Cimetière Militaire Lijssenthoek

Cette fin de semaine, le groupe du prix Beaverbrook Vimy a visité un grand nombre de cimetières et de mémoriaux dans le saillant d’Ypres, ainsi que le Mémorial terre-neuvien à Beaumont-Hamel, sur la Somme. Des visites comme celles-ci soulignent l’ampleur du travail entrepris par la Commonwealth War Graves Commission (Commission des tombes de guerre du Commonwealth), mais aussi de l’impact émotionnel des cimetières et mémoriaux. À cet égard, et pour la publication d’aujourd’hui, nous partageons une autre vidéo qui a originalement été diffusée en direct par le cimetière militaire Lijssenthoek, de la Commonwealth War Graves Commission, dans le cadre de leurs commémorations de #Passchendaele100.   

Le cimetière militaire Lijssenthoek offre une histoire très intéressante de ses origines, avec un récit de romance en temps de guerre qui allait assurer son existence future. De plus, il s’y trouve, en son côté, une commémoration unique d’art moderne qui aide à visualiser les dates auxquelles sont morts les gens qui y sont enterrés. 

Suivez le lien suivant afin de visionner une vidéo sur le deuxième plus grand cimetière de la CWGC en Belgique: https://www.facebook.com/commonwealthwargravescommission/videos/10154850115546094/# 

Live from #CWGC Lijssenthoek Military Cemetery. #Passchendaele100

Posted by Commonwealth War Graves Commission on Tuesday, August 1, 2017

Billy Bishop

Capt. Billy Bishop, VC, le 6 août, 1917, Canadian Colour.

Il y a cent ans, le 2 juin 2017 que pilot canadien William Avery « Billy » Bishop fut décoré de la Croix de Victoire. Billy a su gagner la confiance de ses commandants supérieurs et donc pouvait voler sans trop de suivi ou règles, il partait tout seul et patrouillait sans soutien d’ailier et sans témoin. Le 2 juin Billy est parti seul pour patrouiller au-dessus des lignes allemandes. La citation pour sa Croix de Victoire dit :

« Pour son bravoure remarquable, sa détermination et ses compétences. »

Le Capitaine Bishop qui est parti seul est d’abord allé à un aérodrome ennemi. Il trouva aucun machine ennemi et est donc parti pour un autre aérodrome à 4.5 km sud-est et qui était à au moins 20 km de l’autre côté de la ligne. Sept machines, quelques-uns avec le moteur en marche étaient sur le sol. Le Capitaine Bishop les attaqua d’une distance de 15 mètres et un mécanicien, qui démarrait un des moteurs, tomba. Un des aéronefs décolla, mais à une altitude de 18 mètres le Capitaine Bishop tira quinze cartouches et l’aéronef  écrasa. Un deuxième aéronef décolla et le Capitaine Bishop tira une trentaine de cartouches depuis une distance de 137 mètres et celui-ci écrasa dans un arbre.

Ensuite, deux autres aéronefs décollèrent de l’aérodrome. Il engagea un aéronef à une altitude de 300 mètres vidant ce qui lui restait en munitions. L’aéronef ennemi écrasa 275 mètres de l’aérodrome, le Capitaine Bishop vida son baril en entier dans le quatrième avion et retourna à sa station.

Quatre éclaireurs, 300 mètres plus hauts la suivait pendant un kilomètre et demi, mais ils n’ont pas attaqué. Son avion par était couvert de tirs par des mitrailleuses sur le sol. »

(London Gazette, no.30228, 11 August 1917)

Dans les années qui suivaient sa mort en 1956, les records de guerre de Billy Bishop furent examinés de près suite à la divergence dans ses actions et les fichés officiels. Les historiens ont trouvé que les records de guerre allemande ainsi que les rapports de morts ne correspondaient pas avec les victoires dont Bishop réclamait. Un grand nombre de ses victoires sont inscrit dans les records de guerre britanniques sans témoignage. Cependant, les personnes qui soutiennent Bishop disputent que les records de guerre allemande sont incomplets car les allemands essayaient de cacher ce qu’ils considéraient un désastre pour la propagande allemande. De plus, à l’époque les Allemands devenaient de plus en plus attentif à ce qu’ils décidaient de publier, préfèrent de ne pas annoncer des mauvaises nouvelles. Ce qui est certain, c’est que la carrière militaire de Billy Bishop fut un de grand bravoure, comme démontrer par ses actions confirmées, mais aussi troublé par les demi-vérités et histoires de rencontres fabriqués.

Pour plus d’informations et pour lire plus sur les arguments pour ou contre le legs de Billy Bishop, nous vous suggérons de lire les articles suivants (ici, disponible en anglais).

The Incomparable Billy Bishop: The Man And The Myths by Lieutenant-Colonel David Bashow   http://www.journal.forces.gc.ca/vo3/no3/doc/55-60-eng.pdf
Billy Bishop – Brave Flyer, Bold Liary by Brereton Greenhous
http://www.journal.forces.gc.ca/vo3/no3/doc/61-64-eng.pdf

Journée nationale des Autochtones

Sdt. Tom Longboat, le coureur de fond autochtone, en train d’acheter un journal à un jeune camelot français. Juin 1917.
Bibliothèque et Archives Canada / PA-001479 (modifiée de l’originale)

Pendant la Première Guerre mondiale des milliers de soldats Autochtones ont servi dans le Corps expéditionnaire canadien. Plusieurs sont devenus des tireurs d’élite ou des éclaireurs de reconnaissance, or les soldats Autochtones ont servi dans plusieurs postes à travers le CEC. Combattant dans les diverses unités militaires, plus de 37 fut décorés pour leur bravoure pendant la guerre.

Malrgé la camaraderie proche avec les soldats non-Autochtones, leur retour au Canada fut gangrené par le traitement inégal et la marginalisation.

Quelques soldats Autochtone remarquables sont, coureur de distance Tom Longboat, Cameron Brant, Oliver Milton Martin, tireur élite Henry Norwest et tireur élite Francis Pegahmagabow.

Les bains

Soldats Australien aux bains publics près de Ypres le 1 novembre 1917. La présence regulière aux bains publics était obligatoire pour tous les soldats au font de l’ouest.
© IWM (E (AUS) 1067)

Au milieu de la boue et la misère du front, un voyage hors des lignes signifiait un bain et un changement d’uniforme et de sous-vêtements pour les soldats. Mais ce n’était pas aussi rafraichissant que l’on peut imaginer. John Becker, du 75e bataillon, Mississauga, raconte l’histoire de sa visite aux bains de Gouy-Servins, France en juin 1917 :

« Ces bains publics étaient dans un bâtiment fait de planches avec un chauffe-eau avec du bois à côté. À l’intérieur on se déshabillait jetant nos sous-vêtements et bas dans les piles à un bout. Les sous-vêtements étaient pris toute suite par les hommes de treillis, avant que les vêtements partent toute seule (à cause des poux). On passait dans une autre salle sous les longs tuyaux qui libérait d’eau chaude. Un sergent-majeur criait « Au savon ». On avait trois minutes pour se savonner avant d’entendre « Rincer ». On devait se rincer toute suite, car l’eau s’arrêter après une minute. On sortait par l’autre côté pour sécher nos corps couvert de morsures de poux. Ils nous donnaient des serviettes propres, les sous-vêtements qui étaient désinfecter par fumigation et remettait nos vêtements. Les sous-vêtements étaient ceux qu’ils nous distribuaient. Certains pairs étaient bien usés. Les vêtements étaient censés être libre de bétail (poux), mais cela ne prenait pas en compte les œufs dans les coutures de mes pantalons et ma tunique. Une heure plus tard j’étais un délicieux repas pour ces petits œufs ainsi que tous leurs frères et sœurs. » (Becker, Silhouettes of the Great War, 84).

CWGC 2e partie

Dépt. de la défense nationale du Canada/Bibliothèque et Archives Canada/PA-004628.

En mai, le Commonwealth War Graves Commission a fêté ses 100 ans. Sir Fabian War, un homme de 45 ans, directeur en éducation est allé en France en 1914 parce qu’il voulait absolument servir son pays. Quand Lieutenant-colonel Edward Stewart est allé voir l’unité mobile de la Croix Rouge de Ware,il fut très content de l’attention et le travail additionnel de l’équipe. Dans un cimetière de Bethune les hommes de Ware ont assuré que chaque croix avait été étiqueté. Stewart fut surpris de comment temporaire semblait l’enregistrement des tombeaux.

« Sur la plupart des tombeaux les noms étaient inscrit en crayon et nous avons toute suite donnée les instructions de les  peindre. » (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Apart les inscriptions en crayon sur les croix en bois, l’enregistrement n’est pas allé plus loin que le gardien français d’origine. Ware a compris que l’état incomplet était sans doute le même dans tous les sites d’enterrement du front de l’ouest. Avec le soutien de Stewart, Ware et ses hommes commença d’enregistrer et d’occuper de tous les tombeaux britanniques qu’ils trouvaient. (Summers, Remembered: The History of the Commonwealth War Graves Commission, p. 14).

Sir Arthur Currie

Lieutenant-Général Currie )centre) et le Roi George V (gauche) visitent la crête de Vimy, juillet 1917 avec le Général Horne (droite).
Photo du Dépt de la Défense Nationale du Canada/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001502.

Il y a cent ans, le 9 juin 1917 que Sir Arthur Currie fut nommée commandant du corps canadien. Le 6 juin, Sir Arthur Currie était appelé au quartier général du corps canadien et informé de sa promotion. Lieutenant général Sir Julian Byng quittait le poste pour commander la 3e armée britannique. Or, sans consultation avec le gouvernement canadien, l’affectation n’a pas reçu l’approbation officielle. Une explosion de messages fut transmise d’un côté de l’océan atlantique entre Premier Ministre Borden et Ministre outre-mer canadienne Sir George Perley. Ils étaient très vite tous d’accord que Currie devait devenir commandant. La promotion fut officielle le 9 juin 1917. (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 283-284).

Ce fut la première fois qu’un Canadien fut nommé commandant du corps canadien.

 

Raids du 8 au 9 juin 1917

Le dommage subit par une fossé en beton de fusils à Coulotte.
Photo du département de la défense nationale du Canada/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001740.
suite à plusieurs raids par les canadiens en juin 1917, peu restait du hameauLa Coulotte.
Photo du département de la défense nationale du Canada/Bibliothyèque et Archives Canada/PA-001694.

Au début de 1917, les troupes canadiennes entreprenaient de grandes raids comprenant plusieurs bataillons pour divertir l’attention de l’ennemi de la crête de Messines. La nuit du 8 au 9 juin, six bataillons ont attaqué un front de 3 km depuis le talus du chemin de fer au sud qui menait à Avion au nord de la rivière Souchez. Le régiment royal du Canada, 42, 49, 75, 87 et 102 bataillons ont laissé environ 1 000 victimes. L’efficacité du raide fut remarqué par le général Plumer, commandement de la deuxième armée qui avait lancé une attaque sur la crête de Messines le jour avant. Dans un message aux Canadiens le Général déclara « j’espère que laissera les troupes en question savoir combien j’ai apprécié leurs efforts. Vos raids d’hier soir étaient magnifiques. »

Bagarre d’un million de dollars

« La bagarre d’un million de dollars » – 17 janvier 1917

Une scène de destruction couverte de neige sur la route de Lens-Bethune.
Photo du Dépt. de la défense nationale du Canada/Bibliothèque et Archives Canada/PA-002358.

Pendant les longs mois de l’hiver de 1917, la guerre devient de plus en plus statique. Pour la haute commande, les raids étaient plus attirants. De plus, avec les succès du corps canadien la commande voulait des raids plus élaborés avec un nouveau plan chaque fois. Les avances dans les techniques de raids ont atteint leur zénith lors d’un raid, connu comme celui avec le plus de succès, le 17 janvier 1917. (Cook, Shock Troops, p. 57)

5 km est de Lens dans une région  du chemin de fer de Lens-Bethune, la 4e brigade de la 2e Division étaient prêtes pour le raid. Avec 860 soldats attaquant un front de 780 mètres. Les hommes étaient choisis des 20e et 21e bataillons (du centre et l’est de l’Ontario) et ils avaient le soutien des unités d’ingénieurs et de mitrailleuses, tous ayant eu l’entrainement spécifique à cette mission.

Avec une telle mission, la planification était méticuleuse – 5 groupes qui prenaient l’assaut étaient créés autour des tireurs, les poseurs de bombes et les personnes qui coupaient les fils, suivi des tireurs Lewis qui passaient anéantir l’opposition ainsi que soutenir les soldats. Les planches couvertes de toile étaient portés par chaque groupe et étaient posés sur les fils barbelés. Les ingénieurs avaient des « bunker bombes » (souvent une grenade de phosphore rattacher à un litre de gazoline ainsi que 10 kg d’amonal) pour détruire les tranchées abris et les emplacements. (Cook, Shock Troops, p. 57-58) Le plus surprenant était l’heure prévue pour l’attaque, 7h45, dans la lumière du jour.

Une fois de l’autre côté du No Man’s Land, le raid était typique avec la technique casser-fracasser. Les soldats ont vidé les tranchés abris, prenant des prisonniers ceux qui ont capitulé. Les tireurs Lewis tiraient sur les ennemis qui essayaient de s’échapper. Les ingénieurs suivaient avec leurs bombes, les lançant dans les tranchées abris si l’ennemi refusait de sortir. « On arrivait à un tranchée-abri, on laissait tomber la bombe et courait comme l’enfer avant de regarder au-dessus de notre épaule pour voir la tranchée-abri sauter par la porte. » (Cook, Shock Troops, p. 58)

Après quarante-cinq minutes, les fusées vertes tirées des lignes canadiennes ont signalé la retraite et les hommes se sont retournés par là où ils sont venus, prenant avec eux tout le butin et les prisonniers qu’ils ont pu. « Un des ingénieurs a fait exploser les chaînes d’une grosse mitrailleuse allemande MG-08 et la tirée à travers No-Mans-Land sous les tirs d’ennemi. » (Cook, Shock Troops, p. 59)

Le raide fut un grand succès, en moins d’une heure les Canadiens ont « fait exploser plus de 40 tranchées abris et 3 entrepôts de munitions. Ils ont capturé deux fusils-mitrailleuses et deux mortiers de tranché et ont détruit plusieurs autres. En total ils ont pris 100 prisonniers. » (Nicholson, Canadian Expeditionary Force, 1914-1919, p. 234). Grâce au  prix des milliers d’obus et des 327 000 rondes de petites armes pour une opération d’une heure le raide fut ainsi appelé « la bagarre d’un million de dollars », prix totale selon les rumeurs à travers le corps canadien.  (Cook, Shock Troops, p. 59) Le prix en vies perdus n’était pas aussi drôle, 40 soldats sont morts et 135 blésées. Mais un précédent fut établi, la commande continuera à engager les Canadiens dans les raids plus grands et plus souvent.

Débarquements en Normandie 1944

 

Soldats en route pour la plage depuis H.M.C.S. PRINCE HENRY.
Photo par PO Dennis Sullivan / Département de la défense nationale du Canada/ Bibliothèque et Archives Canada / PA-132790.

Aujourd’hui est le 73e anniversaire des débarquements en Normandie pendant la Deuxième Guerre mondiale en 1944. Dans les premières minutes du 6 juin le 1er bataillon de parachutistes canadien ont sauté de leur avion. Ils étaient les premiers canadiens à mettre pied-à-terre cette journée célèbre. Les parachutistes ont réussi à sécuriser le drop zone avant de détruire de nombreux ponts sur les approches des têtes de ponts. Les parachutistes canadiens ont atteint leurs objectifs avant midi le 6 juin 1944.

 

Ailleurs, à 7h49, les fantassins (tirailleurs) canadiens ont attaqué la plage de Juno beach. Attaquant à travers les obstacles sur la plage, les tirs de mitrailleuses et d’artillerie, ils ont réussi à dégager la plage avant 12h. L’assaut continua à l’intérieur des terres. De toutes les forces alliées, à la tombée de la nuit l’avance canadienne était celle le plus loin dans les terres.

Le débarquement fut un grand succès, mais pas sans beaucoup de morts. Ici la plage après la débarquation.
Photo de Frank L. Dubervill / Dépt. de la Défense Nationale du Canada / Bibliothèque et Archives Canada / PA-132895.
Des prisonniers Allemands à Juno. La Maison des Canadiens en arrière plan.
Photo de Ken Bell / Dépt. de la défense nationale du Canada / Bibliothèque et Archives Canada / PA-132474.

 

La Fondation Vimy commémore les sacrifices du 6 juin 1944. Pour plus d’informations sur l’embarquement de Normandie nous vous suggérons de visiter le Centre Juno Beach, soit en personne ou en vraie. http://www.junobeach.org/fr/

La mort du Soldat Pattison

Le 3 juin 1917 récipiendaire de la Croix de Victoria John George Pattison de 50e bataillon (Calgary) fut tué en action pendant un raid la nuit du 2 au 3 juin 1917.

Le bataillon de Pattison fut chargé de l’attaque sur une centrale électrique au sud de la rivière Souchez. Attaqué par des bombardements de gaz provenant de plus de 600 projecteurs, le bataillon a continué son avance jusqu’à la centrale électrique. Ils ont gardé position pendant toute la matinée du 3 juin sous les tirs d’obus de l’ennemie. Le bataillon s’est retiré la nuit du 3 juin. Pattison porté disparu fut confirmé mort lors de l’action. Le père de quatre avait 41 ans.

Pattison a reçu la croix de Victoire lors de la bataille de la Crête de Vimy. Le 10 avril seul, il avait désarmé une mitrailleuse ennemie et a donné l’assaut à la baïonnette aux tireurs. Ses actions ont sauvé son peloton de la destruction.

Soldat John George Pattison, CV est enterré au cimetière militaire La Chaudière à Vimy en France.

Pattison est porté disparu dans le Journal Calgary Herald.
Centrale électrique sur la rivière Souchez, attaqué par le bataillon de Pattison (50e – Calgary) le 3 June 1917.
Photo du Département de la défense nationale du Canada et Bibliothèque et Archives Canada/PA-001728.
Tous ce qui restait de la centrale électrique, août 1917.
Photo du département de la défense nationale du Canada et Bibliothèque et archives Canada/PA-001730.