#100JoursdeVimy – 01 février 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale.
Aujourd’hui : Charlotte Susan Wood – Première Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent).

En 1919, la Croix du Souvenir a été créée pour être donnée aux mères ou aux veuves des Canadiens morts durant la guerre. Durant les années qui ont suivi, la Légion royale canadienne a commencé à nommer un récipiendaire annuel de la Croix du Souvenir, qui allait déposer une couronne au Monument commémoratif de la guerre du Canada, à Ottawa, au nom de toutes les mères. Celles qui ont été choisies sont devenues connues sous le nom de Mères nationales de la Croix du Souvenir. Charlotte Susan Wood a été la première de ces mères, lorsqu’elle a déposé une couronne sur la Tombe du Soldat inconnu à l’Abbaye de Westminster. Sept des fils et beaux-fils de Mme Wood avaient servi durant la Première Guerre mondiale, et deux étaient morts au combat. Lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy, Mme Wood a dit au roi Edward VIII, «Je viens tout juste de regarder les tranchées et je ne peux pas comprendre pourquoi nos garçons ont dû endurer cela». Le roi à répondu : «Prions Dieu que cela ne se produise plus jamais, Mme Wood».

La première Mère nationale de la Croix du Souvenir, Charlotte Susan Wood, lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy. Sa Croix du Souvenir peut être vue complètement à la gauche de la rangée du milieu des médailles épinglées sur sa poitrine. Crédit : gouvernement canadien. Motion Pict. Bureau/Office national du film du Canada. Photothèque/Archives nationales du Canada/PA-148875.
La première Mère nationale de la Croix du Souvenir, Charlotte Susan Wood, lors du dévoilement du Mémorial national du Canada à Vimy. Sa Croix du Souvenir peut être vue complètement à la gauche de la rangée du milieu des médailles épinglées sur sa poitrine. Crédit : gouvernement canadien. Motion Pict. Bureau/Office national du film du Canada. Photothèque/Archives nationales du Canada/PA-148875.

#100joursdeVimy – 31 janvier 2017

Chaque mardi, nous mettrons en vedette une place au Canada (ou international) avec une connexion à la crête de Vimy. Aujourd’hui nous disposons d’une connexion internationale – en Arkansas, États-Unis.

Après la bataille de la crête de Vimy, la nouvelle de la réussite du Corps expéditionnaire canadien s’est répandue à travers la planète. Autant au Canada qu’à l’étranger, les gens désiraient honorer ce moment extraordinaire. Un geste commun à l’époque était de renommer un bâtiment dans une communauté. En Arkansas, aux États-Unis, c’est exactement ce qu’a fait la Germania Missionary Baptist Church, changeant de nom pour la Vimy Ridge Missionary Baptist Church en 1917. La communauté a même été un peu plus loin, renommant aussi le bureau de poste et la route sur laquelle il était situé Vimy Ridge (Crête de Vimy).

 

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Photo gracieuseté de Google.
Photo gracieuseté de Google Maps.

#100joursdeVimy – 30 janvier 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons Oliver Milton Martin.

Oliver Milton Martin était un Mohawk de la réserve Six Nations Grand River. Prenant congé de son emploi comme enseignant, Martin s’est enrôlé en 1916 avec ses deux frères. Martin a d’abord été un officier au sein du 114e Bataillon (Haldimand), aussi connu sous le nom de «Brock’s Rangers», en raison de son haut taux de bénévoles des Premières Nations. En 1917, il a été formé comme observateur au sein du Royal Flying Corps (Corps royal d’aviation) et, l’année suivante, comme pilote qualifié.

Après la guerre, Martin est retourné enseigner, tout en continuant de faire partie de la milice et prenant les rênes des Haldimand Rifles en 1930. Durant les premières années de la Deuxième Guerre mondiale, le colonel Martin a supervisé l’entraînement des nouvelles recrues à Niagara-on-the-Lake. Martin a pris sa retraite du service militaire en 1944, s’étant élevé au rang de brigadier. Après la Deuxième Guerre mondiale, il a été nommé magistrat provincial en Ontario pour les comtés de York, d’Halton et de Peel. En tant que brigadier, Martin a occupé le plus haut rang jamais atteint par un homme autochtones dans les Forces armées canadiennes. En son honneur, la branche d’East York de la Légion royale canadienne est nommée la branche Brigadier O. Martin.

 

Martin, à l’époque lieutenant (assis à la gauche), posant avec ses collègues officiers 107e Bataillon (Winnipeg), juillet 1916. Remarquez la boue à la hauteur de leurs genoux sur leurs bottes. Martin a passé 7 mois en France et en Belgique. Photo tirée du projet «L’album de la Grande Guerre», Histoire Canada.
Martin, à l’époque lieutenant (assis à la gauche), posant avec ses collègues officiers 107e Bataillon (Winnipeg), juillet 1916. Remarquez la boue à la hauteur de leurs genoux sur leurs bottes. Martin a passé 7 mois en France et en Belgique. Photo tirée du projet «L’album de la Grande Guerre», Histoire Canada.

 

#100joursdeVimy – 29 janvier 2017

Chaque dimanche, nous partagerons une histoire du Souvenir.

2e partie —Thirteen Years After (Treize ans plus tard) de Will R. Bird (Lisez la première partie ici)

Lors d’une tournée des anciens champs de bataille pour le magazine Maclean’s en 1932, Bird a remarqué que les cicatrices de la guerre se faisaient toujours voir partout dans la campagne. Au sujet de Vimy, Bird a écrit : «la crête m’a semblé être l’endroit le plus isolé de toute la France… les collines en face sont marquées de rayures blanches — les vieilles routes et les chemins piétons que le temps n’a pas effacés. J’ai grimpé, tombant et glissant sur le sol mouillé et graisseux… encore et encore… dans les trous des mortiers, contournant les plus gros, m’émerveillant du fait que ces conditions aient survécu… on peut y voir du vieux fil et des pieux de fer, des casques abîmés et des vieux couverts de gamelles. Ici et là une baïonnette brisée… des bombes de toutes sortes.» (Bird, Treize ans plus tard, 107).

Et quand même, 13 ans plus tard, toujours plus de corps de soldats morts. «Deux garçons visitaient le bois de Givenchy l’été dernier et, alors qu’ils jouaient, ils y ont trouvé un soldat canadien et un soldat allemand couchés ensemble, leurs mains jointes si fermement qu’ils avaient été enterrés comme ils avaient été trouvés… un, ou les deux, avait été gravement blessé, et ils essayaient de s’aider mutuellement lorsque la mort s’était emparée d’eux. Il n’y avait pas d’armes… ils étaient morts en camarades.» (Bird, Treize ans plus tard, 108).

Treize ans plus tard, William R. Bird.
Treize ans plus tard, William R. Bird.

#100joursdeVimy – 28 janvier 2017

Chaque samedi, nous partagerons quelques réflexions de nos anciens participants sur l’impact de leur visite à la crête de Vimy et d’autres sites de la Première Guerre mondiale.

Andrew Yin a voyagé en Europe dans le cadre du Prix Vimy Beaverbrook 2016 de la Fondation Vimy. Les expériences d’Andrew ont engendré un lien émotif avec un soldat canadien d’il y a 100 ans : «J’ai choisi J.B. Hill, un homme autochtone, comme le soldat que j’allais honorer. N’étant pas né au Canada, je n’avais aucun lien familial avec les soldats qui se sont battus durant la guerre. Cependant, les mois de recherche sur la vie de J.B. Hill m’ont permis de me sentir connecté avec ses expériences. J’ai commencé à le voir comme un ami. Lorsque j’ai visité le cimetière où il est enterré, j’ai senti que je visitais un vieil ami. Je me suis senti triste qu’il ait sacrifié sa jeune vie, mais aussi fier de ses contributions à notre nation. Le processus durant lequel je lui ai rendu hommage m’a permis d’être encore plus sensible aux braves individus qui ont placé leur pays avant leurs propres besoins et se sont battus pour le futur de notre nation.»

 

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Andrew Yin à Vimy. Photo gracieuseté d’Andrew.

 

#100joursdeVimy – 27 janvier 2017

Chaque vendredi, nous revisitera un sondage intéressant. Comment vous comparez-vous aux autres Canadiens? Voir les résultats de sondages précédents ici.

En novembre 2016, un sondage effectué  par la Fondation Vimy auprès de répondants de six pays dont les soldats se sont battus sur le front occidental durant la Première Guerre mondiale a révélé que près de la moitié des répondants (46%) de la Grande-Bretagne affirment être des descendants d’une personne ayant servi durant la Première Guerre mondiale, ce qui signifie qu’ils sont les plus susceptibles d’avoir un lien personnel avec la Grande Guerre. Moins de résidents de la France (36%), de l’Allemagne (34%), des États-Unis (31%), de la Belgique (30%) et du Canada (29%) ont ce type de lien.

Avez-vous un lien personnel avec la Première Guerre mondiale? Dites-nous!

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#100joursdeVimy – 26 janvier 2017

Chaque jeudi, la Fondation Vimy partagera un concours sur les médias sociaux : Facebook, Instagram et Twitter!

Lundi, nous avons découvert Joseph Kaeble, VC, le premier Canadien français a avoir reçu la Croix de Victoria. Kaeble était un membre des «Van Doos». Pouvez-vous nous dire pourquoi le 22e Régiment est surnommé les «Van Doos»? Une réponse parmi toutes les bonnes réponses remportera un prix! Cette semaine, nous donnons un exemplaire de Georges Vanier: Soldier (Georges Vanier: Soldat) de Dundurn Press, édité par Deborah Cowley. Georges Vanier, le gouverneur général du Canada de 1959 à 1967, a été l’un des premiers hommes à se joindre aux «Van Doos». Son service dans la Première Guerre mondiale a formé sa personnalité, et il a souvent décrit les quatre années passées sur les champs de bataille en Europe comme le temps le plus gratifiant de sa vie.

Directives :

Vous devez faire un commentaire avant 23h59 le jeudi 26 janvier avec un réponse. Seulement une soumission est permise par compte par plateforme (c’est-à-dire si vous avez un compte sur Facebook et Twitter vous pouvez entrer deux fois, vous ne pouvez pas soumettre deux réponses à travers Facebook qui comptent comme deux entrées). Un(e) gagnant(e) sera choisi au hasard de toutes les participations admissibles reçues pendant la période sur toutes les plateformes. Le gagnant sera contacté le vendredi 27 janvier 2017! Ces concours ne sont pas parrainés par Facebook, Instagram, ou Twitter.

#100joursdeVimy – 25 janvier 2017

Chaque mercredi, nous mettrons en vedette les femmes de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui : Grace MacPherson

Après le déclenchement de la guerre en 1914, Grace MacPherson, 19 ans, de Vancouver, a écrit au gouvernement canadien ainsi qu’à la Croix Rouge britannique, affirmant son intention d’aider le Corps expéditionnaire canadien (CEC). Ses demandes d’assistance ayant été rebutées, Grace a payé son propre voyage transatlantique, atterrissant en France, où elle a pu se joindre au Détachement d’aide volontaire. Là, elle est devenue chauffeuse d’ambulance devant transporter les blessés vers un endroit sécuritaire. Durant l’attaque de la crête de Vimy en 1917, Grace conduisait les blessés vers des hôpitaux de campagne directement des tranchées.

Ironiquement, et malgré la résistance des autorités militaires durant les premiers jours de la guerre, la présence de Grace comme chauffeuse d’ambulance si près des lignes du front a fait d’elle une vedette de la propagande. Des photographies de Grace et de son ambulance ont plus tard été utilisées afin de promouvoir la disponibilité de rôles pour les femmes dans l’effort de guerre.

 

En tant que chauffeuse d’ambulance, Grace MacPherson est devenue une enfant chérie de la propagande canadienne servant à souligner la disponibilité de rôles pour les femmes dans l’effort de guerre. Photos: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/
En tant que chauffeuse d’ambulance, Grace MacPherson est devenue une enfant chérie de la propagande canadienne servant à souligner la disponibilité de rôles pour les femmes dans l’effort de guerre. Photos: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/

#100JoursdeVimy – 24 janvier 2017

Chaque mardi, nous mettrons en vedette une place au Canada (ou international) avec une connexion à la crête de Vimy.

Son recrutement et sa mobilisation ayant eu lieu à Winnipeg, le 44e Bataillon (Manitoba) du Corps expéditionnaire canadien a été déployé en France en août 1916. Immédiatement après la bataille de la crête de Vimy, les membres du bataillon ayant survécu ont érigé un monument sur la crête même en 1917. Après la guerre, en 1924, l’Association du 44e Bataillon et les familles des soldats décédés ont déplacé le monument à Winnipeg, où il se trouve toujours, dans le Parc de la crête de Vimy.

Vimy Ridge Park Manitoba - 44th Battalion Monument on Vimy Ridge
Le monument du 44e Bataillon sur le champ de bataille de la crête de Vimy quelque temps après 1917. Photo: Archives nationales de l’Australie, M5107, 8363910; RV Morse.

 

#100joursdeVimy – 23 janvier 2017

Chaque lundi, nous partagerons une biographie d’un soldat de la Première Guerre mondiale avec une connexion à Vimy. Aujourd’hui, nous honorons Joseph Kaeble, VC, MM.

Joseph Kaeble, VC, MM, est né le 5 mai 1892 à Saint-Moïse, dans l’ancien comté de Matane, au Québec. Mécanicien dans la vie civile, Kaeble s’est enrôlé au sein du 22e Bataillon (les «Van Doos» de Québec) en 1916 et est devenu mitrailleur. Durant un combat près de Mercatel, en France (près d’Arras), le 8 juin 1918, Kaeble a à lui seul retardé l’avance de 50 Allemands avec son arme Lewis. Mortellement blessé durant cet affront, ses derniers mots ont été: «Ne lâchez pas les gars, ne les laissez pas passer! Nous devons les arrêter!» Pour ses actions ce jour-là, Kaeble a reçu la Médaille militaire et la Croix de Victoria (VC) à titre posthume. Joseph Kaeble, VC, MM, a été le premier Canadien français à recevoir la Croix de Victoria, la plus haute médaille du Commonwealth pour la bravoure.

Lisez le dossier du personnel de la Prèmiere Guerre mondiale.

Joseph Kaeble, VC, MM. Photo: Ministère de la Défense nationale.
Joseph Kaeble, VC, MM. Photo: Ministère de la Défense nationale.