Février 1918 – « Battle Hymn of the Republic »

En février 1918, l’hymne de la guerre civile américaine « Battle Hymn of the Republic » domine dans les palmarès américains pendant six semaines, favorisé par un patriotisme généralisé au moment où le pays se prépare à envoyer des milliers d’hommes en renfort en Europe. Ci-dessous, la version sortie en 1918 de « Columbia Stellar Quartet & Charles Harrison » :

 

#ECJ – 24 février 1918

« Chalutiers et dériveurs des patrouilles de la côte est (1914-1918) en route dans le port d’Halifax. »
Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada / PA-167307.

#EnCeJour en 1918, les plans définitifs des raids sur Zeebrugge et Ostende ont été présentés aux fins d’approbation. La Grande-Bretagne continuait de perdre des navires sous l’attaque des sous-marins ennemis et, les armées du Commonwealth se remettant des batailles de 1917, il est apparu de manière évidente que la « Flanders Flotilla » allemande stationnée à Bruges ne pouvait pas être attaquée par voie terrestre. Les pertes de navires se faisaient même sentir au Canada, où la Marine Royale Canadienne s’est retrouvée à préparer la défense de ses routes maritimes « à l’aide de navires auxiliaires, de chalutiers et de dériveurs lents et mal armés seulement » (Gimblett, The Naval Service of Canada, 1910-2010: The Centennial Story, p. 35). Si une attaque radicale devait être menée contre la « Flanders Flotilla », elle revenait à la « Royal Navy » et aux « Royal Marines ».

Journée du patrimoine du Yukon – « Klondike Joe Boyle »

Aujourd’hui est la journée du patrimoine du Yukon! En l’honneur de l’occasion, nous revisiterons le « Klondike Joe Boyle », l’une des figures les plus légendaires de la Première Guerre mondiale au Canada!

L’un des soldats canadiens de la Première Guerre mondiale les plus légendaires ne s’est jamais formellement enrôlé au sein des Forces armées canadiennes. Joseph Whiteside Boyle, DSO, est né à Toronto, en Ontario, en 1867. Un entrepreneur avec la débrouillardise d’un ingénieur, Boyle s’est dirigé vers le Nord, arrivant à Dawson City, au Yukon, juste au moment où la ruée vers l’or débutait en 1897. Homme d’affaires avisé, Boyle est devenu reconnu sous le nom de « Klondike Joe Boyle », contrôlant une opération majeure de dragage d’or.

« Klondike Joe Boyle »
Gracieuseté: site historique national du musée Woodstock, Woodstock Museum National Historic Site,  numéro de catalogue 1950.1.1a

Lors de la déclaration de la guerre en 1914, l’offre de Boyle de constituer une unité entière de mitrailleuses a été accueillie avec enthousiasme par Sam Hughes, le ministre de la Milice. Désespéré de se rapprocher de l’action, Boyle a quitté le Klondike pour l’Angleterre en 1916. Jugé trop vieux pour le service militaire, Boyle a été nommé colonel honoraire de la Milice canadienne. Toujours insatisfait, Boyle s’est porté volontaire au sein du Corps américain d’ingénieurs.

En 1917, Boyle était désormais en Russie, fraternisant avec la famille du tsar et réorganisant le système ferroviaire russe chancelant qui avait été abîmé durant l’effort de guerre du pays. Arrivé à Tarnapol au moment où les défenses russes s’effritaient, Boyle, sans aucune autorité militaire, a pris sur lui d’organiser une ligne de défense d’urgence qui a tenu assez longtemps pour permettre aux Russes de se retirer dans l’ordre. Suite à la révolution russe de novembre 1917, Boyle a réussi a faire sortir clandestinement du Kremlin les joyaux de la couronne de Roumanie, afin de les rendre à la famille royale roumaine.

En 1918, Boyle travaillait avec les services secrets britanniques, organisant des actes de sabotage contre les forces allemandes et bolchéviques, et supervisant un réseau d’approximativement 500 espions. Au nom de la Roumanie, il a négocié un cessez-le-feu et, en avril 1918, a secouru 70 hauts placés tenus captifs par les révolutionnaires à Odessa. Après la guerre, Boyle a sécurisé un crédit de 25 millions de dollars de la part du gouvernement canadien pour la Roumanie.

« Klondike Joe Boyle » a été nommé le « sauveur de la Roumanie » et a reçu l’Étoile de la Roumaine avec ceinture, l’ordre britannique de Service distingué, la Croix française de la guerre et l’ordre russe de Saint-Stanislas. Le gouvernement du Canada n’a jamais officiellement reconnu ses actes.

Après sa mort en 1923, une femme inconnue vêtue de noir a visité la tombe de Boyle afin d’y déposer des fleurs. Cette visiteuse anonyme est revenue chaque année jusqu’à la mort de la reine Marie de Roumanie en 1938.

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie IX

McGeer, Canada’s Dream Shall Be of Them, p. 206.

« One of American Harvard vanguard, entering Canadian service in 1916 »

Épitaphe du lieutenant Phillip Comfort Starr, « Royal Engineers », 20 février 1918. Phillip est né à Chicago, Illinois, et a fréquenté Harvard de 1910 à 1912, avant de trouver un emploi d’ingénieur mécanicien. En 1916, Philipp franchit la frontière canadienne et s’enrôla dans l’Artillerie de campagne canadienne. Plus tard, Philipp suivit des cours à la compagnie d’instruction de l’Université de Toronto et quitta l’Artillerie de campagne canadienne afin d’obtenir un poste dans les forces britanniques. Il finit par intégrer les « Royal Engineers » et perdit la vie le 20 février 1918 lors d’une mission de reconnaissance nocturne à Ypres. Lieutenant Phillip Comfort Starr est inhumé au « Bedford House Cemetery », Ouest-Vlaanderen, Belgique.

Joyeux Nouvel An lunaire!

Mention : Canada, Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002421 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Joyeux Nouvel An lunaire! Sur cette photo, « Bataillons de manoeuvres chinois en France célébrant le Nouvel An chinois le 11 février 1918 ».

#SVQ l’armée britannique a recruté quelque 100 000 hommes en provenance de Chine pendant la Première Guerre mondiale pour faire exécuter des tâches pénibles sur le front ouest. Ces hommes ne faisaient pas partie de la force militaire, mais travaillaient dans les mêmes conditions que les bataillons de travail. Les trains de transport du « Chinese Labour Corps » ont traversé le Canada pour se rendre en Europe; cette traversée s’est déroulée dans le plus grand secret et les recrues n’avaient pas le droit de quitter les trains de peur que la population locale proteste. À cette époque, les immigrants chinois au Canada étaient assujettis à des quotas stricts et à une taxe d’entrée.

#EnCeJour – Jour du drapeau national du Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Drapeau, Red Ensign », Numéro de l’objet : 20040039-001.

Nous fêtons aujourd’hui le Jour du drapeau national du Canada, en mémoire du 15 février 1965, où pour la première fois « l’Unifolié » était hissé sur la Colline du Parlement. Ce drapeau a remplacé le « Red Ensign » sous lequel le pays s’était battu pendant les deux guerres mondiales. Le « Red Ensign » partagé aujourd’hui a été porté par le Soldat James Davidson pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale.

Parc du Centenaire de Vimy

Le Parc du centenaire de la Fondation Vimy dans le nord de la France ouvrira cette année, pour commémorer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Aidez-nous à soutenir ce projet en achetant un chêne Vimy à planter dans votre communauté et en préservant l’héritage de Vimy pour les générations à venir.

Parc du centenaire de Vimy

#100JoursdeVimy – 20 mars 2017
Ethelbert 'Curley' Christian

Durant le dévoilement du Memorial national du Canada à Vimy en 1936, Curley s’est fait un chemin au travers des foules et des gardes afin de présenter le roi Edward VIII à un groupe de vétérans aveugles.
Gracieuseté: Collection privée.

Ethelbert «Curley» Christian est né aux États-Unis dans les années 1880 (la date et le lieu varient selon les sources). Toujours en mouvement, Curley a beaucoup voyagé dans ses jeunes années, pendant qu’il travaillait. En 1915, Curley se trouvait à Selkirk, au Manitoba, lorsqu’il s’est enrôlé dans le 108e Bataillon (Selkirk) du Corps expéditionnaire canadien. Une fois outre-mer, Curley a été transféré dans le 78e Bataillon (Winnipeg Grenadiers). Durant la bataille de la crête de Vimy, Curley a été sévèrement blessé, possiblement pris sous des tirs d’artillerie, et laissé enterré sous la boue et les débris pendant deux jours (selon sa famille). Lorsqu’il a finalement été découvert, la gangrène s’était développée dans ses plaies, poussant les docteurs à amputer ses quatre membres. Lorsqu’il était en convalescence à Euclid Hall, à Toronto, Curley a rencontré une aide-soignante, Cleopatra McPherson. Les deux allaient se marier en 1920 et élever un enfant.

Le caractère enjoué de Curley lui a permis de devenir un défenseur des amputés de la guerre.
Gracieuseté: Collection privée.

Éternellement en mouvement, Curley est revenu au Canada, seul amputé des quatre membres de la Première Guerre mondiale, et à mené des initiatives pour le soin des amputés et des handicapés de la guerre. En 1936, il est monté à bord du S.S. Montrose et est retourné en Europe avec le Pèlerinage de Vimy, où il a rencontré et discuté avec le roi Edward VIII lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy.

Ethelbert «Curley» Christian est décédé le 15 mars 1954 à l’âge approximatif de 70 ans. Il est enterré dans la section « Prospect Cemetery » du cimetière Mount Pleasant à Toronto.

Dans cette note, Curley affirme que « les deux jambes qui m’ont été fournies par l’usine des membres de l’hôpital militaire ne sont pas satisfaisantes, et je veux pouvoir choisir moi-même le style et la marque de mes jambes ». (Note du rédacteur: il voulait probablement parler du Haldimand War Memorial Hospital, à Dunnville, en Ontario, établi en 1920).
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîte 1695 – 54. Numéro d’objet: 100301.
Surnommé « Curley » par sa mère en raison des boucles dans ses cheveux, il a même signé ses papiers d’attestation avec ce surnom.
Crédit: Dossiers personnels de la Première Guerre mondiale, Bibliothèque et Archives Canada, numéro de référence: RG 150, numéro d’accès 1992-93/166, boîtes 1695 – 54. numéro d’objet: 100301.