Blog Prix Vimy Beaverbrook – 10 août 2019

Nos participants du PVB visitent le Mémorial de la trêve de Noël

Aujourd’hui, nos étudiants du Prix Vimy Beaverbrook ont fait un tour guidé de la région du salient d’Ypres avec notre merveilleux guide Lucas. Les sites visités incluaient le Mémorial de la trêve de Noël, Hill 60, le Parc irlandais de la paix, le Mémorial de Passchendaele, et le cimetière Tyne Cot. Ensuite, les étudiants ont assisté à la cérémonie du « Last Post » à la Porte de Menin, où Maya, Jack et Andelina ont déposé une couronne pour commémorer les morts. (À noter: les étudiants blogueront dans leur langue de préférence.)

 

Today, at the Tyne Cot Cemetery, I had the honour to be able to share the story of my Great Granduncle, Frank Rogers at his grave marker. The feelings I had were indescribable, I will do my best to explain some of the emotions I felt. Prior to presenting Frank’s biography I had told myself that I would not cry. However, as I was reading the story of his life, I could not stop myself. Something seemed to overtake me. A feeling almost as if I were talking to Frank himself, but there was a sort of barrier or wall between us. A barrier that allowed me to see him and his life, but he was unable to see me and my life. I wonder if he heard the promise that I made to him to never let his story be forgotten, and that I will never let him be forgotten. I hope that I have made him proud, and I am so incredibly grateful to have had the opportunity to be able to pass on his story in the country where his story ended. It was like he was lost and forgotten, but as I embarked on the Beaverbrook Vimy Prize program, I was able to find him and bring him back to life.

-Maya Burgess-Stansfield

 

Les chaperons qui nous accompagnent lors de ce séjour m’ont donné, aujourd’hui, la chance incroyable de participer au défilé de la cérémonie de la Porte de Menin, aux côtés de vétérans et de jeunes de la Royal Air Force britannique. Je n’aurais jamais pensé avoir l’honneur de me tenir là, portant le rôle important, quoique si abstrait, de commémorer des dizaines de milliers d’hommes dont la vie persiste grâce à la mémoire. Les rayons du soleil couchant transperçaient les puits de lumière du haut de la Porte de Menin; l’orchestre faisait chanter leurs hautbois et leurs trompettes; un groupe irlandais modérait la cérémonie par le ra de leurs tambours. Alors qu’une foule d’Yprois, de touristes ou bien de pèlerins silencieux et attentifs remplissaient l’arche célèbre, je voyais devant moi les milliers de noms gravés dans la pierre de marbre. Pour un instant, je les voyais tous devant moi, droits et courageux comme je tentais de l’être, sur une plaine belge accidentée à perte de vue. Soudain, je faisais fi des opinions divergentes sur la validité de la guerre, des différentes raisons pour lesquelles l’on pouvait se battre, de la propagande parfois trompeuse sur les valeurs ou sur le sacrifice, et tout ce qu’il restait autour de moi et en moi n’étaient que l’émotion, la vie et la mort. Il y avait tant de noms, tant de vie, tant de mort, c’était presque irréel de témoigner de l’extrême humain de manière aussi vivide. Je pris mon courage à deux mains et commençai à marcher derrière des hommes dont le nom aurait pu se trouver sur la Porte de Menin, la couronne à la main, voyant des regards curieux ou bien larmoyants dans la foule. C’est une expérience qui bouleversa ma perspective sur l’humanité et que je n’aurais jamais pensé vivre dans ma vie. 

 – Andelina Habel-Thurton

Lors de notre départ du Canada, je ne comprenais qu’un point de vue au sujet d’une guerre à plusieurs perspectives. Le Parc irlandais de la paix incluait une plaque qui s’excusait d’avoir participé dans une guerre aussi affreuse et d’avoir pris autant de vies. Notre guide nous a dit à ce moment que le mot victoire n’existe pas pour une guerre aussi longue. J’ai vu dans les villages reconstruits qu’il y a encore une atmosphère lourde concernant les guerres aujourd’hui. La souffrance des populations et l’impact sur les terrains est encore un aspect de la vie quotidienne. Nous avons visité une ferme locale dont le fermier avait trouvé des grenades actives qui datent de la Première Guerre mondiale.  J’ai aussi réalisé que les allemands avaient également une fierté de leur patrie et qu’eux aussi ont vu la perte de plusieurs vies. De leur perspective, ils étaient les véritables héros mais leur perte a créé la souffrance d’une nation entière après la Première Guerre mondiale. Je suis très reconnaissante du sacrifice qui a permis notre liberté aujourd’hui, mais je réalise qu’il faut aussi reconnaître que nous ne sommes pas le seul côté ayant souffert. Tout le monde a une perspective qui leur semble logique, et personne ne se voit comme l’ennemi. Comme notre guide a dit, le mot victoire n’existe pas dans une guerre aussi longue parce que tout le monde a souffert.

-Andréa Jackson

In the town of Ypres at the most beautiful cathedral, yesterday the sounds of the song “silent night” rang out in the In Flanders Fields Museum. This was what the soldiers of the Western Front would have heard during the Christmas Truce of 1914. It moved me so much that even the most steadfast of enemies could find the humanity that one special night where there was peace in the midst of war. Today was the first time I saw something lighthearted and kind in the face of these conflicts.  

After visiting the Christmas Truce Memorial in the fields of Ypres, my mind turned to how the soldiers of both sides must have been exhausted after months of fighting. The monument filled with soccer balls alluding to the famous game of soccer played in no man’s land gave me a sense of joy in a place where almost all memories are negative. The truth is, war was destructive and horrific, but it gives me hope to think that on that one single day on the 25th of December 1914, there was peace on the Western Front. 

-Jack Roy

Le guide Lucas au mémorial de la trêve de Noël