Bataille de la ligne Drocourt-Quéant
Une action centenaire

Bataille de la ligne Drocourt-Quéant, 2 septembre 1918

Connu par l’armée allemande sous le nom de Wotung Stellung, le système défensif Drocourt-Quéant représentait un obstacle important pour les Alliés, tandis qu’ils tentaient de faire progresser davantage leur offensive vers l’Est. La cohue créée par les batailles d’Arras avait poussé le Corps à la ligne D-Q, mais les militaires avaient peu de temps pour se préparer et le général Haig n’était pas en mesure de fournir de l’artillerie ou des chars supplémentaires. En fait, on doutait, parmi les commandants du Corps, que la tentative réussirait. Les survivants du mois d’août étaient épuisés et les nouvelles troupes de réserve, dont bon nombre étaient conscrites, avaient peu d’expérience du combat. Néanmoins, pour que l’armée française avance dans le Sud, il fallait briser la ligne D-Q.

Le plan initial prévoyait que les Canadiens brisent la ligne D-Q, puis progressent rapidement vers le Canal du Nord en utilisant le groupe de véhicules blindés de Raymond Brutinel, le tout dans le cadre d’une seule bataille. Mais comme le découvrirent le général Currie et les 1re et 4e divisions, cela n’était pas possible. Les deux divisions ont pris la ligne D-Q, après une journée de durs combats. Toutefois, les véhicules blindés n’ont pas pu avancer aussi rapidement qu’il le fallait et le soutien à l’artillerie était très faible. Le Corps s’est retranché pour la nuit, prévoyant une contre-attaque, qui n’a finalement jamais eu lieu. Comme à Amiens, les troupes ont avancé derrière un barrage d’artillerie concentré et ont été confrontées à des lignes de nids de mitrailleuses, d’abris fortifiés et de barbelés, dont une grande partie a dû être enlevée lors de combats corps à corps.

La victoire remportée à la ligne D-Q, bien qu’inattendue, a été un autre jalon du Corps pendant les cent jours du Canada, couronnés de succès. Currie croyait que les combats menés au cours des batailles d’Arras étaient les plus difficiles que le Corps ait jamais affrontés. Toutefois, le rythme ne ralentirait pas. Dans le camp canadien, 5 622 personnes ont été tuées ou blessées le 2 septembre seulement, mais les pertes allemandes ne sont pas connues.

Un brancard canadien corrige une blessure. Avance à l’est d’Arras. Août 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003179.

 

Progrès technologiques|

Le plan de bataille original de Currie prévoyait l’utilisation de la brigade canadienne d’automitrailleuses, organisée et commandée par Raymond Brutinel. La BCAM avait été constituée en 1914, mais avait rarement été utilisée sur un champ de bataille jusqu’aux cent jours, car les conditions de la zone de combat au cours des premières années n’étaient pas propices à l’utilisation des véhicules. Les véhicules de la BCAM sont entrés dans la bataille à 8 heures le matin du 2 septembre, en utilisant une brèche de 900 mètres dans le barrage rampant, mais n’ont pu passer. Les véhicules n’ont pas pu s’adapter au terrain accidenté, et beaucoup sont tombés sous la pluie de tirs d’artillerie et de mitrailleuses provenant des lignes ennemies.

Personnalités dignes de mention|

Sept soldats canadiens ont reçu la Croix de Victoria en raison de la bravoure dont ils ont fait preuve le 2 septembre 1918, soit Bellenden Hutcheson, Arthur George Knight, William Henry Metcalf, Claude Nunney, Cyrus Wesley Peck, Walter Leigh Rayfield et John Frances Young. Lisez-en plus sur Anciens Combattants Canada.

Le brigadier­-général Raymond Brutinel était un homme d’affaires et un journaliste français qui s’était installé dans l’Ouest canadien avant la guerre. Brutinel croyait que les véhicules motorisés armés constituaient l’avenir de la guerre moderne et, lorsque la guerre a éclaté, il a constitué un des groupes d’automitrailleuses de base qui, éventuellement, a formé la brigade canadienne d’automitrailleuses. Brutinel a commandé la brigade et a participé aux attaques de celle-ci lors de la poussée allemande de mars 1918, ainsi que pendant la période des cent jours.

Des véhicules blindés canadiens en action à la bataille d’Amiens. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003016

 

Bataille de Chérisy
Une action centenaire

Bataille de Chérisy, 27 et 28 août 1918

Dans le cadre de la bataille de la Scarpe, la bataille du village de Chérisy offre un exemple de combat sanglant mené par le Corps canadien les jours précédant la bataille pour prendre la ligne Drocourt-Quéant. La 5brigade participe à une avancée visant à percer la ligne Frenses-Rouvroy, autre défense fortifiée avant la grande ligne Drocourt-Quéant. Le 22bataillon (the Vandoos) a pour mission de s’emparer de Chérisy avec les 26et 24bataillons. La pluie et les mauvaises conditions retardent le départ de l’offensive et la bataille commence à 10 heures seulement.

Le 132erégiment d’infanterie allemand résiste farouchement – ses mitrailleuses fauchent les soldats canadiens dans leur avancée, mais le village est capturé en milieu de journée. Le Vandoos a perdu beaucoup de ses officiers dans l’attaque initiale à Chérisy et l’officier au rang le plus élevé restant, le major Georges Vanier, organise la défense de la position du bataillon en collaboration avec le 24e bataillon. Cette nuit-là, le commandement divisionnaire informe les officiers de la 5brigade qu’ils ne seront pas relevés et qu’ils devront se battre le lendemain matin pour continuer de gagner du terrain en direction de la ligne Drocourt-Quéant.

Dans l’attaque du 28 août, Vanier est blessé et le commandement des deux bataillons est confié au commandant du 24bataillon, le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, qui continue de tenir la position devant Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève le lendemain. Seulement 39 membres du 22e bataillon répondent à l’appel du 29 août : 634 hommes sont morts, blessés ou disparus, y compris tous les officiers.

Progrès technologiques

Chérisy s’est inscrite dans une série de petites batailles planifiées, missions progressives visant à franchir de grandes distances; Amiens est atteinte le 8 août et la ligne Drocourt-Quéant le 3 septembre. Currie et les Alliés en général ont recouru à des engagements planifiés pour éviter les problèmes inhérents à la poursuite d’objectifs lointains; ce type d’engagement a été de plus en plus souvent employé après la Somme en 1916 dans l’idée de « prendre et tenir » pour gagner des petits morceaux du territoire ennemi.

La bataille de Chérisy illustre l’une des difficultés rencontrées par le Corps canadien dans les jours qui ont suivi Amiens. Le rythme des batailles depuis le 8 août rend la coordination du soutien de plus en plus difficile, et compte tenu du mauvais temps qui sévit le 26 août, les bataillons qui participent à la bataille de Chérisy ne disposent pas de suffisamment de soutien de contre-barrage.

L’artillerie allemande continue de leur tirer dessus, et des nids de mitraillettes dans le village même font des ravages dans les troupes qui avancent, qui ont été retardées par des fils barbelés non coupés et un terrain accidenté. Si le Corps canadien commandé par Currie devait réussir dans les batailles à venir – qui se déplaçaient encore plus rapidement – la fourniture de soutien en temps opportun était cruciale.

Personnalités

Chérisy a été une bataille acharnée dans laquelle de nombreux actes de bravoure sont passés inaperçus pendant les deux jours de conflit; toutefois, deux Canadiens se sont démarqués.

Le major Georges-Philéas Vanier, officier au rang le plus élevé restant à la fin de la journée du 27 août. Vanier organisa l’attaque du lendemain, sachant qu’il avait peu de chances de survivre, et conduisit ses soldats au sommet à 12 h 30 le 28 août. Vanier, touché à l’estomac et la jambe brisée par un obus, a été évacué et a survécu à la bataille. Vanier s’est remis de ses blessures et a occupé plus tard les fonctions de gouverneur général du Canada.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

VANIER, GEORGES PHILIAS

Le lieutenant-colonel William Clark-Kennedy, dernier officier supérieur du 24bataillon, rassembla les soldats encore debout du 22bataillon et tint la position du bataillon à l’extérieur de Chérisy jusqu’à l’arrivée de la relève. Bien que gravement blessé, Clark-Kennedy a refusé de quitter ses hommes et a continué de diriger la bataille jusqu’au retrait des deux unités. Clark-Kennedy a été décoré de la Croix de Victoria et a vécu le reste de sa vie à Montréal.

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CLARK-KENNEDY, WILLIAM HEW

 

Deuxième bataille d’Arras
Une action centenaire

Deuxième bataille d’Arras du 26 au 30 août 1918

Le Corps canadien vient juste de vaincre à Amiens le 14 août lorsqu’il est envoyé aux alentours d’Arras pour participer aux actions visant à percer les systèmes de tranchées allemands. Ayant perdu quelque 12 000 soldats, qui doivent être remplacés par de nouvelles troupes, le Corps canadien ressent encore les conséquences de son entrée initiale dans l’offensive des Alliés du mois d’août, mais il n’a pas le choix. Currie doit préparer ses hommes pour un nouvel assaut.

L’artillerie lourde du Corps canadien en action L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003133.

Contrairement à Amiens, le Corps canadien ne peut profiter de l’effet de surprise et, avec moins d’une semaine pour planifier, le combat qui devra compter sur l’artillerie lourde, la maîtrise de l’infanterie et le courage des soldats sera difficile. Encore une fois, le travail de contre-batterie jouera un rôle très important dans le succès de la bataille, et les artilleurs canadiens s’efforceront de mettre hors d’usage la plus grande partie possible de l’artillerie allemande avant le jour de la bataille.

Currie compense le manque d’effet de surprise par la planification d’une bataille nocturne, lancée dans l’obscurité le 26 août à 3 heures du matin sous la pluie. Le Corps canadien s’avance vers les détachements de mitrailleuses allemands, qu’il doit mettre hors de combat chacun à leur tour pour assurer la progression du Corps vers l’avant. À la fin de la journée, le Corps canadien a progressé de 5 km et repris Monchy-le-Preux, mais il lui reste d’autres combats à mener. Les petites attaques qui conduisent le Corps canadien vers la redoutable ligne Drocourt-Quéant lui coûtent au moins 6 000 hommes et épuisent ses précieuses ressources humaines – des soldats expérimentés que Currie ne pouvait pas se permettre de perdre. Les pertes allemandes sont estimées à au moins 3 000 prisonniers et à un nombre inconnu de morts et de blessés.

Des canons capturés par des Canadiens sur le front d’Arras. L’avance à l’est d’Arras. Septembre 1918. Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-003219.

Progrès technologiques

Arras a offert une autre occasion au Corps canadien d’utiliser les techniques qu’il avait mis au point pendant la dernière année. Currie s’est servi de la Royal Air Force et de ses unités de contre-batterie pour dévaster les armes de l’ennemi avant le jour de la bataille, et les divisions d’infanterie ont pu avancer rapidement et librement derrière un barrage roulant. La bataille d’Arras a également commencé par une attaque de nuit, tactique déjà utilisée par Currie lorsqu’il ne pouvait pas profiter de l’effet de surprise, et qu’il utiliserait de nouveau au cours des semaines suivantes.

Comme à Amiens, les opérations canadiennes de la deuxième bataille d’Arras ont été planifiées rapidement; l’organisation de la bataille de Vimy l’année précédente avait pris plus d’un mois, pour une bataille typique de cent jours, Currie disposait habituellement de moins d’une semaine, et à mesure que le Corps canadien progressait en territoire allemand, ce temps se raccourcissait.

Personnalités

Lt Charles Smith Rutherford, du 5Bataillon canadien de fusiliers à cheval, a été décoré de la Croix de Victoria le 26 août 1918 pour son attaque de deux casemates et la capture de près d’une centaine de prisonniers. Charles Smith Rutherford a survécu à la guerre et est devenu sergent d’armes de l’Assemblée législative de l’Ontario. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

RUTHERFORD, CHARLES SMITH

Sdt Howard Douglas Graham n’avait que 20 ans lorsqu’il a combattu avec le 21Bataillon à Arras dans la section du renseignement. Howard Douglas Graham a survécu à la guerre et, 21 ans plus tard, en qualité de lieutenant général de l’armée canadienne, est retourné en Europe combattre pendant la Seconde Guerre mondiale. Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à son dossier de service de Bibliothèque et Archives Canada.

GRAHAM, HOWARD D

 

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 23 août 2018

Après deux semaines incroyables, nos étudiants du PVB 2018 ont fait ses adieux et sont partis tôt ce matin. Pour la dernière publication de cet programme nous avons demandé à nos nouveaux ambassadeurs du Prix Vimy Beaverbrook de décrire leur expérience en une seule ligne. (À noter: les participants blogueront dans leur langue préférée).

Alejandra: The BVP program is a perfectly orchestrated journey that allows for deeper and more personal thinking about the First and Second World Wars, for which I am thankful.

Cassandre: Une fabuleuse experience, de formidable rencontres, dinouables souvenirs- mon plus grand merci pour mavoir donné la chance denrichir ma personne.

Kelsey: This program was life-changing- it gave me an understanding of the World Wars on a level I could previously only dream of.

Cassidy: BVP 2018 was a breathtaking, emotional and adventurous experience that I will never forget.

Alix: Un enrichissement à vie, de mémoires d’amitié forgées et des images saisissantes gravées pour toujours, c’est ce que le BVP est pour moi.

Hannah: This program has enlightened me in both mind and spirit- I couldnt forget about this program if I tried.

Rachel: The BVP has inspired and empowered me to share this unforgettable experience with my community, and my perspective on Canadas involvement in both World Wars has been changed forever.

John: This program has introduced to me a new way of studying history, and to teachers and peers who will continue to inspire me in the future.

Isabella: BVP is not a program that has forced mundane dates into the minds of the participants, but has rather challenged one to think critically about past historical events and present-day occurrences.

Anna: The BVP has completely changed the way I view history, it has inspired me to learn and teach, and I cant wait to spread it as far as I can!

Gordon: This program has been truly incredible, from speaking to some of the last remaining Second World War veterans, to retracing the footsteps of the soldiers of the First World War and D-day- I am so grateful that I could be part of such an amazing experience.

Laetitia : Durant ce programme, jai appris énormément dinformations sur les deux guerres mondiales entourée de personnes incroyables: cette expérience restera à jamais graver dans ma mémoire: merci beaucoup !

Caroline: BVP has allowed me to experience history as I never imagined it before, among like-minded peers in an environment where it comes alive.

Brooke: Our classrooms ranged from lecture halls at Oxford, to the fields of Belgium, to the white caves at Vimy, to the rocky beaches at Normandy, and often where we learn, teaches us more than our tour guide.

Ghalia: Today I leave feeling more empowered than ever before and with a network of colleagues that have become lifelong friends.

Stanford: BVP has allowed me to share exceptional experiences with unforgettable people.

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 22 août 2018

Le dernier jour du programme, les récipiendaires du PVB 2018 ont passé la journée à l’Université Paris Nanterre. Au matin, ils ont participé à une atelier de bibliothèque et archives et ont discuté la poésie de la guerre. L’après-midi, ils ont assisté à des conférences présentés par candidats de doctorats Gwendal Piegas et Mathieu Panoryia. (À noter: les étudiants blogueront dans leur langue préférée).

Today we went to the Université Paris Nanterre to attend lectures and do some activities around the University. My favourite activity was a poetry analysis that we did in groups. Our group had a poem called “My Boy Jack” by Rudyard Kipling, and we had to analyze it from an emotional point of view. I thought this activity was really interesting because the other part of our group had to analyze it from a historian’s standpoint, and we very different points. I think poetry is very subjective, especially when you aren’t given any information about the poem beforehand. Our groups analysis of the poem was quite different from the actual meaning of the poem. The lines we thought were metaphors were literal, and vise-versa. Although, the way I think of it, the way that one individual person can never be wrong in their own opinion. Poems are different from other literature because it often doesn’t impose a meaning on you, it’s all about interpretation and relating it to your own experiences. This is similar to learning about the World Wars, as a person born in the 21st century, I can never truly understand what experiences people went though. All I can do is try to use empathy to connect it using an experience to help me understand.   

Anna Hoimyr, Gladmar SK

 

The last true day of this amazing program was highlighted by the introduction to other viewpoints to the war, that were not thoroughly discussed during the program. We visited Université Paris Nanterre and participated in a poetry analysis workshop. Two French scholars discussed the Franco-Prussian War and the Battle of Verdun, and the Eastern Front’s main interesting differences to the more studied Western Front. While analyzing different poems I came across a French poem called “Chanson de Craonne” with no known author. Reading poetry in my second language was a new experience for me, but it allowed me to understand an entirely different culture during the First World War on the Western Front; similar to how the Beaverbrook Vimy Prize has allowed to experience different narratives of the World Wars as oppose to the narrative usually taught in class. It was also interesting to see how there were many interpretations of the poem, whether that was because the poet wished to remain anonymous for fear that some of his sentiments may not have been appreciated by his commanding officers, or that the poem was a song that was constantly being altered by the soldiers on the front. Overall, I learned through today’s experiences, that the culture that was present during the First World War, the Interwar Period, and the Second World War are just as important for historians to look at critically as the actual military history of the war.

Isabella MacKay, Ottawa ON

 

I woke up on the last day of the BVP program feeling conflicted. Though I am disappointed to be finishing the most incredible experience of my life, I am thrilled to be heading home to share my new-found knowledge and perspectives. This morning we travelled to the Université Paris Nanterre where we were reunited with Julia. She led us in a workshop where I analyzed the emotional aspects and feelings conveyed by a poem written in 1915 during the battle of Ypres. Reading and listening to the various poems helped me to visualize a different side of war; soldiers wrote about their fears, their loved ones, or just how exhausted they were. This program has shown me the effects the Great War still has one hundred years later. I have visited countless cemeteries over the past two weeks, and yet I still find it difficult to comprehend that each and every headstone I saw represents a once living and loving person. When I sat in the cemeteries, I spoke to the headstones as I would a veteran, asking about their families and thanking them for their service. But whenever I stopped speaking, the leaves of the nearby maples began to rustle vigorously, almost as though the soldiers spirits were attempting to respond. Being part of the BVP has impacted my life in a way I never anticipated, and if knowledge is power, then I have gained the strength of every soldier who found in the First World War.

Rachel Woodruff, Chemainus BC

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 21 août 2018

Aujourd’hui, nos récipiendaires du PVB 2018 ont participé à une discussion sur la plage de juno à propos des journaux de guerre pendant les débarquements du jour J. En suite, ils ont visité le cimetière Beny-sur-mer où les étudiants ont recherché et identifié les soldats canadiens qui ont été exécuté à Abbaye d’Ardenne. L’après-midi, ils ont visité la batterie allemande à Longues-sur-mer. (À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférée).

As our journey nears its end, we woke up today in Bérnière-sur-Mer, to the sound of seagulls and church bells that surround the grounds where the group is staying. After a morning well spent at the beach analyzing war diaries and what they represent, the group headed to the Beny-sur-Mer Canadian War Cemetery, a place important for all of us and that, in an ideal situation, should be for all Canadians. In Beny-sur-Mer rest the bodies of seven of the Canadians killed in the Abbaye d’Ardenne Massacre and hundreds of other brave Canadian men. Their names are a reminder of the human capacity of committing evil acts but also a reminder of hope and peace. Flowers and commemorative ribbons adorn every corner of the cemetery and one can’t help but to wonder how many people have come here to salute the heroes that lie on these grounds. We hope many. In this cemetery, I was also able to find the headstone of a man I was very kindly requested to commemorate and that is Trooper Harry Osborne from the 1st Hussars of my native London, Ontario. Finding his headstone felt like meeting with an old friend, a friend I never met but whose contributions and sacrifice are felt today.

Alejandra Alvarez, London ON

 

This morning Juno beach was our classroom, and we had the privileged opportunity of reading the war diaries of the attack at Juno while we sat on the sand of the exact place it happened. It was amazing to be able to ask: « Where were the soldiers at this point in the attack? » and then have a colleague point to a house and say: « Right there. » This leaves no room for misinterpretation of landscape through limiting history text books. We all took turns reading the detailed events of each day leading up to the attack and got to learn what the offense was like from the perspective of lower ranked military personnel and what they were and weren’t aware of. The remarkable thing about the Beaverbrook Vimy program is that our place of learning often does more teaching than the tour guides themselves, and our classrooms range from lecture halls and Oxford, to the battle fields of Belgium, to the sandy Juno Beach.

Brooke Reid, Saint Andrews NB

 

This morning, we had a discussion on war diaries at Juno beach. We read multiple diaries from the perspectives of three different soldiers from three different battalions, landing at the three towns on Juno Beach: Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer and St-Aubin-sur-Mer. The diary I looked at was the one from St-Aubin-sur-Mer. War diaries are interesting because they provide insight on an event in ways we would have never thought about. For example, the soldier wrote in the diary how happy he was that the journey to the beaches only got him wet to the knees. We sometimes forget that soldiers that get wet often stay uncomfortably wet for the rest of the day. He also wrote something peculiar that I don’t think I’ve ever seen before. He explained that after 4 years of preparing for this moment, he was disappointed that his beach met little resistance. I think war diaries give us insight on events from many perspectives. Just like how every soldier’s opinion and perspective of war, our analysis of history needs to be flexible and open to different viewpoints. 

Stanford Li, Beaconsfield QC

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 20 août 2018

Aujourd’hui, nos récipiendaires du PVB 2018 ont visité le Centre Juno Beach où ils ont tourné le park Juno avec Vincent. En suite, ils ont visité Arromanches, le Mulberry Harbour, et le jardin Canadien au Mémorial de Caen. Pour finir la journée, le groupe a passée le soir au Queen’s Own Rifles de Canada (Maison des canadiens). (À noter: les étudiants blogueront dans leur langue préférée).

Aujourd’hui, nous avons visité plusieurs endroits historiques liés à la Bataille de Normandie. J’ai particulièrement apprécié le tour des bunkers, en plus de notre visite au Centre Juno Beach. Durant le tour des Bunkers, j’ai eu l’opportunité de voir ceux-ci en personne, c’était impressionnant de se trouver où les soldats allemands commandaient et observaient l’ennemi, car je pouvais voir des sites historiques ayant bravés le temps. J’ai également été surprise d’apprendre qu’un des bunkers avait été découvert récemment, il y a environ 8 ans. Apprendre cela m’a fait réfléchir: si les humains découvrent encore, de nos jours, des objets et lieux historiques, allons-nous continuer à en retrouver ? Par la suite, au musée canadien, Centre Juno Beach, le film intitulé Dans leurs pas m’a le plus marqué de l’ensemble des visites présentés dans l’endroit: il affichait des images des Canadiens lors du Jour J et durant la Bataille de Normandie. Pour moi, voir des représentations visuelles des évènements historiques de cet endroit était plus touchant que lire de l’information sur le sujet, puisque je pouvais me mettre momentanément dans la peau des soldats durant la Bataille de Normandie et ainsi imaginer ce qu’il aurait pu vivre à l’époque. Cette journée a donc été remplie de découvertes historiques intrigantes pour moi !

Laetitia Champenois Pison, Montreal QC

 

Today we had a tour at the Juno Beach Centre and our tour guide, Vincent, was amazing. He explained things in ways that were very easy to understand and you could tell he was very passionate about what he was talking about. One thing I learned from him was that the Atlantic Wall is portrayed a lot differently than how it really was. It is usually explained as a long wall going across the coast that absolutely no one could get through. Vincent explained it as a rope with knots in it. The knots were the bunkers on the coast. I think that is a very good way of putting it because the coast was heavily armed and defended but it was not a solid unbreakable wall. It was also an amazing experience to be on the beach and see the geography of it all. It made it much clearer in my mind. I’ve seen pictures hundreds of times but nothing can compare to seeing it in real life. 

Cassidy Choquette, Steinbach MB 

 

Today we visited Juno beach and its educational centre, which was very interesting. The first thing we did was a tour of two German bunkers, the first of which was from 1940 and had many weak points and flaws as at the time of building the threat of an allied invasion was minimal and wasn’t taken too seriously whereas the second was built in 1943 and was far superior due to the growing possibility of the British Invasion. It was interesting to see how the bunkers differed and I learnt a lot about other tactical defences at Juno beach. After the bunkers we went to the centre which was very informative and it was amazing to learn about Canada’s role on D-Day since, being from Scotland we aren’t taught much about other countries’ role in the Wars, so it was eye-opening, not only today, but throughout the whole program, to learn how much they contributed to both World Wars.

Gordon Simpson, Edinburgh Scotland

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 19 août 2018

Aujourd’hui, nos récipiendaires du PVB 2018 ont participé à une série de cérémonies commémoratives pour la 76e anniversaire du raid de Dieppe. La première cérémonie a eu lieu au Cimetière Militaire Canadien Dieppe où Rachel et Gordon ont déposé une couronne alors que Alejandra et John on lisent la promesse de ne pas oublier. La deuxième cérémonie a eu lieu au Square du Canada où Stanford et Hannah ont déposé une couronne. L’après-midi, les étudiants ont voyagé à Normandie, ont visité Pegasus Bridge, et ont participé à une cérémonie privée à Abbaye d’Ardenne, le lieu où 20 soldats canadiens ont été exécutés par les membres du 12e SS Division Panzer en juin 1944. Lisez leurs publications en suivant le lien dans notre biographie. (À noter: les participants blogueront dans leur langue préférée).

Today was another amazing day in Dieppe. This morning, we walked to the Dieppe Canadian War Cemetery, where we attended a ceremony marking the 76th anniversary of the Dieppe Raid. It made me so proud to head the Canadian anthem sung at the ceremony, honouring the Canadians who fought and died during the raid 76 years ago today. Another activity that particularly resonated with me occurred immediately after the ceremony. The BVP participants were each given the name and story of a soldier buried in the cemetery, and we were asked to find our soldiers’ respective graves. My soldier was Bertram Howard Renfrew Capnerhurst, who—like me—lived in Toronto. After finding his grave, I read the short sheet of information I was given. Bertram, serving in the Essex Scottish Regiment during the Dieppe Raid, was only eighteen years old (one year older than I am) at the time of his death. He came from a military family, his father having served in the First World War, and a newspaper article also indicated that Bertram was hoping to win a Victoria Cross. Upon being informed that his son was missing in action, Bertram’s father, Major Capnerhurst, stated, “If my son is among the dead, those Jerries will pay dearly for his life. I am going back over there as soon as I can.” As I read about Bertram and his family I imagined the grief of receiving the news of Bertram’s death, as well as the circumstances that would inspire his father to go to war not once, but twice. Although I never knew Bertram, I can’t help but feel a kinship towards him. Like me, he was a Toronto teenager. Unlike me, however, he had extraordinary circumstances thrust upon him. He made the ultimate sacrifice, and for that I am truly grateful.

Caroline Tolton, Toronto ON

 

The courtyard of the Ardenne Abbey is deceptively beautiful, deceptively peaceful. Broad, old trees stand strong, shading the small space from the scorching sun. Bushes of vibrant green leaves coat the ground save for a small path leading up to a larger clearing of grass. It’s a place that I would love to relax in with a good book, had I not known the dark truth of the places past. During the Second World War in June of 1944, this quaint little garden became the site of a terrible atrocity. Twenty men, boys really, taken as Prisoners of War were murdered for no reason at all.

Seeing this picturesque garden and learning about its dark history was heartbreaking. They were so very young, only a few years older than me, and they were braver that I could ever hope to be. When they realized that they were going to die, they did not cower, cry or confess all they knew. They shook each other’s hands and faced death head on. That kind of courage is unimaginable to me. I have never been thrust into a situation dire enough to require it. To die rather than reveal what I knew, I can’t say I would make the same choice. I certainly wouldn’t have faced my death in silence. These men were heros, they possessed a courage that I can’t even fathom. Perhaps it is because of their courage and the courage of men like them, that I am here today.

So, as I stood in that peaceful little garden and a soft wind rustled the leaves, I did what many French and Canadian citizens have done and will do in the future. I remembered them. I bowed my head and whispered a prayer for the fallen.

Kelsey Ross, Burin NL

 

We began today with a ceremony at Dieppe commemorating the raid by the Canadians on 19 August 1942. For me, this was one of the most powerful experiences so far in the program, for several reasons. For one, it is eye-opening to see that local French people still commemorate the bravery and sacrifice of the Canadians who fought at Dieppe 76 years ago. Another striking aspect of the ceremony was the number of nations and organizations involved, all the national anthems being sung, and all the wreaths being placed by their respective representatives. I was honoured by the opportunity to read the Commitment to Remember at the ceremony. Additionally, the veterans present at the ceremony made it more special to me because I soon realized that we will soon lose the opportunity to learn from them and their experiences. Following the ceremony, we travelled to Abbaye D’Ardenne, the site where 20 Canadians were unjustly executed by the Nazis in June 1944, after refusing to turn over strategic information. This was the program’s second key visit today, and it was an intensely emotional one. The biographies and photographs of the 20 Canadian soldiers were prominently displayed, and we held a private ceremony at the small memorial where we each placed a poppy on a wreath. I was in awe, particularly of the immense bravery of the Canadians who stood strong, despite knowing their fate.

John Evans, Victoria BC

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 18 août 2018

Aujourd’hui, les récipiendaires du PVB 2018 ont visité le cathédrale d’Amiens. Dans l’après-midi, les étudiants ont voyagé à Dieppe où ils ont rencontré Jean Caillet, résistant français durant la Seconde Guerre mondiale. En suite, le groupe a fait un tour de mémoriaux à travers Dieppe, a marché le long de la plage rouge et de la plage blanc et a vu la plage bleu et la plage verte. Au soir, les étudiants ont assisté à une veillée du 76e anniversaire des raids de Dieppe et ont participé à la garde d’honneur au Cimetières des Canadiens – Les Vertus. (À noter: les participants blogueront dans leur langue préférée).

Today we transitioned from studying the First World War to the Second World War by visiting a cemetery with soldiers from both wars. I was excited to meet a member of the French Resistance, Jean Caillet, in Dieppe and felt grateful to have had this opportunity. I found the seminar to be extremely engaging because he was open to all of our questions. As he explained his role in the French Resistance, I was able to understand the implications people faced personally during the war. He spoke about his experiences in a manner that allowed me to understand as much as I possibly could about the emotions and hardships he went through. He also discussed his time as a prisoner in Spain which gave me another perspective of the difficulties faced during the war. I felt significantly more connected with the world wars when I was able to engage with someone who had witnessed and participated in one himself. I’m looking forward to speaking to veterans during Dieppe ceremonies tomorrow and learning about the personal aspect of the war.

Ghalia Aamer, Edmonton AB

 

Pour moi, ce jour a été très important. Nous avons rencontré Jean Caillet, résistant français durant la Seconde Guerre mondiale. J’étais vraiment très honorée, venant de la France c’était vraiment quelque chose de marquant pour moi. Je le remercie, de nous avoir partagé quelques bouts de sa vie. Je le remercie pour sa générosité et son envie de perpétuer sa mémoire et celle de tous les soldats ayant combattu pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce fut vraiment un moment magique ! Nous avons pu également participer à la cérémonie commémorative de Dieppe. Cela était vraiment émouvant. Ils ont déposé une rose sur chaque tombe canadienne et allumé plusieurs flambeaux. Cette journée était superbe ! Merci la Fondation Vimy !

Cassandre Onteniente, Bessières FR

 

Visiting Dieppe was an amazing day. I was drawn in as soon as I stepped foot on the rocky beaches of Red Beach. It’s sad to think of the lives lost on that raid, but at the same time I can’t help but feel a sense of pride. Seeing the landscape, hearing the sounds and feeling the burn of my muscles as we explored the terrain truly put the event into perspective for me.

Later today, the ceremony we attended only added to my feeling of pride. Only with it, I felt the spark of respect I feel for the French people grow into a raging inferno. For those people to commemorate the fallen Canadian soldiers yearly only adds to the swelling high I am still experiencing even as I write this blog post.

The history in Dieppe made me truly see how Canadians aided their allies during the Second World War. To annually remember the fallen of a foreign nation for attempting to liberate your community and to allow the erection of multiple monuments shows how thankful this one town is that we tried to do what we thought was right. Dieppe has won a place in my heart and I can only hope to experience this town again after the program concludes.

Hannah Rogers, Kinkora PEI

 

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 17 août 2018

Aujourd’hui, nos récipiendaires du PVB 2018 ont visité le nouveau Mémorial Cote 70. En suite, ils ont tourné le musée Mons et visité le cimetière St Symphorien. Dans l’après-midi, le groupe a vu Cambrai et visité Bois de Bourlon. Pour finir la journée, Anna a honoré son soldat au cimetière Villers-Bretonneux sur le centenaire de son décés. (À noter: les participants blogueront dans leur langue maternelle).

Maintenant, ce qui a aujourd’hui attiré mon attention fut le débat que nous avons eu sur un point plutôt flou dans la tête de plusieurs historiens et de gens en général, quand fut la réelle fin de la guerre. Les chaperons nous ont chacun partagé leur opinion en réponse à cette question. Je ne peux pas dire que je m’oppose à ces opinions, chacune on leurs bons arguments, mais j’ai moi-même émis une opinion avec une collègue de BVP. Nous nous sommes dit que la fin de la guerre fut le 1er novembre 1993 lors de la création de l’union européenne. Cette discussion pourrait continuer très longtemps, elle sème de réflexions et de différentes opinions. La raison pour laquelle je crois cela est parce que je pense que l’union européenne a uni les différents pays d’Europe et a mis un terme aux conflits restants entres ces mêmes pays. Malgré le fait que les effets de la guerre se font encore ressentir aujourd’hui, je crois que l’union européenne est vraiment puissante et elle représente bien une réconciliation. Mais où est le Canada dans cette histoire? Et bien, il faisait encore parti de l’empire britannique et lorsqu’il fut indépendant, le fait d’avoir aidé dans les deux guerres a gardé le Canada amis avec l’union européenne doc le Canada a naturellement eu une réconciliation avec l’ennemi également. Pensons-y!

Alix Gravel, Bromont QC

 

Today was a day that was spent mainly on the bus, because we had to make the long trip from Lievin to Amiens. That was okay, though, because i really enjoyed being able to sit and talk with everyone for a while! The whole day we were urged to think about when the First World War ended and we were presented with many points of view. It is super interesting to think about, and a question i couldn’t answer but will think about often. These are questions we are asked every day, and i love the way we are always being challenged. Just before supper, I had the incredible honour of doing a tribute to my soldier, Melville Gordon Ball, at Villers-Bretonneux exactly 100 years after his death. I think this connects to the question of when the War ended because even though both his life and the War are deemed “over”, they live on in the memory of the people and the effects the had on the world are still felt today. It is crazy how much I had a connection I felt, one I didn’t even know I had until I saw his name on his gravestone. There was so much I don’t know about him, and I want to spread his legacy across Saskatchewan. I’m so, amazingly happy to have been able to visit him and hope to visit him again soon.

Anna Hoimyr, Gladmar SK