Bataille de Chérisy
Une action centenaire

Bataille de Chérisy, 27 et 28 août 1918

Dans le cadre de la bataille de la Scarpe, la bataille du village de Chérisy offre un exemple de combat sanglant mené par le Corps canadien les jours précédant la bataille pour prendre la ligne Drocourt-Quéant. La 5brigade participe à une avancée visant à percer la ligne Frenses-Rouvroy, autre défense fortifiée avant la grande ligne Drocourt-Quéant. Le 22bataillon (the Vandoos) a pour mission de s’emparer de Chérisy avec les 26et 24bataillons. La pluie et les mauvaises conditions retardent le départ de l’offensive et la bataille commence à 10 heures seulement.

Le 132erégiment d’infanterie allemand résiste farouchement – ses mitrailleuses fauchent les soldats canadiens dans leur avancée, mais le village est capturé en milieu de journée. Le Vandoos a perdu beaucoup de ses officiers dans l’attaque initiale à Chérisy et l’officier au rang le plus élevé restant, le major Georges Vanier, organise la défense de la position du bataillon en collaboration avec le 24e bataillon. Cette nuit-là, le commandement divisionnaire informe les officiers de la 5brigade qu’ils ne seront pas relevés et qu’ils devront se battre le lendemain matin pour continuer de gagner du terrain en direction de la ligne Drocourt-Quéant.

Dans l’attaque du 28 août, Vanier est blessé et le commandement des deux bataillons est confié au commandant du 24bataillon, le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, qui continue de tenir la position devant Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève le lendemain. Seulement 39 membres du 22e bataillon répondent à l’appel du 29 août : 634 hommes sont morts, blessés ou disparus, y compris tous les officiers.

Progrès technologiques

Chérisy s’est inscrite dans une série de petites batailles planifiées, missions progressives visant à franchir de grandes distances; Amiens est atteinte le 8 août et la ligne Drocourt-Quéant le 3 septembre. Currie et les Alliés en général ont recouru à des engagements planifiés pour éviter les problèmes inhérents à la poursuite d’objectifs lointains; ce type d’engagement a été de plus en plus souvent employé après la Somme en 1916 dans l’idée de « prendre et tenir » pour gagner des petits morceaux du territoire ennemi.

La bataille de Chérisy illustre l’une des difficultés rencontrées par le Corps canadien dans les jours qui ont suivi Amiens. Le rythme des batailles depuis le 8 août rend la coordination du soutien de plus en plus difficile, et compte tenu du mauvais temps qui sévit le 26 août, les bataillons qui participent à la bataille de Chérisy ne disposent pas de suffisamment de soutien de contre-barrage.

L’artillerie allemande continue de leur tirer dessus, et des nids de mitraillettes dans le village même font des ravages dans les troupes qui avancent, qui ont été retardées par des fils barbelés non coupés et un terrain accidenté. Si le Corps canadien commandé par Currie devait réussir dans les batailles à venir – qui se déplaçaient encore plus rapidement – la fourniture de soutien en temps opportun était cruciale.

Personnalités

Chérisy a été une bataille acharnée dans laquelle de nombreux actes de bravoure sont passés inaperçus pendant les deux jours de conflit; toutefois, deux Canadiens se sont démarqués.

Le major Georges-Philéas Vanier, officier au rang le plus élevé restant à la fin de la journée du 27 août. Vanier organisa l’attaque du lendemain, sachant qu’il avait peu de chances de survivre, et conduisit ses soldats au sommet à 12 h 30 le 28 août. Vanier, touché à l’estomac et la jambe brisée par un obus, a été évacué et a survécu à la bataille. Vanier s’est remis de ses blessures et a occupé plus tard les fonctions de gouverneur général du Canada.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

VANIER, GEORGES PHILIAS

Le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, dernier officier supérieur du 24bataillon, rassembla les soldats encore debout du 22bataillon et tint la position du bataillon à l’extérieur de Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève. Bien que gravement blessé, Clark-Kennedy a refusé de quitter ses hommes et a continué de diriger la bataille jusqu’au retrait des deux unités. Clark-Kennedy a été décoré de la Croix de Victoria et a vécu le reste de sa vie à Montréal.

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CLARK-KENNEDY, WILLIAM HEW

 

Deuxième bataille d’Arras
Une action centenaire

Deuxième bataille d’Arras du 26 au 30 août 1918

Le Corps canadien vient juste de vaincre à Amiens le 14 août lorsqu’il est envoyé aux alentours d’Arras pour participer aux actions visant à percer les systèmes de tranchées allemands. Ayant perdu quelque 12 000 soldats, qui doivent être remplacés par de nouvelles troupes, le Corps canadien ressent encore les conséquences de son entrée initiale dans l’offensive des Alliés du mois d’août, mais il n’a pas le choix. Currie doit préparer ses hommes pour un nouvel assaut.

L’artillerie lourde du Corps canadien en action L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003133.

Contrairement à Amiens, le Corps canadien ne peut profiter de l’effet de surprise et, avec moins d’une semaine pour planifier, le combat qui devra compter sur l’artillerie lourde, la maîtrise de l’infanterie et le courage des soldats sera difficile. Encore une fois, le travail de contre-batterie jouera un rôle très important dans le succès de la bataille, et les artilleurs canadiens s’efforceront de mettre hors d’usage la plus grande partie possible de l’artillerie allemande avant le jour de la bataille.

Currie compense le manque d’effet de surprise par la planification d’une bataille nocturne, lancée dans l’obscurité le 26 août à 3 heures du matin sous la pluie. Le Corps canadien s’avance vers les détachements de mitrailleuses allemands, qu’il doit mettre hors de combat chacun à leur tour pour assurer la progression du Corps vers l’avant. À la fin de la journée, le Corps canadien a progressé de 5 km et repris Monchy-le-Preux, mais il lui reste d’autres combats à mener. Les petites attaques qui conduisent le Corps canadien vers la redoutable ligne Drocourt-Quéant lui coûtent au moins 6 000 hommes et épuisent ses précieuses ressources humaines – des soldats expérimentés que Currie ne pouvait pas se permettre de perdre. Les pertes allemandes sont estimées à au moins 3 000 prisonniers et à un nombre inconnu de morts et de blessés.

Des canons capturés par des Canadiens sur le front d’Arras. L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003219.

Progrès technologiques

Arras a offert une autre occasion au Corps canadien d’utiliser les techniques qu’il avait mis au point pendant la dernière année. Currie s’est servi de la Royal Air Force et de ses unités de contre-batterie pour dévaster les armes de l’ennemi avant le jour de la bataille, et les divisions d’infanterie ont pu avancer rapidement et librement derrière un barrage roulant. La bataille d’Arras a également commencé par une attaque de nuit, tactique déjà utilisée par Currie lorsqu’il ne pouvait pas profiter de l’effet de surprise, et qu’il utiliserait de nouveau au cours des semaines suivantes.

Comme à Amiens, les opérations canadiennes de la deuxième bataille d’Arras ont été planifiées rapidement; l’organisation de la bataille de Vimy l’année précédente avait pris plus d’un mois, pour une bataille typique de cent jours, Currie disposait habituellement de moins d’une semaine, et à mesure que le Corps canadien progressait en territoire allemand, ce temps se raccourcissait.

Personnalités

Lt Charles Smith Rutherford, du 5Bataillon canadien de fusiliers à cheval, a été décoré de la Croix de Victoria le 26 août 1918 pour son attaque de deux casemates et la capture de près d’une centaine de prisonniers. Charles Smith Rutherford a survécu à la guerre et est devenu sergent d’armes de l’Assemblée législative de l’Ontario. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

RUTHERFORD, CHARLES SMITH

Sdt Howard Douglas Graham n’avait que 20 ans lorsqu’il a combattu avec le 21Bataillon à Arras dans la section du renseignement. Howard Douglas Graham a survécu à la guerre et, 21 ans plus tard, en qualité de lieutenant général de l’armée canadienne, est retourné en Europe combattre pendant la Seconde Guerre mondiale. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

GRAHAM, HOWARD D

 

La bataille d’Amiens
Une action centenaire

Bataille d’Amiens du 8 au 12 août 1918

Qualifié par le général Erich Ludendorff de « journée noire de l’armée allemande », le premier jour de la bataille d’Amiens donne le ton des cent derniers jours de la Première Guerre mondiale. À 4 h 20 du matin, le 8 août, le barrage roulant canadien est lancé et les quatre divisions du Corps avancent derrière un nuage ronronnant d’éclats d’obus, de gaz toxique et de fumée.

La bataille d’Amiens a été planifiée dans le plus grand secret au cours de l’été 1918 par le feld-maréchal Haig, après une proposition du commandant australien John Monash d’utiliser une approche combinée d’infanterie et de chars pour percer les lignes allemandes déployées sur le front après l’offensive interrompue du printemps. L’attaque a été planifiée sans bombardement initial; les premiers coups de feu seraient tirés sur les canons allemands à minuit sous la protection d’un barrage roulant.

Le Corps canadien est secrètement déplacé vers le front d’Amiens pour ne pas laisser voir qu’une attaque est sur le point de se produire. Une force de diversion est envoyée dans les Flandres, amenant l’armée allemande à penser que l’offensive sera lancée là-bas, et les dernières unités canadiennes n’arrivent pas sur place avant le 7 août.

L’avancée du matin du 8 août est rapide et brutale; une grande partie de l’artillerie allemande est mise hors d’usage, mais les Canadiens doivent quand même affronter des nids de mitrailleuses dangereux tout le long des lignes défensives allemandes. Le Corps canadien doit franchir quatre lignes, ce qu’il réussit en fin de journée, avant que la défense allemande se durcisse et que la bataille ralentisse. Les gains canadiens de la journée représentent une zone de 13 km de largeur sur une façade de plus de 20 kilomètres.

La bataille d’Amiens est un véritable succès, le plus important de la guerre à ce jour pour les Alliés, et montre que l’armée allemande commence à perdre le moral; des milliers d’Allemands ont été faits prisonniers, certains sans coups de feu. Toutefois, la victoire finale a coûté cher : la journée du 8 août seulement, le Canada compte 1 036 morts et 2 803 blessés. La bataille d’Amiens a fait 11 822 victimes au sein du Corps canadien, ce que le Corps ne pouvait guère se permettre. Les pertes allemandes sont évaluées à 75 000 soldats morts, blessés ou prisonniers.

(Bataille d’Amiens) Avancée des chars. Des prisonniers ramènent des blessés portant des masques à gaz, août 1918. Bibliothèque et Archives Canada/PA-002951 (modification de l’image originale).

 

Progrès technologiques

Le succès d’Amiens repose en partie sur les techniques mises au point par les forces canadiennes et australiennes en 1917 et en 1918, notamment :

– la coordination de l’infanterie, des chars, de l’artillerie et des attaques aériennes contre l’ennemi, pour tirer parti de la concentration de toutes les avancées technologiques de la guerre;

– l’utilisation continue du travail de contre-batterie, y compris le repérage acoustique et les renseignements aériens, pour éliminer les pièces d’artillerie repérées avant leur utilisation;

– un barrage roulant extrêmement rapide qui progresse à la vitesse de 200 mètres par minute et permet au Corps canadien de foncer sur ses cibles et d’envahir les lignes défensives.

Personnalités

Dix (10) Croix de Victoria et 3 000 autres décorations pour acte de bravoure sont décernées aux soldats du Corps canadien pour leur combat à Amiens. Parmi les soldats décorés de la Croix de Victoria, mentionnons :

Lt Jean Brillant, 22eBataillon (Vandoos). Déjà décoré de la Médaille militaire, Jean Brillant a dirigé sa compagnie contre des nids de mitrailleuses à trois reprises et a été blessé trois fois. Jean Brillant est mort de ses blessures le 10 août.

Cpl Herman Good, 13eBataillon. Herman Good s’est emparé à lui seul d’un nid de mitrailleuses allemand et, plus tard le même jour, a organisé la prise de trois pièces d’artillerie allemandes. Herman Good a survécu à la guerre et a travaillé comme garde-chasse et pêche.

Sgt Robert Spall, PPCLI. Robert Spall a couvert son peloton isolé avec sa mitrailleuse Lewis pour lui permettre de se retirer, avant d’être tué le 13 août 1918.

 

 

Album souvenir du pélérinage à Vimy

En novembre 2016, un commerce Value Village d’Ajax, en Ontario, a communiqué avec la Fondation Vimy. Un gros album de photos et de souvenirs de voyage leur avait été remis quelques mois auparavant. Le personnel avait reconnu sa valeur historique et l’a gardé pendant des mois dans l’espoir qu’un membre de la famille vienne le récupérer. Ils nous ont contactés à la Fondation Vimy pour solliciter notre aide, car certaines photos avaient été prises au Monument commémoratif de Vimy en France.

Cet album de photos est incroyable. Il s’agit d’un album de souvenirs du pèlerinage original à Vimy en 1936, lorsque des anciens combattants et leurs familles de partout au Canada se sont rendus en France pour le dévoilement du Monument commémoratif de Vimy. Il s’agissait du plus important groupe de Canadiens à se rendre en France depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce qui rend cet album encore plus spécial, c’est qu’il contient la médaille originale du pèlerinage à Vimy décernée à tous ceux qui ont traversé l’océan pour retourner aux champs de bataille et cimetières en Europe.

 

Nous croyons qu’il a été créé à l’origine par Mme E. Lancaster, membre du personnel d’Eaton à l’époque avec un parent qui avait combattu. Nous avons passé des mois à parcourir les images, à chercher des indices supplémentaires qui nous aideraient à identifier le membre de sa famille qui avait combattu, à établir des liens avec sa famille élargie et à communiquer avec des personnes et des organisations qui auraient pu nous aider. Cependant, à ce jour, toutes les pistes d’enquête ont abouti à une impasse et nous n’avons pas pu établir de liens avec des descendants actuels de sa famille.

Si ce livre a été donné accidentellement ou n’était pas entre les mains des membres de la famille, nous aimerions le remettre aux propriétaires légitimes. Il y a aussi des photos de nombreuses autres personnes qui ont voyagé sur le même navire (HMS Champlain), d’autres au sein du contingent d’Eaton et d’autres pèlerins à Vimy. Vous verrez peut-être une photo d’un parent qui a également fait ce pèlerinage historique à la crête de Vimy!

 

 

https://goo.gl/photos/i4DUPGxggwynqkHx8

Mise à jour: le 30 juillet 2018

Merci à Debbie Lee Jiang qui nous suit sur Facebook! Grâce à quelques recherches, elle a été en mesure de découvrir quelques détails supplémentaires sur la famille de notre album mystère de Mlle E. Lancaster.

La parente de Mlle E. Lancaster qui a servi dans la Grande Guerre: son père, M. Hubert B. Lancaster, de Toronto. Elle était son unique enfant, ayant 14 ans quand son père de 35 ans est parti servir en 1915 avec le 123e Bataillon. Hubert Bertie Lancaster, charpentier de métier, est né dans le Yorkshire, en Angleterre, fils de William Lancaster.

Il semble que Elsie Marion Lancaster, participant du pèlerinage original à Vimy, ne s’est jamais mariée et a été enterrée avec ses parents au cimetière Mount Pleasant, à Toronto, en 1994.

Le dossier de service de HB Lancaster. Bibliothèque et Archives Canada.

 

Recensement de 1921 de la maison Lancaster

 

Cimetière Mount Pleasant

 

 

Le Tour de France 2018

Le Tour de France a des liens forts avec la Première Guerre mondiale. En 1914, le Tour a commencé le même jour où l’archiduc Franz Ferdinand a été assassiné, déclenchant une série d’événements qui ont mené au début de la guerre. Sur les 145 partants du Tour de France 1914, 15 vont mourir durant la Première Guerre Mondiale, dont trois vainqueurs de l’épreuve : Lucien Petit-Breton Mazan (champion en 1907 & 1908), François Faber (champion en  1909) and Octave Lapize (champion en 1910).

La 13ème édition du Tour de France s’est déroulée en 1919. Seuls dix coureurs terminent officiellement  ce Tour rendu difficile par les routes endommagées par la guerre et la vitesse moyenne des coureurs était le plus bas de l’histoire.

Les cyclistes ont apporté une contribution importante à l’effort de guerre il y a 100 ans. Ils s’agissaient comme coureurs de bataillon, répartiteurs et éclaireurs, ainsi que les soldats qui participaient au combat direct.

 

Incapable de rouler à bicyclette à cause de la boue créée par une tempête récente, un messager canadien transporte sa « monture », août 1917. Bibliothèque et Archives Canada/PA-001581 (modification de l’image originale).

 

Samedi, l’étape du Tour de France se termine à Amiens. Il y a près de 100 ans, le Corps canadien a été secrètement déplacé sur le front d’Amiens et la bataille d’Amiens a commencé le 8 août. Amiens fut un succès étonnant, le plus grand de la guerre jusqu’à présent pour les Alliés. Cependant, la victoire a été très coûteuse: 11 822 canadiens tués et blessés. 

Tour de France – 14 juillet 2018

 

Le dimanche 15 juillet, l’étape du Tour de France visite de nombreux sites sur lesquels les Canadiens (et les Alliés, bien sûr) se sont affrontés durant les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale, dont Arras, Cambrai et Auberchicourt. 

Tour de France – 15 juillet

La Journée Nationale des Autochtones

Pendant la Première Guerre mondiale des milliers de soldats Autochtones ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien. 

À l’instar de la majeure partie des Canadiens, de nombreux Autochtones ont servi dans l’infanterie dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC). Le rôle militaire des Autochtones a été influencé par leur adresse de chasseurs et leurs compétences militaires ainsi que par les préjugés raciaux des officiers du recrutement et des chefs militaires. De nombreux Autochtones ont été des tireurs d’élite ou des éclaireurs de reconnaissance : ces fonctions figurent parmi les plus dangereuses des forces militaires. D’autres ont servi dans des unités d’appui dans le CEC, y compris les troupes des chemins de fer, les compagnies de creusement de tunnels et les unités des forêts.

Malgré la camaraderie proche avec les soldats non-Autochtones, leur retour au Canada fut gangrené par le traitement inégal et la marginalisation. En 1919, le lieutenant F.O. Loft, un ancien combattant des Six Nations qui avait servi avec le Corps forestier canadien pendant la guerre, a fondé la première organisation politique du pays qui s’adressait à tous les Autochtones, la Ligue des Indiens du Canada. La Ligue avait pour but d’améliorer les conditions dans les réserves et on croyait alors qu’une position unifiée s’articulant autour d’une organisation politique pouvait contester la Loi sur les Indiens qui régissait les vies des Autochtones.

Lisez son dossier du personnel sur le site du Bibliothèque et Archives Canada.

Apprenez-en davantage sur les contributions des Autochtones à la Première Guerre mondiale.

 

Mention : Canada. Le ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-007439. 

 

Le parc patrimonial Borden

Fondée en 1916, la Base des Forces canadiennes Borden a formé près de cinquante mille soldats en service dans le Corps expéditionnaire canadien. Pour bon nombre de ces soldats, le baptême du feu est survenu pendant la bataille d’Arras, et plus particulièrement la bataille de la crête de Vimy. La sculpture commémorative du clairon est généreusement offerte par la Base des Forces canadiennes Borden (BFC Borden).

En 2016, la BFC Borden a célébré son centenaire et, grâce au partenariat durable de la Base, de la Ville de Barrie et des collectivités environnantes, le monument commémoratif de Borden a été érigé pour souligner l’occasion. Dévoilé le 9 juin par le Premier ministre Trudeau lors de notre cérémonie avec la participation de M. Frédéric Leturque, maire d’Arras.

Le projet patrimonial de Borden a débuté en 2014 et, en juin 2015, un volume de sol sacré a été retiré du champ de bataille de la crête de Vimy et rapatrié au Canada. Ce sol contient de façon symbolique l’ADN de tous ceux qui sont morts ou ont été blessés lors de la bataille de 1917.

C’était l’une des étapes importantes de la création du parc patrimonial Borden, trois pièces distinctes qui servent à commémorer notre passé et à inspirer l’avenir. Tout d’abord, un mur de granit blanc et noir, un hommage et une inspiration pour chacun des membres des Forces armées canadiennes qui franchissent nos portes. Gravé dans le mur principal, il s’agit d’un puissant hommage à tous les membres actuels et passés des Forces armées canadiennes : Ces portes sont franchies par les fils et les filles d’une nation reconnaissante envers ceux qui ont servi le Canada avec honneur, courage et un grand sens du devoir afin que nous puissions tous jouir de la liberté, de la démocratie et de la justice.

Le mur contient également une urne dans laquelle le sol sacré est gardé. La promesse du général Sir Arthur Currie à ses troupes, gravée dans le mur, se lit comme suit : « À ceux qui sont tombés, je dis : vous ne mourrez pas, mais vous plongerez dans l’immortalité. Vos mères ne pleureront pas votre destin, mais seront fières d’avoir mis au monde de tels fils. Vos noms seront vénérés pour toujours par votre pays reconnaissant, et Dieu vous conduira dans son sein. »

La deuxième partie du parc consiste en tranchées restaurées de la Première Guerre mondiale qui ont servi à former les soldats de l’infanterie avant leur départ vers le front occidental. Connectées au mur patrimonial par un court sentier boisé, ces tranchées rappellent l’importance de l’entraînement et les conditions de la Première Guerre mondiale.

Enfin, un clairon en bronze est installé dans le parc, appelant ses compagnons et les visiteurs au monument. Il appelle aussi les tranchées désormais vides où les soldats étaient formés avant leur départ pour l’étranger.

Pour célébrer le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, un second clairon a été réalisé et sera donné à la Fondation Vimy, qui l’installera à l’ombre du magnifique monument de Walter Allward. Le clairon identique se trouve actuellement à l’Hôtel de ville d’Arras.

 

La sculpture commémorative du clairon

Randonnée à vélo « de Vimy à Juno »

Annonce de la randonnée à vélo de bienfaisance « de Vimy à Juno » 2019

La Fondation Vimy est fière d’annoncer que vous aurez l’occasion unique, en juin 2019, de parcourir à vélo les lieux qui ont fait l’histoire de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième Guerre mondiale pour le Canada. La randonnée à vélo de bienfaisance « de Vimy à Juno » combine un parcours de 500 à 700 km dans une magnifique campagne et un puissant récit historique.

La visite commence dans les champs de bataille où les soldats canadiens ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. Les cyclistes traverseront la Belgique et le Nord de la France, et effectueront des visites spéciales à la Porte de Menin (pour la cérémonie du Souvenir), au Mémorial terre-neuvien à Beaumont­Hamel et au Mémorial national du Canada à Vimy – qui comprendront des activités à l’intérieur du nouveau centre d’éducation des visiteurs, au Parc du centenaire de la Fondation Vimy, qui ouvrira sous peu et dans les tunnels souterrains de Maison Blanche. qui ne sont pas ouverts au public.

En roulant vers la Normandie, les cyclistes emprunteront la route suivie par les soldats canadiens dans le cadre des campagnes de la Seconde Guerre mondiale, y compris l’attaque de Dieppe. L’activité culminera par le dépôt de couronnes et par la participation à un souper-gala spécial réunissant des chefs d’État et d’autres personnalités de marque, dans le cadre des commémorations officielles du 75e anniversaire des débarquements du jour J.

Le long de la route « de Vimy à Juno », les cyclistes participeront à un événement spécial avec des cyclistes de la Randonnée en vélo sur les champs de bataille 2019 (BBR19) de Wounded Warriors Canada, rejoignant des autres Canadiens explorant l’histoire du Canada sur deux roues. Vous n’avez pas à être un cycliste expert pour participer à ce voyage, mais vous devrez être entraîné et posséder des connaissances en cyclisme.

Points saillants à inclure :

  •   – Région d’Ypres : Cérémonie de dépôt de couronnes à la Porte de Menin
  •   – Région de Vimy : Mémorial national du Canada à Vimy
  •   – Région de Vimy : accès exclusif aux tunnels souterrains de Maison Blanche
  •   – Région de Normandie : Visite de Dieppe
  •   – Région de Normandie : Cérémonies du jour J 75 à la plage Juno et un dîner de gala avec les chefs d’État
  •    – Un repas spécial avec le général (à la retraite) Rick Hillier

Information

  •   – L’entreprise d’excursions à vélo : Great Explorations
  •   – Dates : le 30 mai – 7 juin 2019
  •   – Niveau d’activité : Modéré
  •   – Coût : 5 250 $CAN (+ don déductible des impôts à la Fondation Vimy de 2 500 $)
  •   – Supplément personne seule : 1 250 $ CAN par personne
  •   – Location de vélos : incluse (des renseignements supplémentaires sur les vélos offerts aux cyclistes se trouvent sur le site Web Great Explorations – en anglais)
  •   – Itinéraire détaillé (en PDF)

Que comprend le coût de votre voyage?

  •   – Services d’un ou plusieurs guides expérimentés et véhicules de soutien de Great Explorations
  •   – Huit nuitées d’hébergement
  •   – Tous les repas
  •   – Droits d’entrée pour certains musées et sites historiques
  •   – Carte détaillée et instructions d’itinéraire
  •   – Tous les transports de bagages
  •   – Tous les transports entre le point de rencontre initial et le point de départ final (voir les villes d’arrivée et de départ)

Modalités

  •   – Chaque participant doit remplir le formulaire d’inscription en ligneet verser un dépôt de 1 000 dollars, avec paiement final 90 jours avant le voyage. À ce moment, un itinéraire final sera fourni avec des détails supplémentaires.
  •   – Great Explorations préparera un planificateur de voyage avec des détails de planification supplémentaires pour les participants et nous traiterons toutes les confirmations directement avec les clients.
  •   – Excursion organisée par Great Explorations, entreprise d’excursions à vélo ayant plus de 20 ans d’expérience dans l’organisation de voyages à vélo en France et dans le monde entier. Robbin McKinney, président et propriétaire, supervisera la planification des itinéraires, etc. en consultation avec la Fondation Vimy. Les distances et dénivelés pourraient différer en fonction de la sélection finale des itinéraires et des hôtels. L’itinéraire pourrait varier selon la détermination finale des choix d’hôtel, des trajets et des événements à Vimy.

INSCRIVEZ-VOUS ICI AVEC NOTRE ENTREPRISE D’EXCUSIONS,
GREAT EXPLORATIONS

(Indiquez – ‘Custom trip – Vimy’)
Le lien d’inscription est en anglais. Si vous préférez un formulaire PDF en français, veuillez nous contacter.

Des questions sur la la randonnée à vélo de bienfaisance « de Vimy à Juno »?
S’il vous plaît contacter Great Explorations : info@great-explorations.com ou 1(800) 242-1825.

Nos lauréats du Prix Vimy Beaverbrook 2018

Félicitations à nos lauréats du Prix Vimy Beaverbrook 2018! 16 étudiants ont été sélectionnés pour participer à un programme éducatif immersif en Angleterre, en Belgique et en France du 9 au 23 août 2018.

Ghalia Aamer – Edmonton, Alb.
Laetitia Champenois Pison – Montréal, Qc
Cassidy Choquette – Steinbach, Man.
John Evans – Victoria, C.-B.
Alix Gravel – Cowansville, Qc
Anna Hoimyr – Gladmar, Sask.
Mayra Alejandra Largo Alvarez – London, Ont.
Stanford Li – Beaconsfield, Qc
Isabella MacKay – Ottawa, Ont.
Cassandre Onteniente – Region Occitanie, France
Brooke Reid – St. Andrews, N.-B.
Hanna Rogers – Kinkora, Î.-P.-É.
Kelsey Ross – Burin, T.-N.-L.
Gordon Simpson – Edimbourg, Écosse
Caroline Tolton – North York, Ont.
Rachel Woodruff – Chemainus, C.-B.

Le Prix Vimy Beaverbrook rassemble des jeunes de 15 à 17 ans du Canada, du Royaume-Uni et de France pour leur permettre de mieux comprendre l’histoire qui les unit et les leçons à tirer de la Première et Deuxième Guerre mondiale. Les lauréats participeront à une bourse intensive en Europe en août. Les élèves assisteront à des conférences et colloques et visiteront des musées et l’impressionnant Mémorial canadien de Vimy ainsi que plusieurs autres sites de Mémoire.

Il y avait de nombreuses applications extraordinaires et donc une fois de plus notre tâche était extrêmement difficile, et nous remercions tous ceux qui ont présenté une demande et ont démontré leur travail et leur dévouement.

Merci à la Fondation Canadienne Beaverbrook pour leur soutien continu de notre programme.

BeaverbrookCanadianLogo

 

La Réception Vimy 2018

Près de 200 individuels, y compris des officiels gouvernementaux, dirigeants d’entreprise, membres du militaire et étudiants, ont assisté à la 8e édition de la Réception Vimy à la magnifique ambassade de France le 1 mai. Merci à notre hôte, Son Excellence Kareen Rispal, Ambassadrice de France au Canada et à nos conférenciers invités : Tim Cook, historien au Musée canadien de la guerre; et Damien Pilon, gagnant du prix du pèlerinage Vimy 2018.

« Nous voulons remercier tous ceux qui nous ont rejoints pour célébrer pas seulement l’héritage Canadian de leadership, travail d’équipe et innovation, mais aussi l’héritage culturel du monument lui-même. Nous voulons continuons à partager les nombreuses histoires qui font Vimy un tel jalon emblématique pour notre pays » !
– Bruce R. Burrows, Président du comité de la Réception Vimy 2018

« Nous sommes ici pour nous souvenir des Canadiens et des Français qui ont combattu il y a un siècle et il est notre mission d’éviter que ce qu’ils ont subi se reproduise. Nous ne les oublierons pas, et leur souvenir nous rappelera notre devoir de préserver la paix ».  
– Damien Pilon, gagnant du prix du pèlerinage Vimy 2018

 

Merci à tous nos généreux commanditaires de la Réception Vimy 2018: 

Un merci spécial à Sakto Corporation pour son soutien continu aux 137 Ashbury Royal Canadian Dragoons des Cadets royaux de l’Armée canadienne qui ont pu se joindre à nous cette année encore.

 

Parrainez un étudiant
Aidez-nous à financer le Prix du Pèlerinage Vimy. Ce programme permet 20 jeunes Canadiens exceptionnels, comme Damien, de revivre l’histoire de la Première Guerre mondiale chaque avril.

 

L’exposition de photos colorisées « La Grande Guerre en Couleurs »
Apprenez-en davantage sur notre projet La Première Guerre mondiale en couleur et parcourez d’autres images colorisées sur notre site Web.

 

Regardez ‘Vimy Retrouvé’
Lors de la réception de Vimy, nous avons projeté ce court métrage produit par la Fondation Vimy en partenariat avec l’Office national du film du Canada. Cliquez ici pour regarder cette vidéo unique.

 

Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy
Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy est en cours de construction sur un terrain adjacent au Mémorial national du Canada à Vimy, en France. Le Parc abritera 100 arbres du centenaire; chacun d’eux descend du gland d’un chêne de Vimy tombé de l’arbre pendant la bataille de la crête de Vimy et planté plus tard à Scarborough, en Ontario.

 

S.V.P., cliquez ici afin de voir des photos de cet événement.