Introduction

Bonjour à tous,
Je m’appelle Reid Dobell. Je possède une double nationalité (Canada & État-Unis) et c’est dans la ville de King City, ON, que j’ai élu domicile. J’aime bien croire que je suis un adolescent de 18 ans dans la moyenne, qui s’intéresse aux sports et qui s’implique dans toute autre chose que je parviens à ajouter à mon horaire. Mais pour aller directement au but, j’aimerais vous inviter dans un voyage à travers le passé, dans les vies de plusieurs différents Canadiens extraordinaires dont les histoires devraient être partagées.

Tout d’abord, je dois vous informer de ma relation avec la Grande Guerre. J’ai toujours préféré ce nom à celui de Première Guerre mondiale, puisque celui-ci semble impliquer qu’il y aura plusieurs autres Guerres mondiales, ce qui, je l’espère, ne se produira pas. Cela implique définitivement qu’il y en a eu une deuxième. J’ai tout d’abord porté attention à cette guerre lorsque j’étais un jeune étudiant confus en secondaire IV. Un enseignant d’histoire nous avait parlé du Prix Beaverbrook Vimy (dont je parlerai plus amplement plus tard). Il s’agissait d’un concours d’écriture d’essais pour lequel le participant devait écrire un texte ou deux, et 10 gagnants de partout au pays seraient sélectionnés afin de participer à un programme de bourse d’étude de deux semaines sur le sujet des deux Guerre en Europe. J’ai donc décidé de participer, et par chance, j’ai été sélectionné. À ce moment-là, je n’avais aucune idée à quel point cette tournure des événements allait me définir pour les années à venir.

Ces articles seront en partie à propos de comment la Grande Guerre s’est mise à occuper une partie importante dans ma vie. Mais je vous ai, plus tôt, promis un voyage, et c’est précisément ce que je m’apprête à vous offrir. Lorsque j’ai appris que je participerais à cette bourse, j’ai aussi reçu une chose à laquelle je ne m’attendais pas. Soudainement, j’étais inondé par mes proches d’informations à propos d’ancêtres dont je n’avais jamais rien su auparavant et qui s’étaient battus lors de la Première Guerre mondiale. Ces histoires sont, en toute honnêteté, absolument extraordinaires, et j’aimerais beaucoup partager ces récits avec vous.

La base de cette série, qui s’étendra de maintenant jusqu’à la semaine du Souvenir et qui est généreusement accueillie par la Fondation Vimy, sera l’exploration des expériences de mes ancêtres durant la Grande guerre sur les fronts intérieur, occidental, africain et du Moyen-Orient. Nous suivrons le jeune lieutenant Sidney Dobell alors qu’il s’est jeté dans les derniers jours de la guerre, tout droit sorti du Collège militaire royal ; le lieutenant-général Charles Dobell, menant les troupes britanniques au travers de jungles et de déserts ; le lieutenant Colin Dobell, qui a survécu à presque toute la Guerre après s’être enrôlé à 18 ans, pour être finalement tué durant les dernières offensives de l’armée allemande en 1918 ; Arnold Matthews, fraîchement diplômé de l’Université de Toronto et ayant passé la plus grande partie de la guerre dans des tunnels, pour être attaqué par un gaz au Bois de Bourlon ; Hugh Hughson, fils de magnats de l’exploitation forestière sur la rivière des Outaouais et, finalement, Hugh Lawson, un soldat dans le Corps médical qui, vers la fin, a vu sa jambe presqu’entièrement arrachée par une explosion. Chacun des ces hommes est unique à sa façon et possède une histoire jetant son propre rayon de lumière sur l’expérience canadienne lors de la Première Guerre mondiale.

S.V.P., joignez-vous à moi alors que je plonge dans ces années tumultueuses de leurs vies et partage comment elles m’ont affecté. Peut-être qu’à la fin de tout cela, vous prendrez aussi le temps de vous lancer sur votre propre trajet de la découverte. Toutes les familles possèdent des histoires reliées à la Grande Guerre, il ne suffit que de creuser un peu. Je serais ravi de partager la façon dont je m’y suis pris avec n’importe quel autre historien en devenir comme moi afin de vous aider à débuter votre propre projet.

Aussi, gardez en tête que ces « hommes » que je suivrai étaient dans leurs dernières années d’adolescence ou dans le début de leur vingtaine au moment de vivre ces expériences, un fait que beaucoup de personnes oublient. Sidney avait exactement le même âge que moi, 18 ans, lorsqu’il a été recruté et envoyé sur le champ de bataille, responsable de la vie d’approximativement 20 hommes.

À la fin de cette série, j’espère que vous serez en mesure de comprendre l’énorme place qu’occupent désormais mes ancêtres dans mon cœur et le respect que j’éprouve maintenant pour notre patrimoine. Cependant, mon espoir le plus grand est que vous ne comprendrez pas simplement ce que je ressens, mais que vous le ressentirez aussi.
C’est tout pour ce premier chapitre. Gardez l’œil ouvert pour le prochain article sous peu.
À bientôt !
Reid

Reid Dobell est un étudiant de première année en relations internationales à l’Université de Toronto, au Trinity College, et est un ancien participant au Prix Beaverbrook Vimy de 2010. Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas à entrer en communication avec lui ici.