Congé – iv partie

« Paris, France. 1918-08-20. A group of Australian, New Zealand and South African soldiers and a lady from the New Zealand Volunteer Service relaxing on leave with a drink outside the Maxime Bar. »
Crédit: AWM, H03656.

Dans la publication d’aujourd’hui, le Canadien Frank S. Iriam décrit la beauté de Paris à la fin de l’été 1917.

Aujourd’hui, nous retournons à notre série sur les congés, suivant les Canadiens alors qu’ils s’évadent vers la sécurité relative et l’excitation de Londres ou de Paris. Ayant reçu leurs laissez-passer, un groupe de soldats se précipitait vers le transport le plus près qui allait l’emmener vers sa période d’extase dans les grandes villes. Pour les troupes du lointain Canada, le mode de vie de Paris était choquant et unique:

« Paris était une ville magnifique, à son meilleur à la fin de l’été… les gens de Paris semblaient s’éprendre des Canadiens et ils rivalisaient les uns avec les autres dans leurs efforts pour nous faire passer un bon moment durant notre court séjour. Il ne manquait certainement pas de vin, de femmes et de chansons… étant jeunes et fraîchement arrivés d’un coin de l’enfer, nous nous sommes pliés à leurs mœurs sans les remettre en question, décidant de faire “à Rome comme les Romains”… afin de profiter au mieux du peu de temps qui nous était accordé dans cette ville brillante et magnifique. »

« En après-midi, durant notre dernière semaine à Paris, nous nous asseyions aux petites tables sous les auvents qui étaient déployés devant plusieurs hôtels sur le bord des trottoirs. Pourvu que nous commandions une boisson ou un autre chaque quart d’heure, nous pouvions y rester sans interruption, à l’exception de Gaston qui venait prendre nos commandes, serviette au bras. De cet endroit confortable, nous pouvions étudier la vie et les mouvements sur les boulevards, et c’était toujours très intéressant pour un étranger. »

Voyez la publication précédente, Congé, partie III, ici – https://www.fondationvimy.ca/conge-pt-iii/

17 septembre 1944
l’opération Market Garden

« Des parachutistes britanniques en chemin vers Arnhem à bord d’un avion USAAF C-47 le 17 septembre 1944 »
© IWM (K 7586)
« Des parachutistes sautent d’un avion Dakota au-dessus des banlieues d’Arnhem, le 17 septembre 1944 »
© IWM (BU 1162)

En ce jour  en 1944, les Alliés ont lancé l’opération Market Garden, larguant des milliers de troupes derrière les lignes ennemies en parachute et en planeur, afin de saisir plusieurs ponts avant que l’ennemi ne puisse les détruire, pendant que les forces terrestres se précipitaient vers le nord au travers d’un nouveau corridor.

À Arnhem, le point de chute le plus éloigné derrière les lignes ennemies, les troupes britanniques s’attendaient à se battre pendant quelques jours seulement avant que les forces terrestres des Alliés ne les rejoignent. Finalement, isolés et entourés, avec très peu de provisions, les Britanniques ont tenu le coup pendant 10 jours.

Quelques Canadiens étaient à Arnhem, dont Stanley Maxted, comme correspondant de guerre pour la BBC. À la lumière du tournant désastreux qu’allait prendre la bataille, les enregistrements de Maxted qui ont survécu sont des comptes-rendus précieux de la bataille d’Arnhem.

« Ce sont d’incroyables combattants, s’ils pouvaient seulement obtenir le matériel qu’il faut pour se battre… »

Dans cet enregistrement, Maxted regarde les avions d’approvisionnement des Alliés larguer des paquets sur les Britanniques assiégés, tandis que les fusils allemands tirent sur ces cibles qui se déplacent lentement. Dans un revirement du destin cruel, peu des provisions larguées ont atteint les Britanniques, tombant plutôt sur les positions allemandes. https://www.youtube.com/watch?v=Nk5_5wQOCDw