Joyeux Nouvel An lunaire!

Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002421 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Joyeux Nouvel An lunaire! Sur cette photo, « Bataillons de manoeuvres chinois en France célébrant le Nouvel An chinois le 11 février 1918 ».

#SVQ l’armée britannique a recruté quelque 100 000 hommes en provenance de Chine pendant la Première Guerre mondiale pour faire exécuter des tâches pénibles sur le front ouest. Ces hommes ne faisaient pas partie de la force militaire, mais travaillaient dans les mêmes conditions que les bataillons de travail. Les trains de transport du « Chinese Labour Corps » ont traversé le Canada pour se rendre en Europe; cette traversée s’est déroulée dans le plus grand secret et les recrues n’avaient pas le droit de quitter les trains de peur que la population locale proteste. À cette époque, les immigrants chinois au Canada étaient assujettis à des quotas stricts et à une taxe d’entrée.

#EnCeJour – Jour du drapeau national du Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Drapeau, Red Ensign », Numéro de l’objet : 20040039-001.

Nous fêtons aujourd’hui le Jour du drapeau national du Canada, en mémoire du 15 février 1965, où pour la première fois « l’Unifolié » était hissé sur la Colline du Parlement. Ce drapeau a remplacé le « Red Ensign » sous lequel le pays s’était battu pendant les deux guerres mondiales. Le « Red Ensign » partagé aujourd’hui a été porté par le Soldat James Davidson pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale.

Parc du Centenaire de Vimy

Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy dans le nord de la France ouvrira cette année, pour commémorer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Aidez-nous à soutenir ce projet en achetant un chêne Vimy à planter dans votre communauté et en préservant l’héritage de Vimy pour les générations à venir.

Parc du centenaire de Vimy

#100JoursdeVimy – 20 mars 2017
Ethelbert 'Curley' Christian

Durant le dévoilement du Memorial national du Canada à Vimy en 1936, Curley s’est fait un chemin au travers des foules et des gardes afin de présenter le roi Edward VIII à un groupe de vétérans aveugles.
Gracieuseté: Collection privée.

Ethelbert «Curley» Christian est né aux États-Unis dans les années 1880 (la date et le lieu varient selon les sources). Toujours en mouvement, Curley a beaucoup voyagé dans ses jeunes années, pendant qu’il travaillait. En 1915, Curley se trouvait à Selkirk, au Manitoba, lorsqu’il s’est enrôlé dans le 108e Bataillon (Selkirk) du Corps expéditionnaire canadien. Une fois outre-mer, Curley a été transféré dans le 78e Bataillon (Winnipeg Grenadiers). Durant la bataille de la crête de Vimy, Curley a été sévèrement blessé, possiblement pris sous des tirs d’artillerie, et laissé enterré sous la boue et les débris pendant deux jours (selon sa famille). Lorsqu’il a finalement été découvert, la gangrène s’était développée dans ses plaies, poussant les docteurs à amputer ses quatre membres. Lorsqu’il était en convalescence à Euclid Hall, à Toronto, Curley a rencontré une aide-soignante, Cleopatra McPherson. Les deux allaient se marier en 1920 et élever un enfant.

Le caractère enjoué de Curley lui a permis de devenir un défenseur des amputés de la guerre.
Gracieuseté: Collection privée.

Éternellement en mouvement, Curley est revenu au Canada, seul amputé des quatre membres de la Première Guerre mondiale, et à mené des initiatives pour le soin des amputés et des handicapés de la guerre. En 1936, il est monté à bord du S.S. Montrose et est retourné en Europe avec le Pèlerinage de Vimy, où il a rencontré et discuté avec le roi Edward VIII lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy.

Ethelbert «Curley» Christian est décédé le 15 mars 1954 à l’âge approximatif de 70 ans. Il est enterré dans la section « Prospect Cemetery » du cimetière Mount Pleasant à Toronto.

Dans cette note, Curley affirme que « les deux jambes qui m’ont été fournies par l’usine des membres de l’hôpital militaire ne sont pas satisfaisantes, et je veux pouvoir choisir moi-même le style et la marque de mes jambes ». (Note du rédacteur: il voulait probablement parler du Haldimand War Memorial Hospital, à Dunnville, en Ontario, établi en 1920).
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîte 1695 – 54. Numéro d’objet: 100301.
Surnommé « Curley » par sa mère en raison des boucles dans ses cheveux, il a même signé ses papiers d’attestation avec ce surnom.
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîtes 1695 – 54. numéro d’objet: 100301.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Argot de la Première Guerre Mondiale
« Cooties »

« Canadien qui cherche des « cooties » (poux de corps) dans sa chemise en mai 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001331.

À l’approche de la Saint-Valentin, voici une histoire amusante de « cooties » et de lettres d’amour pendant la Première Guerre mondiale. #SVQ « cooties » était l’un des nombreux termes utilisés pour décrire les poux de corps?

« Le major écrivait une lettre; de temps à autre, il abandonnait son écritoire, fouillait quelques minutes dans sa chemise, avait une inspiration et revenait à son écriture. Il finit enfin sa lettre et la remit à son « messager ». Je me demandais s’il écrivait à une entreprise spécialisée en insectes; lorsque le messager m’a dépassé… j’ai jeté un œil sur l’enveloppe. J’ai vu qu’elle était adressée à Mlle Alice Quelque chose, à Londres… l’amoureuse du major… il lui écrivait tous les jours. Imaginez : écrire une lettre d’amour pendant un épouillage; mais telle était la vie dans les tranchées. » (Empey, Over The Top, p. 23)

 

29 janvier 1918 – « Dunsterforce »

« Officier britannique de la “Dunsterforce” entraînant des recrues à Jelu. »
© IWM (Q 25024)

En ce jour en 1918, une force constituée secrètement de 350 soldats canadiens, australiens, néo-Zélandais et britanniques triés sur le volet, prenait la mer en direction du Moyen-Orient. Connue sous le nom de « Dunsterforce », cette force visait à combler le vide après la dislocation de l’armée impériale russe, notamment à organiser, à former et à diriger la résistance locale contre l’armée ottomane. Au total, 41 hommes du Corps expéditionnaire canadien se sont joints à la Dunsterforce (Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914-1919, p. 494).

28 janvier 1918 – Mort du lieutenant-colonel John McCrae

« Le lieutenant-colonel John McCrae et son chien Bonneau. »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada / C-046284.

Il y a cent ans aujourd’hui, John McCrae décédait d’une pneumonie et d’une méningite. John McCrae a été inhumé au cimetière communal de Wimereux avec tous les honneurs militaires; la procession était menée par son cheval bien-aimé Bonfire, les bottes de l’officier placées à l’envers sur les étriers. Ironiquement, malgré les contributions en vers à l’égard du Souvenir de John Mc Crae, sa pierre tombale ne porte aucune épitaphe. Le lieutenant-colonel John McCrae, soldat, médecin, professeur et poète, était âgé de 45 ans seulement.

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bon for the bust"

« Françaises vendant des oranges aux militaires canadiens à leur retour au camp, juin 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001407 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Nous poursuivons sur le thème de la nourriture avec la publication sur le langage en usage pendant la Première Guerre Mondiale d’aujourd’hui!

Pendant la Première Guerre mondiale, l’expression en usage « bon for the bust » signifiait « bon à manger ». Comme pour de nombreuses autres phrases, les origines de « bon for the bust » demeurent obscures. Selon l’explication généralement acceptée, les troupes du Commonwealth auraient entendu pour la première fois cette phrase prononcée par des civils français tentant de vendre de la nourriture aux soldats anglophones, lesquels auraient ensuite adopté la phrase comme la leur.  (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 45 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 89).

1918 – rationnement volontaire en Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Affiche de Propagande, Don’t Waste Bread! », Numéro de l’objet 19720121-074.

Au début de l’année 1918, la Commission canadienne du ravitaillement s’est vu confier la responsabilité de surveiller la production et la gestion alimentaires au Canada pendant l’effort de guerre. Sur le modèle de la Grande-Bretagne, les programmes gouvernementaux, les journaux et les affiches de propagande invitaient au rationnement volontaire tel que les « vendredis sans viande » et la substitution des ingrédients dans les recettes de tous les jours.