Bains Publics iii partie

Les Bains publics au front de l’ouest, 3e partie

Non loin de Lens, Sgt. Frank Iriam raconte une autre expérience plein de vie aux bains publics, mais cette fois pendant l’hiver.

« J’ai eu chaud un jour avec un maillot de corps qu’on m’a donné. Juste avant qu’on retourne dans la ligne, on était dirigés directement des bains aux tranchées. On m’a donné un maillot de corps en laine épaisse qui était très serré et couper dans mes les aisselles. J’ai marché environ deux kms avec tous mon équipement et j’ai commencé à transpirer. Parlant de la vie, la chemise en avait une vie d’elle-même. Je pensais que m’a peau brulait. Le maillot était vivant et bougeait. Je suis déshabillé là dans la tranchée de la communication pour me débarrasser de ce maillot en vitesse. Je l’ai jeté aussi loin que possible dans la neige et je suis resté sans maillot jusqu’au prochain bain. »

(Iriam,  In The Trenches – 1914-1918, p. 187).

La Tranchée d’avion – ii partie

Centennaire de la capture de la tranchée d’Avion – 2e partie

Suite aux succès du matin du 28 juin 1917, la deuxième partie de l’attaque de la rivière Souchez commença à 19h10 la même journée. L’attaque commença pendant une grande tempête de tonnerre. Les Allemands, surpris fut vite battus et les objectifs des alliés fut consolidés. Au nord de la rivière Souchez, la 46e division garda la Hill 65. Du côté sud, la 4e division a pris Eleu ainsi qu’une grande partie d’Avion tandis que la 3e division canadienne a établi un flanc renforcé le long de la route Avion-Arleux. Les inondations de la Souchez ont empêché les opportunités de profiter de leur avance et après le choc initial des Allemands, ils ont réussi des fortes contre-attaques. Le soir du 29 juin, les alliés ont avancé de presque 2 km, avec les troupes britanniques à l’ouest d’Oppy.

La destruction totale le long de la Souchez-
août 1917, Canada. Dept. of National Defence/Library and Archives Canada/PA-001728.
Carte de la région Souchez-Avion, où les Canadians et les britanniques ont avancé le long de la rivière Souchez River, 28-29 juin 1917.
Credit: Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 280.

100 ans tranchée d’Avion

À la fin de juin 1917, la 46e division britannique continuait son attaque et les forces allemands qui tenaient la rivièreSouchez commençaient la retraite. Cela faisait plus d’un mois que les Canadiens s’engageaient dans des raides de tranchées ayant un grand impact sur les ennemis. Les Canadiens estimaient que la ligne allemande devenait de plus en plus  faible, donc les 3e et 4e divisions ont attaqué pour garder le contact avec l’ennemi. Le 28 juin à 2h30 les Britanniques ont attaqué le nord de la Souchez tandis que le corps Canadien a attaqué au sud. Les 3e et 4e divisions ont pris la tranchée Avion avant l’aube. Le 85 e bataillon s’est rendu jusqu’à Eleu dit Leavette, un hameau au croisement des routes Arras et Givenchy. Faisant une pause, les Canadiens se préparaient pour le deuxième assaut le soir même.

Carte

Bains publics – ii partie

Les Bains au Front de l’Ouest, 2e partie

Distribution de sous-vêtements propres après un bain. Ypres, 1st Anzac Corps. Les bains publics étaient rarement aussi propre que dans la photo.
© IWM (E(AUS) 1132)

Cette semaine nous continuons les aventures comiques sur la bataille contre les poux au Front de l’Ouest. La suite est l’histoire du tireur élite Sgt. Frank S. Iriam du 8e Bataillon (Tireurs de Winnipeg) et ses vêtements pleins de vie.

« Les bains étaient une vraie institution. Ils comprenaient souvent une veille chaudière qui a été réparée et adaptée pour supporter la pression de la vapeur… affixé était de petits tuyaux avec une boite pleine de trous fait par des clous qui servaient comme pomme de douche. On se déshabillait dans une pièce, jetait nos sous-vêtements par une fenêtre à un attendant. Nu, on passait à la queue le le dans le « jet » des boites (pommes de douches). Peu de temps après un cri venait du Sargent responsable des opérations et il fallait sortir. Quelqu’un te jetait un nouveau sous-vêtement de la fenêtre. Tu prenais ce que tu recevais. Si tu étais grand et costaud tu étais presque certain de recevoir un costume pour les petits et vis-versa. Parfois on pouvait échanger avec un autre soldat. Ces vêtements étaient censés être libre de poux, mais ce n’était qu’un rêve. Mes premiers poux en France venaient d’un uniforme que j’ai reçu d’une pile de vêtements de l’usine. Or, les vêtements étaient triés sur le sol des bains  publics  et étaient placés près des vêtements couverts de poux. Ce n’était qu’au moment où on commençait à transpirer et que ça réchauffait qu’on remarquait quelque chose. Après ça devenait à la fois très vivant et très intéressant. (Iriam, In The Trenches – 1914-1918, p. 178).

100e anniversaire de la CWGC – iii partie

© IWM (Q 57417)

Après la visite de Lt. Col Edward Stewart en octobre 1914, l’unité mobile de Sir Fabian Ware a obtenu le soutien et la reconnaissance officielle en février 1915 et il est devenu responsable de la découverte, le marquage et l’enregistrement des tombes en France (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14). Tant que la guerre d’usure augmentait, la pression publique a renforcé le besoin pour un enregistrement comme celle que proposait Ware. Le public écrivait des lettres aux journaux et au gouvernement demandant de l’information sur les tombes de leurs biens aimés, ils exprimaient l’angoisse du fait qu’aucunes informations ne leur parvenaient. « Dans une lettre du 9 janvier 1915 une femme qui avait essayé de situer la tombe de son frère était perturbé d’apprendre que toute trace de la croix et de marque qui identifiait la tombe avait disparu. » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Renommé la Graves Registration Commission, ils ont travaillé vite et avec détermination. Dans presque un an, l’équipe de Sir Fabian War faisait face à un retard de plusieurs mille tombes qui n’étaient pas enregistrés. Pour enregistrer il fallait trouver et marquer le site et quand nécessaire monter une croix en bois avec inscription. (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).  Une fois enregistré, les détails de la tombe étaient inscrits dans les records par le bureau responsable de ce secteur de la bataille, qui par la suite créait un rapport sur toutes les tombes dans son secteur. (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Un membre de la Graves Registration Commission a remarqué que le travail nécessaire demandait «  beaucoup de patience et un peu d’habilité pour un détective amateur de trouver la tombe d’un pauvre soldat tué dans un champ de navet perdu et enterré en vitesse. Mais quel sentiment d’accomplissement je ressentais quand quelques jours plus tard je revenais avec les croix en bois avec leurs inscriptions et je les enterrais à la tête de la tombe. J’étais fière de savoir que j’avais donné un peu d’honneur à cet homme courageux qui est mort pour son pays. » (H. Broadley, quoted in Longworth’s unpublished manuscript for The Unending Vigil, sourced from Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 15).

Entre mai et octobre en 1915, Ware et ses hommes ont enregistré 31 182 tombes.

PROFILE

Lorsque l’on regarde de vieilles photos en noir et blanc, le passé nous semble très distant. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de photos de la Première Guerre mondiale. Pourtant, sur l’échelle de l’humanité, cela s’est produit hier.

La Fondation Vimy, avec le soutien financier de Patrimoine canadien et la Fondation R. Howard Webster, lance un projet unique et novateur pour coloriser des images de la Première Guerre mondiale, un projet visant à accroître l’engagement des jeunes Canadiens envers les moments marquants de notre histoire.

Les images présentées dans ce projet ne mettront pas seulement en lumière les batailles importantes de l’histoire du Canada, mais aussi la vie sur le front intérieur, les industries du temps de la guerre, les contributions des femmes et les avancées dans les technologies médicales et des communications.

DÉCOUVRIR

Le projet La Première Guerre mondiale en couleurs consistera en la colorisation de 150 images de Bibliothèque et Archives Canada ainsi que d’archives locales de partout à travers le pays.

Ces photographies aideront à souligner le 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale ainsi que le 150e anniversaire de la Confédération du Canada.

Vimy Retrouvé

Un court-métrage original produit par l’ONF en partenariat avec la Fondation Vimy

La Fondation Vimy est heureuse d’avoir collaboré avec l’Office national du film du Canada sur un court métrage original mettant en vedette des images colorées de la Première Guerre mondiale. Le film, qui débutera au début de novembre 2017, sera la première fois que l’ONF produira un film mettant en vedette des images colorées de ses propres archives!

Nous espérons que le film Vimy Retrouvé résonnera avec tous les Canadiens, en particulier les jeunes et les aidera à mieux comprendre comment les gens ont vécu la guerre. Le film est un voyage émotionnel dans le temps qui, nous l’espérons, aide à réengager les Canadiens avec l’héritage canadien de la Première Guerre mondiale.

Pour regarder le film complet, cliquez le bouton « Plus » ci-dessous.

VIVRE

La Fondation Vimy, avec le soutien du Gouvernement du Canada, présente une nouvelle exposition itinérante excitante: LA GRANDE GUERRE EN COULEURS: Un nouveau regard sur l’effort de guerre du Canada durant la Première Guerre mondiale 1914-1918.

L’exposition mettra en vedette des photographies colorisées de la Première Guerre mondiale en plus d’informations historiques et de ressources éducatives. L’exposition se promènera dans des musées et galeries à travers le pays.

Restez à l’affût pour plus de dates et de lieux.

Plus

APPRENDRE

La Première Guerre mondiale a été le premier conflit majeur durant lequel un grand nombre de soldats ont appris comment utiliser un appareil photo.

En 1912, la Eastman Kodak Company a introduit l’appareil photographique Vest Pocket Kodak (Kodak pour la poche du manteau). Les ventes de ce petit appareil photo (fait pour être transporté dans la poche d’un manteau) ont explosé: on estime qu’un officier des Alliés sur cinq en possédait une.

Apprenez-en plus sur la photographie durant la Première Guerre mondiale et sur le processus de colorisation.