26 octobre 1917 – Croix de Victoria
Une action centenaire

En ce jour en 1917, Canadiens attaquent Passchendaele. Trois Canadiens recevront la Croix de Victoria (VC).

Thomas William Holmes, VC

Thomas Holmes, VC.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002352.

Né à Montréal, Thomas William Holmes travaillait comme employé de ferme à Owen Sound, en Ontario, lorsqu’il s’est enrôlé dans le 147e bataillon (Grey) en 1915. S’étant joint au 4e bataillon canadien de fusiliers à cheval comme renfort le 7 avril 1917, il a été tiré au bras à la crête de Vimy que quelques jours plus tard. Il a regagné les rangs du bataillon canadien de fusiliers à cheval le 13 octobre 1917, à temps pour la bataille de Passchendaele.

Le soldat Holmes a reçu la Croix de Victoria le 26 octobre 1917, lorsqu’il a pris d’assaut par lui-même une casemate de béton avec son fusil et quelques grenades seulement. Après avoir tué et blessé certains membres des deux groupes de mitrailleurs, il est revenu chercher une troisième grenade auprès de ses compagnons d’armes et il a attaqué la casemate à nouveau, après quoi les 19 occupants qui restaient ont capitulé.

Holmes a survécu à la guerre, terminant avec le grade de sergent. Il s’est embarqué pour le Canada à partir du camp du parc Kinmel le 30 mars 1919, curieusement seulement 25 jours après les massives émeutes canadiennes qui ont eu lieu à cet endroit. En 1935, sa Croix de Victoria a été volée à son domicile à Owen Sound. Thomas William Holmes, VC, est décédé le 4 janvier 1950. Sa Croix de Victoria n’a pas été retrouvée.

Commentaire officiel pour la remise de la Croix de Victoria remise à Holmes tiré de son dossier militaire publié dans la London Gazzette.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada. Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 4464 – 25, Notes : Victoria Cross, Numéro d’item : 457701, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 53.

Christopher Patrick John O’Kelly, VC, MC

Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002298.

Né à Winnipeg, au Manitoba, Christopher Patrick John O’Kelly s’est enrôlé dans le 144e bataillon (Winnipeg Rifles) en 1916. En tant que membre du 90e régiment de la Milice active, Winnipeg Rifles, O’Kelly est entré au rang préexistant de lieutenant. Le 2 mars 1917, il s’est joint au 52bataillon (New Ontario) outre-mer.

Le 26 septembre 1917, il a mené une patrouille de bombardement contre une mitrailleuse, bombardant les hommes et capturant l’arme, mettant fin à une menace contre leurs flancs. Pour cet acte, O’Kelly a reçu la Croix de Victoria. Quelques jours plus tard, il a été temporairement promu au poste de capitaine par intérim.

Le 26 octobre 1917, après l’échec de l’attaque d’ouverture de son bataillon, O’Kelly a regroupé deux compagnies et ils se sont avancés de 1 000 verges, se protégeant contre les tranchées ennemies et menant d’autres attaques contre des casemates de béton. La compagnie d’O’Kelly a capturé six des casemates, totalisant 100 prisonniers et 10 mitrailleuses. Une contre-attaque a plus tard été repoussée, faisant plus de prisonniers. Durant la nuit, un raid ennemi a été contrecarré, entraînant la capture d’un officier, de dix hommes et d’une mitrailleuse.

Plus tard durant la guerre, le 28 septembre 1918, le capitaine O’Kelly a été frappé à l’aine par une mitrailleuse et ensuite par des éclats d’obus à la jambe alors qu’il était blessé au sol. Évacué à l’hôpital, où on a découvert que son pied était fracturé, la balle de mitrailleuse a été retirée de sa fesse gauche. Malgré tout, il s’est remis de ses blessures.

O’Kelly a survécu à la guerre et il est retourné au Canada. Malheureusement, on croit qu’il s’est noyé durant une tempête sur le lac Seul, district de Kenora, Ontario, en novembre 1922. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Les citations pour la Croix Militaire de O’Kelly, copié dans son dossier de service des citations officielles de Londres Gazette.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada. Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7440 – 32, Numéro d’item : 551723, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 76.
Les citations pour la Croix de Victoria de O’Kelly, copié dans son dossier de service des citations officielles de Londres Gazette.
Crédit: Bibliothèque et Archives Canada. Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7440 – 32, Numéro d’item : 551723, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC), p. 77.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert Shankland, VC, DCM

Robert Shankland, VC, DCM.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale 2017.

Né à Ayr, en Écosse, Robert Shankland a immigré au Canada en 1911, s’établissant à Winnipeg, au Manitoba, sur la rue Pine. Avant la guerre, il a travaillé comme commis à la Crescent Creamery Company (il a plus tard demandé qu’une partie de son solde de service soit envoyé directement au caissier de la compagnie).

Le 18 décembre 1914, Shankland s’est enrôlé. À l’âge de 27 ans, après avoir servi au sein du 79e régiment de la Milice active, Shankland a été nommé sergent-major de compagnie au sein du 43e bataillon (Cameron Highlanders of Canada) à son arrivée en Angleterre.

Un mois après son arrivée en France, pour ce qu’il avait fait le 22 juillet 1916, Shankland a reçu la Médaille de conduite distinguée; « Pour un acte insigne de bravoure consistant à se porter volontaire pour mener une troupe de brancardiers, sous un feu de mortier très dense, et à ramener des hommes blessés et partiellement enterrés. Son courage et son dévouement ont été grandement remarqués. » (traduction libre d’un article de The London Gazette, 18 août 1916, suppplément : 29713, page 8248).

Le 26 octobre 1917, le 43e bataillon a participé à l’ouverture des attaques dans la bataille de Passchendaele. En dépit d’un succès initial, alors que les 43e et 58e bataillons atteignaient l’objectif de la ligne rouge pointillée, les Allemands ont utilisé de l’artillerie lourde sur leurs anciennes positions (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 319). Maintenant lieutenant, Shankland a agi rapidement alors que la brigade entière commençait à faiblir et a battu en retraite. Réunissant des renforts désordonnés pour renforcer son propre peloton, Shankland a légèrement pris le dessus à l’éperon de Bellevue. Les hommes de Shankland sont demeurés fermes, permettant au 52e bataillon (New Ontario) d’avancer et de rétablir le front pendant que d’autres compagnies contournaient le terrain par le sud et attaquaient des casemates ennemies, puisqu’ils travaillaient pour le groupe de Shankland et étaient armés de grenades à fusil et de mitrailleuse Lewis. (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 320).

Pour ses actions ce jour-là, Shankland a reçu la Croix de Victoria. Au cœur de la bataille, malgré un coup de feu reçu dans le dos, Shankland est demeuré au front. Des blessures semblables à la tête et au cou subies en novembre 1917 n’ont été signalées qu’après la guerre, durant son examen médical avant la démobilisation.

La rue Pine à Winnipeg, Manitoba, a plus tard été renommée le chemin Valour, puisque le domicile de Shankland et de deux autres personnes ayant reçu la Croix de Victoria pendant la Première Guerre mondiale (Leo Clarke et Frederick Willian Hall) s’y trouvait. Shankland a servi aussi durant la Deuxième Guerre mondiale avant de prendre sa retraite et d’aller vivre à Vancouver. Il est décédé le 20 janvier 1968.

La citation officielle de la Croix de Victoria de Robert Shankland (dernière entrée, en bas de la colonne de gauche).
Crédit: The London Gazette, Date de publication: 14 décembre 1917, Supplément: 30433, Page: 13222.