La Nation née à Vimy peut relever tous les défis
- un message en l'honneur du Jour de la bataille de Vimy de Christopher Sweeney, Président de la Fondation Vimy

Le 9 avril, jour de la bataille de Vimy, nous célébrons et commémorons le 103e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy. À Vimy, comme nous le savons tous, 100 000 soldats canadiens ont combattu ensemble pour la première fois et ont remporté une victoire rare et étonnante pour les forces alliées. Sans doute, pour la première fois, le monde a prêté attention à quelque chose que notre jeune pays avait fait, et sur la plus grande scène de la planète à l’époque – le front occidental pendant la Première Guerre mondiale.

De Vimy, le Corps canadien enhardi a remporté une série de victoires en commençant par la côte 70, suivie de la prise de Passchendaele, terminée par l’offensive des 100 derniers jours inoubliables lorsque les forces canadiennes sont devenues le fer de lance de tout l’effort de guerre impérial britannique. en Europe.

Nous rappelons ces événements importants pour rappeler aux Canadiens ce que nous pouvons faire en tant que nation face à d’énormes défis, comme la pandémie actuelle de COVID-19. Au cours des quatre années de guerre entre 1914 et 1918, le Canada a énormément changé; d’une petite milice de la force régulière au Corps expéditionnaire canadien totalisant des centaines de milliers, d’un budget d’avant-guerre de 185 millions de dollars à un budget de plus de 740 millions de dollars en temps de guerre, avec une dette fédérale quadruplée de 1,2 milliard de dollars et un impôt fédéral supplémentaire sur le revenu, une initiative totalement nouvelle, de 4% sur tous les ménages ayant un revenu supérieur à 2 000 $ par an.

À la fin de la guerre, plus de 600 000 citoyens avaient servi dans les Forces armées canadiennes sur une population de 8 millions d’habitants, soit près d’un citoyen sur 10 ! Nous avions perdu 60 000 soldats, 170 000 autres blessés physiquement et un nombre incalculable souffrant de ce que nous appelons maintenant le SSPT.

Personne n’aurait pu prévoir comment notre jeune pays peu peuplé pourrait rassembler un tel effort de sang et de matériel – et pourtant nous l’avons fait.

Nous sommes à nouveau confrontés à un énorme défi dans la pandémie de COVID-19, mais nous l’avons confronté auparavant – la grippe espagnole de 1918-1920, propagée par des soldats revenant d’Europe après la guerre. La « grippe » a traversé le Canada, obligeant les Canadiens de partout à porter un masque s’ils pouvaient en porter un (cela vous semble-t-il familier?), entraînant la perte de plus de 55 000 Canadiens. Les Canadiens ont une fois de plus mobilisé leurs communautés pour lutter contre la « grippe », convertissant les bâtiments publics en hôpitaux et créant les débuts d’un organisme fédéral de santé publique pour aider à créer une politique de gestion de l’épidémie.

Le Canada est maintenant dans un nouveau type de guerre, où les combats se déroulent dans nos hôpitaux et où nos travailleurs de la santé sont les premiers à se sacrifier pour le plus grand bien du Canada. Mais comme les deux guerres mondiales et les autres troubles qui nous ont assailli, nous résisterons à cette tempête comme nous avons résisté aux tempêtes dans le passé, en étant équilibrés, organisés, compatissants, unis et, surtout, en relevant le défi . La nation née à Vimy et pendant la Première Guerre mondiale a des forces incalculables dans son peuple et ses ressources et est capable de tout ce qui lui est demandé. La « bataille de la pandémie » sera bientôt suivie de la « bataille de la reprise économique », et le Canada en sortira changé mais insoumis face à ces défis alors que nous nous forgerons notre grand destin.

– Christopher Sweeney, Président de la Fondation Vimy

Une nouvelle fontaine rend hommage à l’héritage de la crête de Vimy

9 avril 2020

La Fondation Vimy et la Love Family Foundation sont fières d’annoncer un effort conjoint pour commémorer l’héritage de la bataille de la crête de Vimy – La Crête : pour vénérer une histoire enfouie. Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy en France, un mémorial vivant établi, abritera bientôt la fontaine, le résultat d’un concours auprès des meilleures universités de design du Canada.

L’équipe gagnante a combiné les talents de trois étudiants en maîtrise en architecture: Scott Normand, Kevin Complido et Brendan Dyck. Dans son projet, l’équipe déclare:

L’intention qui anime le projet est que cette interaction théorique soit tranquille et suscite la réflexion et qu’elle renforce le dialogue de la paix et de la mémoire.

Jon et Nancy Love, membres du comité de sélection de la Love Family Foundation, étaient convaincus de choisir le design comme lauréat du concours:

Ce qui distingue La Crête des autres concepts, c’est son utilisation de chambres d’écho et d’agitateurs sous la surface qui réverbèrent le bruit de l’eau pour créer un environnement contemplatif dans le parc.

Le design proposé doit être réalisé cet été et dévoilé à l’automne.

Le parc du Centenaire de la Fondation Vimy, conçu par l’architecte paysagiste canadienne Linda Dicaire, a ouvert ses portes en 2018 pour marquer le centenaire de la fin de la Grande Guerre. Financé par la Fondation Vimy, le parc offre un espace de réflexion sur les réalisations canadiennes à la crête de Vimy.

Le message de la crête de Vimy est un message de bravoure, de sacrifice et de force dans l’unité. La bataille, qui a eu lieu le 9 avril 1917, est généralement présentée comme un tournant dans l’histoire du Canada, où les quatre divisions canadiennes ont combattu ensemble comme une seule force de combat pour la première fois. L’événement est souvent cité comme le début du passage du Canada d’un dominion vers une nation à part entière.

La Réflexion de Coralie Bureau

Récipiendaire du prix de pèlerinage Vimy 2020, Coralie Bureau, de Victoriaville, QC, a écrit la réflexion suivante après avoir effectué une recherche au sujet d’Eugène Auger décédé pendant la Première Guerre mondiale au service de l’armé canadienne.

Au début de la Première Guerre mondiale, les combattants canadiens qui portent leur aide à l’Europe le font sur une base volontaire. Cependant, le manque de soldats à envoyer au front contribue à augmenter les diverses techniques pour promouvoir l’enrôlement. Par exemple, des recruteurs sont envoyés dès 1915 à Victoriaville, ma ville natale, pour solliciter des hommes et les pousser à l’enrôlement. Toutefois, ces hommes n’agissent pas toujours éthiquement. Ceux-ci sont payés à « la pièce », c’est pourquoi certains de ces hommes n’hésitent pas à boire avec des jeunes hommes et à leur payer des consommations. Lorsque ces jeunes hommes sont ivres, les recruteurs leur font signer les documents d’engagement militaire. Une fois ces documents signés, ils ne peuvent plus revenir en arrière. 

D’ailleurs, Eugène Auger, un homme natif de Victoriaville, s’enrôle dans l’armée cette même année alors que la conscription n’a pas encore été votée. Selon moi, c’est peut-être la présence de ces recruteurs qui a poussé Eugène Auger à s’enrôler dans l’armée. La démarche a peut-être été faite éthiquement ou peut-être pas, mais cet homme a quand même servi au front. 

Je crois que la propagande de l’époque afin de promouvoir l’effort de guerre a aussi pu influencé la décision d’Eugène Auger. En effet, les éditoriaux quotidiens, les discours politiques et les affiches exerçaient une grande pression sur les hommes. Ils étaient très convoités pour servir dans les forces armées. Certaines de ces propagandes désiraient pousser les hommes à s’enrôler et le faisaient en remettant en question leur virilité. Eugène Auger avait 21 ans lorsqu’il a rejoint l’effort de guerre donc je crois que le fait de remettre en question sa virilité a pu le pousser à s’enrôler. 

Bref, je crois qu’Eugène Auger était un jeune homme très courageux, car peu importe les conditions qui l’ont menées à s’engager dans l’armée canadienne, il a combattu au front et a servi son pays de la plus honorable des façons. De plus, sa vie 100 ans plus tard signifie pour moi un exemple de bravoure et de fiabilité. Eugène Auger s’est enrôlé pour combattre au front et il l’a fait. Il a respecté son engagement malgré la peur au ventre qu’il ressentait probablement lors de cette guerre. Je le sais, car selon mes recherches, il est décédé au front en pleine bataille, deux ans après son enrôlement. 

Dorénavant, dès que je passerais devant le cénotaphe de Victoriaville où Eugène Auger est commémoré, je penserais à cet homme et au courage dont il a fait preuve. En mon nom et en celui de la ville de Victoriaville au grand complet, je tiens à le remercier très sincèrement pour sa bravoure.