Une Conversation du Jour de la Bataille de Vimy

Le 9 avril 2020, la récipiendaire du prix de pèlerinage Vimy, Alexandra Elmslie de Guelph, en Ontario, a eu la chance de parler à Margaret Willoughby, fille du colonel Archer Fortescue Duguid présent à la bataille de la crête de Vimy et dont les mots sont gravés dans le Mémorial national du Canada à Vimy. Elmslie écrit ci-dessous au sujet de l’impact de cet appel du Jour de la Bataille de Vimy.

En tant que jeunes aujourd’hui, nous n’avons pas souvent l’occasion de plonger dans le passé et d’établir un lien personnel avec une personne ayant connu directement un événement historique. Récemment, j’ai eu l’occasion de parler avec Margaret Willoughby, fille du colonel Archer Fortescue Duguid, l’un des braves soldats qui ont combattu à la crête de Vimy en 1917. Étant l’une des récipiendaires du Prix du pèlerinage de Vimy 2020, j’étais très heureuse de cette occasion d’en apprendre davantage sur le père de Margaret, qui a joué un rôle essentiel dans l’une des batailles militaires historiques du Canada.

Margaret était impatiente de partager son histoire remarquable avec moi, parlant non seulement de la participation de son père à la bataille de la crête de Vimy, mais aussi de son extraordinaire influence dans l’histoire du Canada. Margaret a parlé très affectueusement de son père, se souvenant principalement de leurs moments ensemble dans son bureau pendant qu’il écrivait.

Elle exprime une grande fierté pour ses réalisations, expliquant comment son père est devenu le premier historien canadien de la Première Guerre mondiale et comment son aptitude à écrire l’a amené à composer plusieurs publications historiques. Son penchant pour l’écriture a été immortalisé à jamais lorsque sa phrase « À la valeur de leurs compatriotes pendant la Grande Guerre et à la mémoire de leurs soixante mille morts, ce monument est élevé par le peuple canadien », a été choisie comme inscription sur le Mémorial  national du Canada à Vimy.

Mais surtout, elle m’a parlé de la participation de son père à la bataille de la crête de Vimy. Elle s’est rappelé les histoires de son père au sujet de son séjour dans les tunnels souterrains avant la bataille où ses camarades et lui ont inscrit leurs noms sur les murs de calcaire.

Je ne peux pas dire à quel point cette expérience a été vraiment incroyable pour moi d’entendre personnellement l’expérience d’un soldat pendant la bataille de la crête de Vimy par Margaret. Cela m’a aidé à apprécier cet engagement militaire sous un autre angle, approfondissant et éclairant ma connaissance de cet événement historique.

Lorsque je voyagerai en Belgique et en France avec le Prix du pèlerinage de Vimy, la perspective de Margaret influencera sans aucun doute mon expérience. Quand je regarde le monument et que je lis l’inscription, sa fierté sincère à l’égard des réalisations de son père me reviendra sans aucun doute.

Cette expérience m’a également rappelé le rôle essentiel que notre génération joue dans la préservation de la mémoire de la Première Guerre mondiale plus de cent ans plus tard. Tout au long de notre conversation, Margaret a insisté pour que la mémoire de son père et celle de ses compagnons d’armes soient préservées par notre génération.

Alors que le passé s’éloigne de nous, il est crucial de continuer à se souvenir des difficultés endurées et des sacrifices consentis par ceux qui se sont battus pour un objectif plus large qu’eux-mêmes, tâche que Margaret et d’innombrables autres comme elle espèrent que notre génération pourra accomplir.

Alors que nous traversons cette pandémie mondiale, il est important de se souvenir de toutes les périodes difficiles qu’a traversées notre nation. Parler avec Margaret m’a rappelé notre capacité, en tant que peuple et en tant que nation, à persévérer face à l’adversité, un trait aussi répandu aujourd’hui qu’en 1917. Nous sommes une fois de plus appelés à nous unir en tant que peuple luttant pour le bien-être de tous les Canadiens.

-Alexandra Elmslie

La Réflexion de Coralie Bureau

Récipiendaire du prix de pèlerinage Vimy 2020, Coralie Bureau, de Victoriaville, QC, a écrit la réflexion suivante après avoir effectué une recherche au sujet d’Eugène Auger décédé pendant la Première Guerre mondiale au service de l’armé canadienne.

Au début de la Première Guerre mondiale, les combattants canadiens qui portent leur aide à l’Europe le font sur une base volontaire. Cependant, le manque de soldats à envoyer au front contribue à augmenter les diverses techniques pour promouvoir l’enrôlement. Par exemple, des recruteurs sont envoyés dès 1915 à Victoriaville, ma ville natale, pour solliciter des hommes et les pousser à l’enrôlement. Toutefois, ces hommes n’agissent pas toujours éthiquement. Ceux-ci sont payés à « la pièce », c’est pourquoi certains de ces hommes n’hésitent pas à boire avec des jeunes hommes et à leur payer des consommations. Lorsque ces jeunes hommes sont ivres, les recruteurs leur font signer les documents d’engagement militaire. Une fois ces documents signés, ils ne peuvent plus revenir en arrière. 

D’ailleurs, Eugène Auger, un homme natif de Victoriaville, s’enrôle dans l’armée cette même année alors que la conscription n’a pas encore été votée. Selon moi, c’est peut-être la présence de ces recruteurs qui a poussé Eugène Auger à s’enrôler dans l’armée. La démarche a peut-être été faite éthiquement ou peut-être pas, mais cet homme a quand même servi au front. 

Je crois que la propagande de l’époque afin de promouvoir l’effort de guerre a aussi pu influencé la décision d’Eugène Auger. En effet, les éditoriaux quotidiens, les discours politiques et les affiches exerçaient une grande pression sur les hommes. Ils étaient très convoités pour servir dans les forces armées. Certaines de ces propagandes désiraient pousser les hommes à s’enrôler et le faisaient en remettant en question leur virilité. Eugène Auger avait 21 ans lorsqu’il a rejoint l’effort de guerre donc je crois que le fait de remettre en question sa virilité a pu le pousser à s’enrôler. 

Bref, je crois qu’Eugène Auger était un jeune homme très courageux, car peu importe les conditions qui l’ont menées à s’engager dans l’armée canadienne, il a combattu au front et a servi son pays de la plus honorable des façons. De plus, sa vie 100 ans plus tard signifie pour moi un exemple de bravoure et de fiabilité. Eugène Auger s’est enrôlé pour combattre au front et il l’a fait. Il a respecté son engagement malgré la peur au ventre qu’il ressentait probablement lors de cette guerre. Je le sais, car selon mes recherches, il est décédé au front en pleine bataille, deux ans après son enrôlement. 

Dorénavant, dès que je passerais devant le cénotaphe de Victoriaville où Eugène Auger est commémoré, je penserais à cet homme et au courage dont il a fait preuve. En mon nom et en celui de la ville de Victoriaville au grand complet, je tiens à le remercier très sincèrement pour sa bravoure. 

Le Prix du pèlerinage de Vimy 2020 reporté

12 mars 2020

Compte tenu des récentes interdictions de voyager internationales liées à la pandémie de coronavirus, la Fondation Vimy, soutenue par les parrains du programme, Banque Scotia et Air Canada, a décidé de reporter le Prix du pèlerinage de Vimy 2020.

20 élèves de partout au Canada ont été sélectionnés pour le Prix du pèlerinage de Vimy de cette année. Le prix souligne les actions de jeunes qui se sont dédiés à l’amélioration de la société à travers leur engagements bénévoles et qui se sont démarqués par un service exceptionnel, des contributions positives, des réalisations remarquables ou des actes de bravoure au bénéfice de leurs pairs, de leur école, de leur communauté, de leur province ou de leur pays.

Ce programme éducatif entièrement subventionné se déroule habituellement en Belgique et en France dans la semaine précédant le Jour de la crête de Vimy (9 avril). En raison de la pandémie globale de COVID-19, la Fondation Vimy a décidé de suspendre ses programmes éducatifs impliquant des voyages d’élèves en Europe pour le moment. Le Prix du pèlerinage de Vimy 2020 est reporté à une date ultérieure à confirmer.

La Fondation Vimy a à cœur la sécurité et le bien-être des récipiendaires de ses programmes et de leurs communautés par-dessus tout.

Dans les années vers la fin de la Première Guerre mondiale, la grippe espagnole a pris plus de vies que les deux guerres mondiales réunies. La nature pandémique de la grippe fut minimisée afin de préserver le moral en temps de guerre, ce qui a fait en sorte que des personnes malades ou contagieuses rentrent au Canada avec peu de précautions.

La transparence et la prudence sont des facteurs clés pour éviter la réapparition d’une pandémie mondiale comme la grippe espagnole. La Fondation Vimy vise à assurer la sécurité de ses récipiendaires, de leurs familles et de leurs collectivités et à veiller à ce que les actions du passé éclairent la prise de décision contemporaine au Canada de manière constructive.

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 10 avril 2019

Après une semaine incroyable, nos étudiants du PPV 2019 ont fait ses adieux et sont partis tôt ce matin. Pour le dernier publication de ce programme nous avons demandé à nos nouveaux ambassadeurs du Prix du Pèlerinage de Vimy de décrire leur expérience en une seule ligne; lisez leur pensées ici. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

The program provided a modern perspective to the First World War, as while the devastation of war was a prominent theme, topics of present day reconciliation were also addressed, which is not always the case in school.

— Navjot Kaur Khaira, Surrey BC

This experience completely transformed my perception of the First World War and truly taught me that this legacy is all of ours to remember.

— Keneisha Charles, Kelowna, BC

Le programme a dépassé mes attentes; nous avons eu la chance de partager des opportunités fantastiques avec 20 Canadiens qui viennent de partout au Canada et qui étaient gagnants du Prix du pèlerinage de Vimy.

— Brooke Glazier, North Vancouver, BC

This program has been such a life changing experience; I have learned and acquired more information in a week than any history class could ever teach me.

— Elizabeth Gagné, Regina, SK

Le programme m’a menée à porter un regard différent sur la Première Guerre mondiale et m’a permis de rencontrer des personnes exceptionnelles : cette expérience a été fantastique !

— Rosalie Gendron, Lévis, QC

Ce programme a été immensément amusant, et j’ai absolument adoré tous les monuments, cimetières et musées.

— Aidan Hupé, Whitehorse, Yukon

I was so honoured to be able to take part in this program- in which I was able to gain so many new perspectives about Canada and the First World War.

— Faith Emiry, Massey, Ontario

The program not only exceeded my expectations, but it opened my eyes to the atrocities of the first world war- especially the casualties from both sides.

— Declan Sander, Lethbridge, Alberta

During the Vimy Pilgrimage Award 2019 I learned so much about the First World War and I will never forget this experience- I can’t wait to share my stories about this amazing program with others.

— Gillian Huppee, Foam Lake, Saskatchewan

The Vimy Pilgrimage Award program creates the perfect learning environment for youth, welcoming them into an open environment that emphasizes remembrance and respect for the First World War and the people who served in it.

— David Pugh, Brantford, Ontario

This experience has been truly amazing; I now have a different perspective on the First World War and know that the legacy of the soldiers must be remembered by all so that their sacrifice was not in vain.

— Katie Clyburne, Halifax NS

The Vimy Pilgrimage Award has been everything I hoped for; learning about Canada, fostering a greater appreciation for the sacrifices made during the First World War, visiting important gravesites, and making new friends from across Canada – overall an experience I will never forget and will always cherish.

— Theo Thompson-Armstrong, Halifax NS

Through all the cemeteries, museums and monuments, I learned of the many social and cultural effects of the First World War and their effects on both Canadians and the rest of the world.

— Eric Weidmann Fort Saskatchewan, AB

The Vimy Pilgrimage Award helped me gain a deeper level of understanding on how to approach and analyze history; because we were taught how to think, not what to think.

— Joon Sohn, Surrey BC

I learned so much from this program including how to think critically and how to consider multiple perspectives of the First World War.

— Cassandra Gillen, Pointe-Claire QC

Reflecting on the week as a whole, I’ve grown drastically with my critically thinking skills as well as communication. To be there, on the battlefield where history took place 102 years ago adds a new sense of depth to my learning as well as my personal development.

— David He, Burnaby BC

What an experience that has changed my life forever; I am so pleased to have been chosen for the Vimy Pilgrimage Award so I can learn so many things about the First World War and now be able to teach people about my experience and about what these men truly went through during those four deadly years.

— Andrew Poirier, Haldimand County, ON

Comment décrire une expérience qui, en une semaine, nous fait développer des liens profonds avec des gens complètement inconnus, qui nous permet de comprendre la chance qu’on a d’être soi-même en 2019, qui fait énormément grandir et met un terme au passé sans jamais l’oublier et nous permet de continuer vers l’avant?

— Emma Roy, Ste-Sophie, QC

It was an experience of a lifetime as I was able to learn about the history of the First World War, commemorate those who fought for our freedom, and make friendships that will last forever.

— Stephanie Budden, Stephenville, NL

Participating in the Vimy Pilgrimage Award has taught me much more about not just the First World War but also its consequences, and it has greatly helped to shift my perspective on understanding the importance of international relations in the past, present, and future.

— Zachary Collins, Toronto, ON

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 9 avril 2019

Le dernier jour du programme, les étudiants du PPV 2019 ont visité le Mémorial national du Canada à Vimy; il s’agit d’une journée important et émouvante pour nos participants. Le groupe a visité le Centre d’acceuil et d’éducation de Vimy, le nouveau Parc du centenaire de Vimy et a participé à une cérémonie commémorant le 102e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy où Aidan et Keneisha ont lu la Promesse de se souvenir alors que Eric, Zach et Rosalie ont déposé une couronne. Plus tard dans la journée, ils ont visité les tunnels souterrains de la Maison Blanche et le cimetière allemande Neuville St-Vaast. Lisez les publications des étudiants: Theo, Zachary, David He et Keneisha. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

Today was an amazing day to finish the 2019 Vimy Pilgrimage. It started off with visiting the Memorial at Vimy Ridge, which has always promised to be one of the most spectacular sights of the program, and it did not disappoint. Many people who I spoke to before about their Vimy experiences said that seeing it can change your life, fill you with emotions, and overall profoundly impact you. I can now say this for myself, as today’s experience has been incredible. When we arrived, we took half an hour to experience the monument alone, undistracted by phones and people. During this time, I took time to reflect on why the monument is so incredible, and quickly realized it is not about the monument itself, but what is represents. 3,598 Canadian soldiers died on April 9, 1917 at Vimy, and 102 years later for so many young people to be in that very place, thinking about their sacrifice, is a testament that their memory will not be forgotten. Today near the end of the day I also had the most important part of the program for myself, which was visiting the grave of my relative Alfred Snow Churchill who died on April 9, 1917. I am one of very few, if not the first family member to visit his grave, and it is an experience I will always cherish.

Theo Thompson-Armstrong, Halifax NS

 

April 9. Vimy Day. The final day of the program. For myself, the day of my second, original soldier presentation. Private Fenton Brownell is the solider I wrote about in my application to the Award, and the soldier that helped to bring me here. After the Battle of Vimy Ridge Ceremony, we headed to a few cemeteries to finish up soldier presentations. Entering Nine Elms Military Cemetery in Pas-de-Calais, I could not help but feel slightly emotional as I knew that Brownell was now nearby. To see his grave, as well as that nearby of his brother, Charles, was a moment at which I realized I had been anticipating since I first found out that I would be heading to Europe. Detailing the life and death of Fenton and his brother, as well as another buried elsewhere, was something I can describe only as heartbreaking. I could never imagine losing two family members on the same day, and a third just months later. Reading aloud the fictional letter I wrote from Fenton’s mother to him, I felt my eyes water as I knew that while the situation I described may not have been a reality for the Brownell family, it surely occurred for many families affected by the Great War. I hope that by telling these stories and ensuring the legacies of soldiers are never forgotten, we can prevent such events from occurring again in the future.

Zachary Collins, Toronto ON

 

Today marked the 102ndanniversary of the start of the Battle of Vimy Ridge, a battle that would go down in history, textbooks and even passports alike. The whole week that we were in Europe, we learned about the importance of this battle as well as the history, controversy and debates behind the First World War. For the events today, the ceremony seemed surreal. I’ve seen the ceremonies, the events all on TV but to be there in person with the armed forces, dignitaries and veterans, it was truly an amazing experience that I will not forget. It was also a great feeling to finally hear our tour guides speak with a Canadian accent! Standing there at the memorial, it felt Canadian. The mist, the fog in the air resembled what I would typically see in British Columbia. It felt like home. I always try to imagine and put myself in the shoes of those who’ve been through these battles and these experiences. I certainly felt as if I was at home, standing on top of the carefully carved stairs. Maybe, I imagine, those soldiers would feel the same. Across the Atlantic, maybe, the battles felt Canadian. At the end of the day, today was an experience and a time of reflection for myself as well as my peers. Sometimes, we need to feel as if we were home in order to fight a battle far from home.

David He, Burnaby, BC

 

Today was the pinnacle of the Vimy Pilgrimage program. Although I was aware of Vimy’s legendary status as the “birth of a nation”, I wasn’t expecting to be so profoundly affected by the sight of the monument.

It was like a living thing, rising out of the fog. Plaques read around the pillars: dates, battles, names. Distantly, a bell tolls.

As I stood there with these people I have mourned with, celebrated with, learned with over this past week, I was struck by the sudden realization that this is ours.

In a time where all of our First World War veterans have passed, this is our history to live or let die. The past is written here, in the stone and the grass— its trauma and its truth. How do we give that meaning? How do we reconcile past and present— present and future?

We remember.

We gather in a circle around a headstone in a cemetery along a dirt road and learn about a life now long gone. We stand in a trench and hold an umbrella over each other’s heads. We descend eight meters down and trace stone once touched by people we once knew.

We grow— together.

I didn’t realize how much I had grown until standing beside Mother Canada at the peak of the Vimy Memorial.

Before this journey, I did not believe that I had a place in Canadian history. Then I met Private Vincent Carvery and Private Aubrey Mitchell of the Canadian Expeditionary Force’s first and only Black battalion.

They created a space for me in history. They are the reason why later, I was honoured to present the Commitment of Remembrance at the ceremony. As I overlooked the audience, I felt a swell of pride to be here on equal ground representing their legacy. As I gazed at my fellow participants, each symbolically holding with them soldiers or nursing sisters, I felt the weight of all their legacies now on our shoulders.

I realized today that it’s not about the Battle of Vimy Ridge at all.

It’s about us.

The people we carry with us, the places we trace steps— the story that we are creating together.

This is the power of the Vimy memorial.

 Keneisha Charles, Kelowna, BC

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 8 avril 2019

Toujours en France, nos récipiendaires PPV 2019 ont visité le monument de la bataille à la cote 70 et le cimetière Cabaret-Rouge. L’après-midi, les étudiants ont visité des sites dont le cimetière militaire français Notre-Dame-de-Lorette, l’Anneau de la mémoire et Chérisy. Lisez les publications des étudiants : Brooke, Navjot et Joon. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

Aujourd’hui, nous sommes allés au Mémorial de la Côte 70. Je pense que ce monument était très intéressant à visiter parce que c’est un événement pas très connu. Le mémorial est dans un parc au nord de la France. Dans ce parc, il y avait un monument canadien qui a été créé cent ans après la guerre. La figure était située 70 mètres au-dessus du niveau de la mer pour représenter où la bataille était battue. Autour de ce monument, il y avait des petits détails qui représentent le Canada ; les feuilles d’érable et le drapeau du Canada étaient dessinés au sol.

Quand on était en devant du monument, nous avons parlé de l’efficacité du monument. Moi, je pense que ce monument est efficace en termes d’être respectueux aux soldats qui sont morts. Mais, je pense que par rapport aux informations pour le public, le monument n’est pas efficace. Toutes les informations que j’ai apprises sur le monument ont été grâce aux accompagnateurs et accompagnatrices du programme. Un des buts de ce monument est d’éduquer le public sur une bataille, mais l’héritage de la bataille ne peut pas être compris par la majorité des personnes. Je pense que ce monument a un grand potentiel d’être efficace pour la commémoration d’une bataille oubliée avec quelques changements de présentation pour le public.

Brooke Glazier, North Vancouver BC

 

580 000- a number that can represent the population of a village, city, or in some cases an entire country. But that number also represents 580 000 brave young men who were loved brothers, fathers, and uncles, all with stories to tell. The Ring of Remembrance pays tribute to these soldiers and the unique memorial makes no distinction between their nationalities and rank. Standing on the platform at the entrance, I was surrounded by panels decorated with the names of fallen soldiers. With every step, more names came into focus and a flood of emotions washed over me. Feelings of sorrow and sympathy were prominent throughout the visit and stayed with me throughout the day. It was also at this memorial that I recognized the names of fallen Sikh soldiers, for the first time, which added a personal connection to the experience.

In addition to its ability to pay tribute those who sacrificed their life, the memorial extends to serve as a metaphor for the present day. Those who may have been enemies in past are now listed side by side, pointing to the trend of reconciliation between nations over the years. The Ring of Remembrance perfectly depicts the horrors of war but also illustrates humanity’s ability to move past tragedy, making it one of the most impactful sites I have visited during the program.

Navjot Kaur Khaira, Surrey BC

 

 

Today we visited the Bagneux British Cemetery where Emma presented a tribute for her nursing sister. Bagneux, as I later found out, happens to be one of the only cemeteries with headstones of Canadian nursing sisters. I felt this was a really important monument because the service and sacrifice of our nursing sisters are generally less well-known and perhaps, less appreciated. This is despite the fact that nursing sister also faced the same risks of death and injury as well as tough living conditions. When I checked the registers of cemeteries across the Western Front similar to this one, most were last signed around November 2018! The similar fact that 20 students from the homeland of nursing sisters travelled all the way to France to commemorate and honour the nursing sisters is actually really special. This cemetery may not have even seen 20 visitors this entire year! I am extremely grateful to have this privilege of doing so, and look forward to presenting the soldiers I’ve researched tomorrow.

Joon Hyeong Sohn, Surrey BC

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 7 avril 2019

Aujourd’hui, nos récipiendaires PPV 2019 ont visité Historial de la Grande Guerre et ont participé dans une atelier d’artifacts. L’après-midi, ils ont tourné Beaumont-Hamel avec notre guide canadienne Miriam d’Anciens Combattants Canada et ont visité Thiepval, le Mémorial canadien à Courcelette et le trou de mine Lochnagar. Lisez les publications des étudiants. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

Aujourd’hui a été une journée bien remplie. On est allés à Beaumont-Hamel, le gros monument pour Terre-Neuve, on est allés au monument de Thiepval, un monument britannique et français, et de plus on est allés à l’Historial de la Grande Guerre, où on a pu interagir avec des artéfacts vieux de plus de cent ans !

Mais pour moi, la plus importante partie de la journée a été ma présentation sur mon soldat, mon arrière-arrière oncle, Henri Plouffe. Henri Plouffe était un Canadien-français, né le 16 septembre 1885, à St-Anne, un petit village au Manitoba. Il a joint la Force Expéditionnaire canadienne le 12 Avril 1916. Henri a combattu à Passchendaele, et aussi à Amiens. Henri était un jeune homme très passionné, et aussi très aidant. Il a beaucoup montré preuve de sa nature aidante même durant son expérience à la guerre; quand un de ses camarades s’est fait tirer par une balle allemande dans l’épaule. Il aidait un officier non-commissionné à donner des premiers soins à l’autre soldat, quand un obus allemand est venu exploser à côté du trio, les tuant instantanément.

Dans l’heure menant à ma présentation, j’étais un peu nerveux. Je n’ai aucune idée pourquoi j’étais nerveux, mais je l’étais. Quand j’ai trouvé sa tombe, j’étais surmonté d’émotion; j’ai simplement commencé à pleurer. Tout la nervosité a disparue en un clin d’œil, et je me sentais serein, au pied de la tombe de mon arrière-grand-oncle. Je lui ai dit une prière, et je lui ai parlé. J’ai pu lui parler de comment il manquait fortement la famille, et comment j’aurais bien aimé le rencontrer.

Avoir la chance de présenter l’histoire d’Henri et l’histoire de ma famille a été un honneur immense et inoubliable. C’est sûr que je retournerai le visiter dans les années qui viennent. Henri va me manquer, et j’espère que la croix que j’ai laissée pour lui restera à ses côtés.

Aidan Hupe, Whitehorse, YK

 

Over the course of this program and especially today, something has struck me: howpeaceful it is here. For a place that was once in ruins, one hundred years later seems virtually untouched- with the exception of the evident scars. While we were at Beaumont-Hamel, however, it was calm and peaceful. Yet this is the location of one of the bloodiest battles in history. I was in awe of the contrast presented in front of me. How different the area now is; I couldn’t believe my eyes when realizing the full extent of this site. How many lives were lost in just a small area. I had to stop and take in the reality of what this place was and is. The sacrifices that were made here, and the terror that reigned in this area. After remaining in this mindset, I was interrupted by a peace and calm once again. It made me reflect on how symbolic Beaumont-Hamel is. Could it truly be a peaceful resting place for the fallen of the most horrific battle? The irony of it stands out, though it also brings it all together. In the midst of where there was once terror and warfare there was a peace that surpassed understanding.

Elizabeth Gagné, Regina SK

 

Visiting Beaumont-Hamel today was nothing less than incredible. Learning of the approximately eight hundred Newfoundlanders who were killed, leaving a whole generation left without men, lead to both tremendous benefits and brutal curses. The men who died at Beaumont-Hamel brought into my mind some of the social and cultural shifts that took place throughout this time period on the home front. The shift that affected me the most, due to all the women in my life, was that with all the men gone, women were forced into the factories. While this change didn’t immediately change the prevailing sentiment at the end of the war, it did lay the backbone for the future women’s rights activists for the cultural shifts to come. However, this tremendous advancement didn’t come without tremendous sacrifices- the loss of the sovereignty of a nation. As Newfoundland was unable to overcome its mass human losses due to its relatively small size, it faced incredible economic pressure to give up its sovereignty, inevitably leading to its induction into Canada, which opposed the beliefs of many native Newfoundlanders at the time. These emotional explorations and cultural revelations, through both the ups and downs, lead to both emotional and intellectual changes within me, that I hope to be able to take advantage of in the future.

Eric Weidmann, Fort Saskatchewan AB

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 6 avril 2019

Ce matin, nos récipiendaires #PPV2019 ont visité le Mons Memorial Museum où ils ont reçu une visite du conservateur du musée, M. Rousman. Ils ont ensuite visité le cimetière St-Symphorien où est enterré George Lawrence Price, le dernier soldat canadien tué au cours de la Première Guerre mondiale. L’après-midi, les élèves se sont rendus en France et ont visité le Mémorial canadien du bois de Bourlon et le Memorial sud-africain de Delville Wood. Lisez les publications des étudiants aujourd’hui. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

 

Le moment qui m’a le plus marquée aujourd’hui est la visite du cimetière de Delsaux Farm, où Keneisha a présenté Private Vincent Carvery au groupe devant sa tombe. Ce soldat noir a vaillamment combattu pour l’armée canadienne durant la Première Guerre mondiale. Devant sa pierre tombale, Keneisha a lu sa biographie, puis lui a récité un poème qu’elle avait composé. Le contexte social durant lequel Private Carvery s’est engagé était horrible et sa volonté de servir un pays qui, pourtant, le rejetait m’ont tous deux touchée. Quel bel hommage lui a-t-elle fait! Voici une des strophes qui m’ont touchée le plus.

« Private Vincent Carvery
Planted down
When they pulled you up
Stood tall
When they cut you short
So damn Black
When they told you it’s a White man’s war »

Depuis le début du programme, j’ai été impressionnée par la connexion que tous ont créée avec les soldats qu’ils honorent. Je crois que ce qui a rendu la présentation de Keneisha si spéciale, c’est la proximité qu’elle semblait avoir avec Private Carvery. Il m’a semblé inconcevable qu’un soldat noir puisse se voir refuser d’entrer dans l’armée seulement à cause de sa couleur de peau. J’ai alors compris que la guerre à l’époque n’était pas seulement entre les tranchées sur les champs de bataille d’Europe, mais aussi entre les membres d’une même nation. Cela rendait certainement les atrocités de la Grande Guerre encore plus intenses pour certains groupes de personnes, faisant face à la fois aux bombes et à la discrimination de leurs pairs.

Rosalie Gendron, Lévis QC

 

The land and geography of the Ypres Salient had the most impact on me. Although the Second Battle of Ypres and the Battle of Passchendaele took place two years apart, they were fought on nearly the same land. The Ypres Salient was a small area of land controlled by the Allies surrounded on three sides by the Germans lines. The German occupation of the hills gave them a strategic advantage: they were able to see any Allied advance and could shoot into their reserve lines.

When you walk on the Ypres Salient, you must remember that this land was fought on for four years. During these four years, there was a Christmas Truce, the use of chlorine gas for the first time, the Allied bombing of Hill 60 and the Caterpillar and the suffering in the mud at the Battle of Passchendaele. Over the years, the Ypres Salient has slowly recovered from the war. Now, it is rich farmland with few scars of battle. This land that we were walking on was once a desolate, mud covered wasteland of fighting. Every step I took, I knew that I might have been standing where a soldier once took his last breath. I was walking upright without fear, something that would have been impossible during the First World War.

Katie Clyburne, Halifax NS

 

Standing in the St Symphorien Cemetery, I felt a presence that wasn’t like any other cemeteries we previously visited. A happy medium- both sides of the war lay peacefully in close proximity to one another. Standing in one row of headstones, I saw one commonwealth soldier who is believed to be the first to die in the First World War on one side of me and one of the last commonwealth soldiers killed on the other. In another section, I stood only a few feet away from both German and commonwealth soldiers. Both laid next to one another, not divided but rather united. As we walked around in complete silence, there was a calmness that was present. My surroundings were beautiful. The twisted paths gave an additional level of uniqueness. The silence made everything seem peaceful as I could hear the birds chirping and the wind was lightly blowing as if to make sure I didn’t overheat. It’s hard to imagine that over one hundred years ago, these two groups were fighting one another and now, they lay in peace next to eachother. As I sat in the cemetery completely quiet, I knew I would never find anything else like this.

Cassandra Gillen, Point-Claire QC

 

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 5 avril 2019

Toujours dans la région d’Ypres, le groupe du PPV 2019 a tourné le saillant d’Ypres avec notre merveilleux guide Roger. Les sites inclus le Mémorial de trêve de noël, Hill 60 et le Caterpillar, le cimetière Tyne Cot, le Mémorial de St. Julien et le cimetière allemande Langemark. À la suite, ils ont participé à la cérémonie du <<Last Post>> à la Porte de Menin, alors que Gillian, Navjot et Joon ont déposé la couronne pour commémorer les morts. Lisez les publications des étudiants.  (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence.)

 

The poem “In Flanders Fields” is known by people from all over the world. Maybe it’s because of the descriptive language used to describe the horrid sights of the war. However, regardless of the reason behind the popularity of this poem, the one thing we can identify for certain are the words in the poem remain the same.  The perspective we have on what the words mean and signify, however, differ. At the Menin Gate ceremony tonight, the song “In Flanders Fields” was sung by a choir. I noticed that it was performed differently by this group of students than the choir of which I am a member of. This evoked a thought that led me to form an interesting analogy. Even though the words of the song remain the same, there are so many different ways in which they can be sung. Just as the soldiers in war, the different groups, whether they be the allies or central powers, had contrasting experiences due to their location and varying perspectives. Yet, they were all fighting for similar things: their families and countries. Just as the words of this well-known poem, the reason these people sacrificed their lives by participating in the war effort is quite the same. When talking about history, the opposing armies are often described as fighting against one another, when in reality they were fighting for a common goal. This was a great epiphany for me which is one of the reasons the ceremony at Menin Gate was so important to me.

Stephanie Budden, Stephenville NL

 

For me, the most moving and impactful experience I have had exploring Belgium would probably be visiting the German war cemetery Langemark. This had a powerful impact on me as it showed that the Belgians found a good balance between respect and condemnation. The Belgians were able to lease their land to the Germans so that the Germans can properly bury their casualties. While that respect was shown, they also tried to condemn the Germans actions by only letting the Germans have a modest location for their burials.

Another vital take-away I got from visiting this cemetery was how most of the soldiers were just like me, with the exception of the year they were born and the circumstances in which they were born into. I very well could have been of German descent and could have fought in the great war. Many of these soldiers were close to the same age as me, which really opened my eyes to some of the emotions these soldiers were faced with. I know if it were me, I would feel very uncertain and scared, not knowing if I would see tomorrows sunset.

Declan Sander, Lethbridge AB     

 

As I marvelled at the beauty of the red and white flowers of the wreath I was carrying, the buglers played familiar notes. This evening, at the Menin Gate, the Last Post warmed the hearts of many. Myself and two others were given the opportunity to lay a wreath on behalf of the Vimy Foundation. The entire ceremony was amazing. A choir sang as we laid our wreath alongside other wreaths from other countries and educational groups. It was a great honour and it allowed me to show my respect to three soldiers from my community who are commemorated on the Menin Gate. One soldier in particular, Private Augustine John Fehrenbach, drew many emotions. A family from my home town lost their great uncle in the First World War and never had the opportunity to visit his name. Knowing how happy and grateful the family would be if I returned with a rubbing of his name, built my hopes. I knew the odds of being able to reach his name were slim. However, I was very pleased that I was able to reach his name. Upon finding Private Fehrenbach on the wall, I was so overcome with emotions of all sort that I began to cry. I was speechless and even though I had shared no personal connection with this soldier, I was honoured to take a rubbing of his name and I am very excited to return my rubbing to his family for them to cherish. Tonight, I was very proud to lay a wreath on behalf of the Vimy Foundation, Canada, and for Private Fehrenbach.

Gillian Huppee, Foam Lake SK

 

On our first day of this program, our chaperone, Sara, asked us to think of one word that we would use to describe the First World War. I chose “meaningful” because the war has changed our world in so many ways. Today, we saw the Christmas Truce Memorial. One of the ways this was meaningful was because it showed that these men were not just people who fought in the war, they were human beings that had families and loved ones back home. This also showed that the war wasn’t always about killing and winning. When our tour guide, Roger, was talking to us about this site, he said that the soldiers’ trenches were so close to each other that they could hear what the other men were saying to each other. The men also tried to make the Christmas Truce happen by missing their shots of their guns or telling the other soldiers that someone would be coming and where to go for safety. This site was very meaningful today to me because I realized how much of the war I didn’t know. This is why I chose the word meaningful for our first day of the program and I will see this time and time again.

Andrew Poirier, York (Hamlet of) ON

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 4 avril 2019

Aujourd’hui en Belgique, nos étudiants du PPV 2019 ont visité le poste de secours de John McCrae où Emma et Theo ont lu le poème Au champ d’honneur. Plus tard ils ont visité le Mémorial Passchendaele et quelques cimetières environnants. En après-midi, les étudiants ont visité le musée In Flanders Fields, situé dans la Halle aux draps d’Ypres et ont gravi les 231 marches de la tour pour admirer les vues magnifiques sur la région d’Ypres. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence).

Today was the first day on the program that we got the chance to set foot in cemeteries and on battlegrounds of the First World War. The emotions that I experienced while visiting these sites was something I never could have prepared for, and the atmosphere at each site was indescribable.  It was a beautiful sunny day and each location we visited had birds chirping which I thought really contributed to the environment in each site.

We visited the Maple Copse Cemetery where my great great uncle Bud is known to be buried. His grave was in a beautiful location that was especially moving as it was very secluded and felt very peaceful. We walked down a pathway before the cemetery could finally be seen, and the site had a very nice archway that we walked under to get to the graveyard.  Shortly before his death, my uncle Bud had written home asking his mother for a warm pair of knit socks- but he never lived to receive them.  I brought a pair of socks that I knit in memory of my Uncle Bud, and though it was a century too late- I was very honoured to be able to lay these socks at his grave.  

Faith Emiry, Massey ON

 

Le premier cimetière où nous sommes allés était au poste de secours de John McCrae. Nous étions donc entourés d’anciens cimetières et de champs de bataille. Aujourd’hui, il n’y a que des fermes et des maisons, il n’y avait presqu’aucun bruit, seulement le bruit du chant des oiseaux et des automobiles. Tout était vraiment beau et paisible. Le soleil était haut et éclairait chaque tombe, il en avait beaucoup, comme s’il voulait les réchauffer. Je me rappelais des images de guerre et comment la guerre avait l’air d’être le contraire de beau et paisible. C’était impossible pour moi d’imaginer que la paix et le silence de cette petite place étaient autrefois dérangés. Les images de la guerre sont en noirs et blancs, mais ce cimetière était réel et en couleur, et c’était très difficile d’imaginer la guerre en couleur, et de réaliser qu’à l’endroit même où je lisais Au champ d’honneur, plusieurs personnes étaient mortes. Tout ce qui avait autour était des fermes et des maisons. Comme si la vie après la guerre et les générations suivantes avaient reconstruit autour de la guerre. Et c’est une des choses qui m’a surprise le plus; à quel point les traces de la guerre sont encore très fraîches en Belgique. Lorsque nous traversions en autobus les villes, ce n’était pas rare de voir des cimetières entre deux maisons ou entre deux fermes. J’ai trouvé ça vraiment intéressant, mais aussi plutôt intriguant. Ça m’a guidé à une question sur le roulement de vie des Belges. Comment font-ils pour ne pas succomber à la pression de l’éternelle dette de la Première Guerre mondiale, sans toutefois tomber dans l’ignorance du Souvenir?

Emma Roy, Ste-Sophie Québec

 

Today was a very moving and emotional first day. We visited many historic sites, including the Menin Gate. The Menin Gate includes the names of over 54 000 soldiers who died before August 16, 1917 and who have no known grave. This commemorative structure included so many names and is so vast that many within our group, including myself, became emotional. After having a group discussion, we then all broke up into smaller groups to discuss the significance of Menin Gate, as well as our thoughts on the day so far. This discussion was insightful and meaningful to me. The chaperon led the group discussion and, at one point, I was able to reflect on the significance of viewing historical sites in Belgium and how that is more effective and impactful than just reading about it. I began to reflect on the people of Belgium and how ingrained the First World War is in their culture. Truly, from someone walking on the street to a tourist guide in a museum, everyone in Belgium is informed of the First World War. Being immersed in this kind of environment makes learning and remembering the war much more meaningful. I cannot wait to see what the rest of this program has in store!

David Pugh, Brantford Ontario