La bataille d’Amiens
Une action centenaire

Bataille d’Amiens du 8 au 12 août 1918

Qualifié par le général Erich Ludendorff de « journée noire de l’armée allemande », le premier jour de la bataille d’Amiens donne le ton des cent derniers jours de la Première Guerre mondiale. À 4 h 20 du matin, le 8 août, le barrage roulant canadien est lancé et les quatre divisions du Corps avancent derrière un nuage ronronnant d’éclats d’obus, de gaz toxique et de fumée.

La bataille d’Amiens a été planifiée dans le plus grand secret au cours de l’été 1918 par le feld-maréchal Haig, après une proposition du commandant australien John Monash d’utiliser une approche combinée d’infanterie et de chars pour percer les lignes allemandes déployées sur le front après l’offensive interrompue du printemps. L’attaque a été planifiée sans bombardement initial; les premiers coups de feu seraient tirés sur les canons allemands à minuit sous la protection d’un barrage roulant.

Le Corps canadien est secrètement déplacé vers le front d’Amiens pour ne pas laisser voir qu’une attaque est sur le point de se produire. Une force de diversion est envoyée dans les Flandres, amenant l’armée allemande à penser que l’offensive sera lancée là-bas, et les dernières unités canadiennes n’arrivent pas sur place avant le 7 août.

L’avancée du matin du 8 août est rapide et brutale; une grande partie de l’artillerie allemande est mise hors d’usage, mais les Canadiens doivent quand même affronter des nids de mitrailleuses dangereux tout le long des lignes défensives allemandes. Le Corps canadien doit franchir quatre lignes, ce qu’il réussit en fin de journée, avant que la défense allemande se durcisse et que la bataille ralentisse. Les gains canadiens de la journée représentent une zone de 13 km de largeur sur une façade de plus de 20 kilomètres.

La bataille d’Amiens est un véritable succès, le plus important de la guerre à ce jour pour les Alliés, et montre que l’armée allemande commence à perdre le moral; des milliers d’Allemands ont été faits prisonniers, certains sans coups de feu. Toutefois, la victoire finale a coûté cher : la journée du 8 août seulement, le Canada compte 1 036 morts et 2 803 blessés. La bataille d’Amiens a fait 11 822 victimes au sein du Corps canadien, ce que le Corps ne pouvait guère se permettre. Les pertes allemandes sont évaluées à 75 000 soldats morts, blessés ou prisonniers.

(Bataille d’Amiens) Avancée des chars. Des prisonniers ramènent des blessés portant des masques à gaz, août 1918. Bibliothèque et Archives Canada/PA-002951 (modification de l’image originale).

 

Progrès technologiques

Le succès d’Amiens repose en partie sur les techniques mises au point par les forces canadiennes et australiennes en 1917 et en 1918, notamment :

– la coordination de l’infanterie, des chars, de l’artillerie et des attaques aériennes contre l’ennemi, pour tirer parti de la concentration de toutes les avancées technologiques de la guerre;

– l’utilisation continue du travail de contre-batterie, y compris le repérage acoustique et les renseignements aériens, pour éliminer les pièces d’artillerie repérées avant leur utilisation;

– un barrage roulant extrêmement rapide qui progresse à la vitesse de 200 mètres par minute et permet au Corps canadien de foncer sur ses cibles et d’envahir les lignes défensives.

Personnalités

Dix (10) Croix de Victoria et 3 000 autres décorations pour acte de bravoure sont décernées aux soldats du Corps canadien pour leur combat à Amiens. Parmi les soldats décorés de la Croix de Victoria, mentionnons :

Lt Jean Brillant, 22eBataillon (Vandoos). Déjà décoré de la Médaille militaire, Jean Brillant a dirigé sa compagnie contre des nids de mitrailleuses à trois reprises et a été blessé trois fois. Jean Brillant est mort de ses blessures le 10 août.

Cpl Herman Good, 13eBataillon. Herman Good s’est emparé à lui seul d’un nid de mitrailleuses allemand et, plus tard le même jour, a organisé la prise de trois pièces d’artillerie allemandes. Herman Good a survécu à la guerre et a travaillé comme garde-chasse et pêche.

Sgt Robert Spall, PPCLI. Robert Spall a couvert son peloton isolé avec sa mitrailleuse Lewis pour lui permettre de se retirer, avant d’être tué le 13 août 1918.

 

 

Album souvenir du pélérinage à Vimy

En novembre 2016, un commerce Value Village d’Ajax, en Ontario, a communiqué avec la Fondation Vimy. Un gros album de photos et de souvenirs de voyage leur avait été remis quelques mois auparavant. Le personnel avait reconnu sa valeur historique et l’a gardé pendant des mois dans l’espoir qu’un membre de la famille vienne le récupérer. Ils nous ont contactés à la Fondation Vimy pour solliciter notre aide, car certaines photos avaient été prises au Monument commémoratif de Vimy en France.

Cet album de photos est incroyable. Il s’agit d’un album de souvenirs du pèlerinage original à Vimy en 1936, lorsque des anciens combattants et leurs familles de partout au Canada se sont rendus en France pour le dévoilement du Monument commémoratif de Vimy. Il s’agissait du plus important groupe de Canadiens à se rendre en France depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce qui rend cet album encore plus spécial, c’est qu’il contient la médaille originale du pèlerinage à Vimy décernée à tous ceux qui ont traversé l’océan pour retourner aux champs de bataille et cimetières en Europe.

 

Nous croyons qu’il a été créé à l’origine par Mme E. Lancaster, membre du personnel d’Eaton à l’époque avec un parent qui avait combattu. Nous avons passé des mois à parcourir les images, à chercher des indices supplémentaires qui nous aideraient à identifier le membre de sa famille qui avait combattu, à établir des liens avec sa famille élargie et à communiquer avec des personnes et des organisations qui auraient pu nous aider. Cependant, à ce jour, toutes les pistes d’enquête ont abouti à une impasse et nous n’avons pas pu établir de liens avec des descendants actuels de sa famille.

Si ce livre a été donné accidentellement ou n’était pas entre les mains des membres de la famille, nous aimerions le remettre aux propriétaires légitimes. Il y a aussi des photos de nombreuses autres personnes qui ont voyagé sur le même navire (HMS Champlain), d’autres au sein du contingent d’Eaton et d’autres pèlerins à Vimy. Vous verrez peut-être une photo d’un parent qui a également fait ce pèlerinage historique à la crête de Vimy!

 

 

https://goo.gl/photos/i4DUPGxggwynqkHx8

Mise à jour: le 30 juillet 2018

Merci à Debbie Lee Jiang qui nous suit sur Facebook! Grâce à quelques recherches, elle a été en mesure de découvrir quelques détails supplémentaires sur la famille de notre album mystère de Mlle E. Lancaster.

La parente de Mlle E. Lancaster qui a servi dans la Grande Guerre: son père, M. Hubert B. Lancaster, de Toronto. Elle était son unique enfant, ayant 14 ans quand son père de 35 ans est parti servir en 1915 avec le 123e Bataillon. Hubert Bertie Lancaster, charpentier de métier, est né dans le Yorkshire, en Angleterre, fils de William Lancaster.

Il semble que Elsie Marion Lancaster, participant du pèlerinage original à Vimy, ne s’est jamais mariée et a été enterrée avec ses parents au cimetière Mount Pleasant, à Toronto, en 1994.

Le dossier de service de HB Lancaster. Bibliothèque et Archives Canada.

 

Recensement de 1921 de la maison Lancaster

 

Cimetière Mount Pleasant

 

 

Le Tour de France 2018

Le Tour de France a des liens forts avec la Première Guerre mondiale. En 1914, le Tour a commencé le même jour où l’archiduc Franz Ferdinand a été assassiné, déclenchant une série d’événements qui ont mené au début de la guerre. Sur les 145 partants du Tour de France 1914, 15 vont mourir durant la Première Guerre Mondiale, dont trois vainqueurs de l’épreuve : Lucien Petit-Breton Mazan (champion en 1907 & 1908), François Faber (champion en  1909) and Octave Lapize (champion en 1910).

La 13ème édition du Tour de France s’est déroulée en 1919. Seuls dix coureurs terminent officiellement  ce Tour rendu difficile par les routes endommagées par la guerre et la vitesse moyenne des coureurs était le plus bas de l’histoire.

Les cyclistes ont apporté une contribution importante à l’effort de guerre il y a 100 ans. Ils s’agissaient comme coureurs de bataillon, répartiteurs et éclaireurs, ainsi que les soldats qui participaient au combat direct.

 

Incapable de rouler à bicyclette à cause de la boue créée par une tempête récente, un messager canadien transporte sa « monture », août 1917. Bibliothèque et Archives Canada/PA-001581 (modification de l’image originale).

 

Samedi, l’étape du Tour de France se termine à Amiens. Il y a près de 100 ans, le Corps canadien a été secrètement déplacé sur le front d’Amiens et la bataille d’Amiens a commencé le 8 août. Amiens fut un succès étonnant, le plus grand de la guerre jusqu’à présent pour les Alliés. Cependant, la victoire a été très coûteuse: 11 822 canadiens tués et blessés. 

Tour de France – 14 juillet 2018

 

Le dimanche 15 juillet, l’étape du Tour de France visite de nombreux sites sur lesquels les Canadiens (et les Alliés, bien sûr) se sont affrontés durant les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale, dont Arras, Cambrai et Auberchicourt. 

Tour de France – 15 juillet

La Journée Nationale des Autochtones

Pendant la Première Guerre mondiale des milliers de soldats Autochtones ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien. 

À l’instar de la majeure partie des Canadiens, de nombreux Autochtones ont servi dans l’infanterie dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC). Le rôle militaire des Autochtones a été influencé par leur adresse de chasseurs et leurs compétences militaires ainsi que par les préjugés raciaux des officiers du recrutement et des chefs militaires. De nombreux Autochtones ont été des tireurs d’élite ou des éclaireurs de reconnaissance : ces fonctions figurent parmi les plus dangereuses des forces militaires. D’autres ont servi dans des unités d’appui dans le CEC, y compris les troupes des chemins de fer, les compagnies de creusement de tunnels et les unités des forêts.

Malgré la camaraderie proche avec les soldats non-Autochtones, leur retour au Canada fut gangrené par le traitement inégal et la marginalisation. En 1919, le lieutenant F.O. Loft, un ancien combattant des Six Nations qui avait servi avec le Corps forestier canadien pendant la guerre, a fondé la première organisation politique du pays qui s’adressait à tous les Autochtones, la Ligue des Indiens du Canada. La Ligue avait pour but d’améliorer les conditions dans les réserves et on croyait alors qu’une position unifiée s’articulant autour d’une organisation politique pouvait contester la Loi sur les Indiens qui régissait les vies des Autochtones.

Lisez son dossier du personnel sur le site du Bibliothèque et Archives Canada.

Apprenez-en davantage sur les contributions des Autochtones à la Première Guerre mondiale.

 

Mention : Canada. Le ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-007439. 

 

Le parc patrimonial Borden

Fondée en 1916, la Base des Forces canadiennes Borden a formé près de cinquante mille soldats en service dans le Corps expéditionnaire canadien. Pour bon nombre de ces soldats, le baptême du feu est survenu pendant la bataille d’Arras, et plus particulièrement la bataille de la crête de Vimy. La sculpture commémorative du clairon est généreusement offerte par la Base des Forces canadiennes Borden (BFC Borden).

En 2016, la BFC Borden a célébré son centenaire et, grâce au partenariat durable de la Base, de la Ville de Barrie et des collectivités environnantes, le monument commémoratif de Borden a été érigé pour souligner l’occasion. Dévoilé le 9 juin par le Premier ministre Trudeau lors de notre cérémonie avec la participation de M. Frédéric Leturque, maire d’Arras.

Le projet patrimonial de Borden a débuté en 2014 et, en juin 2015, un volume de sol sacré a été retiré du champ de bataille de la crête de Vimy et rapatrié au Canada. Ce sol contient de façon symbolique l’ADN de tous ceux qui sont morts ou ont été blessés lors de la bataille de 1917.

C’était l’une des étapes importantes de la création du parc patrimonial Borden, trois pièces distinctes qui servent à commémorer notre passé et à inspirer l’avenir. Tout d’abord, un mur de granit blanc et noir, un hommage et une inspiration pour chacun des membres des Forces armées canadiennes qui franchissent nos portes. Gravé dans le mur principal, il s’agit d’un puissant hommage à tous les membres actuels et passés des Forces armées canadiennes : Ces portes sont franchies par les fils et les filles d’une nation reconnaissante envers ceux qui ont servi le Canada avec honneur, courage et un grand sens du devoir afin que nous puissions tous jouir de la liberté, de la démocratie et de la justice.

Le mur contient également une urne dans laquelle le sol sacré est gardé. La promesse du général Sir Arthur Currie à ses troupes, gravée dans le mur, se lit comme suit : « À ceux qui sont tombés, je dis : vous ne mourrez pas, mais vous plongerez dans l’immortalité. Vos mères ne pleureront pas votre destin, mais seront fières d’avoir mis au monde de tels fils. Vos noms seront vénérés pour toujours par votre pays reconnaissant, et Dieu vous conduira dans son sein. »

La deuxième partie du parc consiste en tranchées restaurées de la Première Guerre mondiale qui ont servi à former les soldats de l’infanterie avant leur départ vers le front occidental. Connectées au mur patrimonial par un court sentier boisé, ces tranchées rappellent l’importance de l’entraînement et les conditions de la Première Guerre mondiale.

Enfin, un clairon en bronze est installé dans le parc, appelant ses compagnons et les visiteurs au monument. Il appelle aussi les tranchées désormais vides où les soldats étaient formés avant leur départ pour l’étranger.

Pour célébrer le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, un second clairon a été réalisé et sera donné à la Fondation Vimy, qui l’installera à l’ombre du magnifique monument de Walter Allward. Le clairon identique se trouve actuellement à l’Hôtel de ville d’Arras.

 

La sculpture commémorative du clairon

Randonnée à vélo « de Vimy à Juno »

Annonce de la randonnée à vélo de bienfaisance « de Vimy à Juno » 2019

La Fondation Vimy est fière d’annoncer que vous aurez l’occasion unique, en juin 2019, de parcourir à vélo les lieux qui ont fait l’histoire de la Première Guerre mondiale et de la Deuxième Guerre mondiale pour le Canada. La randonnée à vélo de bienfaisance « de Vimy à Juno » combine un parcours de 500 à 700 km dans une magnifique campagne et un puissant récit historique.

La visite commence dans les champs de bataille où les soldats canadiens ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. Les cyclistes traverseront la Belgique et le Nord de la France, et effectueront des visites spéciales à la Porte de Menin (pour la cérémonie du Souvenir), au Mémorial terre-neuvien à Beaumont­Hamel et au Mémorial national du Canada à Vimy – qui comprendront des activités à l’intérieur du nouveau centre d’éducation des visiteurs, au Parc du centenaire de la Fondation Vimy, qui ouvrira sous peu et dans les tunnels souterrains de Maison Blanche. qui ne sont pas ouverts au public.

En roulant vers la Normandie, les cyclistes emprunteront la route suivie par les soldats canadiens dans le cadre des campagnes de la Seconde Guerre mondiale, y compris l’attaque de Dieppe. L’activité culminera par le dépôt de couronnes et par la participation à un souper-gala spécial réunissant des chefs d’État et d’autres personnalités de marque, dans le cadre des commémorations officielles du 75e anniversaire des débarquements du jour J.

Le long de la route « de Vimy à Juno », les cyclistes participeront à un événement spécial avec des cyclistes de la Randonnée en vélo sur les champs de bataille 2019 (BBR19) de Wounded Warriors Canada, rejoignant des autres Canadiens explorant l’histoire du Canada sur deux roues. Vous n’avez pas à être un cycliste expert pour participer à ce voyage, mais vous devrez être entraîné et posséder des connaissances en cyclisme.

Points saillants à inclure :

  • Région d’Ypres : Cérémonie de dépôt de couronnes à la Porte de Menin
  • Région de Vimy : Mémorial national Beaumont Hamel (T.-N.-L.)
  • Région de Vimy : Mémorial national du Canada à Vimy
  • Région de Vimy : accès exclusif aux tunnels souterrains de Maison Blanche
  • Région de Normandie : Visite de Dieppe
  • Région de Normandie : Cérémonies du jour J à la plage Juno

Les dates, les coûts et des renseignements supplémentaires, y compris les parcours détaillés, seront communiquées sous peu, sous forme d’annonce. Restez à l’affût!

Nos lauréats du Prix Vimy Beaverbrook 2018

Félicitations à nos lauréats du Prix Vimy Beaverbrook 2018! 16 étudiants ont été sélectionnés pour participer à un programme éducatif immersif en Angleterre, en Belgique et en France du 9 au 23 août 2018.

Ghalia Aamer – Edmonton, Alb.
Laetitia Champenois Pison – Montréal, Qc
Cassidy Choquette – Steinbach, Man.
John Evans – Victoria, C.-B.
Alix Gravel – Cowansville, Qc
Anna Hoimyr – Gladmar, Sask.
Mayra Alejandra Largo Alvarez – London, Ont.
Stanford Li – Beaconsfield, Qc
Isabella MacKay – Ottawa, Ont.
Cassandre Onteniente – Region Occitanie, France
Brooke Reid – St. Andrews, N.-B.
Hanna Rogers – Kinkora, Î.-P.-É.
Kelsey Ross – Burin, T.-N.-L.
Gordon Simpson – Edimbourg, Écosse
Caroline Tolton – North York, Ont.
Rachel Woodruff – Chemainus, C.-B.

Le Prix Vimy Beaverbrook rassemble des jeunes de 15 à 17 ans du Canada, du Royaume-Uni et de France pour leur permettre de mieux comprendre l’histoire qui les unit et les leçons à tirer de la Première et Deuxième Guerre mondiale. Les lauréats participeront à une bourse intensive en Europe en août. Les élèves assisteront à des conférences et colloques et visiteront des musées et l’impressionnant Mémorial canadien de Vimy ainsi que plusieurs autres sites de Mémoire.

Il y avait de nombreuses applications extraordinaires et donc une fois de plus notre tâche était extrêmement difficile, et nous remercions tous ceux qui ont présenté une demande et ont démontré leur travail et leur dévouement.

Merci à la Fondation Canadienne Beaverbrook pour leur soutien continu de notre programme.

BeaverbrookCanadianLogo

 

La Réception Vimy 2018

Près de 200 individuels, y compris des officiels gouvernementaux, dirigeants d’entreprise, membres du militaire et étudiants, ont assisté à la 8e édition de la Réception Vimy à la magnifique ambassade de France le 1 mai. Merci à notre hôte, Son Excellence Kareen Rispal, Ambassadrice de France au Canada et à nos conférenciers invités : Tim Cook, historien au Musée canadien de la guerre; et Damien Pilon, gagnant du prix du pèlerinage Vimy 2018.

« Nous voulons remercier tous ceux qui nous ont rejoints pour célébrer pas seulement l’héritage Canadian de leadership, travail d’équipe et innovation, mais aussi l’héritage culturel du monument lui-même. Nous voulons continuons à partager les nombreuses histoires qui font Vimy un tel jalon emblématique pour notre pays » !
– Bruce R. Burrows, Président du comité de la Réception Vimy 2018

« Nous sommes ici pour nous souvenir des Canadiens et des Français qui ont combattu il y a un siècle et il est notre mission d’éviter que ce qu’ils ont subi se reproduise. Nous ne les oublierons pas, et leur souvenir nous rappelera notre devoir de préserver la paix ».  
– Damien Pilon, gagnant du prix du pèlerinage Vimy 2018

 

Merci à tous nos généreux commanditaires de la Réception Vimy 2018: 

Un merci spécial à Sakto Corporation pour son soutien continu aux 137 Ashbury Royal Canadian Dragoons des Cadets royaux de l’Armée canadienne qui ont pu se joindre à nous cette année encore.

 

Parrainez un étudiant
Aidez-nous à financer le Prix du Pèlerinage Vimy. Ce programme permet 20 jeunes Canadiens exceptionnels, comme Damien, de revivre l’histoire de la Première Guerre mondiale chaque avril.

 

L’exposition de photos colorisées « La Grande Guerre en Couleurs »
Apprenez-en davantage sur notre projet La Première Guerre mondiale en couleur et parcourez d’autres images colorisées sur notre site Web.

 

Regardez ‘Vimy Retrouvé’
Lors de la réception de Vimy, nous avons projeté ce court métrage produit par la Fondation Vimy en partenariat avec l’Office national du film du Canada. Cliquez ici pour regarder cette vidéo unique.

 

Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy
Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy est en cours de construction sur un terrain adjacent au Mémorial national du Canada à Vimy, en France. Le Parc abritera 100 arbres du centenaire; chacun d’eux descend du gland d’un chêne de Vimy tombé de l’arbre pendant la bataille de la crête de Vimy et planté plus tard à Scarborough, en Ontario.

 

S.V.P., cliquez ici afin de voir des photos de cet événement.

 

Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 10 avril 2018

 

Après une semaine incroyable, nos étudiants du PPV 2018 ont fait ses adieux et sont partis tôt ce matin. Pour le dernier publication de ce programme nous avons demandé à nos nouveaux ambassadeurs du Prix du Pèlerinage de Vimy de décrire leur expérience en une seule ligne.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue maternelle.)

 

Amy: Memorable, thought-provoking, emotional, connecting, and life changing are all words that best describe this experience!

Rohan: A beautiful experience that I will forever cherish!

Léa: Ce programme m’a tellement appris.

Sarah: I came into this program expecting to learn more about the First World War, but I emerged with tons of knowledge about the war, and Canada, 19 new friends, and memories that will last my entire life.

Damien: Cette experience m’a permis de vraiment comprendre la guerre et ses consequences, à la fois sur les gens et sur l’environment.

Stephanie: From the museums to the cemeteries and memorials, I learned more about the First World War and learned to think critically, more than I ever could have imagined.

Christophe: C’était une experience qui m’a ouvert les yeux à la puissance de l’histoire sur les victimes du passé, les apprenants du present et les leaders du future.

Thomas: C’est avec le coeur lourd que je quitte le vieu continent, mais sans regret d’avoir participé à ce programme extraordinaire.

Julia: This was a life-changing experience for me- I will carry the stories I’ve learned close to my heart for the rest of my life.

Osose: An amazing program that not many can experience and not all would appreciate; I’m so grateful.

Katie: This has been a jam-packed week that broadened my perspectives in thinking, strengthened my appreciation for history, and for those who it was a reality.

Kiana: I couldn’t have been more honoured to be chosen; I am so proud to be Canadian.

Montaña: I’m sad to go home but happy to have done the program.

Lloyd: I walk away from this program today with a greater appreciation for the Canadian forces, our country, and the blessing that is life itself.

Nupur: This experience has taught me a new dimension of what it means to remember and I will forever carry my experience of honouring those of the First World War.

Laurissa: This program has been an amazing experience for me; thanks to the Vimy Foundation, I had the opportunity to travel to the Vimy Memorial with students who share the same interests as me.

Jeriann: I will never forget the lessons I have learned, the amazing, once-in-a-lifetime opportunities I have had, and the emotional moments I have shared with all of my new friends from across the country.

Shakil: Partaking in this pilgrimage has been one of the most extraordinary experiences of my life.

Markus: Don’t be sad that it’s over, be glad that it happened.

Bethany: I am very sure that I will never be the same or feel the same way as I did before the program, but in an amazing, wonderful, life-changing way.

 

Credit : Lindsay Fraser-Noel, Fondation Vimy 2018

 

#100joursdeVimy – 27 février 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons Sachimaro Morooka.

Sachimaro Morooka est né à Tokyo le 3 novembre 1883. En 1906, il est arrivé au Canada, s’établissant en Colombie-Britannique, où il a travaillé comme pêcheur le long de la rivière Skeena. En 1916, il s’est enrôlé au sein du 175e Bataillon (Medicine Hat) à Calgary, en Alberta, dans un effort d’éviter les préjugés raciaux qui étaient manifestés contre les Japonais en Colombie-Britannique. Le 175e est arrivé en France en 1916 et ses hommes ont été absorbés dans d’autres bataillons en guise de renforcement.

Morooka s’est battu dans la bataille de la crête de Vimy au sein du 50e Bataillon (Calgary), attaquant la colline 145. Durant les attaques, il a reçu un éclat d’obus provenant d’une grenade dans la cuisse droite, fracturant son fémur. Il a été envoyé à l’hôpital en Angleterre. Alors qu’il y était, le roi George V et la reine Mary ont visité l’hôpital où se trouvait Morooka. Rencontre fortuite, le roi George V était fasciné par Morooka et lui a posé plusieurs questions : «Êtes-vous Japonais? Pouvez-vous parler en anglais? Comment se porte votre blessure? Quand vous êtes-vous joint à l’armée canadienne?» Morooka a été renvoyé au Canada en raison de la sévérité de ses blessures et a plus tard écrit ses mémoires sur son rôle dans l’armée, intitulées À la bataille d’Arras (At the Battle of Arras) (titre japonais : Arasu Sensen E).

L’historique médical de Morooka, pris de son dossier de service lors de sa sortie du Corps expéditionnaire canadien pour invalidité. Notez la nature de la blessure qui lui a été infligée à la crête de Vimy et la difficulté de Morooka a regagner la capacité de marcher. Crédit : Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence : RG 150, entrée : 1992 — 93/166, boîte 6380 – 25.

 

La liste des passagers du S.S. Tremont, documentant l’immigration de Morooka au Canada depuis le Japon en 1906 à l’âge de 23 ans. Crédit : Courtoisie d’Ancestry.ca