Argot de la Première Guerre Mondiale
"Duck's Breakfast"

Aujourd’hui c’est la « National Eat Outside Day ». #SVQ pendant la #PremièreGuerreMondiale, avoir un « duck’s breakfast » signifiait le simple plaisir d’un lavage de visage et d’une boisson d’eau? (Doyle, Walker, Trench Talk – Words of the First World War, p. 144).


Un canadien apprécie un « duck’s breakfast » en mai 1917.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001193.

 

Épitaphes de la Première Guerre Mondiale
Partie I

Pour nos prochaines postes les mercredis, nous partageons des épitaphes des pierres tombales de la Première Guerre Mondiale. Beaucoup d’entre eux viennent du nouveau livre « Canada’s Dream Shall Be of Them »

« Spirit in heaven, body in France, memory in Canada. »
Soldat Earl Orington MacKinnon, 10e (Canadiens) Bataillon, 9 avril 1917 – St. Catherine British Cemetery, Pas de Calais, France.

Credit: McGeer, Canada’s Dream Shall Be of Them, p. 26.

Earl MacKinnon était avec le 10e bataillon (Canadiens) seulement 16 jours avant qu’il soit tué au combat à la crête de Vimy le 9 avril 1917.
Crédit : Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/Dossiers du Personnel de la Première Guerre mondiale – CEC 531398a, Référence : RG 150, versement 1992-93/166, boîte 7001 – 20, Numéro d’item : 166537, Groupe d’archives : Corps expéditionnaire canadien (CEC)
Voir la rangée 1202/1D.
Crédit: Commonwealth War Graves Commission, 2017.

Bataille de la Côte 70 Prenait Fin
Une action centenaire

« Des Écossais canadiens se reposant dans un village près de Lens. La main qui berce l’enfant domine l’Allemand. Septembre 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001853.

25 août – En ce jour, en 1917, la bataille de la Côte 70 prenait fin. À la fin de la journée du 24 août, les survivants du 44e Bataillon (Manitoba) avaient été forcés de se retirer de Green Crassier, ayant été attaqués de tous côtés et ayant accumulé 257 pertes (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p.296). Dans une dernière manœuvre, le 50e Bataillon (Calgary) a attaqué la tranchée fortifiée Aloof le 25 août. À la tombée, le 25 août, le retrait des troupes canadiennes à la Côte 70 et à Lens était complété, marquant ainsi la fin de la bataille du Corps expéditionnaire canadien à la Côte 70.

Alors que l’attaque de la Côte 70 avait été un succès retentissant, la ville de Lens allait demeurer en mains allemandes jusqu’à leur retrait en 1918. Pour leurs succès, les Canadiens ont reçu plusieurs marques de reconnaissance, dont six Croix de Victoria et l’Honneur de bataille de la Côte 70. Du 15 au 25 août 1917, le nombre de victimes canadiennes s’est élevé à 9198 soldats tués, blessés ou faits prisonniers.  

« Des maisons allemandes renforcées avec du béton, en périphérie de Lens. Septembre 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-003890.

Corporal Filip Konowal, V.C. 
Une action centenaire

Filip Konowal, à Londres, avant de recevoir sa Croix de Victoria.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-006732.

22-24 août 1917

Filip Konowal photographié à Londres après avoir reçu la Croix de Victoria.
© IWM (Q 69170)

Filip Konowal a immigré au Canada, en provenance de la Sibérie, en 1913. Né dans ce qui est aujourd’hui l’Ukraine, Konowal avait servi comme instructeur de combat à la main et à la baïonnette dans l’armée impériale russe avant de travailler comme bûcheron dans une compagnie d’exploitation du bois en Sibérie. En 1916, il s’est enrôlé dans le 77e Bataillon (Ottawa), mais une fois outre-mer, il a été transféré dans le 47e Bataillon  (Colombie-Britannique).   

Durant les batailles de la côte 70 et de Lens, Konowal a servi au sein d’un groupe de ratissage, avançant derrière la première vague, se débarrassant des pochettes de résistance ennemie encore présentes. À plusieurs occasions, Konowal est descendu seul dans les sous-sols et les caves sombres qui avaient été convertis en postes de mitrailleuses, attaquant des équipages ennemis entiers avec des massues et des baïonnettes, émergeant chaque fois sans une seule égratignure. À un certain moment, il a foncé sur un groupe de sept soldats qui se déplaçaient à vue, les abattant tous (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.60). Durant l’une de ses dernières actions, il a pénétré dans un tunnel près de Fosse 4, lançant deux charges d’ammonium sur une garnison avant de foncer sur elle avec une baïonnette, et éliminant le poste entier (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.60). Le corporal Konowal a peu après été grièvement blessé par un coup de feu au cou et à la figure. Il a été évacué, a récupéré et a même servi au sein du Corps expéditionnaire canadien en Sibérie plus tard durant la guerre. 

Cependant, tout comme cela fut le cas pour un autre récipiendaire de la Croix de Victoria, le soldat Michael O’Rourke, la vie du corporal Filip Konowal après la guerre a été marquée par la tragédie. Le jour après avoir mené la Parade de la paix des vétérans au travers des rues du centre-ville d’Ottawa, le 19 juillet 1919, Konowal allait être accusé du meurtre au couteau de William (Vasyl) Artich à Hull, au Québec. L’ami de Konowal, Leonti Diedek, avait été attaqué par Artich, et Konowal a porté secours à Diedek. Durant la lutte qui s’en est suivie, durant laquelle Artich a frappé Konowal sur le crâne et a ensuite coupé et poignardé son bras, Konowal a pris le contrôle du couteau, frappant Artich une seule fois, droit au cœur. Lorsque la police est arrivée, Konowal se tenait calmement sur la scène du crime et a affirmé de façon stoïque: « J’en ai tué 52 (à la guerre), c’est le 53» (Sorobey, “FilipKonowal, VC: The Rebirth of a Canadian Hero, Canadian Military History, Vol. 5: Iss. 2, Article 6).  

Un plus vieux Filip Konowal, photographié après la guerre. Les cicatrices et les traumatismes de ses blessures sont devenus plus évidents alors qu’il a pris de l’âge.
Crédit: Vladimir J. Kaye/Bibliothèque et Archives Canada/C-010023.

Mis au banc des accusés, Konowal a reçu un soutien inébranlable de la part de l’Association des vétérans de la Grande Guerre (un précurseur à la Légion royale canadienne), et des fonds ont été amassés pour assurer sa défense. Il a été déterminé que les blessures et traumatismes soufferts par Konowal durant la guerre avaient causé du dommage à son cerveau, donnant lieu à des hallucinations et des sautes d’humeur dramatiques. (Parfois, il croyait qu’il était encore à la côte 70, et les étrangers étaient des ennemis attaquant ses hommes) Reconnu comme n’étant pas criminellement responsable du meurtre, Konowal a été admis à l’hôpital Satin Jean de Dieu de Montréal (maintenant nommé Institut universitaire  en santé mentale de Montréal) le 27 avril 1921. 

Approximativement sept ans plus tard, après un traitement progressif et un rétablissement stupéfiant, Konowal a été relâché. Trouver un emploi tout comme le monde glissait dans la Grande Dépression était particulièrement difficile, mais grâce à un heureux hasard, Konowal a trouvé un poste au sein du personnel d’entretien des édifices du parlement. Lors d’une autre rencontre fortuite, William Lyon Mackenzie King, le premier ministre de l’époque, a remarqué les rubans de médailles épinglés à l’uniforme d’entretien de Konowal, incluant le ruban cramoisi de la Croix de Victoria. À partir de ce moment, Konowal fut assigné comme concierge personnel et messager de la chambre no.16, soit le bureau du premier ministre sur la Colline du Parlement. 

Plusieurs années plus tard, des groupes de vétérans et des branches de la Légion royale canadienne allaient être nommés en l’honneur de Filip Konowal, et plusieurs plaques allaient être érigées à travers le pays. Des fonds allaient aussi être recueillis afin de l’aider à aller en Angleterre pour rencontrer la famille royale lors du centenaire de la création de la Croix de Victoria. Plus récemment, la ville natale de Konowal en Ukraine, Kutkivtsi (Kudkiv), a dévoilé un grand mémorial de pierre et de bronze à son nom; la ville de Lens, en France, a dévoilé une plaque et un bas-relief; et le nouveau mémorial de la côte 70, dévoilé en avril 2017, inclut un chemin nommé « chemin Konowal ». Il semblerait aussi que, malgré qu’il ait cru qu’elles avaient été tuées lors des purges de Stalin, la femme et la fille de Konowal avaient en effet survécu, et que ses petits-enfants seraient encore vivants aujourd’hui à Kutkivtsi (Kudkiv), en Ukraine.  

Filip Konowal, décédé le 3 juin 1959, est enterré au cimetière Notre-Dame-de-Lourdes à Ottawa, en Ontario.  

La citation officielle pour la médaille de Filip Konowal, alors caporal, V.C (deuxième à partir du bas, colonne de gauche).
Crédit: The London Gazette, date de publication:  23 novembre 1917, supplément:  30400, page: 12329.

Pour une histoire plus complète de la vie du corporal Filip Konowal, V.C., consultez: Sorobey, Ron (1996), “FilipKonowal, VC: The Rebirth of a Canadian Hero,Canadian Military History: Vol. 5 : Iss. 2 , Article 6.  Disponible au: http://scholars.wlu.ca/cmh/vol5/iss2/6 

Note de l’éditeur – Il existe quelques contradictions au sujet des dates durant lesquelles les actions qui ont mené à la Croix de Victoria de Konowal ont eu lieu. Plusieurs sources affirment que cela s’est déroulé sur une période de deux jours, du 22 au 24 août 1917. Cependant, son rapport de service indique que Konowal aurait été sérieusement blessé le 21 août 1917 et admis à l’hôpital. Il est clair que Konowal a été gravement blessé à un certain moment durant la bataille, mais si ses actions ont eu lieu durant le ratissage de l’attaque de Lens, alors les dates du 22 au 24 août 1917 sont plus plausibles. L’attaque de Lens n’a pas débuté avant les petites heures du matin le 21 août 1917. Toutefois, dans le brouillard du combat dans les tranchées, il est possible que Konowal se soit trouvé à se battre la journée avant que l’attaque de Lens ne commence officiellement, et cela pourrait avoir été pris en considération dans la « période de deux jours ».  

 

 

 

« Beachcomber » – Le raid sur Dieppe
19 août 1942

« Beachcomber est présenté avec sa Médaille Dickin du PDSA par Dorothea St. Hill Bourne, Secrétaire du « PDSA Allied Forces Mascot Club ».
Source: Britain’s People’s Dispensary for Sick Animals (PDSA)

Notre groupe PVB2017 est officiellement rentré chez eux depuis la nuit dernière. Dans l’agitation du programme, nous avons dû passer quelques postes réguliers sur nos réseaux sociaux qui ont été les favoris de nos adeptes, en particulier #MacotMondays. Par conséquent, en honneur de notre groupe #PVB2018 et du 75e anniversaire du débarquement de Dieppe samedi dernier, nous partageons la brève histoire d’un animal qui a aussi rentré chez lui et a reçu une médaille pour cela.

Dans les premières heures du 19 août 1942, les forces canadiennes ont relâché le pigeon « Beachcomber », qui a été chargé de livrer un message important à l’Angleterre, des plages de Dieppe. Beachcomber est parti envol et avec vitesse rapide dans des conditions dangereuses, incluant un des plus grands combats aériens de la guerre. Le brave pigeon a bien rentrée à l’Angleterre, informant la commande supérieure que les Canadiens avaient atterri à Dieppe. En mars 1944, le « People’s Dispensary for Sick Animals » a décerné à Beachcomber la Médaille Dickin (décerné aux animaux qui ont démontré une galanterie remarquable et un dévouement au service militaire).

Beachcomber reste le seul pigeon canadien et un de seulement trois animaux de service canadiens à recevoir la Médaille Dickin.

« PDSA Dickin Medal »
© IWM (EPH 3546)

La citation officielle se lit comme suit:

Pigeon – NPS.41.NS.4230
Date de l’attribution : 6 mars 1944

« Pour avoir apporté les premières nouvelles à ce pays de l’atterrissage à Dieppe, dans des conditions dangereuses en septembre 1942, en servant avec l’Armée canadienne ».

Pour plus d’informations à propos de la Médaille Dickin et le People’s Dispensary for Sick Animals, veuillez visiter https://www.pdsa.org.uk/what-we-do/animal-honours/the-dickin-medal

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 21 août 2017

Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Après deux palpitantes semaines, nos étudiants PVB2017 ont fait leurs adieux et ont quitté tôt ce matin. Paul a été escorté au métro pour son retour à Boulogne et Lala a été accompagnée à la Gare-du-Nord pour son train à Sutton. Les participants et les chaperons canadiens ont dit au revoir à leur chauffeur d’autobus, Franky, à l’aéroport de CDG, et ont ensuite pris l’avion pour Toronto. Fondation Vimy tient à remercier notre équipe de chaperons et tous ceux qui ont contribué à faire du programme Prix Vimy Beaverbrook 2017 une expérience incroyable pour nos 16 nouveaux ambassadeurs.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

Moving

Lala Israfilova, Carshalton, Sutton, United Kingdom

Hors-du-commune

Paul Toquebouef, Boulogne, France

Life-changing

-Claire Belliveau, Dartmouth, Nova Scotia

Bridging

-Katy Whitfield, Toronto, Ontario

Inspiring

-Evan Kanter, Toronto, Ontario

Connecting

-Abbey Garrett, Conception Bay, Newfoundland and Labrador

Motivating

-Cecilia Kim, Surrey, British Columbia

Loving

-Maddy Burgess, Bow Island, Alberta

Magical

-Ariadne Douglas, Prince George, British Columbia

Empowering

-Enshia Li, Richmond Hill, Ontario

Thought-provoking

-Hanna Smyth, Richmond, British Columbia 

Enlightening

-David Alexander, Pointe-Claire, Quebec

Real

-Alisia Pan, North York, Ontario

Educational

-Patricia Kennedy, Fredericton, New Brunswick

Surprising

-Rachel Collishaw, Ottawa, Ontario

Le temps

-Yaman Awad, Anjou, Quebec

Learning

-Thomas Littlewood, Ottawa, Ontario

Significant

-Eric Jose, Oshawa, Ontario

Brilliant

-Cole Oien, Calgary, Alberta

Perspective

-Daniel Schindel, Surrey, British Columbia

Le sergent-major de compagnie Robert Hanna, V.C. 
Une action centenaire

Le sergent-major de compagnie Robert Hanna, V.C., (D) et le soldat Michael James O’Rourke, V.C., M.M., (G) à Londres, après la réception de leurs Croix de Victoria (celle d’O’Rourke peut être vue, épinglée sur sa poitrine). 
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-006656.

21 August 1917

CSM Robert Hanna, V.C.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale, 2017.

Robert Hanna a immigré au Canada depuis Kilkeel, en Irlande, en 1905. Lorsque la guerre a éclaté, il s’est enrôlé au sein du 29e Bataillon (Vancouver) le 7 novembre 1914. En août 1917, il s’était déjà élevé au rang de sergent-major de compagnie (CSM) lorsque, durant une tentative pour saisir un certain nombre de tranchées au sommet de la côte 70, tous les officiers de la compagnie « B » ont été faits victimes. La commande de cette force en détresse est donc passée aux mains du CSM Hanna. Dans une position précaire, la compagnie voisine « C », et maintenant la compagnie «B » d’Hanna, accumulaient un nombre croissant de pertes dues à une ligne ennemie défensive centrée à l’entour d’un poste de mitrailleuse. Ayant déjà vu les trois attaques précédentes échouer,  le CSM Hanna a tout de même rassemblé un petit groupe d’hommes, le menant dans une avancée au travers d’enchevêtrements de fils barbelés et de tirs ennemis. Atteignant le poste de mitrailleuse, Hanna a mené la charge jusqu’à la fin, attaquant trois des membres de la troupe avec sa baïonnette et le quatrième avec la crosse de son fusil (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.49). Durant une courte pause, Hanna et les quelques hommes qui avaient survécu ont créé une position de blocage dans le système de tranchées, avant que les Allemands ne lancent une série de contre-attaques. Chaque nouvelle attaque a été refoulée par la petite bande de Canadiens menée par le CSM Hanna, et ils ont tenu bon jusqu’à ce que du renfort arrive plus tard ce jour-là (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.49). 

Pour ses actions immédiates, son leadership et ses habiletés au combat cette journée-là, le sergent-major de compagnie Robert Hanna a reçu la Croix de Victoria. Il allait survivre à la guerre, retournant en Colombie-Britannique, au Canada. Il est décédé le 15 juin 1967 et est enterré au Masonic Cemetery, à Burnaby, en Colombie-Britannique. Sa tombe a depuis reçu une pierre tombale traditionnelle de la Commonwealth War Graves Commission (Commission des tombes de guerre du Commonwealth).   

 

La citation officielle de la médaille pour le CSM Robert Hanna, V.C. (avant-dernière au bas de la colonne de droite).
Crédit: The London Gazette, date de publication:  6 novembre 1917, supplément:  30372, page: 11568.

La bataille de Lens
Une action centenaire

21 au 25 aoû1917 

« 124th Pioneer Battalion resting outside a shrapnel shattered house near Lens. September, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001862.

Avec le succès remporté par le Corps expéditionnaire canadien lors de la bataille de la côte 70, Currie avait maintenant jeté son dévolu sur la ville derrière la colline: Lens. Malgré qu’elle avait forcé les Allemands à livrer une bataille coûteuse leur ayant infligé quelque 20 000 pertes, la prise de la côte 70 ne les avait pas forcés à se retirer de la ville. Currie avait originalement planifié la bataille de la côte 70 afin d’éviter de devoir forcer le Corps canadien à attaquer une ville fortifiée, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, mais avec l’absence d’un retrait des Allemands et une pression croissante de la part de son supérieur, Currie a été forcé de considérer tenter d’envahir Lens.  

Avec la contribution de ses commandants divisionnaires, Currie a ordonné aux 2e et 4e Divisions d’avancer sur la ville dans une attaque serrée et inquisitrice. La première attaque a eu lieu à 4 h 35 le 21 août avec des bataillons des deux divisions avançant de leurs lignes jusqu’aux limites de la ville. Ils ont été accueillis avec une résistance extrêmement puissante, et dans le labyrinthe des caves fortifiées, des maisons en ruines et des rues bloquées, ils étaient constamment harcelés par les Allemands. À la fin de la journée, les Canadiens ont été forcés de se retirer; ils avaient perdu 1154 soldats en une seule journée.  

Currie savait maintenant ce qui l’attendait à Lens, une puissante force allemande, mais il a fait une erreur de calcul non caractéristique: plutôt que de bombarder Lens depuis les airs, et d’ainsi éviter une bataille à l’intérieur de la ville, il a décidé d’y envoyer la 4e Division de nouveau afin d’essayer de s’emparer de Green Crassier, une grande étendue de déchets au sud de la ville. Le 44e Bataillon a reçu l’ordre de marcher sur Lens le 23 août et d’essayer de s’emparer du crassier, et alors qu’il a initialement réussi à s’en emparer, il a fini par devoir le tenir tout en étant coupé de toutes communications et sans renfort. Le 44l’a tenu jusqu’à la fin de la journée le 24 août, mais a dû de retirer, et Currie a suspendu l’opération de Lens le 25 août 1917. La ville est demeurée en mains allemandes jusqu’au retrait général des Allemands en 1918. Le nombre total de pertes du 15 au 25 août s’est élevé à 9198 soldats tués, blessés ou disparus. 

 

Avancées technologiques| 

« Canadians wounded at Lens on way to Blighty via Light Railway, September 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001823.

La bataille à Lens a démontré un type de combat qui allait devenir central à la Deuxième Guerre mondiale: le combat en milieu urbain. Saisir la ville demandait au Corps expéditionnaire canadien de passer à travers chaque rue de Lens afin de les vider de toute force ennemie restante, ce pour quoi il n’avait pas les ressources ni la formation nécessaires. Lens a été la dernière fois ou le corps s’est battu dans une ville jusqu’à la bataille de Valenciennes, en 1918.  

Personnalités| 

Corporel Filip Konowal (47e (Colombie-Britannique) Bataillon)- Immigrant provenant de ce qui est maintenant l’Ukraine, Filip Konowal était un vétéran de l’armée russe qui s’est enrôlé en 1915. Son bataillon faisait partie de la 4e Division et a été déployé dans la ville de Lens le 21 août 1917. Pour une durée de deux jours, Konowal a été occupé à vider les caves de la ville, et il a attaqué à lui seul deux nids de mitrailleuses, tuant leurs équipages et détruisant leurs fusils. Il a reçu la Croix e Victoria pour sa bravoure, le seul Ukrainien à avoir reçu cet honneur. La vie de Konowal à la suite de la guerre a été tragique: sa famille en Ukraine a été tuée lors du plan de collectivisation de Stalin dans les années 1930, et Konowal n’est jamais retourné dans sa terre natale. Il a été accusé de meurtre en 1919 et a passé du temps dans un hôpital psychiatrique, avant de trouver du travail comme concierge à la Chambre des Communes. 

Le sergent-major de compagnie Robert Hill Hanna (29th (Vancouver) Battalion) est le deuxième Canadien à avoir reçu la Croix de Victoria à Lens. Les deux sont comptées comme des reconnaissances pour la bataille de la côte 70.

« Un docteur canadien examine des Canadiens blessés avant de quitter un poste de soins près de Lens. Septembre 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-003816.

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 20 août 2017

« BVP2017 at Hôtel national des Invalides, Paris. »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui à Paris, les étudiants de la PVB2017 ont visité le Musée de l’Armée à l’Hôtel des Invalides, où ils ont vu le tombeau de Napoléon ainsi que des œuvres spectaculaires de maîtres d’art sur le thème de la guerre. Ensuite, ils se sont rendus au palais de Versailles et ont passé le reste de la journée à explorer le magnifique site ainsi qu’ont visité l’endroit où se tenait la Conférence de paix de Paris et le Traité de Versailles qui a été signé en 1919.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

I sit here on the sidewalk of a busy street, watching the passage of strangers before me. Each one of them have a story, a life worth living. But they are not all strangers, because sitting beside me are the friends and people who are sharing the same experience, the same life-changing opportunity as me. And yet, though we have traveled together, have seen the same memorials and have shared in mourning, we have all been differently impacted by this experience. I myself will never be able to see life in quite the same lens again. My colours of perception have shifted and my horizon has broadened.

I realize now how little I have thought of these soldiers, those men who sacrificed freedom and safe homes so that our future might be a better place. But I fear I am not the only one; sometimes it seems like the whole world is forgetting the importance of remembrance, the importance of standing before a tombstone and paying our respects to those who sleep beneath our feet. For the First World War, our modern world has lost that crucial personal connection that ties lost soldiers to modern families. Today, we look at a grave, we attend a ceremony and, perhaps, we experience a habit; is it something we do because the generations before us did the same? Do we see the stories, the faces buried beneath?

We must see them, we must look at the past through the eyes of those men, so that we may not forget and repeat the mistakes of the past.

Ariadne Douglas, Prince George, British Columbia

Today we went to Paris’ Hôtel national des Invalides & Musée de l’Armée. It was fascinating to see the tomb of Napoleon and the ways it differed from the other memorials that we had seen throughout the trip. We also had the opportunity to see exhibitions on the First and Second World Wars. These were an opportunity to view both wars from the French perspective, after our many visits to Commonwealth Memorials and Cemeteries. The exhibitions were presented in chronological order, allowing us to follow the progression of one war into the next. Being from a town in the UK that suffered from a number of attacks during the Blitz, it was interesting for me to be able to see am entire section on the Blitz during the Second World War.

-Lala Israfilova, Carshalton, Sutton, United Kingdom

« Musée de l’Armée, Paris. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.
« BVP 2017 in the Gardens of the Palace of Versailles. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

20 août 2017 
le Traité de Versailles

« Le président Wilson signant le Traité de la paix dans la Galerie des Glaces, dans le Trianon, Versailles, le 28 juin 1919. »
© IWM (Q 14997)

Aujourd’hui, pour les activités finales du programme du prix Beaverbrook Vimy 2017, les participants visitent l’Hôtel des Invalides à Paris ainsi que le château de Versailles. Le 28 juin 1919, le jour de l’anniversaire de l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, le Traité de Versailles a été signé au château de Versailles. Cela a officiellement mis fin aux hostilités de la Première Guerre mondiale.

Les statues et les monuments sur le terrain du château de Versailles avaient été couverts et protégés par des sacs de sable afin d’éviter du dommage potentiel causé par les bombardements ennemis.
© IWM (Q 78183)
© IWM (Q 69618)