Argot de la Première Guerre Mondiale
Le « Troisième Homme »

« A Wounded Canadian enjoys a cigarette on his way from captured Boche Trenches. August, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001719.

C’est aujourd’hui le vendredi 13! En l’honneur de toutes les superstitions auxquelles vous croyez peut-être au sujet du 13, nous partageons avec vous un mot d’argot qui est né d’une superstition des tranchées: le « troisième homme ».

Durant la Première Guerre mondiale, il était considéré comme extrêmement malchanceux, et même fatal, d’allumer trois cigarettes avec la même allumette? Bien que cela puisse aujourd’hui nous sembler étrange, il y a dans cette peur un peu de vérité, puisqu’une allumette en feu durant la nuit était certaine de déclencher les tirs de l’ennemi. Le plus longtemps l’allumette restait-elle allumée, le plus probable était-ce qu’un tireur allait trouver un repère, prenant pour cible ce signe assuré de présence humaine. C’est pourquoi le fait d’être le « troisième homme » était un funeste présage. (Pegler, Soldiers’ Songs and Slang of the Great War, p. 182-183).

Bataille de Poelcappelle
Une action centenaire

« Lorsque les chevaux en sueur se sont enlisés jusqu’au ventre dans la boue, les hommes ont pris la relève et ont traîné les armes à destination. »
© IWM (Q 3007)

Ce jour-là en 1917, (9 octobre), le Royal Newfoundland Regiment a combattu à Poelcappelle, dans les Flandres, en Belgique.

Comme on pouvait s’y attendre, la boue des Flandres a grandement nui à la préparation de la bataille; « Les détachements de mitrailleuses avaient de la difficulté à transporter l’artillerie sur le terrain et, lorsque les chevaux en sueur se sont enlisés jusqu’au ventre dans la boue, les hommes ont pris la relève et ont traîné les armes à destination. » (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 392)

La boue avait tellement ralenti les Terre-Neuviens que la formation a mis cinq heures la veille de l’attaque pour marcher seulement cinq milles le long des routes délavées et des caillebotis couverts de boue, contournant invariablement les trous d’obus avant de tomber dans d’autres (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 393).

Alors qu’ils prenaient position pour appuyer le quatrième bataillon de Worcesters, les Terre-Neuviens ont vu soudainement un pistolet de signalisation Very traverser le ciel à partir des lignes ennemies à 5 h 10. Malgré le suspens, rien ne s’est passé et la lumière s’est éteinte. « Quelques minutes plus tard, un obus solitaire a été entendu au loin, suivi une minute plus tard par le son tranchant d’un canon français de modèle 75. Peu de temps après est venu le pandémonium à 5 h 30 lorsque le barrage s’est effondré. » (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 394)

Crédit: Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 391.

Pataugeant pour traverser la Broembeek, le quatrième bataillon de Worcesters et le régiment de Terre-Neuve  sont devenus désorganisés et mêlés, tellement que les Terre-Neuviens ont fait partie de ceux qui menaient l’attaque. Heureusement, un plus grand nombre d’hommes sont restés pour nettoyer les abris ennemis le long du talus de la voie ferrée d’Ypres-Staden. (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 395) À 7 h, la ligne verte pointillée avait été atteinte et les unités combinées ont continué à repousser la ligne pointillée bleue contre la résistance montante.

À Pascal Farm, les ruines de béton étaient envahies par le bruit des mitraillettes, mais des tactiques minutieuses de « tires et de mouvements » l’ont emporté. D’autres édifices le long de la route Poelcappelle-Houthulst Forest ont subi les feux de quatre chars d’assaut, mais la boue des  Flandres a empêché l’ennemi de dépasser la ligne de départ. Sur le flanc gauche, les Terre-Neuviens ont vu les équipes avec mitrailleuses Lewis des Irish Guards se tenir debout, leurs armes sur l’épaule pendant que leurs camarades continuaient d’attaquer la Cairo House. (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 394)

À midi, les Terre-Neuviens étaient en train de consolider leurs faibles positions le long de la ligne verte, le troisième et dernier objectif. Les contre-attaques des forces ennemies ont été repoussées avec succès, mais les difficultés dans les flancs ont forcé les troupes à prendre des positions plus solides juste au nord du chemin Poelcappelle-Houthulst Forest. Les Terre-Neuviens ont été libérés par le deuxième bataillon d’Hampshires à la brunante, indiquant la fin d’une autre victoire durement gagnée.

Le 9 octobre 1917, le Royal Newfoundland Regiment a compté 67 victimes et 127 blessés. Pour leur bravoure, trente-trois décorations ont été remises aux Terre-Neuviens; sept ont reçu la Croix militaire ou la Croix de guerre avec agrafe, cinq ont reçu la Médaille de conduite distinguée, et 20 autres ont reçu la Médaille militaire. La bataille à Poelcappelle a donné le seul gain important sur le flanc nord, dans le secteur du quatorzième corps. (Nicholson, The Fighting Newfoundlander, p. 397)

CWGC 100 e anniversaire – viii partie

« Canadians attending to a chum’s grave at the Front. »
Crédit: W.I. Castle / Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-000969.

Dans son rapport annuel de 1926, Sir Fabian Ware, le fondateur et vice-président de la Commission impériale des tombes militaires, explique la raison derrière le maintien de plusieurs petits cimetières du Commonwealth isolés dispersés sur les différents champs de bataille de la Première Guerre mondiale:

« Durant la guerre, certains sites autorisés ont été choisis, certains près des tranchées, où les morts pouvaient être enterrés, et on a promis aux soldats que s’ils y ramenaient leurs camarades morts, ce qu’ils faisaient fréquemment au péril de leurs propres vies, ceux-ci y resteraient en paix pour toujours. Cette promesse a été tenue dans la plupart des cas, sauf à quelques endroits où les sites originalement choisis ont été finalement déclarés inappropriés. » (Ward, Gibson, Courage Remembered, p. 49-50).

Durant notre programme du prix du Pèlerinage de Vimy, de grandes distances sont parcourues dans un effort de permettre à chaque étudiant de visiter la tombe d’un soldat au sujet de qui ils ont fait de la recherche.

Si vous connaissez un étudiant âgé de 14 à 17 ans, encouragez-le à soumettre sa candidature dès aujourd’hui pour le 2018 Prix du Pèlerinage de Vimy afin qu’il puisse participer aux commémorations. Appliquer ici! http://bit.ly/2w4rIjg

Le 2018 Prix du Pèlerinage de Vimy est rendu possible par le parrainage de la Banque Scotia et par le soutien constant d’Histoire Canada.

Bataille de Passchendaele
Une action centenaire

Le Corps canadien est entré dans la bataille de Passchendaele en octobre 1917, après un printemps et un été de grandes victoires à Vimy et à la cote 70. Ils étaient confiants, bien entraînés et, plus important encore, reposés. La bataille de Passchendaele durait déjà depuis la fin de juillet et avait détruit des milliers de troupes britanniques pour prendre la crête qui a donné son nom à la bataille. Accablée par le mauvais temps, la bataille de Haig ne s’est pas bien déroulée. En octobre, il était devenu évident qu’ils auraient besoin de plus d’hommes pour renforcer la cinquième armée britannique.

La plan original consistait à ce que le Corps canadien attaque à nouveau Lens, la ville qu’il n’avait pas réussi à prendre à la fin de la campagne de la cote 70 en août. Haig a toutefois rencontré Currie à la place pour expliquer que le Corps était nécessaire à Passchendaele. Ici, Currie a tiré le maximum de la position du Corps dans la structure politique des alliés. Le Corps ne serait pas suborné par Gough et la cinquième armée puisque Haig a fourni une artillerie plus lourde et Currie a planifié l’attaque lui-même. Même dans ce cas, Currie avait prévu que le Corps perdrait probablement autour de 16 000 hommes, dont ils avaient tant besoin à Passchendaele.

L’attaque canadienne a débuté le 26 octobre à 5 h 40 avec un barrage roulant alors que la troisième et la quatrième divisions ont commencé leur avancée. La communication était problématique et la boue, souvent aussi haute que la taille, entravait le mouvement vers l’avant. Il a fallu deux jours, mais les premiers objectifs, y compris l’éperon de Bellevue, ont été atteints avant le 27 octobre. La phase suivante de la bataille en quatre parties a commencé le 30 octobre, à nouveau avec la troisième et la quatrième divisions. Les avancées le 30 octobre ont été plus petites, et le barrage roulant a été un succès, particulièrement au front de la troisième division.

La troisième et la quatrième parties de l’avancée ont eu lieu après que les divisions ont été relayées, et la première et la deuxième divisions ont commencé leur travail le 6 novembre. Il était facile de se perdre au front à Passchendaele, même avec une carte, et un membre du Corps canadien s’est retrouvé par accident en terrain allemand et a révélé la date de la prochaine attaque – 6 novembre. Même avec cet avertissement, le barrage canadien a été suffisamment fort pour que les divisions puissent avancer de façon plutôt sécuritaire et, à la fin de la journée, le village de Passchendaele avait été capturé. Au 10 novembre, les dernières forces allemandes avaient été entièrement repoussées de la crête et l’offensive avait été annulée – Haig a déclaré victoire.

La prédiction de Currie était correcte. Le Corps canadien a perdu 16 404 hommes à Passchendaele. Bon nombre des blessés laissés sur le champ de bataille se sont noyés dans la boue et l’eau avant de pouvoir être secourus. Au total, Passchendaele a coûté la vie à 275 000 hommes de la Grande-Bretagne et du Dominium, comparativement à 220 000 victimes allemandes. Un prix élevé pour la victoire.

Avancements technologiques|

– Currie et ses commandants ont planifié la bataille de Passchendaele en 14 jours; en comparaison, la planification pour Vimy a pris trois mois et un mois pour la cote 70. En 1918, Currie a planifié ses deux cents assauts en moins de temps encore. Le Corps était devenu une armée professionnelle bien entraînée et avait besoin de moins en moins de temps pour s’entraîner.

– Currie a compris que l’artillerie et son utilisation étaient essentielles au succès des soldats sur les lignes de front. Sans un barrage roulant réussi et un fort soutien, les hommes étaient pris à leurs lignes et étaient des cibles faciles pour les mitrailleuses allemandes.

– Comme à Vimy, le transport pour se rendre et quitter Passchendaele était essentiel; le Corps de l’intendance de l’Armée canadienne et des ingénieurs ont d’ailleurs passé les 14 jours avant la bataille à bâtir des centaines de mètres de routes et de caillebotis dans un geste désespéré de créer des chemins sur lesquels ils pourraient marcher dans la boue. Dans bien des cas, les caillebotis ont sauvé des vies, puisque ne pas les suivre signifiait la noyade. Les équipes de transport de l’artillerie travaillaient la nuit pour déplacer les armes requises pour la bataille, et des milliers de chevaux et de mules ont été tués en service.

À noter|

Soldat Thomas William Holmes, VC,  a reçu la Croix de Victoria pour ses attaques sur une série de nids de mitrailleuses le 26 octobre 1917. Résident d’Annan, en Ontario, Holmes était fermier avant de s’engager en 1915. Il a servi avec le quatrième CMR et avait 19 ans lorsqu’il a reçu la Croix de Victoria. Holmes a survécu à la guerre et est décédé en 1950. Sa Croix de Victoria a été volée dans un cambriolage à domicile dans les années 1930.

Caporal Colin Fraser Barron, VC, a reçu la Croix de Victoria pour ses actions posées le 6 novembre 1917. Barron a attaché un nid de mitraillettes qui empêchait son unité d’avancer, tuant l’équipe, et retournant son arme contre l’ennemi. Il a survécu à la guerre et a servi pendant la Seconde Guerre mondiale au sein du Royal Regiment of Canada.

Soldat Cecil Kinross, VC, a reçu la Croix de Victoria pour ses actions posées le 30 octobre 1917. Kinross a attaqué à lui seul un nid de mitraillettes avec rien d’autre que son fusil, permettant à sa compagnie de faire une avancée de 300 verges. Kinross a été blessé à Passchendaele, mais a survécu à la guerre.

Major Talbot Mercer Papineau,  a été tué le 30 octobre 1917, durant son service au sein de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI). Papineau, petit-fils du fameux patriote, Louis-Joseph Papineau, est surtout connu pour les lettres publiques envoyées à son cousin Henri Bourassa qui demandaient le soutien de l’effort de guerre. Papineau a été frappé par un obus et son corps n’a jamais été retrouvé.

Congé – v partie

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1983-28-1523.

Après la bataille de la cote 70, ce fut pour les renforts du Corps expéditionnaire canadien une période de repos, de récupération et de formation. Pour les anciens combattants, le temps passé loin du front entraîna une autre vague de permissions, la dernière avant la bataille d’Ypres, qui a envoyé les Canadiens au nord de la Belgique.

Par conséquent, de nombreux soldats cherchaient à profiter du temps qu’ils avaient, et ce, souvent dans la bonne humeur. Certains semblaient aimer la liberté inspirée par la ville de Paris pendant leur congé, ce qui entraînait de joyeux spectacles dans les rues :

« …quelques-uns d’entre nous ont rencontré des hommes portant le kilt faisant partie d’un bataillon écossais canadien et nous sommes tombés sur un Néo-Zélandais aussi en congé. Peu de temps après, un soldat américain s’est joint à nous. Notre groupe n’est pas passé inaperçu lorsque nous nous sommes assis à une table sur le trottoir. Nous avons rapidement réalisé que c’était étrange pour les Parisiens de voir ces uniformes différents ensemble, sur des soldats parlant la même langue, et nous avons décidé de nous amuser un peu. Nous avons donc attrapé les deux premiers « poilus » (soldats français) et les huit d’entre nous ont marché, bras dessus, bras dessous, au beau milieu de la rue de la Paix, faisant dévier la circulation. Il va sans dire que nous avions attiré une énorme foule. C’était au milieu d’une après-midi occupée. Nous avons marché de cette manière plusieurs pâtés de maison, dérangeant les commerces le long de cette rue populaire et profitant pleinement de tout. Tous les civils se sont prêtés au jeu et les gendarmes souriaient simplement et nous laissaient passer. » (Becker, Silhouettes of The Great War, p. 103 [traduction libre]).

Il ne fallait pas beaucoup de temps pour qu’une permission de douze jours à Paris arrive à sa fin inévitable. La dernière journée, les troupes étaient souvent envoyées à un hôtel plus près de la Gare du Nord, facilitant ainsi leur départ. Bon nombre prenaient la chance de dire leurs derniers adieux à la ville.

« C’est un groupe silencieux qui erra dans le district cette après-midi là et en début de soirée. Nous tentions de saisir le dernier souffle de cette ville merveilleuse loin du front avant de retourner dans l’inconnu qu’était le nord-est. Nous avons marché autour des cafés que nous avions fréquentés près de l’hôtel et nous avons dit nos adieux. Inutile de préciser que le vin ne nous a pas coûté cher cette dernière journée. Les propriétaires sympathiques insistaient pour souligner notre départ de façon appropriée. »  (Becker, Silhouettes of The Great War, p. 103 [traduction libre]).

Crédit: ‘4e emprunt national’, October 1918, Abel Faivre, reproduction print, Collections CCGW/CCGG.

Lieutenant-Colonel Temporaire Philip Eric Bent, VC, DSO
Une action centenaire

Le Lieutenant-Colonel Temporaire Philip Eric Bent, 9e Bataillon, Régiment de Leicestershire. © IWM (VC 85)

En ce jour en 1917, le Canadien Philip Bent, D.S.O. reçoit la Croix de Victoria pour ses actions lors de la bataille du bois du Polygone.

Né en 1911 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, Philip a plus tard fréquenté l’école au Royaume-Uni. En 1907, il s’est joint à la Marine marchande, mais s’est rapidement enrôlé dans l’armée britannique lorsque la guerre a éclaté, en 1914. Il s’est élevé dans les rangs, et en juillet 1915, il était en route vers le front occidental en tant qu’officier chargé du régiment de Leicestershire. Deux ans plus tard, après avoir reçu l’Ordre du service distingué en juin 1917, Bent servait temporairement à titre de Lieutenant-Colonel durant la troisième bataille d’Ypres, où il a mené une contre-attaque près du bois du Polygone, à Zonnebeke, en Belgique, le 1er octobre 1917. Tué en menant l’attaque, le corps du Lieutenant-Colonel Bent a été perdu durant les combats subséquents, et il n’a donc pas de tombe connue. Sa mémoire est honorée au Mémorial aux soldats disparus de Tyne Cot, au cimetière de Tyne Cot près d’Ypres, en Belgique.

La citation de sa Croix de Victoria se lit comme suit:

The London Gazette, date de publication:  8 January 1918, supplément:  30471, page: 722.
The London Gazette, date de publication:  8 January 1918, supplément:  30471, page: 723.

 

Congé – iv partie

« Paris, France. 1918-08-20. A group of Australian, New Zealand and South African soldiers and a lady from the New Zealand Volunteer Service relaxing on leave with a drink outside the Maxime Bar. »
Crédit: AWM, H03656.

Dans la publication d’aujourd’hui, le Canadien Frank S. Iriam décrit la beauté de Paris à la fin de l’été 1917.

Aujourd’hui, nous retournons à notre série sur les congés, suivant les Canadiens alors qu’ils s’évadent vers la sécurité relative et l’excitation de Londres ou de Paris. Ayant reçu leurs laissez-passer, un groupe de soldats se précipitait vers le transport le plus près qui allait l’emmener vers sa période d’extase dans les grandes villes. Pour les troupes du lointain Canada, le mode de vie de Paris était choquant et unique:

« Paris était une ville magnifique, à son meilleur à la fin de l’été… les gens de Paris semblaient s’éprendre des Canadiens et ils rivalisaient les uns avec les autres dans leurs efforts pour nous faire passer un bon moment durant notre court séjour. Il ne manquait certainement pas de vin, de femmes et de chansons… étant jeunes et fraîchement arrivés d’un coin de l’enfer, nous nous sommes pliés à leurs mœurs sans les remettre en question, décidant de faire “à Rome comme les Romains”… afin de profiter au mieux du peu de temps qui nous était accordé dans cette ville brillante et magnifique. »

« En après-midi, durant notre dernière semaine à Paris, nous nous asseyions aux petites tables sous les auvents qui étaient déployés devant plusieurs hôtels sur le bord des trottoirs. Pourvu que nous commandions une boisson ou un autre chaque quart d’heure, nous pouvions y rester sans interruption, à l’exception de Gaston qui venait prendre nos commandes, serviette au bras. De cet endroit confortable, nous pouvions étudier la vie et les mouvements sur les boulevards, et c’était toujours très intéressant pour un étranger. »

Voyez la publication précédente, Congé, partie III, ici – https://www.fondationvimy.ca/conge-pt-iii/

17 septembre 1944
l’opération Market Garden

« Des parachutistes britanniques en chemin vers Arnhem à bord d’un avion USAAF C-47 le 17 septembre 1944 »
© IWM (K 7586)
« Des parachutistes sautent d’un avion Dakota au-dessus des banlieues d’Arnhem, le 17 septembre 1944 »
© IWM (BU 1162)

En ce jour  en 1944, les Alliés ont lancé l’opération Market Garden, larguant des milliers de troupes derrière les lignes ennemies en parachute et en planeur, afin de saisir plusieurs ponts avant que l’ennemi ne puisse les détruire, pendant que les forces terrestres se précipitaient vers le nord au travers d’un nouveau corridor.

À Arnhem, le point de chute le plus éloigné derrière les lignes ennemies, les troupes britanniques s’attendaient à se battre pendant quelques jours seulement avant que les forces terrestres des Alliés ne les rejoignent. Finalement, isolés et entourés, avec très peu de provisions, les Britanniques ont tenu le coup pendant 10 jours.

Quelques Canadiens étaient à Arnhem, dont Stanley Maxted, comme correspondant de guerre pour la BBC. À la lumière du tournant désastreux qu’allait prendre la bataille, les enregistrements de Maxted qui ont survécu sont des comptes-rendus précieux de la bataille d’Arnhem.

« Ce sont d’incroyables combattants, s’ils pouvaient seulement obtenir le matériel qu’il faut pour se battre… »

Dans cet enregistrement, Maxted regarde les avions d’approvisionnement des Alliés larguer des paquets sur les Britanniques assiégés, tandis que les fusils allemands tirent sur ces cibles qui se déplacent lentement. Dans un revirement du destin cruel, peu des provisions larguées ont atteint les Britanniques, tombant plutôt sur les positions allemandes. https://www.youtube.com/watch?v=Nk5_5wQOCDw

 

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.

 

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie I

Pour nos prochaines postes les mercredis, nous partageons des épitaphes des pierres tombales de la Première Guerre Mondiale. Beaucoup d’entre eux viennent du nouveau livre « Canada’s Dream Shall Be of Them »

« Spirit in heaven, body in France, memory in Canada. »
Soldat Earl Orington MacKinnon, 10e (Canadiens) Bataillon, 9 avril 1917 – St. Catherine British Cemetery, Pas de Calais, France.

Credit: McGeer, Canada’s Dream Shall Be of Them, p. 26.

Earl MacKinnon était avec le 10e bataillon (Canadiens) seulement 16 jours avant qu’il soit tué au combat à la crête de Vimy le 9 avril 1917.
Crédit : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale – CEC 531398a, Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7001 – 20, Numéro d’item : 166537, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC)
Voir la rangée 1202/1D.
Crédit: Commonwealth War Graves Commission, 2017.