublished manuscript for The Unending Vigil, sourced from Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 15).

Entre mai et octobre en 1915, Ware et ses hommes ont enregistré 31 182 tombes.