lt. McKean CV

La nuit du 28-29 avril 1918 en tant que lieutenant du 14e Bataillon (Royal Montreal Regiment) George B. McKean fait partie de plusieurs raids en tant qu’éclaireur. L’histoire suivante est typique de les raids et vient des mémoires de McKean.

McKean
Photo du department de la défense ntaionale du Canada

« Me tournant vers les mecs de derrière, j’ai crié ‘tirez vos fusils, tirez vos grenades !’ Et ils l’ont fait. Pete et moi nous sommes se sont lancés ensemble. On les voyait, ils étaient en rang et nous attendaient, on trébuchait sur le fil barbelé. Soudainement il y a eu des explosions aveuglantes à nos pieds et le bruit crissant des mitrailleuses devant nous. »

Leur avance fut bloquée par les fils barbelés. Le lt. McKean cherchait désespérément une piste pour sortir des tirs des mitrailleuses.

« Je me suis préparé, je me suis lancé en courant, en sautant par-dessus le fil. J’ai pris quelques pas avant de me lancer tête première sur un Boche qui pointait son fusil sur moi. »

Ils sont tombés en bas de la tranchée qui avait une profondeur de 2.25 mètres. À terre, McKean fut attaqué par un autre soldat avec sa baïonnette. Il a dispatché les deux avec son pistolet, il se levait quand un troisième homme l’attaqua avec sa baïonnette.

« J’ai tiré mon pistolet, le soldat a crié en douleur, s’est retourné et est partis. Je croyais beaucoup dans l’effet démoralisant que le bruit pouvait avoir, donc j’ai couru vers lui en criant. Il y avait plusieurs Boches dans la tranchée, et peu de temps après les bombes ont commencé à voler. »

Lançant toutes les grenades qu’il avait avec lui, le lieutenant McKean a pris la poste allemande toute seule avant que ses hommes ont pu le rejoindre. Il a pris toutes leurs bombes et les ont renvoyé pour chercher d’autres. McKean jeta les grenades et se lança avec son pistolet. Il captura quatre autres Allemands quand il vit une mitrailleuse et son équipe qui disparaissait dans une tranchée-abri. Il appela pour une charge mobile. « Un homme est venu avec un, il a tiré le clip et l’a jeté dans l’abri. Quelques secondes plus tard l’air était rempli de débris. »

« Quelques semaines plus tard le OC est venu pour moi. ‘McKean, il a dit, j’aimerais vous féliciter sur votre croix de victoire.’ J’étais bouleversé. ‘Merci’ était tous ceux que je pouvais penser à dire.

 

CWGC

Mai 2017 marque le centenaire de la création du Commonwealth War Graves Commission (la commission des tombes de la guerre du Commonwealth).

Sir Fabian Ware
Photo du Commonwealth War Graves Commission, History of CWGC, 2017.

Au début de la guerre, Fabian Ware, ancien professeur d’école et Directeur du Education in the Transvaal, éditeur du Morning Post et directeur d’une mine, à l’âge de 45 ans, était trop vieux pour servir dans le British Expediationary Force. Doté de beaucoup d’expérience et déterminé à jouer un rôle dans la guerre, il a obtenu le commandement d’une unité d’ambulance mobile avec la Croix Rouge britannique.

Une fois en Europe, Ware s’est rendu compte qu’il y n’avait pas de procédure officielle pour marquer et enregistrer les soldats morts. De sa propre initiative et direction, l’unité d’ambulance de Ware a commencé à enregistrer et prendre soin de toutes les tombes qu’ils croisaient. Ses efforts ont été remarqués par ses responsables et il fut muté à l’armée britannique. Le bureau de la guerre a nommé son unité militaire le Graves Registration Commission en 1915. En octobre de la même année, Ware et son unité militaire avaient déjà enregistré 31,000 tombeaux.

Un cheval Clydesdale

Fondé en 1910 à Londres, « Our Dumb Friends » oeuvrait pour assuré au bien-être des animaux dans la guerre. Bibliothèque et archives Canada, Acc. No. 1983-28-302.

Les images et les mémoires des pertes d’animaux pendant la Première Guerre Mondiale sont très importantes. Or, beaucoup d’hommes étaient très touchés par la souffrance des animaux. Dans ses mémoires, le tireur embusqué Frank S. Iriam parle d’un cheval Clydesdale avec affection.

« Nous avions dans les transports un vieux Clydesdale avec un nez romain qui était un vétéran et qui a suivi le bataillon pendant plusieurs batailles. Il était blessé, traumatisé et gazé. Quand il fut ramené sous les feux d’ennemis, il savait à quoi s’attendre. Il frissonnait et tremblait partout. Il transpirait et pleurnichait demandant la sympathie. Ce vieux Clyde était très courageux et n’a jamais rechigner ou refuser d’aller…Sa souffrance nous touchaient plus que de voir un homme se faire découper. Les hommes savent ce qui se passe dans une guerre, les chevaux doivent le prendre tel que ça vient et ne peuvent rien dire. »  (Glenn R. Iriam, In The Trenches – 1914-1918, p. 189)

Les chevaux tenaient beaucoup des postes Ici, une voiture d’armée à Lark Hill, Salisbury, tirée par des chevaux. [1915.]
Credit: Canada. Dépt. de la défense Nationale/Bibliothèque
et archives Canada/PA-004964.

École secondaire d’Uxbridge

Uxbridge Secondary School se souvient
Lt. Col Samuel Sharpe, DSO

Le 3 avril 2017 nous avons partagé l’histoire de Lt. Col Samuel Sharpe, (http://www.fondationvimy.ca/100joursdevimy-03-avril-2017/ ). Sharpe était membre du parlement et a profité de son influence pour former le 116e bataillon ainsi que recruter les soldats pour le bataillon de la région de Uxbridge. Comme Lieutenant-Colonel, Sharp est retourné au Canada accablé de chagrin par les pertes de son pays. Il s’est suicidé à Montréal le 25 mai 1918.

En honneur de l’impact de Sharpe sur son pays, et de son sacrifice ultime, les élèves de l’école secondaire d’Uxbridge ont décidé de commémorer la Première Guerre Mondiale et son impact sur le pays. Pour les cent ans de Vimy, une grande groupe sont allées en Europe après un an et demi de préparation. Cette vidéo vient du Gala Lt. Col Sam Sharpe que les élèves ont fait pour la communauté pour partager leurs histoires de ceux qui sont parti de l’école secondaire d’Uxbridge pour combattre au nom du roi et du pays.

Majeur Sam Sharpe – photo du département des anciens combattants
Élèves de l’école secondaire d’Uxbridge à Vimy en avril 2017.
Logo de l’école secondaire d’Uxbridge

Raids de reconnaissance

1917

costume de raid – IWM

Avant de faire un raid de tranchée un groupe de deux ou trois personnes était envoyé chercher des renseignements sur la tranchée ennemie, les réseaux des fils barbelés ainsi que les pistes. Ces missions étaient faites au milieu de la nuit et étaient une expérience très énervante.

Lieut. McKean, V.C., 14th Battalion. Canada. Dept. of National Defence collection – W.W.I/Library and Archives Canada/PA-002716

Le capitaine Georges B McKean, VC, MC, MM était une sentinelle de reconnaissance du 14e Bataillon (Royal Montreal Regiment). Dans ses mémoires, Scouting Thrills, il nous donne un aperçu de l’effort physique et émotionnel que ressentaient les sentinelles tous les jours en passant « au-dessus des sacs ». La suite n’est qu’un exemple de la vie d’un petit groupe de reconnaissance stationné à Lens au printemps 1917.

« Nous progressions bien…quand le pied de quelqu’un s’est prise dans du fil barbelé. Le bruit était formidable – ainsi que fut la réponse des Boche… une pluie de bombes est tombée… et nous disait que notre arrivé n’était plus une surprise, et était attendue. Des lumières s’allumaient de belles couleurs dans le ciel… L’artillerie a répondu toute suite, et nous étions pris sous une pluie de tirs. Nous commencions la retraite…quand le bataillon à notre droite a envoyé un appel pour notre artillerie, et notre artillerie n’était pas fainéante. Ils ont répondu promptement avec un bang.

Imaginez comment nous étions heureux! Des obus explosaient devant, derrière et tout autour de nous ! Les cris, le bruit étaient incroyables.  A quatre pattes, nous rampâmes dans un trou d’obus et nous attendîmes. Le ciel était illuminé, avec les SOS le long du front. Nous pouvions les voir aussi loin que Vimy et Loos dans l’autre direction. Tout le long de notre front, et celui des Boches, l’artillerie flamboyait, tout parce qu’une sentinelle s’est pris le pied dans un fil. » (Georges B. McKean, VC, MC, MM, Scouting Thrills, p. 44-45)

 

 

Lire d’autres articles sur les raids:

Que sont les raids?

Raids – Première partie

Raids – Deuxième partie

Bombes sur l’Angleterre

L’offensive le long de la côte belge en juin et juillet 1917, pour laquelle les Canadiens ont fait des raids dans les tranchées à la rivière de Souchez, fut entreprise pour plusieurs raisons. Il s’agissait de combattre la menace posée par les dirigeables Zeppelin et les bombardiers Gotha. Les forces britanniques avaient besoin que les Allemands quittent les terrains d’aviation dans la région et qu’ils arrêtent de survoler les terres sous le contrôle des forces britanniques. Il en aurait résulté que les Allemands auraient eu moins de temps disponible pour survoler l’Angleterre, tout en réduisant leur l’efficacité. De plus, les forces terrestres britanniques auraient de meilleures chances d’abattre les avions allemands.

Les menaces d’attaque aérienne sont augmenté avec le développement en continue des bombardiers Gotha utilisés en plus des dirigeables Zeppelin. Pendant la journée du 25 mai 1917, un raid de 21 bombardiers Gotha a frappé la région de Folkestone-Shorncliffe faisant 300 victimes. Parmi ces victimes, 17 tués et 93 blessés étaient des Canadiens qui s’entrainaient et attendaient à être transférés au front. Le 13 juin 1917, Londres subit son premier bombardement de jour, faisant 162 morts et 432 personnes blessées.

Bibliothèque et Archives Canada / PA-001436 (modifiée de l’original) – (Démonstration militaire canadienne, Shorncliffe Sépt. 1917.)

Raids de tranchées – deuxième partie

Dans l’environnement difficile des raids, de nombreux facteurs ont créé le développement des armes improvisés pour les raids de tranchées. L’industrie des armes de guerre avait du mal à remplir la demande  d’armes et des munitions. La création de nouvelles armes n’était pas possible. En plus, la nature des raids demandaient que les soldats soient furtifs, mais aussi qu’ils soient brutaux le moment d’être engagé dans le combat de proximité. Donc, les fusils longs qui faisaient beaucoup de bruit n’étaient pas des tout pratiques.

Gourdin avec clous, des roues dentées ou les crampons en fer. Photo du Musée canadien de la guerre
Dague. Photo du Musée canadien de la guerre
Gourdin. Photo du Musée canadien de la guerre.

Comme solution, les soldats qui faisaient partie des raides ont  donc demandé aux charpentiers et aux armuriers de créer des armes improvisés. Plusieurs de ces armes fut inspiré par des armes médiévales.  Un exemple est le gourdin – qui comprenait des clous, des roues dentées ou les crampons en fer. Le clou français, une arme qui servait à poignarder qui était fabriquée de clous en fer qui étaient tourné dans la forme d’un poignet, dont le bout était aiguisé. D’autres couteaux et dagues étaient fabriqués des vielles baïonnettes.

Raids de tranchées –première partie

Bully Beef

Hommes de la 2e division d’Australie préparent leur repas.


Jeudi dernier nous avons partagé l’histoire des soldats canadiens qui utilisaient les boites de bœuf séché (aujourd’hui connu sous le nom de corned-beef), pour piéger les soldats ennemi (histoire ici). Le bœuf séché était ni la meilleure, ni la plus mauvaise des nourritures disponibles, mais les soldats se sont vite fatigués d’en manger chaque jour. Les boites étaient souvent réutilisées pour des choses plus pratiques. Les soldats prenaient les boites de conserves vides et les enfonçaient dans la terre pour supporter leurs pas dans les tranchées boueuses. Plus loin du front, dans les armureries, les boites de conserves vides étaient fondues pour faire de la soudure. Le bœuf séché était un aliment courant dans l’armée britannique jusqu’en 2009, après plus d’une centaine d’années de service.

Les conserves vides étaient fondus. Etaples, 16 May 1918.
© IWM (Q 8789).

 

Lors des 100 Jours de Vimy, nous avons partagé l’histoire de Francis Pegehmagabow

Cadets avec le drapeau des premières nations de Wasauksing à la plage d’or, Arromanches, Normandie.

En mars 2017, quarante membres du 2799 Queen’s York Rangers Cadets ont voyagé en Europe pour un tour de commémoration des Guerres Mondiales. Avant de partir, les Cadets ont reçu un drapeau de Chief Tabobondung de Premières Nations Wasauksing. Aujourd’hui la Première Nation Wasauksing représente l’ancien Reserve de l’Ile Perry, auquel appartenait Francis Pegehmagabow. Ils désiraient livrer le drapeau de Wasauksing à un endroit approprié pour marquer les contributions des soldates des Premières Nations lors des deux grandes guerres. Malheureusement, les Cadets ont appris que tout ce qui est laissé aux cimetières ou mémoriaux sont ensuite enlevé par les gardiens. Plutôt que de laisser le drapeau pour qu’il soit ensuite enlevé les Cadets ont décidé de porter le drapeau le long de leur tour et de le démontrer partout ou un membre des premières nations a combattu et a donné sa vie.

De retour chez eux avec le drapeau, la Première Nation de Wasauksing cherche toujours un endroit en Europe ou ils peuvent faire voler leur drapeau avec ceux du Canada et de la France.

Cadets avec le drapeau des premières nations de Wasauksing au mémorial de la crête de Vimy.

Raids de tranchées – première partie

Première partie – Des mauvaises tours

Le première raid fait par des troupes canadiennes a eu lieu le 28 février 1915 par Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 88). À l’époque les raids sur les tranchées étaient petits mais efficaces. Les attaques étaient menées par des groupes de quelques douzaines à des groupes de jusqu’à cent hommes. Dans une guerre qui semblait stagner, les raids de tranchées donnaient à ceux qui participaient l’opportunité d’attaquer l’ennemie dans des opérations audacieuse. Ainsi, les groupes qui faisaient les raids étaient estimés d’être très courageux.

Une équipe de raide du 10th Battalion, Cameronians (Scottish Rifles) attendant pour le signal de partir. John Warwick Brooke, photographe officiel qui a suivi l’équipe. Un obus est tombé tuant 7 hommes. Prè d’Arras le 24 mars 1917. © IWM (Q 5098).

Les hommes qui faisaient partie des groupes qui partaient faire des raides venaient de tous les milieux – beaucoup se sont portés volontaire, mais certains ont été forcés par leurs camarades. Les raids devaient être à la fois vicieux et exceptionnellement contrôlé tout en étant autonome. Rampant à travers No-Mans-Land, passant par les fils barbelés, prête à se battre à tout instant n’était pas pour les faibles de nature. Pour survivre il fallait être brutal, et malin. Les Allemands étaient connus pour leurs pièges, mettant des explosifs dans les souvenirs ou dans les cadavres. Lieutenant Louis Keene du Canadian Machine Gun Company raconte que les Canadiens étaient aussi rusés que les allemands.

Quand ses hommes ont appris que les Allemands aimaient bien les boites de bœuf séché qu’avaient les troupes du Commonwealth, ils ont commencé à les jeter de l’autre côté de la ligne allemande:

« Jetant un de l’autre côté… on entend le mouvement, les soldats ennemis qui sortaient du chemin. Fritz pensait qu’ils allaient exploser, que c’était des grenades. Pause, on lance une autre. Fritz n’est plus méfiant. Jetant encore, on entend des voix heureux des tranchées criant, ‘Encore ! Donnez-nous encore !’ Ensuite nous lançons autant de grenades qu’on puisse en leur disant de les partager aussi. » (Cook, Shock Troops – Canadians Fighting The Great War 1917-1918, p. 56).

Une équipe de raid du 1/8th (Irish) King’s Liverpool Regiment, 55th Division, à Wailly, France. Photographe. Prise le matin après un raid le 17/18 avril 1916. © IWM (Q 510).