Bataille de Cambrai
Une action centenaire

En ce jour en 1917, le Royal Newfoundland Regiment et la Brigade de cavalerie canadienne prennent part au lancement de l’importante offensive du Commonwealth à Cambrai. Nommée « La grande expérience », l’attaque renonce au bombardement d’artillerie typique et s’appuie plutôt sur de l’arpentage avancé et sur la télémétrie pour lancer un agressif et inattendu barrage au moment de l’attaque. Au sein de l’opération se trouvent 300 chars d’assaut, suivis par l’infanterie, qui déploie des tactiques agressives de tir et de mouvement. La prochaine grande attaque sur le front occidental est désormais en cours.

« La grande expérience »

Lancés tôt le matin, l’artillerie massive, les mitrailleuses et les chars d’assaut ont rapidement submergé les positions de première ligne allemandes. Placé dans une deuxième vague, le Newfoundland Regiment a avancé avec les autres unités de la 88e unité. Pendant ce temps, la Brigade canadienne de cavalerie  (BCC) attendait la chance d’attaquer sur le terrain ouvert qui allait être dégagé par l’infanterie.

« British Mark IV Female and Male Tanks of ‘C’ Battalion, including ‘Crusty’ and ‘Centaur II’ loaded aboard a train at Plateau Station in preparation for movement to the forward area prior to the opening of the Battle of Cambrai. » © IWM Q 46941

À l’origine, Cambrai a été un énorme succès. L’armée britannique a gagné plus de terrain en une seule journée que durant toute la campagne de Passchendaele, et tout semblait bien se dérouler jusqu’à la première contrattaque allemande. Malheureusement, le BCC a été coincé jusqu’à la moitié de l’après-midi du 20 novembre, attendant la construction d’un pont improvisé pour permettre le passage de ses chevaux, et la troisième armée n’avait presque plus de réserves. Cette faiblesse a commencé à paraître alors que la bataille s’est mise à traîner en longueur, et le 29 novembre, la contrattaque allemande anticipée a repoussé la troisième armée, épuisée, en direction de son point de départ. Le 4 décembre, Byng s’est retiré dans une position le long de la ligne Hindenburg, où l’armée devait attendre la fin de l’hiver.

Les pertes furent lourdes autant pour le Newfoundland Regiment que pour la Brigade canadienne de cavalerie. Les pertes totales pour la troisième armée se sont élevées à 40 000 morts, blessés et disparus. Au moment de la nuit du 29 novembre, il ne restait au Newfoundland Regiment que 8 officiers et 230 autres soldats de différents rangs.

Personnages célèbres

Le caporal John Shiwak était un Inuk de Rigolet, au Labrador, et l’un des tireurs d’élite du Newfoundland Regiment. Il a été tué le 20 novembre 1917 par un obus allemand qui a tué neuf autres hommes. Shiwak correspondait avec le journaliste William Lacey Amy, qui l’avait encouragé à tenir un journal intime pendant qu’il était au front.

Le Lieutenant Harcus Strachan, Croix de Victoria, Croix militaire, a servi  au sein du Fort Garry Horse et a reçu la Croix de Victoria après avoir mené l’escadron « B » au travers des lignes ennemies lorsque leur capitaine a été tué, éliminant une batterie de canons de campagne ennemie et plusieurs groupes d’infanterie en chemin. Strachan a survécu à la guerre et est retourné en Alberta, où il a vécu jusqu’à sa mort en 1982.

Capitaine Grant Paterson, Croix militaire et agrafe
Sergent-major de compagnie Albert Janes, Médaille de conduite distinguée
Sergent Albert Davis, Médaille de conduite distinguée
Sergent quartier-maître de compagnie Ernest Cheeseman, Médaille militaire
Capitaine Bertram Butler, Ordre de service distingué, Croix militaire
Lieutenant Harcus Strachan, Croix de Victoria, Croix militaire

Batailles canadiennes de la PGM

De 2014 à 2018, nous commémorons le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale. 100 ans plus tard, la Fondation Vimy travaille activement à assurer qu’on se souvienne des grandes batailles de la Première Guerre mondiale impliquant les Canadiens et qu’on commémore nos pertes.

Mai et juin 1915 – Festubert et Givenchy

Juin 1916 – Bataille de Mont Sorrel

1 juillet 1916 – Beaumont Hamel

15 à 22 septembre 1916 – Courcelette

26 septembre 1916 – Bataille de la crête de Thiepval

1 octobre – 11 novembre 1916 – la tranchée Regina

9 au 12 avril 1917 – Bataille de la Crête de Vimy

14 avril 1917 – Monchy-le-Preux

28 au 29 avril 1917 – Arleux-en-Gohelle

3 au 8 mai 1917 – Fresnoy

15 au 18 août 1917 – Bataille de la côte 70

16 au 18 août 1917 – Bataille de Langemarck

21 au 25 août 1917 – Bataille de Lens

9 octobre 1917 – Bataille de Poelcappelle

26 octobre – 10 novembre 1917 – Bataille de Passchendaele

20 novembre – 7 décembre 1917 – Bataille de Cambrai

 

Nous nous souviendrons d’eux.

 

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