30-31 octobre 1917 – George Randolph Pearkes, VC, DSO, MC, CDG
Une action centenaire

George Randolph Pearkes, CV, DSO, CM, CDG

Major George Pearkes, VC, CM, en décembre 1917 montrant son ruban de la CM (il n’avait pas encore reçu son ruban de la CV) et quatre galons de blessé..
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002310.

George Pearkes est né à Watford, en Angleterre. Immigrant au Canada, il a servi cinq ans dans la Police montée du Nord-Ouest avant de s’enrôler à Victoria, en Colombie-Britannique, le 2 mars 1915, au sein du 2e bataillon canadien de fusiliers à cheval. Le service de Pearkes est un exemple remarquable d’avancement dans les rangs, médailles et blessures à l’appui.

Avant d’embarquer pour l’Angleterre, Pearkes avait déjà été promu caporal suppléant. En septembre 1915, le 2e bataillon canadien de fusiliers à cheval est atterri en France, où Pearkes a rapidement suivi un cours de la Grenade School, devenant un tireur de bombes. Au début du printemps de 1916, il était lieutenant intérimaire et affecté à la 8e brigade en tant qu’officier de bombardement de brigade. En mai 1916, Pearkes a été hospitalisé avec de graves blessures par balle à la tête et au bras. En septembre 1916, il a été transféré au 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval, devenant rapidement capitaine intérimaire, puis ensuite major intérimaire. En octobre 1916, il avait été blessé à nouveau.

En décembre 1916, Pearkes a reçu la première de plusieurs médailles – la Croix militaire, pour ses actions le 21 novembre 1916 (Voir l’image ci-dessous).

Crédit : Bibliothèque et Archives Canada, Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7681 – 35, Numéro d’item : 567692, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 101.

Le 30 octobre 1917, le 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval a attaqué le flanc gauche de la 8e Brigade d’infanterie canadienne, en bordure du 18e Corps britannique. Le fait de se battre le long d’une frontière tend à créer des avances maladroites et ceci s’est avéré vrai encore une fois lorsque la contrepartie britannique du 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval a été incapable de tenir le rythme, créant un flanc ouvert dangereux.

Bien qu’il avait été blessé par des éclats d’obus aux fesses, Pearkes a mené le 5e bataillon canadien de fusiliers à cheval dans des batailles difficiles. Le renforcement entravé par les basses terres marécageuses des affluents de la rivière Lekkerboterbeek (littéralement  « ruisseau de beurre succulent »), les hommes étaient laissés à eux-mêmes pour faire face à des contre-attaques ennemies croissantes. Déterminant que des tirs d’enfilage provenaient d’un point fort appelé « Source Farm », Pearkes a rallié ses hommes et a mené une attaque à la frontière, prenant la place d’assaut. Son bataillon beaucoup moins fort (certaines sources affirment qu’il restait seulement 20 hommes – voir le Bureau canadien des archives de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p. 69), Pearkes a établi une ligne défensive de « Source Farm » à « Vapour Farm », et ils ont continué à repousser les contre-attaques ennemies. Tout ce temps, Pearkes avait gardé le quartier général du bataillon au courant de la situation au moyen de pigeons voyageurs (Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914 – 1919, p. 322).

Réalisant l’importance des gains faits par Pearkes, le général Currie a émis l’ordre qu’à 19 h tous les efforts devaient être déployés pour protéger la ligne. (Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914 – 1919, p. 323). Lorsque les renforcements du 2e bataillon canadien de fusiliers à cheval ont fait des avancées sur le sol marécageux pour les rejoindre, de nombreux hommes sous les tirs lourds de mitrailleuses ennemies. Ceux qui ont pu continuer ont renforcé la position précaire de Pearkes et ont sauvé la situation.

Pour ses actions et son leadership durant les journées du 30 et du 31 octobre 1917, Pearkes a reçu la Croix de Victoria. Il a survécu à guerre, bien qu’il ait été blessé à cinq occasions distinctes. Il a d’ailleurs reçu plus tard une citation à l’ordre du jour, la Croix militaire, l’Ordre du service distingué, la Croix de Guerre et la Croix de Victoria. Il a terminé la guerre à titre de lieutenant-colonel aux commandes du 116e bataillon (Ontario County) il est demeuré un soldat de métier, servant durant la Deuxième Guerre mondiale. Il a ensuite pris sa retraite et fait son entrée en politique, son dernier poste ayant été celui de ministre de la Défense nationale de 1957 à 1960.

George Randolph Pearkes, CV, DSO, CM, CDG est décédé à Victoria, C.-B., en 1984.

Commentaire officiel sur la Croix de Victoria du capitaine (major intérimaire) George Pearkes, CM (deuxième entrée dans la colonne de gauche).
Crédit : The London Gazette, date de publication : 8 janvier 1918, supplément : 30471, page 722.
Commentaire officiel sur l’Ordre du service distingué du lieutenant-colonel George Pearkes, VC, CM, tiré de son dossier de service.
Crédit : Bibliothèque et Archives Canada, Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7681 – 35, Numéro d’item : 567692, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 102.