Break Of The Day In The Trenches
Isaac Rosenberg

Aujourd’hui nous partageons le poème Break of Day In The Trenches par Isaac Rosenberg. Écrit tout en servant au front, la poésie de Rosenberg était, et est toujours, considérée comme une des meilleures de la Première Guerre Mondiale.  Malheuresement, Rosenberg serait tuée au nord-est d’Arras le 1 avril 1918 durant l’offensive du Printemps.

Isaac Rosenberg, septembre 1917.
Crédit: IWM – Q 9348

Break of Day in the Trenches
-Isaac Rosenberg

The darkness crumbles away.
It is the same old druid
Time as ever,
Only a live thing leaps my hand,
A queer sardonic rat,
As I pull the parapet’ s poppy
To stick behind my ear.
Droll rat, they would shoot you if they knew
Your cosmopolitan sympathies.
Now you have touched this English hand
You will do the same to a German
Soon, no doubt, if it be your pleasure
To cross the sleeping green between.
It seems you inwardly grin as you pass
Strong eyes, fine limbs, haughty athletes,
Less chanced than you for life,
Bonds to the whims of murder,
Sprawled in the bowels of the earth,
The torn fields of France.
What do you see in our eyes
At the shrieking iron and flame
Hurled through still heavens?
What quaver—what heart aghast?
Poppies whose roots are in man’ s veins
Drop, and are ever dropping;
But mine in my ear is safe—
Just a little white with the dust.
(Comme il est apparu dans Poetry – A Magazine of Verse, Vol. IX, No. III, numéro de décembre 1916)

Argot de la Première Guerre Mondiale
"Bombardier Fritz"

Bombardier Fritz – C’est une forme corrompu des « pommes de terre frites » qui fait référence aux repas d’œufs et frites qu’ils pouvaient acheter des civils derrières les lignes du front. Connu aussi sous le nom de « pom Fritz » (Pegler, Soldiers’ Songs And Slang of The Great War, p. 44 & 149, Brophy, Partridge, Dictionary of Tommies’ Songs and Slang, 1914-18, p. 88).

 

Soldats britannique et français qui jouent aux cartes à un stand civil. Braisne, 16 Octobre 1914.
© IWM (Q 53337)

CWGC 100 e anniversaire – vii partie
27 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons notre série sur la commission des graves de la guerre du Commonwealth, en regardant le travail nécessaire pour rassembler les morts au milieu de la destruction et de la désolation totale du champ de bataille.

(Voir la semaine dernière ici:  http://www.fondationvimy.ca/100e-anniversaire-de-la-cwgc-vie-partie )

Suite à la constitution de la Commission impériale des tombes de guerre par charte royale en mai 1917, la commission a officiellement été mise responsable de tous les morts des forces armées de l’Empire britannique. La portée et l’ampleur d’une telle entreprise laissait, et laisse encore, perplexe. Même la tâche apparemment simple (bien qu’elle ne l’a jamais été), de recueillir les corps représentait un montant astronomique de main-d’œuvre. Un exemple de l’ampleur de la tâche devant laquelle se trouvait la commission peut être trouvé dans la description de la crête de Lorette par le caporal Becker, 75e (Mississauga) Bataillon, qui a observé la région du secteur de Lens durant le temps menant à la bataille de la côte 70 en juillet 1917:   

Une tombe exhumé par une unité d’enregistrement des tombes. De telles tombes hâte et des restes éparpillés auraient couvert des champs de bataille comme Lorette Ridge au moment où la commission pourrait les atteindre.
Crédit : IWM, Q 100630 – © Jeremy Gordon-Smith

« Il fut dit que les os d’au moins 40 000 hommes blanchissaient sur cette colline… les Bataillons du Travail britannique s’affairaient déjà à rassembler les restes, à les identifier à l’aide des disques trouvés ci et là au travers des ossements, mettant en paquets les objets personnels retrouvés et les identifiant pour les autorités françaises, qui allaient par la suite les faire parvenir à la parenté… Le souvenir de ce grand champ de bataille me hante à ce jour. Je me suis souvent promené à travers l’endroit parsemé d’obus durant ces deux semaines et même maintenant, je peux voir ces os blancs, les fragments de pantalons rouges et de manteaux bleus, les petits chapeaux… le gris des uniformes allemands, les bottes de cuir avec des os de pieds à l’intérieur, les armes cassées, les munitions rouillées, les crânes, dont plusieurs d’entre eux percés de trous de balle, les montres, les portefeuilles en cuir décomposé avec des articles personnels à l’intérieur, les fils et les souches et les pierres et les tranchées et les trous d’obus. Il était impossible d’identifier un squelette en particulier… les unités du Travail n’avaient pas beaucoup avancé pendant les deux mois où elles y avaient été… ici et là, on pouvait voir une arme avec la baïonnette plantée dans le sol avec les restes d’une casquette sur le bout, une preuve silencieuse de l’effort fait par ce soldat dont le corps gisait désormais au sol de venir en aide à un confrère blessé, gisant lui aussi, blessé et impuissant… de l’aide qui ne s’était pas rendue à lui avant deux ans et demi. Je souhaite que certains de nos mangeurs de feu à la maison aient pu voir ce sol comme je l’ai, moi, vu en 1917. » (Becker, Silhouettes of The Great War (Silhouettes de la Grande Guerre), p. 105.)    

 

 

Congé – iii partie
26 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuerons de porter notre attention sur le sujet des permissions des hommes au front.

Une fois dans les zones arrière, les soldats en permission avaient la chance de se laver, peut-être d’obtenir un nouvel uniforme. Ils se rendaient ensuite rapidement au train qui allait les amener aussi loin des tranchées qu’ils n’auraient pu imaginer depuis qu’ils étaient arrivés sur le continent.

Où un soldat passait son temps en permission dépendait du district autorisé selon sa permission de congé. Dans le cas des Canadiens, ils espéraient que ce soit la ville légendaire de Paris ou un retour à « Blighty », où bon nombre d’entre eux avaient encore de la famille, et dont les rues londoniennes pouvaient s’avérer aussi agitées que celles de Paris.

Autorisation de permission appartenant au sergent-major Harold W. Steel, pour la période du 15 au 23 novembre 1915. Les autorisations comme celle-ci étaient nécessaires pour assurer que les soldats ne soient pas accusés de désertion, alors qu’ils passaient les nombreux points de vérification derrière les frontières.
Crédit: Collection d’archives George-Metcalf, MCG 20040058-005.

Ces deux villes avaient été transformées par la guerre, au niveau physique, émotif et économique – l’arrivée massive de troupes étrangères jouant un rôle sur tous les plans. Les salles de danse, les théâtres et les restaurants offraient une distraction et des produits et services de luxe auxquels ils n’avaient pas accès depuis des années près des tranchées. Voici un extrait des lettres du lieutenant Bert Sargent, 6e brigade d’obusiers, Artillerie canadienne de campagne :

« J’ai passé un moment vraiment paisible et plaisant en ville. Je suis resté chez les James où je me suis senti un peu comme à la maison. Je ne voulais pas partir le dimanche soir. Imaginez-moi sortir d’un lit de vraies plumes (avec des draps, etc.) aux alentours de 10 h 15, après un bon bain, enfiler un complet à carreaux gris confortable et aller déjeuner près d’un feu de charbon où quelques belles jeunes filles me servaient. C’était bien le meilleur moment que j’ai passé depuis que j’étais arrivé ici. » (Sargent, Lettre du mardi 26 octobre 1915, de Grout, Thunder In The Skies – A Canadian Gunner In The Great War, p. 138)

Les Estaminets Civils 
25 juillet 2017

Les Estaminets étaient de petits magasins établit par les Français et les Belges près des lignes du front. Ils étaient un mélange de bar, restaurant et café pour les soldats qui étaient tirés des lignes (Pegler,Soldiers‘ Songs And Slang of The Great War, p. 86). Parmi la destruction de la guerre, les estaminets étaient dans les maisons à moitié effondrés, des abris fabriqués de métal ou des magasins dans les villages abandonnés.  Souvent, la famille civile qui tenait l’estaminet vivait dans le même bâtiment et tiré profit en vendant le café, l’alcool et la nourriture aux soldats en repos. Avec l’économie locale en péril à cause de la guerre, les estaminets étaient souvent un des seules sources de revenue fiable pour ceux qui vivaient près des lignes du front.

© IWM (Q 635)

« Souvent petit avec une table et des chaises en bois et chauffer par un grand four en fer. Ils étaient presque toujours tenues par une ‘madame’ souvent aider par sa jolie fille ». Les œufs et frites étaient les plus populaires et maintenant considérer une  « invention de la guerre à cause de la difficulté ils avaient pour trouver la viande. » (Pegler, Soldiers‘ Songs And Slang of The Great War, p. 84)

Les estaminets étaient des institutions adorées et symboliques des soldats du front tellement qu’en 1934 lors d’une réunion des soldats du Corps canadien, ils ont recréé tout un village français avec estaminets. Ces endroits étaient des lieux de divertissement pour les soldats.

La suite vient des mémoires d’un Canadien. « Quand Joe avait bu quelques verres il commençait à jouer un ours qui mangeait des bleuets. Les bruits qu’il faisait venaient vraiment d’ailleurs. » (Iriam,  In The Trenches, 1914-1918, p. 121).

IWM (Q 100380) – © Jeremy Gordon-Smith

Tour de France 1914 – 1919
23 juillet 2017

Aujourd’hui marque la fin du 2017 Tour de France.

Crédit: Bibliothèque et Archives Canada, Acc. No. 1983-28-996

En 1914, le Tour a terminé le 26 juillet. Six jours plus tard, le 1 août 1914, la France se mobiliserait pour la guerre. Beaucoup de cyclistes d’avant-guerre répondraient à cet appel de mobilisation, y compris les champions cyclistes des Tours 1907-1910. Les trois anciens champions décéderont pendant la guerre, ainsi que plusieurs de leurs anciens concurrents.

Il n’y aurait pas un autre Tour jusqu’en 1919, qui a servi d’un Tour sombre de la campagne française dévastée. Le système routier du pays a été complètement détruit, et la richesse des cyclistes a été vidé par des blessés perdues dans la guerre. Dans une économie ravagée par la guerre, les fabricants individuels de bicyclettes ont été incapables de parrainer des équipes entières et ont donc formé un collectif unique, parrainant une grande partie des cyclistes comme “La Sportive.” En raison de tous ces facteurs, seuls dix cyclistes finiraient la course, la plus faible fin de l’histoire du Tour.

Des cyclistes traversant le village ruiné de Brie, en mars 1917. Une telle dévastation resterait pendant le Tour de France de 1919.
© IWM (Q 1870)

 

raid du 116e bataillon (Ontario County)
23 juillet 1917

Une action centenaire

Ayant la tâche de capturer Lens le 7 juillet 1917, le corps canadien a passé le mois à préparer l’attaque et à mener des raids pour que l’ennemi se demande où aurait lieu la prochaine attaque, espérant attirer son attention sur l’ensemble de la première armée au sud du canal LaBassée (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 285). Par conséquent, le 116e bataillon a reçu l’ordre de mener un raid à partir de la tranchée de Méricourt durant la nuit du 22 au 23 juillet 1917, dans le but de détruire les abris et les mortiers de tranchée allemands derrière le talus de chemin de fer (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 285).

Durant la préparation de l’attaque, le 116e bataillon a été victime d’une attaque ennemie au gaz. Des chances ont dû être prises et les casques à gaz ont été enlevés, seulement la pièce buccale étant utilisée… les larmes aux yeux et les nerfs à bout, nous avons finalement atteint nos positions environ cinq minutes avant l’heure zéro. (The Adjutant, The 116thBattalion In France, p. 35)

Ensuite, à 1 h le 23 juillet, tous les membres du 116e bataillon ont traversé les sacs. Un combat au corps à corps a suivi alors qu’ils passaient la première tranchée et continuaient pour se rendre au talus de la voie ferrée, faisant exploser des abris et des tunnels sur leur passage. Voici un extrait de l’ouvrage War Diary of the 116thBattalion expliquant en détail une partie du raid :

Le soldat W. M. Johnson, dont le commandant en second était Lewis Gunner, s’est rendu avec son équipe jusqu’au ravin du crassier et s’est emparé du sommet… Il a utilisé toutes ses munitions et en a obtenu davantage et, même si deux de ses hommes avaient été blessés, il a tenu l’ennemi à distance dans le crassier… Il a utilisé sa mitrailleuse Lewis, étant prêt à se battre même s’il était complètement épuisé. (The Ontario Regiment (RCAC) Museum, War Diary –The Logistical Summary for the 116th (Ontario County) Canadian Infantry Battalions Sojourn in France, p. 11)

Moins de 35 minutes plus tard, le 116e bataillon est retourné sur le front canadien, comptant 74 victimes, mais 53 prisonniers.

 

Ensemble du 116e bataillon (comté d’Ontario) au Camp Niagara en juillet 1916.
Crédit: Merrilees, Andrew/Bibliothèque et Archives Canada/Ecopy/MIKAN no. 4473483

100e anniversaire de la CWGC – vi partie
20 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons notre série sur la Commission des tombes de guerre du Commonwealth, partageant une lettre d’un porteur de civière canadien et de ses opinions concernant les enterrements dans les champs, des hommes tombés au combat.

(Voir la semaine dernière ici: http://www.fondationvimy.ca/100e-anniversaire-de-la-cwgc-ve-partie/ )

Au milieu de l’émoi public causé par la discussion sur les intentions à long terme de Sir Fabian Ware pour la Commission, le simple besoin d’une forme quelconque de registre pour les tombes était bien reconnu par les hommes servant au front. En effet, c’est l’absence totale d’un tel système qui leur causait tant de détresse. Le porteur de civière Ralph Watson s’état plaint à sa femme dans une lettre datée du 8 juillet 1917:

Piles de croix, Ypres.
IWM, Q 100350 – © Jeremy Gordon-Smith.

« Les morts restent là où ils sont, avec un drap de plastique ou un vieux sac de sable pour couvrir leurs visages. Plus tard, peut-être cette nuit-là ou la suivante, un groupe de soldats sortira des tranchées et ira creuser une tombe à quelques mètres des tranchées, maudissant les fusées et s’abattant au sol puisque Fritz joue de la mitrailleuse au hasard, juste au cas, le long du sol derrière eux, tout comme un homme jouerait de l’arrosoir sur une pelouse. »

« Cest tombes ne sont pas identifiées. Comment pourraient-elles l’être. Quelqu’un enlève toutes les lettres et autres items des poches des soldats; éventuellement, si l’homme qui a ces choses ne se fait pas mitrailler, elles se rendent dans les mains de l’intendant, qui les renvoie à la maison. Quelqu’un écrit une lettre et c’est tout. Pas d’avance, pas de raid spectaculaire, pas même une attaque pour les repousser. Tant de soldats morts, tant de Britanniques morts. Et c’est ainsi. C’est ça, vu de l’intérieur. »  (Watson, Letters of a Canadian Stretcher-Bearer (Lettres d’un canadien porteur de civière), 1914-1917, p. 138).

 

 

Congé – ii partie
19 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons à jeter un coup d’œil sur l’attribution de permissions de congé pour les hommes au front.

Si l’on considère à quel point la permission de congé était populaire, une fois accordée, il y avait très peu à faire pour empêcher les hommes de s’enfuir immédiatement par la porte arrière. Effectivement, tel que le mentionnait Victor Wheeler, du 50e Bataillon, dans ce témoignage humoristique, il était reconnu que les hommes laissaient carrément tout tomber:

« Le caporal H.W. Hogg était en train de brasser une portion de ragoût lorsqu’il a été informé qu’il pouvait partir en congé « ce soir, si tu crois pouvoir  ». « J’ai immédiatement relégué mes chaudrons à Sandy Hunter, j’ai sauté dans ce que croyais être un wagon de rations de je suis parti à la vitesse d’un conducteur de chariot romain! Lorsque je suis arrivé aux lignes de transport, j’étais couvert de suie de la tête aux pieds. Le wagon transportait en fait du charbon et du coca! L’officier s’est mis à rire en me voyant et a ordonné que je prenne un bain, que je sois épouillé et que l’on me donne un nouvel uniforme. L’intendant à coopéré, et j’étais en route pour ‘Blighty’! » (Wheeler, The 50th Battalion In No Man’s Land, p.132).

Une balade hors des lignes dans un camion à moteur chargé de charbon, comme celui-ci, pourrait en effet être cahoteuse et salissante, comme l’a découvert le Caporal H.W. Hogg.
© IWM (Q 6078)

Le pèlerinage de Vimy de 1936
16 juillet 2017

16 juillet 1936

Le 16 juillet 1936, 6 200 pèlerins ont quitté le port de Montréal pour prendre part au pèlerinage à Vimy, traversant l’Atlantique comme ils l’avaient fait seulement deux décennies auparavant. Le dévoilement du monument commémoratif du Canada à Vimy allait être un événement majeur, rempli de réjouissances et d’activités commémoratives solennelles. Nous avons largement couvert le pèlerinage de 1936 à Vimy dans nos publications sur les 100 jours de Vimy, jusqu’au 9 avril 2017. Toutefois, une histoire moins connue relative au pèlerinage de 1936 à Vimy est celle du navire à vapeur le Montrose du Canadien Pacifique, éponyme d’un navire de ligne d’avant-guerre qui a joué un rôle humanitaire essentiel au début de la guerre en 1914.

Ponts remplis du navire à vapeur du Canadien Pacifique, le Montrose, couvert de confettis pour son départ du port de Montréal pour le pèlerinage à Vimy en juillet 1936.
Crédit : Clifford M. Johnston/Bibliothèque et Archives Canada/PA-056950.

Lancé en 1897, le premier navire Montrose a servi de navire de ligne entre l’Angleterre et le Québec avant de devenir un transport de troupes à la guerre des Boers en Afrique du Sud de 1899-1902. En 1903, le Montrose a été acheté par la Canadian Pacific Steamship Company (CPS) et réutilisé pour les voyages transatlantiques. Durant cette « course à la mer » chaotique en 1914, le Montrose était captif à Anvers avec le navire CPS Montréal étant donné que l’armée allemande s’était emparée de la ville portuaire importante. Le Montréal était chargé de charbon, mais ses moteurs étaient inutilisables, tandis que le Montrose était vide, mais fonctionnel. Le capitaine H. G. Kendall, mieux connu comme étant commandant du  RMS Empress of Ireland, travaillait à Anvers dans un rôle de superviseur à l’époque, n’ayant pas été à la barre d’un navire depuis ce jour fatidique de l’Empres sur le fleuve Saint-Laurent. Le capitaine Kendall, constatant l’urgence de la situation, a fait transférer le charbon du Montréal au Montrose, le Montréal étant remorqué par le Montrose qui, lui, était en bon état de navigabilitéTravaillant en collaboration avec le consulat britannique, Kendall a rempli les deux navires de réfugiés belges et les a envoyés en Angleterre où ils seraient en sécurité.

Le Montrose a plus tard été vendu aux affaires maritimes et a été utilisé comme bateau d’embouteillage à Dover, où il s’est échappé et s’est ensuite échoué. En 1920, un deuxième navire Montrose a été construit et lancé par le CPS, servant pendant de nombreuses années de navire de ligne, y compris en tant que l’un des navires estimés du pèlerinage de 1936 à Vimy. Comme son prédécesseur du même nom, le deuxième Montrose a servi en temps de crise également, ayant été demandé par les affaires maritimes en 1939 et adapté pour servir de HMS Forfar, un croiseur marchand armé de la Marine royale. Le 2 décembre 1940, le HMS Forfar a été torpillé par un sous-marin allemand au large de la côte irlandaise alors qu’il se joignait à un convoi transatlantique. Cent soixante-douze membres d’équipage ont péri dans le naufrage du HMS Forfar, un triste dernier chapitre de la saga du Montrose.

Dans cet enregistrement par le projet mémoire de Historica Canada – Le Projet Mémoire, le survivant de HMS Forfar (CPS SS Montrose), John Grant, raconte ses expériences sur ce jour fatidique en 1940 – http://www.thememoryproject.com/stories/1515:john-grant/