Le 28 september – Dr Lee Windsor
La série des conférences du centenaire de la Première Guerre mondiale

La série des conférences du centenaire de la Première Guerre mondiale
Dr. Lee Windsor
La Galerie d’art Beaverbrook
Fredericton, Nouveau Brunswick

Lee Windsor, Ph.D., est professeur d’histoire à l’Université du Nouveau-Brunswick où il occupe la chaire Fredrik-Eaton en histoire militaire canadienne. Il est également le directeur adjoint du Centre Gregg pour l’étude de la guerre et de la société.

Le 28 septembre 2018, le Dr Lee Windsor a parlé avec des invités rassemblés à la Galerie d’art Beaverbrook à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, au sujet des actions du Canada durant les cent derniers jours de la Première Guerre mondiale, il y a cent ans.

Après avoir battu en retraite de la ligne Drocourt-Quéant, l’armée allemande s’est retirée vers ses dernières lignes de défense dans le système Hindenburg. Le secteur le long du front canadien comprenait la ville de Cambrai, un important centre logistique pour les Allemands, le canal du Nord et le bois de Bourlon, une position de défense fortifiée. Pendant près d’un mois après leur victoire à la ligne Drocourt-Quéant, les Canadiens ont attendu, alors que Currie planifiait une façon de permettre au Corps de traverser le canal, puis de traverser le bois pour avancer vers Cambrai.

La Section des transmissions du Canada posant un câble. L’avancée à l’est d’Arras, septembre 1918. Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-003080 (modification de l’image originale).

 

À 5 h 20 le 27 septembre, le barrage roulant s’est ouvert et seulement quatre bataillons canadiens se sont avancés pour traverser le canal. Ils ont atteint l’autre côté avec succès, et un plus grand nombre de bataillons ont commencé à progresser par dépassement devant leurs positions, avançant lentement et se déployant vers les objectifs le long d’un front de plus de 9 000 m.

Le Dr Lee Windsor nous explique les actions qui ont suivi, après que les Canadiens se soient préparés à creuser pour la nuit:

Les progrès lors de la deuxième journée étaient plus lents et difficiles, alors que les Canadiens tentaient de franchir la ligne Marcoing, ce qu’ils ne réussiraient pas à faire avant le 29 septembre. Les bataillons canadiens étaient trop dispersés en tentant de contrôler plus de 10 000 m de front. « Monter une deuxième grande attaque délibérée un jour après l’une des opérations les plus compliquées de l’histoire militaire canadienne, après avoir pénétré à 5 km dans une zone ennemie bien défendue, demande beaucoup. »

Regardez comme le Dr Windsor discute que la première vue de la ligne Marcoing du Royal Canadian Regiment, qui se sont concentrés sur un coup direct à Cambrai a permis au reste du Corps canadien se balancer autour au nord. Il discute de certaines des actions de Milton Gregg le 28 septembre en lisant des extraits du journal de Gregg:

 

Le Dr Lee Windsor poursuit: «La lutte a duré toute la journée, mais les actions de D Company du RCR ont permis de maintenir cette brèche ouverte. Gregg et Duplessis avaient fixé l’attention de l’ennemi sur le régiment et l’ensemble du secteur de la 7e Brigade, tandis que le reste de l’unité se dirigeait vers le nord en passant par un fossé de plus en plus large sur la route qui mène d’Arras à Cambrai. Ils ont ouvert la porte à Cambrai. Il faudrait encore plusieurs jours de durs combats pour l’achever complètement, mais ils l’ont ouvert. »

Même s’il s’agissait d’une autre victoire éclatante pour le Corps canadien, la traversée du canal du Nord a davantage épuisé ses forces : plus de 10 000 Canadiens ont été tués, blessés ou portés disparus à cette occasion, ce qui a amené le nombre total de pertes à plus de 42 000 pour la seule campagne des Cent jours.

Blessés canadiens profitant d’une tasse de thé à un poste de secours avancé. L’avancée à l’est d’Arras, octobre 1918. Bibliothèque et Archives Canada/PA-003192 (modification de l’image originale).

 

On se souvient des actions de Milton F. Gregg, VC lors de la bataille du Canal du Nord. « Le courage exceptionnel de cet officier a épargné de nombreuses vies et permis de poursuivre l’avancée. » Lire la citation complète de sa Croix de Victoria. Retrouvez ses papiers d’attestation à Bibliothèque et Archives Canada.

Milton F. Gregg. Bibliothèque et Archives Canada PA-004877.

Questions de discussion:

– Les actions menées pendant la campagne des cent jours, en particulier ici le 28 septembre, sont décrites comme se déroulant très rapidement. Le Corps canadien progresse sans trop de temps pour planifier, préparer et apporter des fournitures. En quoi est-ce différent des autres batailles de la Première Guerre mondiale?

– À Vimy, les soldats attendaient dans des tunnels souterrains à la craie avant la bataille. Ici, nous entendons comment les soldats se sont « reposé » dans des trous de boue, attendant d’attaquer. Selon vous, qu’est-ce qui a traversé l’esprit des soldats la nuit?

– Cette page contient deux photos qui ont été colorisées. Utilisez le guide Vimy 100 en classe sur «La photographie et la Première Guerre mondiale» pour analyser les photos et l’ajout de couleurs.

– Lorsqu’ils étudient la Première Guerre mondiale, les étudiants doivent généralement affronter les mêmes quatre batailles: Ypres, la Somme, la crête de Vimy et Passchendaele. Bien que chacun ait joué un rôle crucial dans la guerre à sa manière, les Canadiens ont servi et fait des sacrifices dans d’autres combats moins connus, comme ceux de Canal du Nord et de Cambrai. Utilisez les ressources de la Fondation Vimy tirées de «Batailles canadiennes de la Première Guerre mondiale» et faites un cas pour la bataille qui était le plus important pour le Canada.

– Milton Gregg reçut la Croix de Victoria pour ses actions au cours de cette période, la plus haute distinction de l’ensemble du système des honneurs et récompenses de l’Empire britannique. Pensez-vous que c’était mérité? Pourquoi ou pourquoi pas? Retrouvez la liste complète des Canadiens ayant reçu la Croix de Victoria à Anciens Combattants Canada.

– La Croix de Victoria appartenant à Milton Gregg est maintenant en prêt permanent au musée militaire du Royal Canadian Regiment. Au Canada, les médailles et décorations militaires sont achetées et vendues régulièrement et aucune règle n’y est opposée. Cette pratique est-elle fausse? Pourquoi ou pourquoi pas?

La capture de Cambrai
Une action centenaire

La capture de Cambrai
Le 9 octobre 1918

Après leur succès au Canal du Nord, les Canadiens poursuivaient leur grand objectif –  la ville de Cambrai. Cambrai fut un centre de chemins de fer pour l’armée allemande et aussi le lieu d’une bataille importante l’année précédente, qui a marqué le premier déploiement massif des chars en bataille. En octobre 1918 les blindés roulaient vers Cambrai encore une fois. 

Le 30 septembre, les 3et 4e Divisions avaient atteint les abords de Cambrai, mais les efforts pour s’emparer de la ville se sont ensuite essoufflés alors que le Corps l’encerclait, et Currie a alors tenté d’élaborer un plan pour prendre la ville. Les Canadiens, ni d’ailleurs la plupart des armées alliées, avaient peu d’expérience en matière de combats urbains, et la lutte contre l’armée allemande de maison en maison allait non seulement être extrêmement difficile, mais était aussi susceptible d’entraîner des pertes très élevées.

 

 

La ville elle-même n’était que légèrement défendu, mais les Canadiens devaient encore faire face à des mines et des pièges laissés par les Allemands. La ville a été libérée le 9 octobre 1918. Le Corps canadien a perdu plus de 10,000 soldats pendant la bataille de Cambrai et ses alentours.

 

Le Winnipeg Tribute, 9 octobre 1918.

 

Personnalités 

Le 8 octobre 1918, tard dans la nuit, Coulson Mitchell de Winnipeg a sauvé un pont stratégique qui allait être détruit par les Allemands pendant la bataille de Cambrai. Les ponts traversant le Canal d’Escaut étaient très importants pour l’infanterie et l’artillerie canadienne. Pour ralentir l’avancé des Canadiens, les Allemands détruisaient ces ponts, empêchant ainsi les Canadiens de traverser le canal. Pendant une patrouille de nuit, Mitchell a coupé des fils d’explosives et a défendu le pont des attaques ennemis. Pour ses actions héroïques, Mitchell fut accordé la Croix Victoria. Lisez son dossier du personnel ici: http://central.bac-lac.gc.ca/.item/?op=pdf&app=CEF&id=B6248-S044.

 

Bataille du canal du Nord
Une action centenaire

La Bataille du canal du Nord
27 septembre au 11 octobre 1918

Après avoir battu en retraite de la ligne Drocourt-Quéant, l’armée allemande s’est retirée vers ses dernières lignes de défense dans le système Hindenburg. Le secteur le long du front canadien comprenait la ville de Cambrai, un important centre logistique pour les Allemands, le canal du Nord et le bois de Bourlon, une position de défense fortifiée. Pendant près d’un mois après leur victoire à la ligne Drocourt-Quéant, les Canadiens ont attendu, alors que Currie planifiait une façon de permettre au Corps de traverser le canal, puis de traverser le bois pour avancer vers Cambrai.

Le canal était à sec, mais demeurait un obstacle important; les berges faisaient plusieurs mètres de haut et on ne savait pas exactement ce qui attendait les Canadiens de l’autre côté. La zone autour du canal avait été délibérément inondée par l’armée allemande, laissant une petite zone d’environ 2 km de large encore sèche. Pour traverser le canal, le Corps serait concentré sur un petit front, puis devrait se déployer pour sécuriser le reste de sa section. De plus, même si les chars d’assaut et l’infanterie pouvaient le traverser assez facilement, ce n’était pas le cas de l’artillerie. Le plan de Currie exigeait que les ingénieurs canadiens installent plusieurs ponts mobiles, vraisemblablement sous un feu nourri, pour permettre à l’artillerie de franchir le canal.

Le plan de Currie était ambitieux, et plusieurs personnes, y compris Byng, l’ont prévenu que cela pourrait ne pas fonctionner. Cependant, Haig et Foche voulaient pousser l’armée allemande autant que possible, pour voir si elle pourrait craquer, et une incursion non loin de Cambrai la forcerait à retirer des hommes du reste des lignes allemandes. À 5 h 20 le 27 septembre, le barrage roulant s’est ouvert et seulement quatre bataillons canadiens se sont avancés pour traverser le canal. Ils ont atteint l’autre côté avec succès, et un plus grand nombre de bataillons ont commencé à progresser par dépassement devant leurs positions, avançant lentement et se déployant vers les objectifs le long d’un front de plus de 9 000 m.

Une fois la berge opposée sécurisée, les ingénieurs pouvaient commencer à installer les ponts; les premières pièces d’artillerie ont tenté de traverser à 8 h 40 avant d’être repoussées; toutefois, au milieu de l’après‑midi, plusieurs étaient en place et les unités d’artillerie le traversaient régulièrement. À la fin de la journée, le Corps avait sécurisé le canal, le bois de Bourlon et le village de Bourlon, avant de se retrancher pour la nuit. On s’attendait à des attaques massives des Allemands le matin, et les bataillons canadiens étaient trop dispersés en tentant de contrôler plus de 10 000 m de front.

Les progrès lors de la deuxième journée étaient plus lents et difficiles, alors que les Canadiens tentaient de franchir la ligne Marcoing, ce qu’ils ne réussiraient pas à faire avant le 29 septembre. Le 30 septembre, les 3et 4e Divisions avaient atteint les abords de Cambrai, mais les efforts pour s’emparer de la ville se sont ensuite essoufflés alors que le Corps l’encerclait, et Currie a alors tenté d’élaborer un plan pour prendre la ville. Les Canadiens, ni d’ailleurs la plupart des armées alliées, avaient peu d’expérience en matière de combats urbains, et la lutte contre l’armée allemande de maison en maison allait non seulement être extrêmement difficile, mais était aussi susceptible d’entraîner des pertes très élevées.

Pendant les préparatifs canadiens, l’armée allemande s’est retirée de Cambrai le 8 octobre, laissant derrière elle une ville en feu, truffée de pièges et de fils-pièges. Le Corps a occupé Cambrai et a continué à avancer avec précaution, suivant les Allemands à mesure qu’ils faisaient retraite vers l’Est. Même s’il s’agissait d’une autre victoire éclatante pour le Corps canadien, la traversée du canal du Nord a davantage épuisé ses forces : plus de 10 000 Canadiens ont été tués, blessés ou portés disparus à cette occasion, ce qui a amené le nombre total de pertes à plus de 42 000 pour la seule campagne des Cent jours.

Le Devoir, 28 septembre 1918.

 

Progrès technologiques 

La traversée réussie du canal du Nord et l’avancée vers Cambrai ont reposé sur un solide barrage roulant et sur la capacité de l’artillerie à continuer son barrage à mesure que l’infanterie s’enfonçait de plus en plus dans le territoire allemand. La coordination entre l’infanterie, qui se déplaçait assez rapidement sur de grandes distances, et l’artillerie constituait un problème qui a affligé Currie et le Corps tout au long de la campagne des Cent jours. Dans les jours qui ont suivi les premières réussites, le rythme des batailles a ralenti ou même cessé en raison des bombardements irréguliers.

Pour s’attaquer au problème posé par le canal, les ingénieurs canadiens ont passé les semaines qui ont précédé la bataille à construire des ponts mobiles derrière les lignes, qui ont été mis en place une fois que la berge de l’autre côté a été sécurisée et ont permis le passage des pièces d’artillerie et de leurs équipages. L’installation des ponts était un travail extrêmement dangereux, et toute la journée du 27 septembre, les ponts étaient souvent bombardés. Comme à Vimy l’année précédente, les ingénieurs ont joué un rôle très important pour assurer le succès de la bataille; sans leurs ponts, le Corps aurait rapidement distancé son artillerie et cessé sa progression, ce qui aurait coûté beaucoup plus de vies qu’il ne pouvait se permettre.

Currie a également utilisé un barrage roulant qui se déplaçait dans deux sens, vers l’avant et vers l’arrière. À mesure que le Corps atteignait ses objectifs, le barrage pouvait avancer comme à l’habitude; cependant, un barrage mobile vers l’arrière donnait aux artilleurs allemands l’impression qu’ils tiraient sur leurs propres positions. Comme d’habitude, Currie a également utilisé des tirs de contre-batterie pour détruire les canons allemands à l’avance; en tout, 785 pièces d’artillerie ont été utilisées le premier jour de la bataille du canal du Nord, dont la plupart suivraient par la suite l’infanterie vers Cambrai.

 

Personnalités 

Comme à l’occasion des précédentes batailles de la campagne des Cent jours, les combats qui se sont déroulés au canal du Nord ont été difficiles et ont exigé beaucoup de bravoure. Huit Croix de Victoria ont été décernées pendant les combats :

Lt George Fraser Kerr, 3Bataillon

Lt Graham Thomson Lyall, 102Bataillon

Lt Samuel Lewis Honey, 76Bataillon

Lt Milton Fowler Gregg, The Royal Canadian Regiment, plus tard politicien et ministre des Anciens Combattants

Capitaine John MacGregor, 2Bataillon canadien de fusiliers à cheval

Sgt William Merrifield, 4Bataillon

Capitaine Coulson Norman Mitchell, 1re Compagnie de tunneliers, Génie canadien

Lt. Wallace Lloyd Algie, 20Bataillon

 

Bataille de la ligne Drocourt-Quéant
Une action centenaire

Bataille de la ligne Drocourt-Quéant, 2 septembre 1918

Connu par l’armée allemande sous le nom de Wotung Stellung, le système défensif Drocourt-Quéant représentait un obstacle important pour les Alliés, tandis qu’ils tentaient de faire progresser davantage leur offensive vers l’Est. La cohue créée par les batailles d’Arras avait poussé le Corps à la ligne D-Q, mais les militaires avaient peu de temps pour se préparer et le général Haig n’était pas en mesure de fournir de l’artillerie ou des chars supplémentaires. En fait, on doutait, parmi les commandants du Corps, que la tentative réussirait. Les survivants du mois d’août étaient épuisés et les nouvelles troupes de réserve, dont bon nombre étaient conscrites, avaient peu d’expérience du combat. Néanmoins, pour que l’armée française avance dans le Sud, il fallait briser la ligne D-Q.

Le plan initial prévoyait que les Canadiens brisent la ligne D-Q, puis progressent rapidement vers le Canal du Nord en utilisant le groupe de véhicules blindés de Raymond Brutinel, le tout dans le cadre d’une seule bataille. Mais comme le découvrirent le général Currie et les 1re et 4e divisions, cela n’était pas possible. Les deux divisions ont pris la ligne D-Q, après une journée de durs combats. Toutefois, les véhicules blindés n’ont pas pu avancer aussi rapidement qu’il le fallait et le soutien à l’artillerie était très faible. Le Corps s’est retranché pour la nuit, prévoyant une contre-attaque, qui n’a finalement jamais eu lieu. Comme à Amiens, les troupes ont avancé derrière un barrage d’artillerie concentré et ont été confrontées à des lignes de nids de mitrailleuses, d’abris fortifiés et de barbelés, dont une grande partie a dû être enlevée lors de combats corps à corps.

La victoire remportée à la ligne D-Q, bien qu’inattendue, a été un autre jalon du Corps pendant les cent jours du Canada, couronnés de succès. Currie croyait que les combats menés au cours des batailles d’Arras étaient les plus difficiles que le Corps ait jamais affrontés. Toutefois, le rythme ne ralentirait pas. Dans le camp canadien, 5 622 personnes ont été tuées ou blessées le 2 septembre seulement, mais les pertes allemandes ne sont pas connues.

Un brancard canadien corrige une blessure. Avance à l’est d’Arras. Août 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003179.

 

Progrès technologiques|

Le plan de bataille original de Currie prévoyait l’utilisation de la brigade canadienne d’automitrailleuses, organisée et commandée par Raymond Brutinel. La BCAM avait été constituée en 1914, mais avait rarement été utilisée sur un champ de bataille jusqu’aux cent jours, car les conditions de la zone de combat au cours des premières années n’étaient pas propices à l’utilisation des véhicules. Les véhicules de la BCAM sont entrés dans la bataille à 8 heures le matin du 2 septembre, en utilisant une brèche de 900 mètres dans le barrage rampant, mais n’ont pu passer. Les véhicules n’ont pas pu s’adapter au terrain accidenté, et beaucoup sont tombés sous la pluie de tirs d’artillerie et de mitrailleuses provenant des lignes ennemies.

Personnalités dignes de mention|

Sept soldats canadiens ont reçu la Croix de Victoria en raison de la bravoure dont ils ont fait preuve le 2 septembre 1918, soit Bellenden Hutcheson, Arthur George Knight, William Henry Metcalf, Claude Nunney, Cyrus Wesley Peck, Walter Leigh Rayfield et John Frances Young. Lisez-en plus sur Anciens Combattants Canada.

Le brigadier­-général Raymond Brutinel était un homme d’affaires et un journaliste français qui s’était installé dans l’Ouest canadien avant la guerre. Brutinel croyait que les véhicules motorisés armés constituaient l’avenir de la guerre moderne et, lorsque la guerre a éclaté, il a constitué un des groupes d’automitrailleuses de base qui, éventuellement, a formé la brigade canadienne d’automitrailleuses. Brutinel a commandé la brigade et a participé aux attaques de celle-ci lors de la poussée allemande de mars 1918, ainsi que pendant la période des cent jours.

Des véhicules blindés canadiens en action à la bataille d’Amiens. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003016

 

Bataille de Chérisy
Une action centenaire

Bataille de Chérisy, 27 et 28 août 1918

Dans le cadre de la bataille de la Scarpe, la bataille du village de Chérisy offre un exemple de combat sanglant mené par le Corps canadien les jours précédant la bataille pour prendre la ligne Drocourt-Quéant. La 5brigade participe à une avancée visant à percer la ligne Frenses-Rouvroy, autre défense fortifiée avant la grande ligne Drocourt-Quéant. Le 22bataillon (the Vandoos) a pour mission de s’emparer de Chérisy avec les 26et 24bataillons. La pluie et les mauvaises conditions retardent le départ de l’offensive et la bataille commence à 10 heures seulement.

Le 132erégiment d’infanterie allemand résiste farouchement – ses mitrailleuses fauchent les soldats canadiens dans leur avancée, mais le village est capturé en milieu de journée. Le Vandoos a perdu beaucoup de ses officiers dans l’attaque initiale à Chérisy et l’officier au rang le plus élevé restant, le major Georges Vanier, organise la défense de la position du bataillon en collaboration avec le 24e bataillon. Cette nuit-là, le commandement divisionnaire informe les officiers de la 5brigade qu’ils ne seront pas relevés et qu’ils devront se battre le lendemain matin pour continuer de gagner du terrain en direction de la ligne Drocourt-Quéant.

Dans l’attaque du 28 août, Vanier est blessé et le commandement des deux bataillons est confié au commandant du 24bataillon, le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, qui continue de tenir la position devant Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève le lendemain. Seulement 39 membres du 22e bataillon répondent à l’appel du 29 août : 634 hommes sont morts, blessés ou disparus, y compris tous les officiers.

Progrès technologiques

Chérisy s’est inscrite dans une série de petites batailles planifiées, missions progressives visant à franchir de grandes distances; Amiens est atteinte le 8 août et la ligne Drocourt-Quéant le 3 septembre. Currie et les Alliés en général ont recouru à des engagements planifiés pour éviter les problèmes inhérents à la poursuite d’objectifs lointains; ce type d’engagement a été de plus en plus souvent employé après la Somme en 1916 dans l’idée de « prendre et tenir » pour gagner des petits morceaux du territoire ennemi.

La bataille de Chérisy illustre l’une des difficultés rencontrées par le Corps canadien dans les jours qui ont suivi Amiens. Le rythme des batailles depuis le 8 août rend la coordination du soutien de plus en plus difficile, et compte tenu du mauvais temps qui sévit le 26 août, les bataillons qui participent à la bataille de Chérisy ne disposent pas de suffisamment de soutien de contre-barrage.

L’artillerie allemande continue de leur tirer dessus, et des nids de mitraillettes dans le village même font des ravages dans les troupes qui avancent, qui ont été retardées par des fils barbelés non coupés et un terrain accidenté. Si le Corps canadien commandé par Currie devait réussir dans les batailles à venir – qui se déplaçaient encore plus rapidement – la fourniture de soutien en temps opportun était cruciale.

Personnalités

Chérisy a été une bataille acharnée dans laquelle de nombreux actes de bravoure sont passés inaperçus pendant les deux jours de conflit; toutefois, deux Canadiens se sont démarqués.

Le major Georges-Philéas Vanier, officier au rang le plus élevé restant à la fin de la journée du 27 août. Vanier organisa l’attaque du lendemain, sachant qu’il avait peu de chances de survivre, et conduisit ses soldats au sommet à 12 h 30 le 28 août. Vanier, touché à l’estomac et la jambe brisée par un obus, a été évacué et a survécu à la bataille. Vanier s’est remis de ses blessures et a occupé plus tard les fonctions de gouverneur général du Canada.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

VANIER, GEORGES PHILIAS

Le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, dernier officier supérieur du 24bataillon, rassembla les soldats encore debout du 22bataillon et tint la position du bataillon à l’extérieur de Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève. Bien que gravement blessé, Clark-Kennedy a refusé de quitter ses hommes et a continué de diriger la bataille jusqu’au retrait des deux unités. Clark-Kennedy a été décoré de la Croix de Victoria et a vécu le reste de sa vie à Montréal.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

CLARK-KENNEDY, WILLIAM HEW

 

Deuxième bataille d’Arras
Une action centenaire

Deuxième bataille d’Arras du 26 au 30 août 1918

Le Corps canadien vient juste de vaincre à Amiens le 14 août lorsqu’il est envoyé aux alentours d’Arras pour participer aux actions visant à percer les systèmes de tranchées allemands. Ayant perdu quelque 12 000 soldats, qui doivent être remplacés par de nouvelles troupes, le Corps canadien ressent encore les conséquences de son entrée initiale dans l’offensive des Alliés du mois d’août, mais il n’a pas le choix. Currie doit préparer ses hommes pour un nouvel assaut.

L’artillerie lourde du Corps canadien en action L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003133.

Contrairement à Amiens, le Corps canadien ne peut profiter de l’effet de surprise et, avec moins d’une semaine pour planifier, le combat qui devra compter sur l’artillerie lourde, la maîtrise de l’infanterie et le courage des soldats sera difficile. Encore une fois, le travail de contre-batterie jouera un rôle très important dans le succès de la bataille, et les artilleurs canadiens s’efforceront de mettre hors d’usage la plus grande partie possible de l’artillerie allemande avant le jour de la bataille.

Currie compense le manque d’effet de surprise par la planification d’une bataille nocturne, lancée dans l’obscurité le 26 août à 3 heures du matin sous la pluie. Le Corps canadien s’avance vers les détachements de mitrailleuses allemands, qu’il doit mettre hors de combat chacun à leur tour pour assurer la progression du Corps vers l’avant. À la fin de la journée, le Corps canadien a progressé de 5 km et repris Monchy-le-Preux, mais il lui reste d’autres combats à mener. Les petites attaques qui conduisent le Corps canadien vers la redoutable ligne Drocourt-Quéant lui coûtent au moins 6 000 hommes et épuisent ses précieuses ressources humaines – des soldats expérimentés que Currie ne pouvait pas se permettre de perdre. Les pertes allemandes sont estimées à au moins 3 000 prisonniers et à un nombre inconnu de morts et de blessés.

Des canons capturés par des Canadiens sur le front d’Arras. L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003219.

Progrès technologiques

Arras a offert une autre occasion au Corps canadien d’utiliser les techniques qu’il avait mis au point pendant la dernière année. Currie s’est servi de la Royal Air Force et de ses unités de contre-batterie pour dévaster les armes de l’ennemi avant le jour de la bataille, et les divisions d’infanterie ont pu avancer rapidement et librement derrière un barrage roulant. La bataille d’Arras a également commencé par une attaque de nuit, tactique déjà utilisée par Currie lorsqu’il ne pouvait pas profiter de l’effet de surprise, et qu’il utiliserait de nouveau au cours des semaines suivantes.

Comme à Amiens, les opérations canadiennes de la deuxième bataille d’Arras ont été planifiées rapidement; l’organisation de la bataille de Vimy l’année précédente avait pris plus d’un mois, pour une bataille typique de cent jours, Currie disposait habituellement de moins d’une semaine, et à mesure que le Corps canadien progressait en territoire allemand, ce temps se raccourcissait.

Personnalités

Lt Charles Smith Rutherford, du 5Bataillon canadien de fusiliers à cheval, a été décoré de la Croix de Victoria le 26 août 1918 pour son attaque de deux casemates et la capture de près d’une centaine de prisonniers. Charles Smith Rutherford a survécu à la guerre et est devenu sergent d’armes de l’Assemblée législative de l’Ontario. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

RUTHERFORD, CHARLES SMITH

Sdt Howard Douglas Graham n’avait que 20 ans lorsqu’il a combattu avec le 21Bataillon à Arras dans la section du renseignement. Howard Douglas Graham a survécu à la guerre et, 21 ans plus tard, en qualité de lieutenant général de l’armée canadienne, est retourné en Europe combattre pendant la Seconde Guerre mondiale. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

GRAHAM, HOWARD D

 

La bataille d’Amiens
Une action centenaire

Bataille d’Amiens du 8 au 12 août 1918

Qualifié par le général Erich Ludendorff de « journée noire de l’armée allemande », le premier jour de la bataille d’Amiens donne le ton des cent derniers jours de la Première Guerre mondiale. À 4 h 20 du matin, le 8 août, le barrage roulant canadien est lancé et les quatre divisions du Corps avancent derrière un nuage ronronnant d’éclats d’obus, de gaz toxique et de fumée.

La bataille d’Amiens a été planifiée dans le plus grand secret au cours de l’été 1918 par le feld-maréchal Haig, après une proposition du commandant australien John Monash d’utiliser une approche combinée d’infanterie et de chars pour percer les lignes allemandes déployées sur le front après l’offensive interrompue du printemps. L’attaque a été planifiée sans bombardement initial; les premiers coups de feu seraient tirés sur les canons allemands à minuit sous la protection d’un barrage roulant.

Le Corps canadien est secrètement déplacé vers le front d’Amiens pour ne pas laisser voir qu’une attaque est sur le point de se produire. Une force de diversion est envoyée dans les Flandres, amenant l’armée allemande à penser que l’offensive sera lancée là-bas, et les dernières unités canadiennes n’arrivent pas sur place avant le 7 août.

L’avancée du matin du 8 août est rapide et brutale; une grande partie de l’artillerie allemande est mise hors d’usage, mais les Canadiens doivent quand même affronter des nids de mitrailleuses dangereux tout le long des lignes défensives allemandes. Le Corps canadien doit franchir quatre lignes, ce qu’il réussit en fin de journée, avant que la défense allemande se durcisse et que la bataille ralentisse. Les gains canadiens de la journée représentent une zone de 13 km de largeur sur une façade de plus de 20 kilomètres.

La bataille d’Amiens est un véritable succès, le plus important de la guerre à ce jour pour les Alliés, et montre que l’armée allemande commence à perdre le moral; des milliers d’Allemands ont été faits prisonniers, certains sans coups de feu. Toutefois, la victoire finale a coûté cher : la journée du 8 août seulement, le Canada compte 1 036 morts et 2 803 blessés. La bataille d’Amiens a fait 11 822 victimes au sein du Corps canadien, ce que le Corps ne pouvait guère se permettre. Les pertes allemandes sont évaluées à 75 000 soldats morts, blessés ou prisonniers.

(Bataille d’Amiens) Avancée des chars. Des prisonniers ramènent des blessés portant des masques à gaz, août 1918. Bibliothèque et Archives Canada/PA-002951 (modification de l’image originale).

 

Progrès technologiques

Le succès d’Amiens repose en partie sur les techniques mises au point par les forces canadiennes et australiennes en 1917 et en 1918, notamment :

– la coordination de l’infanterie, des chars, de l’artillerie et des attaques aériennes contre l’ennemi, pour tirer parti de la concentration de toutes les avancées technologiques de la guerre;

– l’utilisation continue du travail de contre-batterie, y compris le repérage acoustique et les renseignements aériens, pour éliminer les pièces d’artillerie repérées avant leur utilisation;

– un barrage roulant extrêmement rapide qui progresse à la vitesse de 200 mètres par minute et permet au Corps canadien de foncer sur ses cibles et d’envahir les lignes défensives.

Personnalités

Dix (10) Croix de Victoria et 3 000 autres décorations pour acte de bravoure sont décernées aux soldats du Corps canadien pour leur combat à Amiens. Parmi les soldats décorés de la Croix de Victoria, mentionnons :

Lt Jean Brillant, 22eBataillon (Vandoos). Déjà décoré de la Médaille militaire, Jean Brillant a dirigé sa compagnie contre des nids de mitrailleuses à trois reprises et a été blessé trois fois. Jean Brillant est mort de ses blessures le 10 août.

Cpl Herman Good, 13eBataillon. Herman Good s’est emparé à lui seul d’un nid de mitrailleuses allemand et, plus tard le même jour, a organisé la prise de trois pièces d’artillerie allemandes. Herman Good a survécu à la guerre et a travaillé comme garde-chasse et pêche.

Sgt Robert Spall, PPCLI. Robert Spall a couvert son peloton isolé avec sa mitrailleuse Lewis pour lui permettre de se retirer, avant d’être tué le 13 août 1918.

 

 

Album souvenir du pélérinage à Vimy

En novembre 2016, un commerce Value Village d’Ajax, en Ontario, a communiqué avec la Fondation Vimy. Un gros album de photos et de souvenirs de voyage leur avait été remis quelques mois auparavant. Le personnel avait reconnu sa valeur historique et l’a gardé pendant des mois dans l’espoir qu’un membre de la famille vienne le récupérer. Ils nous ont contactés à la Fondation Vimy pour solliciter notre aide, car certaines photos avaient été prises au Monument commémoratif de Vimy en France.

Cet album de photos est incroyable. Il s’agit d’un album de souvenirs du pèlerinage original à Vimy en 1936, lorsque des anciens combattants et leurs familles de partout au Canada se sont rendus en France pour le dévoilement du Monument commémoratif de Vimy. Il s’agissait du plus important groupe de Canadiens à se rendre en France depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce qui rend cet album encore plus spécial, c’est qu’il contient la médaille originale du pèlerinage à Vimy décernée à tous ceux qui ont traversé l’océan pour retourner aux champs de bataille et cimetières en Europe.

 

Nous croyons qu’il a été créé à l’origine par Mme E. Lancaster, membre du personnel d’Eaton à l’époque avec un parent qui avait combattu. Nous avons passé des mois à parcourir les images, à chercher des indices supplémentaires qui nous aideraient à identifier le membre de sa famille qui avait combattu, à établir des liens avec sa famille élargie et à communiquer avec des personnes et des organisations qui auraient pu nous aider. Cependant, à ce jour, toutes les pistes d’enquête ont abouti à une impasse et nous n’avons pas pu établir de liens avec des descendants actuels de sa famille.

Si ce livre a été donné accidentellement ou n’était pas entre les mains des membres de la famille, nous aimerions le remettre aux propriétaires légitimes. Il y a aussi des photos de nombreuses autres personnes qui ont voyagé sur le même navire (HMS Champlain), d’autres au sein du contingent d’Eaton et d’autres pèlerins à Vimy. Vous verrez peut-être une photo d’un parent qui a également fait ce pèlerinage historique à la crête de Vimy!

 

 

https://goo.gl/photos/i4DUPGxggwynqkHx8

Mise à jour: le 30 juillet 2018

Merci à Debbie Lee Jiang qui nous suit sur Facebook! Grâce à quelques recherches, elle a été en mesure de découvrir quelques détails supplémentaires sur la famille de notre album mystère de Mlle E. Lancaster.

La parente de Mlle E. Lancaster qui a servi dans la Grande Guerre: son père, M. Hubert B. Lancaster, de Toronto. Elle était son unique enfant, ayant 14 ans quand son père de 35 ans est parti servir en 1915 avec le 123e Bataillon. Hubert Bertie Lancaster, charpentier de métier, est né dans le Yorkshire, en Angleterre, fils de William Lancaster.

Il semble que Elsie Marion Lancaster, participant du pèlerinage original à Vimy, ne s’est jamais mariée et a été enterrée avec ses parents au cimetière Mount Pleasant, à Toronto, en 1994.

Le dossier de service de HB Lancaster. Bibliothèque et Archives Canada.

 

Recensement de 1921 de la maison Lancaster

 

Cimetière Mount Pleasant

 

 

Le Tour de France 2018

Le Tour de France a des liens forts avec la Première Guerre mondiale. En 1914, le Tour a commencé le même jour où l’archiduc Franz Ferdinand a été assassiné, déclenchant une série d’événements qui ont mené au début de la guerre. Sur les 145 partants du Tour de France 1914, 15 vont mourir durant la Première Guerre Mondiale, dont trois vainqueurs de l’épreuve : Lucien Petit-Breton Mazan (champion en 1907 & 1908), François Faber (champion en  1909) and Octave Lapize (champion en 1910).

La 13ème édition du Tour de France s’est déroulée en 1919. Seuls dix coureurs terminent officiellement  ce Tour rendu difficile par les routes endommagées par la guerre et la vitesse moyenne des coureurs était le plus bas de l’histoire.

Les cyclistes ont apporté une contribution importante à l’effort de guerre il y a 100 ans. Ils s’agissaient comme coureurs de bataillon, répartiteurs et éclaireurs, ainsi que les soldats qui participaient au combat direct.

 

Incapable de rouler à bicyclette à cause de la boue créée par une tempête récente, un messager canadien transporte sa « monture », août 1917. Bibliothèque et Archives Canada/PA-001581 (modification de l’image originale).

 

Samedi, l’étape du Tour de France se termine à Amiens. Il y a près de 100 ans, le Corps canadien a été secrètement déplacé sur le front d’Amiens et la bataille d’Amiens a commencé le 8 août. Amiens fut un succès étonnant, le plus grand de la guerre jusqu’à présent pour les Alliés. Cependant, la victoire a été très coûteuse: 11 822 canadiens tués et blessés. 

Tour de France – 14 juillet 2018

 

Le dimanche 15 juillet, l’étape du Tour de France visite de nombreux sites sur lesquels les Canadiens (et les Alliés, bien sûr) se sont affrontés durant les 100 derniers jours de la Première Guerre mondiale, dont Arras, Cambrai et Auberchicourt. 

Tour de France – 15 juillet

La Journée Nationale des Autochtones

Pendant la Première Guerre mondiale des milliers de soldats Autochtones ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien. 

À l’instar de la majeure partie des Canadiens, de nombreux Autochtones ont servi dans l’infanterie dans le Corps expéditionnaire canadien (CEC). Le rôle militaire des Autochtones a été influencé par leur adresse de chasseurs et leurs compétences militaires ainsi que par les préjugés raciaux des officiers du recrutement et des chefs militaires. De nombreux Autochtones ont été des tireurs d’élite ou des éclaireurs de reconnaissance : ces fonctions figurent parmi les plus dangereuses des forces militaires. D’autres ont servi dans des unités d’appui dans le CEC, y compris les troupes des chemins de fer, les compagnies de creusement de tunnels et les unités des forêts.

Malgré la camaraderie proche avec les soldats non-Autochtones, leur retour au Canada fut gangrené par le traitement inégal et la marginalisation. En 1919, le lieutenant F.O. Loft, un ancien combattant des Six Nations qui avait servi avec le Corps forestier canadien pendant la guerre, a fondé la première organisation politique du pays qui s’adressait à tous les Autochtones, la Ligue des Indiens du Canada. La Ligue avait pour but d’améliorer les conditions dans les réserves et on croyait alors qu’une position unifiée s’articulant autour d’une organisation politique pouvait contester la Loi sur les Indiens qui régissait les vies des Autochtones.

Lisez son dossier du personnel sur le site du Bibliothèque et Archives Canada.

Apprenez-en davantage sur les contributions des Autochtones à la Première Guerre mondiale.

 

Mention : Canada. Le ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-007439.