Blog Prix du Pèlerinage de Vimy – 10 avril 2018

 

Après une semaine incroyable, nos étudiants du PPV 2018 ont fait ses adieux et sont partis tôt ce matin. Pour le dernier publication de ce programme nous avons demandé à nos nouveaux ambassadeurs du Prix du Pèlerinage de Vimy de décrire leur expérience en une seule ligne.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue maternelle.)

 

Amy: Memorable, thought-provoking, emotional, connecting, and life changing are all words that best describe this experience!

Rohan: A beautiful experience that I will forever cherish!

Léa: Ce programme m’a tellement appris.

Sarah: I came into this program expecting to learn more about the First World War, but I emerged with tons of knowledge about the war, and Canada, 19 new friends, and memories that will last my entire life.

Damien: Cette experience m’a permis de vraiment comprendre la guerre et ses consequences, à la fois sur les gens et sur l’environment.

Stephanie: From the museums to the cemeteries and memorials, I learned more about the First World War and learned to think critically, more than I ever could have imagined.

Christophe: C’était une experience qui m’a ouvert les yeux à la puissance de l’histoire sur les victimes du passé, les apprenants du present et les leaders du future.

Thomas: C’est avec le coeur lourd que je quitte le vieu continent, mais sans regret d’avoir participé à ce programme extraordinaire.

Julia: This was a life-changing experience for me- I will carry the stories I’ve learned close to my heart for the rest of my life.

Osose: An amazing program that not many can experience and not all would appreciate; I’m so grateful.

Katie: This has been a jam-packed week that broadened my perspectives in thinking, strengthened my appreciation for history, and for those who it was a reality.

Kiana: I couldn’t have been more honoured to be chosen; I am so proud to be Canadian.

Montaña: I’m sad to go home but happy to have done the program.

Lloyd: I walk away from this program today with a greater appreciation for the Canadian forces, our country, and the blessing that is life itself.

Nupur: This experience has taught me a new dimension of what it means to remember and I will forever carry my experience of honouring those of the First World War.

Laurissa: This program has been an amazing experience for me; thanks to the Vimy Foundation, I had the opportunity to travel to the Vimy Memorial with students who share the same interests as me.

Jeriann: I will never forget the lessons I have learned, the amazing, once-in-a-lifetime opportunities I have had, and the emotional moments I have shared with all of my new friends from across the country.

Shakil: Partaking in this pilgrimage has been one of the most extraordinary experiences of my life.

Markus: Don’t be sad that it’s over, be glad that it happened.

Bethany: I am very sure that I will never be the same or feel the same way as I did before the program, but in an amazing, wonderful, life-changing way.

 

Credit : Lindsay Fraser-Noel, Fondation Vimy 2018

 

#100joursdeVimy – 27 février 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons Sachimaro Morooka.

Sachimaro Morooka est né à Tokyo le 3 novembre 1883. En 1906, il est arrivé au Canada, s’établissant en Colombie-Britannique, où il a travaillé comme pêcheur le long de la rivière Skeena. En 1916, il s’est enrôlé au sein du 175e Bataillon (Medicine Hat) à Calgary, en Alberta, dans un effort d’éviter les préjugés raciaux qui étaient manifestés contre les Japonais en Colombie-Britannique. Le 175e est arrivé en France en 1916 et ses hommes ont été absorbés dans d’autres bataillons en guise de renforcement.

Morooka s’est battu dans la bataille de la crête de Vimy au sein du 50e Bataillon (Calgary), attaquant la colline 145. Durant les attaques, il a reçu un éclat d’obus provenant d’une grenade dans la cuisse droite, fracturant son fémur. Il a été envoyé à l’hôpital en Angleterre. Alors qu’il y était, le roi George V et la reine Mary ont visité l’hôpital où se trouvait Morooka. Rencontre fortuite, le roi George V était fasciné par Morooka et lui a posé plusieurs questions : «Êtes-vous Japonais? Pouvez-vous parler en anglais? Comment se porte votre blessure? Quand vous êtes-vous joint à l’armée canadienne?» Morooka a été renvoyé au Canada en raison de la sévérité de ses blessures et a plus tard écrit ses mémoires sur son rôle dans l’armée, intitulées À la bataille d’Arras (At the Battle of Arras) (titre japonais : Arasu Sensen E).

L’historique médical de Morooka, pris de son dossier de service lors de sa sortie du Corps expéditionnaire canadien pour invalidité. Notez la nature de la blessure qui lui a été infligée à la crête de Vimy et la difficulté de Morooka a regagner la capacité de marcher. Crédit : Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence : RG 150, entrée : 1992 — 93/166, boîte 6380 – 25.

 

La liste des passagers du S.S. Tremont, documentant l’immigration de Morooka au Canada depuis le Japon en 1906 à l’âge de 23 ans. Crédit : Courtoisie d’Ancestry.ca

#100joursdeVimy – 26 février 2017

Chaque dimanche, nous partagerons une histoire du Souvenir.  Aujourd’hui nous continuons l’histoire du Mémorial national du Canada à Vimy. 

En 1927, avec l’arrivée des premières livraisons de pierre calcaire de type Seget en France, la sculpture du Mémorial national du Canada à Vimy pouvait finalement commencer. Les blocs ont tout d’abord été coupés à la bonne taille dans des ateliers au sol avant d’être hissés au sommet du mémorial. Cela a requis la construction d’énormes studios, encerclant les deux pylônes du mémorial et suspendus à près de 200 mètres du sol. Un pantographe a été utilisé par les sculpteurs afin de reproduire à l’échelle les modèles en plâtre d’Allward.

Les studios étaient suspendus à des centaines de pieds dans les airs pour la phase de la sculpture. Crédit : Pylônes centraux entourés, vue de la gauche. Musée des beaux-arts du Canada.

 

Les statues partiellement complétées et les blocs indiquent le montant de sculpture qui devait être faite dans les studios suspendus. Crédit : Musée des beaux-arts du Canada. Cadeau de Peter Allward, 1986.

 

Les sculpteurs ont utilisé un pantographe (partiellement visible au sommet de la photo), afin de reproduire les figures. Le modèle en plâtre d’Allard peut être vu à la droite. Crédit : Duplication de La Pleureuse. Musée des beaux-arts du Canada. Cadeau de Peter Allward, 1986.

#100JoursdeVimy – 06 février 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons le brigadier-général Alexander Ross.

Il avait six ans lorsque sa famille a immigré de l’Écosse à Silton, en Saskatchewan. Un membre de la milice de l’avant-guerre, Ross a servi comme officier de recrutement en 1914. Une fois en France, Ross a commandé le 28e Bataillon (Northwest) de 1916 à 1918. Après la guerre, Ross est retourné à la pratique de la loi, étant nommé juge du district de Yorkton. Il a été une figure importante de la Légion royale canadienne, servant à titre de président du Dominion pendant quatre ans et menant le pèlerinage de Vimy de 1936.

Ross est peut-être mieux connu pour sa déclaration au sujet de la bataille de la crête de Vimy, faite en 1967 lors du 50e anniversaire de la bataille : «Le Canada défilait, de l’Atlantique au Pacifique. J’ai pensé alors, et je crois toujours que dans l’espace de ces quelques minutes, j’ai été témoin de la naissance d’une nation.»

 

Ross et d’autres dignitaires descendant les marches du mémorial lors de son dévoilement en 1936. Ross est dans la deuxième rangée, s’adressant à Sa Majesté, le roi Edward VIII. Crédit : Office national du film du Canada. Photothèque/Bibliothèque et Archives Canada/PA-183542.
Ross et d’autres dignitaires descendant les marches du mémorial lors de son dévoilement en 1936. Ross est dans la deuxième rangée, s’adressant à Sa Majesté, le roi Edward VIII. Crédit : Office national du film du Canada. Photothèque/Bibliothèque et Archives Canada/PA-183542.

#100JoursdeVimy – 05 février 2017

Chaque dimanche, nous partagerons une histoire du Souvenir.

Lorsque Will R. Bird a visité la crête de Vimy pour le magazine Maclean’s en 1932, le travail de Walter Allward sur le Mémorial national du Canada à Vimy était déjà avancé, ayant débuté en 1925. Le progrès du mémorial avait été lent et fastidieux, puisque Allward et son équipe faisaient face aux mêmes périls auxquels Bird avait dû faire face lors de sa tournée des tranchées.

Le terrain étant jonché de grenades et d’obus non explosés, d’armes et de fils rouillés, 100 000 verges de terre avaient dû être enlevées à la main afin de le préparer à recevoir la base du monument. D’autres reliques de la guerre, les souterrains et les tunnels, avaient dû, lorsque découverts, être vidés des munitions explosives qui y étaient souvent emmagasinées, et remplis de craie mouillée ou de ciment. De trouver ces cavernes souterraines sous la base du monument était crucial, puisque le monument allait peser, au total, 50 000 tonnes.

Plus a venir la semaine prochaine!

 

Des ouvriers construisent la fondation de la base du mémorial de Vimy. Crédit : Canada - Anciens Combattants Canada/Bibliothèque et Archives Canada/e002852545
Des ouvriers construisent la fondation de la base du mémorial de Vimy. Crédit : Canada – Anciens Combattants Canada/Bibliothèque et Archives Canada/e002852545

#100joursdeVimy – 31 janvier 2017

Chaque mardi, nous mettrons en vedette une place au Canada (ou international) avec une connexion à la crête de Vimy. Aujourd’hui nous disposons d’une connexion internationale – en Arkansas, États-Unis.

Après la bataille de la crête de Vimy, la nouvelle de la réussite du Corps expéditionnaire canadien s’est répandue à travers la planète. Autant au Canada qu’à l’étranger, les gens désiraient honorer ce moment extraordinaire. Un geste commun à l’époque était de renommer un bâtiment dans une communauté. En Arkansas, aux États-Unis, c’est exactement ce qu’a fait la Germania Missionary Baptist Church, changeant de nom pour la Vimy Ridge Missionary Baptist Church en 1917. La communauté a même été un peu plus loin, renommant aussi le bureau de poste et la route sur laquelle il était situé Vimy Ridge (Crête de Vimy).

 

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Photo gracieuseté de Google.
Photo gracieuseté de Google Maps.

#100joursdeVimy – 30 janvier 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons Oliver Milton Martin.

Oliver Milton Martin était un Mohawk de la réserve Six Nations Grand River. Prenant congé de son emploi comme enseignant, Martin s’est enrôlé en 1916 avec ses deux frères. Martin a d’abord été un officier au sein du 114e Bataillon (Haldimand), aussi connu sous le nom de «Brock’s Rangers», en raison de son haut taux de bénévoles des Premières Nations. En 1917, il a été formé comme observateur au sein du Royal Flying Corps (Corps royal d’aviation) et, l’année suivante, comme pilote qualifié.

Après la guerre, Martin est retourné enseigner, tout en continuant de faire partie de la milice et prenant les rênes des Haldimand Rifles en 1930. Durant les premières années de la Deuxième Guerre mondiale, le colonel Martin a supervisé l’entraînement des nouvelles recrues à Niagara-on-the-Lake. Martin a pris sa retraite du service militaire en 1944, s’étant élevé au rang de brigadier. Après la Deuxième Guerre mondiale, il a été nommé magistrat provincial en Ontario pour les comtés de York, d’Halton et de Peel. En tant que brigadier, Martin a occupé le plus haut rang jamais atteint par un homme autochtones dans les Forces armées canadiennes. En son honneur, la branche d’East York de la Légion royale canadienne est nommée la branche Brigadier O. Martin.

 

Martin, à l’époque lieutenant (assis à la gauche), posant avec ses collègues officiers 107e Bataillon (Winnipeg), juillet 1916. Remarquez la boue à la hauteur de leurs genoux sur leurs bottes. Martin a passé 7 mois en France et en Belgique. Photo tirée du projet «L’album de la Grande Guerre», Histoire Canada.
Martin, à l’époque lieutenant (assis à la gauche), posant avec ses collègues officiers 107e Bataillon (Winnipeg), juillet 1916. Remarquez la boue à la hauteur de leurs genoux sur leurs bottes. Martin a passé 7 mois en France et en Belgique. Photo tirée du projet «L’album de la Grande Guerre», Histoire Canada.

 

#100joursdeVimy – 29 janvier 2017

Chaque dimanche, nous partagerons une histoire du Souvenir.

2e partie —Thirteen Years After (Treize ans plus tard) de Will R. Bird (Lisez la première partie ici)

Lors d’une tournée des anciens champs de bataille pour le magazine Maclean’s en 1932, Bird a remarqué que les cicatrices de la guerre se faisaient toujours voir partout dans la campagne. Au sujet de Vimy, Bird a écrit : «la crête m’a semblé être l’endroit le plus isolé de toute la France… les collines en face sont marquées de rayures blanches — les vieilles routes et les chemins piétons que le temps n’a pas effacés. J’ai grimpé, tombant et glissant sur le sol mouillé et graisseux… encore et encore… dans les trous des mortiers, contournant les plus gros, m’émerveillant du fait que ces conditions aient survécu… on peut y voir du vieux fil et des pieux de fer, des casques abîmés et des vieux couverts de gamelles. Ici et là une baïonnette brisée… des bombes de toutes sortes.» (Bird, Treize ans plus tard, 107).

Et quand même, 13 ans plus tard, toujours plus de corps de soldats morts. «Deux garçons visitaient le bois de Givenchy l’été dernier et, alors qu’ils jouaient, ils y ont trouvé un soldat canadien et un soldat allemand couchés ensemble, leurs mains jointes si fermement qu’ils avaient été enterrés comme ils avaient été trouvés… un, ou les deux, avait été gravement blessé, et ils essayaient de s’aider mutuellement lorsque la mort s’était emparée d’eux. Il n’y avait pas d’armes… ils étaient morts en camarades.» (Bird, Treize ans plus tard, 108).

Treize ans plus tard, William R. Bird.
Treize ans plus tard, William R. Bird.

#100joursdeVimy – 28 janvier 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Andrew Yin a voyagé en Europe dans le cadre du Prix Vimy Beaverbrook 2016 de la Fondation Vimy. Les expériences d’Andrew ont engendré un lien émotif avec un soldat canadien d’il y a 100 ans : «J’ai choisi J.B. Hill, un homme autochtone, comme le soldat que j’allais honorer. N’étant pas né au Canada, je n’avais aucun lien familial avec les soldats qui se sont battus durant la guerre. Cependant, les mois de recherche sur la vie de J.B. Hill m’ont permis de me sentir connecté avec ses expériences. J’ai commencé à le voir comme un ami. Lorsque j’ai visité le cimetière où il est enterré, j’ai senti que je visitais un vieil ami. Je me suis senti triste qu’il ait sacrifié sa jeune vie, mais aussi fier de ses contributions à notre nation. Le processus durant lequel je lui ai rendu hommage m’a permis d’être encore plus sensible aux braves individus qui ont placé leur pays avant leurs propres besoins et se sont battus pour le futur de notre nation.»

 

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Andrew Yin à Vimy. Photo gracieuseté d’Andrew.

 

#100joursdeVimy – 27 janvier 2017

Chaque vendredi, nous revisitera un sondage intéressant. Comment vous comparez-vous aux autres Canadiens? Voir les résultats de sondages précédents ici.

En novembre 2016, un sondage effectué  par la Fondation Vimy auprès de répondants de six pays dont les soldats se sont battus sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale a révélé que près de la moitié des répondants (46%) de la Grande-Bretagne affirment être des descendants d’une personne ayant servi durant la Première Guerre mondiale, ce qui signifie qu’ils sont les plus susceptibles d’avoir un lien personnel avec la Grande Guerre. Moins de résidents de la France (36%), de l’Allemagne (34%), des États-Unis (31%), de la Belgique (30%) et du Canada (29%) ont ce type de lien.

Avez-vous un lien personnel avec la Première Guerre mondiale? Dites-nous!

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