29 janvier 1918 – « Dunsterforce »

« Officier britannique de la “Dunsterforce” entraînant des recrues à Jelu. »
© IWM (Q 25024)

En ce jour en 1918, une force constituée secrètement de 350 soldats canadiens, australiens, néo-Zélandais et britanniques triés sur le volet, prenait la mer en direction du Moyen-Orient. Connue sous le nom de « Dunsterforce », cette force visait à combler le vide après la dislocation de l’armée impériale russe, notamment à organiser, à former et à diriger la résistance locale contre l’armée ottomane. Au total, 41 hommes du Corps expéditionnaire canadien se sont joints à la Dunsterforce (Nicholson, Canadian Expeditionary Force – 1914-1919, p. 494).

28 janvier 1918 – Mort du lieutenant-colonel John McCrae

« Le lieutenant-colonel John McCrae et son chien Bonneau. »
Mention : Bibliothèque et Archives Canada / C-046284.

Il y a cent ans aujourd’hui, John McCrae décédait d’une pneumonie et d’une méningite. John McCrae a été inhumé au cimetière communal de Wimereux avec tous les honneurs militaires; la procession était menée par son cheval bien-aimé Bonfire, les bottes de l’officier placées à l’envers sur les étriers. Ironiquement, malgré les contributions en vers à l’égard du Souvenir de John Mc Crae, sa pierre tombale ne porte aucune épitaphe. Le lieutenant-colonel John McCrae, soldat, médecin, professeur et poète, était âgé de 45 ans seulement.

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bon for the bust"

« Françaises vendant des oranges aux militaires canadiens à leur retour au camp, juin 1917. »
Mention : Canada. Ministère canadien de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001407 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Nous poursuivons sur le thème de la nourriture avec la publication sur le langage en usage pendant la Première Guerre Mondiale d’aujourd’hui!

Pendant la Première Guerre mondiale, l’expression en usage « bon for the bust » signifiait « bon à manger ». Comme pour de nombreuses autres phrases, les origines de « bon for the bust » demeurent obscures. Selon l’explication généralement acceptée, les troupes du Commonwealth auraient entendu pour la première fois cette phrase prononcée par des civils français tentant de vendre de la nourriture aux soldats anglophones, lesquels auraient ensuite adopté la phrase comme la leur.  (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 45 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 89).

1918 – rationnement volontaire en Canada

Mention : Musée Canadien de la Guerre, « Affiche de Propagande, Don’t Waste Bread! », Numéro de l’objet 19720121-074.

Au début de l’année 1918, la Commission canadienne du ravitaillement s’est vu confier la responsabilité de surveiller la production et la gestion alimentaires au Canada pendant l’effort de guerre. Sur le modèle de la Grande-Bretagne, les programmes gouvernementaux, les journaux et les affiches de propagande invitaient au rationnement volontaire tel que les « vendredis sans viande » et la substitution des ingrédients dans les recettes de tous les jours.

1918 – le rationnement obligatoire en Grande-Bretagne

© IWM (Q 56278)

L’introduction du rationnement volontaire en février 1917 n’a cependant pas suffi, et en 1918, la Grande-Bretagne a dû promulguer le rationnement obligatoire. Pour combattre le mauvais usage et le non-respect des ordres de ration, la Grande-Bretagne a également mis en place de sévères sanctions.

La poursuite de la guerre sous-marine à outrance par l’Allemagne tard dans la guerre a exacerbé la menace pour la Grande-Bretagne. En avril 1917, l’approvisionnement en blé de la nation avait chuté à un niveau équivalent à six semaines seulement (Morrow, The Great War: An Imperial History, p. 202).

Les gagnants du Prix du Pèlerinage Vimy 2018!

La Fondation Vimy présente le Prix du Pèlerinage Vimy pour reconnaître les actions faites par les jeunes qui font preuve d’un dévouement exceptionnel, de contributions positives, d’actes remarquables, d’actes de courage ou de leadership. Leurs actions ont pu aider leurs pairs, leur école, leur communauté, leur province ou leur pays.

Le Prix du Pèlerinage Vimy est un programme pédagogique d’immersion toutes dépenses payées, en Belgique et en France, afin d’étudier la formidable histoire du Canada Durant la Première Guerre mondiale. Prévue pour le 2-10 d’avril 2018, le programme du prix propose des visites dans les musées, cimetières, champs de bataille historiques, et mémoriaux importants de la Première Guerre mondiale, dont le Mémorial national du Canada à Vimy.

20 étudiants canadiens ont été sélectionnés cette année à travers la nation. Nous remercions tous ceux et toutes celles qui ont posé leur candidature! Nous apprécions votre dévouement envers le service communautaire et votre intérêt pour l’histoire du Canada.

Félicitations à tous nos lauréats de 2018!

Rohan Ashar – Toronto, Ontario
Kiana Baghban – Calgary, Alberta
Léa-Jade Bouchard – St-Augustin-De-Desmaures, Québec
Laurissa Brousseau – Canmore, Alberta
Marcus Deans – Windsor, Ontario
Sarah Dykstra – Guelph, Ontario
Jeriann Hsiao – Brantford, Ontario
Nupur Krishnan – Newmarket, Ontario
Itohansose Itua – Calgary, Alberta
Shakil Jessa – Port Coquitlam, Colombie-Britannique
Bethany Lengkeek – Surrey, Colombie-Britannique
Julia MacPherson – Quispamsis, Nouveau-Brunswick
Christophe Michaud-Lavoie – Dartmouth, Nouvelle-Écosse
Damien Pilon – Gatineau, Québec
Mary Quinn – Belnan, Nouvelle-Écosse
Stephanie Quon – Vancouver, Colombie-Britannique
Amy Spearman – Winnipeg, Manitoba
Lloyd Templeton – Calgary, Alberta
Thomas Turmel – Vallée-Jonction, Québec
Montaña Zimmermann – Pefferlaw, Ontario

Nous remercions la Banque Scotia pour sa générosité et son soutien envers le prix du pèlerinage Vimy. La Banque Scotia veut appuyer les organismes quo ont à Coeur d’aider les jeunes à réaliser pleinement leur potentien, et elle investit dans les collectivités du Canada depuis 185 ans.

Nous remercions Air Canada pour leur parrainage du Prix du pèlerinage Vimy, et à Histoire Canada.

Argot de la Première Guerre Mondiale
« green envelope »

19 janvier 1918 – « Quitté Marble Arch à 5 h 30 du matin. Pris le métro jusqu’à Victoria et récupéré le paquet [du Maple Leaf Club]. Écrit à Lucy et envoyé une « green envelope » au YMCA à Boulogne. » (Cane, It Made You Think of Home – The Haunting Journal of Deward Barnes, Canadian Expeditionary Force: 1916-1919, p. 150).

#SVQ une « green envelope » était une enveloppe dont le contenu ne serait pas censuré par les officiers supérieurs? L’auteur de la lettre devait signer une déclaration sur l’enveloppe verte et jurer que le contenu de la lettre portait sur des questions personnelles ou familiales. Cette mesure visait à permettre aux soldats d’écrire à leur famille sans craindre que leurs supérieurs dans le bataillon connaissent leur vie privée. Toutefois, les « green envelope » étaient distribuées avec parcimonie et les lettres continuaient d’être soumises à la censure plus loin dans la base arrière. (Voir Pegler, Soldier’s Songs and Slang of the Great War, p. 103 & Brophy & Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 129).

Une «green envelope » .
© Royal Mail Group Limited 2018.
© Royal Mail Group Limited 2018.

18 janvier 1918

« Soldat canadien au front écrivant à sa famille. »
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-001388 (modification de l’image originale). Colorié par Canadian Colour.

Après les nombreux combats de l’année 1917, les mois d’hiver de 1918 ont offert un bref répit au Corps expéditionnaire canadien, qui s’est installé dans le « secteur relativement calme de Lens » (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 338). Sans offensives prévues, à l’exception d’attaques nocturnes, certains Canadiens ont trouvé le temps pour prendre du recul et réfléchir sur leur expérience récente. Un soldat écrit ainsi à sa famille :

« Quiconque a vécu l’offensive de Passchendaele peut affirmer sans hésiter avoir enduré plus de boue et de tirs d’obus que personne auparavant dans ce trou abandonné par Dieu qu’on appelle l’Europe. Un prisonnier qui avait été capturé a raconté que les Allemands trouvaient les Canadiens surhumains et ne voulaient surtout pas les affronter. »

-Lieutenant D. Lynn Dudley, 4e batterie canadienne de mortier de tranchée, lettre privée publiée dans The Cobourg World, le vendredi 18 janvier 1918, page 5: 3. (Climo, Let Us Remember – Lively Letters From World War One, p. 269).

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie VIII

« Faithful Unto Death »

Épitaphe du soldat John Derry, numéro matricule 2005364, du 78ème bataillon (« Winnipeg Grenadiers »). John Derry était marié et travaillait comme camionneur lorsqu’il s’est engagé à Regina, en Saskatchewan, dans le Génie militaire canadien en January 1917. Le 29 December 1917, John Derry a rejoint le 78ème bataillon sur le terrain à titre de renfort. Il est décédé de blessures par tir d’obus aux deux cuisses 18 jours plus tard seulement, le 16 janvier 1918, et est enterré au Cimetière britannique d’Anzin-St.Aubin, France.

Courtoisie d’image: Commonwealth War Graves Commission, 2018.