Bains publics – ii partie

Les Bains au Front de l’Ouest, 2e partie

Distribution de sous-vêtements propres après un bain. Ypres, 1st Anzac Corps. Les bains publics étaient rarement aussi propre que dans la photo.
© IWM (E(AUS) 1132)

Cette semaine nous continuons les aventures comiques sur la bataille contre les poux au Front de l’Ouest. La suite est l’histoire du tireur élite Sgt. Frank S. Iriam du 8e Bataillon (Tireurs de Winnipeg) et ses vêtements pleins de vie.

« Les bains étaient une vraie institution. Ils comprenaient souvent une veille chaudière qui a été réparée et adaptée pour supporter la pression de la vapeur… affixé était de petits tuyaux avec une boite pleine de trous fait par des clous qui servaient comme pomme de douche. On se déshabillait dans une pièce, jetait nos sous-vêtements par une fenêtre à un attendant. Nu, on passait à la queue le le dans le « jet » des boites (pommes de douches). Peu de temps après un cri venait du Sargent responsable des opérations et il fallait sortir. Quelqu’un te jetait un nouveau sous-vêtement de la fenêtre. Tu prenais ce que tu recevais. Si tu étais grand et costaud tu étais presque certain de recevoir un costume pour les petits et vis-versa. Parfois on pouvait échanger avec un autre soldat. Ces vêtements étaient censés être libre de poux, mais ce n’était qu’un rêve. Mes premiers poux en France venaient d’un uniforme que j’ai reçu d’une pile de vêtements de l’usine. Or, les vêtements étaient triés sur le sol des bains  publics  et étaient placés près des vêtements couverts de poux. Ce n’était qu’au moment où on commençait à transpirer et que ça réchauffait qu’on remarquait quelque chose. Après ça devenait à la fois très vivant et très intéressant. (Iriam, In The Trenches – 1914-1918, p. 178).