30 octobre 1917 – Croix de Victoria
Une action centenaire

Crédit: Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914-1919, p. 322.

En ce jour en 1917, le Corps expéditionnaire canadien renouvelle son assaut à Passchendaele. Le plan consistait à conquérir ce qui restait de la ligne rouge, et de faire une avancée de 600-700 verges de plus à l’est de la ligne bleue. Sur papier, les Canadiens font face à des positions avec des noms pacifiques trompeurs comme « Vienna Cottage », « Crest Farm » et « Duck Lodge ». Mais à la tombée de la nuit, trois Canadiens s’étaient mérité la Croix de Victoria, tandis que 884 avaient été tués et 1 429 blessés (Crédit: Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914-1919, p. 322).

Cecil John Kinross, VC

Soldat Cecil John Kinross, VC.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-006734.

Cecil John Kinross d’Uxbridge, en Angleterre, a émigré à Lougheed, en Alberta, où il a travaillé sur la ferme familiale avant de s’enrôler dans le 51e bataillon (Edmonton) en 1915. Une fois en France, il a été transféré au 49e bataillon (régiment Edmonton). En octobre 1916, il a été blessé pour la première fois, recevant des éclats d’obus au bras et au cou.

Le 30 octobre 1917, alors que le 49e bataillon avançait de la ligne rouge à la ligne bleue, la compagnie de Kinross a été arrêtée par des mitrailleurs. Kinross s’est réfugié à l’abri et a retiré tout son équipement. Plus légé, portant seulement son fusil et des cartouchières, Kinross s’est faufilé au travers du champ de bataille criblé de trous d’obus, prenant le mitrailleur par surprise. S’étant rapproché, Kinross s’est levé et a attaqué de plein fouet, tuant l’équipe de six hommes et détruisant l’arme. Soulagé et inspiré par ses actions, la compagnie de Kinross s’est avancée de 300 autres verges, attaquant deux autres points forts.

Plus tard durant la journée, Kinross a été victime d’une explosion d’obus et a souffert de graves blessures au bras droit et à la tempe gauche. Ces blessures l’ont finalement laissé incapable de servir pour des raisons médicales, ce qui a entraîné sa libération en février 1919.

Cecil John Kinross, VC, est décédé à Lougheed, Alberta, en 1957. Le mont Kinross du chaînon Victoria Cross dans les Rocheuses canadiennes a été nommé en son honneur.

Commentaire officiel pour la remise de la Croix de Victoria remise au soldat Cecil John Kinross (dernière entrée dans la colonne de gauche).
Crédit : The London Gazette, date de publication : 8 janvier 1918, supplément : 30471, page 724.
Le document « Medical History Of An Invalid » (antécédents médicaux d’un invalide) dans le dossier de service de Kinross indique que ses blessures avaient eu des effets à long terme sur son corps.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada. Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 5190 – 38, Numéro d’item : 500752, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 11.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hugh McKenzie, VC, DCM

Lieutenant Hugh McKenzie, VC, DCM.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale 2017.

Né à Inverness, en Écosse, Hugh McKenzie a émigré à Verdun, au Québec, en 1911. Six ans de service dans diverses unités d’artillerie à son actif, Hugh s’est enrôlé presque immédiatement, le 12 août 1914.

Le 22 mai 1915, McKenzie est atterri à Rouen, en Franche. Le 11 mars 1916, il a reçu la Médaille de conduite distinguée (voir commentaire dans son dossier de service). Il a plus tard reçu la Croix de Guerre et une commission de lieutenant. S’étant d’abord enrôlé dans la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI ), il a plus tard été transféré dans la 7e Compagnie canadienne de mitrailleuses sur le terrain.

Commentaire officiel de la London Gazette pour la Médaille de conduite distinguée reçue par Hugh McKenzie, tiré de son dossier de service.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada.
Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 6971 – 42, Numéro d’item : 160117, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 11.

Le 30 octobre 1917, alors que le régiment attaquait les carrefours de la crête de Meetcheele, McKenzie et sa section du 7e Corps des mitrailleurs canadiens ont fait des avancées à leur côté en appui rapproché. Lorsque les casemates de mitrailleuses allemandes le long du chemin ont coupé la PPCLI, McKenzie a vu tomber les officiers de son ancienne unité et la compagnie entière a commencé à faiblir. Agissant rapidement, McKenzie a laissé les commandes de sa section à un caporal et il a pris contrôle de l’infanterie. Ralliant la Princess Patricia’s Infantry, McKenzie a pris connaissance des positions et a lancé des attaques de flanc, dont l’une comprenait le sergent Sergeant G.H. Mullin, qui a également reçu une Croix de Victoria pour ses actions. Lorsque ces hommes ont été en position, McKenzie s’est placé à l’avant de l’attaque frontale et ils ont attaqué. McKenzie attirant l’attention de l’ennemi, les équipes d’attaque de flanc ont rapidement profité de la position, mais pas avant que McKenzie soit abattu et meurt.

Pour ces actions cette journée-là, Hugh McKenzie a reçu, à titre posthume, la Croix de Victoria. Son corps a été perdu dans les bourbiers du champ de bataille de Passchendaele durant les batailles qui ont suivi. Son nom figure sur le Monument commémoratif de la Porte de Menin (panneau 31) à Ypres.

Le télégramme envoyé à la femme de Hugh, Marjorie McKenzie, expliquant qu’il a été porté disparu et que l’on croit qu’il a été tué.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada. Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 6971 – 42, Numéro d’item : 160117, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 26.
Commentaire officiel sur la Croix de Victoria du lieutenant Hugh McKenzie, VC, DCM (texte commence dans la colonne de droite).
Crédit : The London Gazette, date de publication : 12 février 1918, supplément : 30523, page 2003.
Commentaire officiel sur la Croix de Victoria du lieutenant Hugh McKenzie, VC, DCM (texte commence dans la colonne de droite).
Crédit : The London Gazette, date de publication : 12 février 1918, supplément : 30523, page 2004.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

George Harry Mullin, VC, MM

Sergent George Mullin photographié sur le terrain, affichant le ruban de la Croix de Victoria et un galon de blessé sur son uniforme. Janvier 1918.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada/PA-002361.

George Harry Mullin est né à Portland, en Oregon. Sa famille a déménagé à Moosomin, en Saskatchewan, lorsque George avait deux ans, où il a plus tard travaillé comme fermier avant de s’enrôler. Le 14 décembre 1914, George s’est enrôlé à Winnipeg dans le 32e bataillon, se joignant plus tard à la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI).

En juin 1916, Mullin a subi des blessures par balle au front, à l’oreille et à l’aine. Évacué en Angleterre, il s’est rétabli pendant deux mois, vivant sa convalescence à Dartford et Epsom. Se rejoignant à la PPCLI, Mullin a reçu la Médaille militaire pour la bravoure sur le terrain à la fin de 1916. Il a rapidement été promu de soldat à caporal. En août 1917, il a atteint le rang de sergent.

Le 30 octobre 1917, Mullin et la compagnie de la PPCLI ont été embusqués par les mitrailleuses dans des casemates à la crête de Meetcheele, comme il est décrit relativement au lieutenant McKenzie, VC. Lorsque le lieutenant McKenzie a quitté sa mitrailleuse pour prendre charge de la PPCLI qui faiblissait, le sergent Mullin a été affecté à une patrouille de flanc-garde. Alors que McKenzie se préparait pour le front, Mullin s’est faufilé dans la patrouille par lui-même. Au moment de l’attaque, McKenzie allant de l’avant, Mullin a embusqué et détruit un poste de tireur d’élite, avant de ramper au sommet de la casemate en béton. Avec une vue sur l’ensemble des autres Canadiens, Mullin a utilisé son revolver pour éliminer deux mitrailleurs allemands, avant de descendre de la casemate et de prendre les dix défenseurs qui restaient. La casemate ennemie avant été éliminée, mais pas avant que le lieutenant McKenzie ne soit tiré et abattu lors de son assaut courageux.

Pour ses actions cette journée-là, le sergent Mullin a reçu la Croix de Victoria. Il a survécu à la guerre, terminant son service au rang de lieutenant, et il est retourné en Saskatchewan. Il est décédé en 1963.

Le commentaire officiel de la London Gazette pour la Croix de Victoria de George Mullin, tiré de son dossier de service.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada.
Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 6474 – 21, Numéro d’item : 206507, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 3.