Cimetière Militaire Lijssenthoek

Cette fin de semaine, le groupe du prix Beaverbrook Vimy a visité un grand nombre de cimetières et de mémoriaux dans le saillant d’Ypres, ainsi que le Mémorial terre-neuvien à Beaumont-Hamel, sur la Somme. Des visites comme celles-ci soulignent l’ampleur du travail entrepris par la Commonwealth War Graves Commission (Commission des tombes de guerre du Commonwealth), mais aussi de l’impact émotionnel des cimetières et mémoriaux. À cet égard, et pour la publication d’aujourd’hui, nous partageons une autre vidéo qui a originalement été diffusée en direct par le cimetière militaire Lijssenthoek, de la Commonwealth War Graves Commission, dans le cadre de leurs commémorations de #Passchendaele100.   

Le cimetière militaire Lijssenthoek offre une histoire très intéressante de ses origines, avec un récit de romance en temps de guerre qui allait assurer son existence future. De plus, il s’y trouve, en son côté, une commémoration unique d’art moderne qui aide à visualiser les dates auxquelles sont morts les gens qui y sont enterrés. 

Suivez le lien suivant afin de visionner une vidéo sur le deuxième plus grand cimetière de la CWGC en Belgique: https://www.facebook.com/commonwealthwargravescommission/videos/10154850115546094/# 

Live from #CWGC Lijssenthoek Military Cemetery. #Passchendaele100

Posted by Commonwealth War Graves Commission on Tuesday, August 1, 2017

Essex Farm cimetière

Aujourdhui, le groupe du prix Beaverbrook Vimy visite le cimetière Essex Farm, le mémorial de Passchendaele, et participera à la cérémonie de la Dernière sonnerie à la Porte de Menin. Emai 1915, on croit que le lieutenant-colonel John McCrae, du Corps médical de larmée canadienne, a écrit le poème Au champ dhonneur alors quil était posté au cimetière Essex Farm. Afin de souligner le centenaire de la troisième bataille dYpres, les historiens de la Commonwealth War Graves Commission ont diffusé une série de vidéos en direct pendant quils visitaient des sites de la CWGC.Aujourdhui, nous partageons lenregistrement fait au cimetière Essex Farm.

https://www.facebook.com/commonwealthwargravescommission/videos/10154839965761094/ 

Live from #CWGC Essex Farm Cemetery

Posted by Commonwealth War Graves Commission on Friday, July 28, 2017

 

CWGC 100 e anniversaire – vii partie
27 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons notre série sur la commission des graves de la guerre du Commonwealth, en regardant le travail nécessaire pour rassembler les morts au milieu de la destruction et de la désolation totale du champ de bataille.

(Voir la semaine dernière ici:  http://www.fondationvimy.ca/100e-anniversaire-de-la-cwgc-vie-partie )

Suite à la constitution de la Commission impériale des tombes de guerre par charte royale en mai 1917, la commission a officiellement été mise responsable de tous les morts des forces armées de l’Empire britannique. La portée et l’ampleur d’une telle entreprise laissait, et laisse encore, perplexe. Même la tâche apparemment simple (bien qu’elle ne l’a jamais été), de recueillir les corps représentait un montant astronomique de main-d’œuvre. Un exemple de l’ampleur de la tâche devant laquelle se trouvait la commission peut être trouvé dans la description de la crête de Lorette par le caporal Becker, 75e (Mississauga) Bataillon, qui a observé la région du secteur de Lens durant le temps menant à la bataille de la côte 70 en juillet 1917:   

Une tombe exhumé par une unité d’enregistrement des tombes. De telles tombes hâte et des restes éparpillés auraient couvert des champs de bataille comme Lorette Ridge au moment où la commission pourrait les atteindre.
Crédit : IWM, Q 100630 – © Jeremy Gordon-Smith

« Il fut dit que les os d’au moins 40 000 hommes blanchissaient sur cette colline… les Bataillons du Travail britannique s’affairaient déjà à rassembler les restes, à les identifier à l’aide des disques trouvés ci et là au travers des ossements, mettant en paquets les objets personnels retrouvés et les identifiant pour les autorités françaises, qui allaient par la suite les faire parvenir à la parenté… Le souvenir de ce grand champ de bataille me hante à ce jour. Je me suis souvent promené à travers l’endroit parsemé d’obus durant ces deux semaines et même maintenant, je peux voir ces os blancs, les fragments de pantalons rouges et de manteaux bleus, les petits chapeaux… le gris des uniformes allemands, les bottes de cuir avec des os de pieds à l’intérieur, les armes cassées, les munitions rouillées, les crânes, dont plusieurs d’entre eux percés de trous de balle, les montres, les portefeuilles en cuir décomposé avec des articles personnels à l’intérieur, les fils et les souches et les pierres et les tranchées et les trous d’obus. Il était impossible d’identifier un squelette en particulier… les unités du Travail n’avaient pas beaucoup avancé pendant les deux mois où elles y avaient été… ici et là, on pouvait voir une arme avec la baïonnette plantée dans le sol avec les restes d’une casquette sur le bout, une preuve silencieuse de l’effort fait par ce soldat dont le corps gisait désormais au sol de venir en aide à un confrère blessé, gisant lui aussi, blessé et impuissant… de l’aide qui ne s’était pas rendue à lui avant deux ans et demi. Je souhaite que certains de nos mangeurs de feu à la maison aient pu voir ce sol comme je l’ai, moi, vu en 1917. » (Becker, Silhouettes of The Great War (Silhouettes de la Grande Guerre), p. 105.)    

 

 

100e anniversaire de la CWGC – vi partie
20 juillet 2017

Aujourd’hui, nous continuons notre série sur la Commission des tombes de guerre du Commonwealth, partageant une lettre d’un porteur de civière canadien et de ses opinions concernant les enterrements dans les champs, des hommes tombés au combat.

(Voir la semaine dernière ici: http://www.fondationvimy.ca/100e-anniversaire-de-la-cwgc-ve-partie/ )

Au milieu de l’émoi public causé par la discussion sur les intentions à long terme de Sir Fabian Ware pour la Commission, le simple besoin d’une forme quelconque de registre pour les tombes était bien reconnu par les hommes servant au front. En effet, c’est l’absence totale d’un tel système qui leur causait tant de détresse. Le porteur de civière Ralph Watson s’état plaint à sa femme dans une lettre datée du 8 juillet 1917:

Piles de croix, Ypres.
IWM, Q 100350 – © Jeremy Gordon-Smith.

« Les morts restent là où ils sont, avec un drap de plastique ou un vieux sac de sable pour couvrir leurs visages. Plus tard, peut-être cette nuit-là ou la suivante, un groupe de soldats sortira des tranchées et ira creuser une tombe à quelques mètres des tranchées, maudissant les fusées et s’abattant au sol puisque Fritz joue de la mitrailleuse au hasard, juste au cas, le long du sol derrière eux, tout comme un homme jouerait de l’arrosoir sur une pelouse. »

« Cest tombes ne sont pas identifiées. Comment pourraient-elles l’être. Quelqu’un enlève toutes les lettres et autres items des poches des soldats; éventuellement, si l’homme qui a ces choses ne se fait pas mitrailler, elles se rendent dans les mains de l’intendant, qui les renvoie à la maison. Quelqu’un écrit une lettre et c’est tout. Pas d’avance, pas de raid spectaculaire, pas même une attaque pour les repousser. Tant de soldats morts, tant de Britanniques morts. Et c’est ainsi. C’est ça, vu de l’intérieur. »  (Watson, Letters of a Canadian Stretcher-Bearer (Lettres d’un canadien porteur de civière), 1914-1917, p. 138).

 

 

100e anniversaire de la CWGC –  v partie
13 juillet 2017

Dans la publication d’aujourd’hui, la Commonwealth War Graves Commission (Commission des tombes de guerre du Commonwealth), nous continuons la discussion entamée la semaine dernière, jetant un coup d’œil à la tension qui augmentait en raison du désir de Sir Fabian Ware de garder toutes les tombes près des champs de bataille. La petite équipe de Ware s’est retrouvée à se battre contre des familles riches et influentes qui désiraient voir leurs proches exhumés et rapatriés en Angleterre pour un enterrement familial.

(Voir la semaine dernière ici: http://www.fondationvimy.ca/cwgc-4e-partie/ )

« Pour ces parents, la dure réalité était qu’ils ne pourraient jamais avoir un nom inscrit sur une pierre tombale dans un endroit de repos connu » 
(Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25). 
Crédit: Jordan Slump, 2006.

Le débat entre le rapatriement ou le traitement égal des tombes s’est continué après la guerre, et Sir Fabian Ware a été incité à faire des déclarations officielles à la presse soulignant la vision de la Commission, affirmant: « Un idéal plus élevé que celui de l’enterrement privé à la maison est incarné dans ces cimetières de guerre en terres étrangères, où ceux qui se sont battus et ont péri ensemble. Hommes et officiers gisent ensemble dans l’endroit de leur repos ultime, faisant face aux lignes qu’ils ont défendues au prix de leurs vies » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25).

La question est éventuellement devenue le centre d’un débat parlementaire en mai 1920. Les défenseurs de la Commission insistaient que la guerre avait « fusionné en un, sans aucune distinction faite à propos de la race, de la couleur ou des croyances » des hommes venus de partout dans l’Empire et qui étaient « prêts à mourir pour une cause commune qu’ils comprenaient tous » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25).  S’y opposant, les critiques de la Commission déploraient cette « terrible confusion de la pensée… l’idée qu’il est possible de retirer les corps de tels héros du soin de leur proche et de les transformer en un mémorial national d’État » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25).  Défendant la notion de mémoriaux additionnels, Burdett Coutts, député de Westminster, nota qu’il y avait des parents qui n’avaient pas de tombes à visiter. « Leurs garçons avaient disparu et leurs corps n’avaient jamais été retrouvés. Pour ces parents, la dure réalité était qu’ils ne pourraient jamais avoir un nom inscrit sur une pierre tombale dans un endroit de repos connu » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25).

Finalement, la Chambre des Communes a voté pour la commission, croyant qu’elle représentait le désir de la majorité des citoyens de l’Empire. Le vote venait de ratifier le travail de la Commission durant ces six dernières années (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 25).

CWGC – iv partie

Après reconnaissance officielle du Graves Registration Commission (GRC), en février 1915, ils ont commencé leur travail. Malgré la guerre, Sir Fabian Ware a commencé la négociation pour la terre avec les Français. Les Français de leur côté ont offert la terre ainsi que l’entretien des cimetières, mais la GRC a accepté que la terre, gardant l’entretien pour les Britanniques (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 15). Les sites des cimetières furent choisis avec laide des Français et prenaient en compte les besoins agricoles après la guerre ainsi que la localisation des maisons (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 15).

Le manque de salles noires adéquates pour un photographe attaché à la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth pour utiliser un radeau improvisé pour laver des photographies exposées dans les fossés d’Ypres.
IWM, Q 100417 © Jeremy Gordon-Smith.

Après février 1915, le travail du GRC fut reconnu au Commonwealth, incitant des réactions à la fois positives et négatives. À l’origine les photos ne faisaient pas partie des responsabilités du GRC, mais en mars 1915, Ware commença à prendre les photos. En août plus de 2000 photographes furent prise avec 4 tombeaux sur chaque photo. Les photos étaient distribuées aux familles avec la direction à la gare le plus proche (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 15).

Le GRC considérait chaque individu mort comme étant égaux, certaines familles n’étaient pas d’accord et au début plusieurs ont pu déterrer leur mot pour le rapatrier en Angleterre. Ces déterrements étaient illégaux après mars 1915. Un aspect très macabre de la guerre – non seulement est ce que le GRC a dû faire face aux malheurs de la guerre, mais ils devaient aussi combattre les voleurs de corps la nuit.