Sergent Filip Konowal, V.C. 
Une action centenaire

Filip Konowal, alors caporal, à Londres, avant de recevoir sa Croix de Victoria.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-006732.

22-24 août 1917

Filip Konowal, alors caporal, photographié à Londres après avoir reçu la Croix de Victoria.
© IWM (Q 69170)

Filip Konowal a immigré au Canada, en provenance de la Sibérie, en 1913. Né dans ce qui est aujourd’hui l’Ukraine, Konowal avait servi comme instructeur de combat à la main et à la baïonnette dans l’armée impériale russe avant de travailler comme bûcheron dans une compagnie d’exploitation du bois en Sibérie. En 1916, il s’est enrôlé dans le 77e Bataillon (Ottawa), mais une fois outre-mer, il a été transféré dans le 47e Bataillon  (Colombie-Britannique).   

Durant les batailles de la côte 70 et de Lens, Konowal a servi au sein d’un groupe de ratissage, avançant derrière la première vague, se débarrassant des pochettes de résistance ennemie encore présentes. À plusieurs occasions, Konowal est descendu seul dans les sous-sols et les caves sombres qui avaient été convertis en postes de mitrailleuses, attaquant des équipages ennemis entiers avec des massues et des baïonnettes, émergeant chaque fois sans une seule égratignure. À un certain moment, il a foncé sur un groupe de sept soldats qui se déplaçaient à vue, les abattant tous (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.60). Durant l’une de ses dernières actions, il a pénétré dans un tunnel près de Fosse 4, lançant deux charges d’ammonium sur une garnison avant de foncer sur elle avec une baïonnette, et éliminant le poste entier (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.60). Le sergent Konowal a peu après été grièvement blessé par un coup de feu au cou et à la figure. Il a été évacué, a récupéré et a même servi au sein du Corps expéditionnaire canadien en Sibérie plus tard durant la guerre. 

Cependant, tout comme cela fut le cas pour un autre récipiendaire de la Croix de Victoria, le soldat Michael O’Rourke, la vie du sergent Filip Konowal après la guerre a été marquée par la tragédie. Le jour après avoir mené la Parade de la paix des vétérans au travers des rues du centre-ville d’Ottawa, le 19 juillet 1919, Konowal allait être accusé du meurtre au couteau de William (Vasyl) Artich à Hull, au Québec. L’ami de Konowal, Leonti Diedek, avait été attaqué par Artich, et Konowal a porté secours à Diedek. Durant la lutte qui s’en est suivie, durant laquelle Artich a frappé Konowal sur le crâne et a ensuite coupé et poignardé son bras, Konowal a pris le contrôle du couteau, frappant Artich une seule fois, droit au cœur. Lorsque la police est arrivée, Konowal se tenait calmement sur la scène du crime et a affirmé de façon stoïque: « J’en ai tué 52 (à la guerre), c’est le 53» (Sorobey, “FilipKonowal, VC: The Rebirth of a Canadian Hero, Canadian Military History, Vol. 5: Iss. 2, Article 6).  

Un plus vieux Filip Konowal, photographié après la guerre. Les cicatrices et les traumatismes de ses blessures sont devenus plus évidents alors qu’il a pris de l’âge.
Crédit: Vladimir J. Kaye/Bibliothèque et Archives Canada/C-010023.

Mis au banc des accusés, Konowal a reçu un soutien inébranlable de la part de l’Association des vétérans de la Grande Guerre (un précurseur à la Légion royale canadienne), et des fonds ont été amassés pour assurer sa défense. Il a été déterminé que les blessures et traumatismes soufferts par Konowal durant la guerre avaient causé du dommage à son cerveau, donnant lieu à des hallucinations et des sautes d’humeur dramatiques. (Parfois, il croyait qu’il était encore à la côte 70, et les étrangers étaient des ennemis attaquant ses hommes) Reconnu comme n’étant pas criminellement responsable du meurtre, Konowal a été admis à l’hôpital Satin Jean de Dieu de Montréal (maintenant nommé Institut universitaire  en santé mentale de Montréal) le 27 avril 1921. 

Approximativement sept ans plus tard, après un traitement progressif et un rétablissement stupéfiant, Konowal a été relâché. Trouver un emploi tout comme le monde glissait dans la Grande Dépression était particulièrement difficile, mais grâce à un heureux hasard, Konowal a trouvé un poste au sein du personnel d’entretien des édifices du parlement. Lors d’une autre rencontre fortuite, William Lyon Mackenzie King, le premier ministre de l’époque, a remarqué les rubans de médailles épinglés à l’uniforme d’entretien de Konowal, incluant le ruban cramoisi de la Croix de Victoria. À partir de ce moment, Konowal fut assigné comme concierge personnel et messager de la chambre no.16, soit le bureau du premier ministre sur la Colline du Parlement. 

Plusieurs années plus tard, des groupes de vétérans et des branches de la Légion royale canadienne allaient être nommés en l’honneur de Filip Konowal, et plusieurs plaques allaient être érigées à travers le pays. Des fonds allaient aussi être recueillis afin de l’aider à aller en Angleterre pour rencontrer la famille royale lors du centenaire de la création de la Croix de Victoria. Plus récemment, la ville natale de Konowal en Ukraine, Kutkivtsi (Kudkiv), a dévoilé un grand mémorial de pierre et de bronze à son nom; la ville de Lens, en France, a dévoilé une plaque et un bas-relief; et le nouveau mémorial de la côte 70, dévoilé en avril 2017, inclut un chemin nommé « chemin Konowal ». Il semblerait aussi que, malgré qu’il ait cru qu’elles avaient été tuées lors des purges de Stalin, la femme et la fille de Konowal avaient en effet survécu, et que ses petits-enfants seraient encore vivants aujourd’hui à Kutkivtsi (Kudkiv), en Ukraine.  

Filip Konowal, décédé le 3 juin 1959, est enterré au cimetière Notre-Dame-de-Lourdes à Ottawa, en Ontario.  

La citation officielle pour la médaille de Filip Konowal, alors caporal, V.C (deuxième à partir du bas, colonne de gauche).
Crédit: The London Gazette, date de publication:  23 novembre 1917, supplément:  30400, page: 12329.

Pour une histoire plus complète de la vie du sergent Filip Konowal, V.C., consultez: Sorobey, Ron (1996), “FilipKonowal, VC: The Rebirth of a Canadian Hero,Canadian Military History: Vol. 5 : Iss. 2 , Article 6.  Disponible au: http://scholars.wlu.ca/cmh/vol5/iss2/6 

Note de l’éditeur – Il existe quelques contradictions au sujet des dates durant lesquelles les actions qui ont mené à la Croix de Victoria de Konowal ont eu lieu. Plusieurs sources affirment que cela s’est déroulé sur une période de deux jours, du 22 au 24 août 1917. Cependant, son rapport de service indique que Konowal aurait été sérieusement blessé le 21 août 1917 et admis à l’hôpital. Il est clair que Konowal a été gravement blessé à un certain moment durant la bataille, mais si ses actions ont eu lieu durant le ratissage de l’attaque de Lens, alors les dates du 22 au 24 août 1917 sont plus plausibles. L’attaque de Lens n’a pas débuté avant les petites heures du matin le 21 août 1917. Toutefois, dans le brouillard du combat dans les tranchées, il est possible que Konowal se soit trouvé à se battre la journée avant que l’attaque de Lens ne commence officiellement, et cela pourrait avoir été pris en considération dans la « période de deux jours ».  

 

 

 

« Beachcomber » – Le raid sur Dieppe
19 août 1942

« Beachcomber est présenté avec sa Médaille Dickin du PDSA par Dorothea St. Hill Bourne, Secrétaire du « PDSA Allied Forces Mascot Club ».
Source: Britain’s People’s Dispensary for Sick Animals (PDSA)

Notre groupe PVB2017 est officiellement rentré chez eux depuis la nuit dernière. Dans l’agitation du programme, nous avons dû passer quelques postes réguliers sur nos réseaux sociaux qui ont été les favoris de nos adeptes, en particulier #MacotMondays. Par conséquent, en honneur de notre groupe #PVB2018 et du 75e anniversaire du débarquement de Dieppe samedi dernier, nous partageons la brève histoire d’un animal qui a aussi rentré chez lui et a reçu une médaille pour cela.

Dans les premières heures du 19 août 1942, les forces canadiennes ont relâché le pigeon « Beachcomber », qui a été chargé de livrer un message important à l’Angleterre, des plages de Dieppe. Beachcomber est parti envol et avec vitesse rapide dans des conditions dangereuses, incluant un des plus grands combats aériens de la guerre. Le brave pigeon a bien rentrée à l’Angleterre, informant la commande supérieure que les Canadiens avaient atterri à Dieppe. En mars 1944, le « People’s Dispensary for Sick Animals » a décerné à Beachcomber la Médaille Dickin (décerné aux animaux qui ont démontré une galanterie remarquable et un dévouement au service militaire).

Beachcomber reste le seul pigeon canadien et un de seulement trois animaux de service canadiens à recevoir la Médaille Dickin.

« PDSA Dickin Medal »
© IWM (EPH 3546)

La citation officielle se lit comme suit:

Pigeon – NPS.41.NS.4230
Date de l’attribution : 6 mars 1944

« Pour avoir apporté les premières nouvelles à ce pays de l’atterrissage à Dieppe, dans des conditions dangereuses en septembre 1942, en servant avec l’Armée canadienne ».

Pour plus d’informations à propos de la Médaille Dickin et le People’s Dispensary for Sick Animals, veuillez visiter https://www.pdsa.org.uk/what-we-do/animal-honours/the-dickin-medal

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 21 août 2017

Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Après deux palpitantes semaines, nos étudiants PVB2017 ont fait leurs adieux et ont quitté tôt ce matin. Paul a été escorté au métro pour son retour à Boulogne et Lala a été accompagnée à la Gare-du-Nord pour son train à Sutton. Les participants et les chaperons canadiens ont dit au revoir à leur chauffeur d’autobus, Franky, à l’aéroport de CDG, et ont ensuite pris l’avion pour Toronto. Fondation Vimy tient à remercier notre équipe de chaperons et tous ceux qui ont contribué à faire du programme Prix Vimy Beaverbrook 2017 une expérience incroyable pour nos 16 nouveaux ambassadeurs.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

Moving

Lala Israfilova, Carshalton, Sutton, United Kingdom

Hors-du-commune

Paul Toquebouef, Boulogne, France

Life-changing

-Claire Belliveau, Dartmouth, Nova Scotia

Bridging

-Katy Whitfield, Toronto, Ontario

Inspiring

-Evan Kanter, Toronto, Ontario

Connecting

-Abbey Garrett, Conception Bay, Newfoundland and Labrador

Motivating

-Cecilia Kim, Surrey, British Columbia

Loving

-Maddy Burgess, Bow Island, Alberta

Magical

-Ariadne Douglas, Prince George, British Columbia

Empowering

-Enshia Li, Richmond Hill, Ontario

Thought-provoking

-Hanna Smyth, Richmond, British Columbia 

Enlightening

-David Alexander, Pointe-Claire, Quebec

Real

-Alisia Pan, North York, Ontario

Educational

-Patricia Kennedy, Fredericton, New Brunswick

Surprising

-Rachel Collishaw, Ottawa, Ontario

Le temps

-Yaman Awad, Anjou, Quebec

Learning

-Thomas Littlewood, Ottawa, Ontario

Significant

-Eric Jose, Oshawa, Ontario

Brilliant

-Cole Oien, Calgary, Alberta

Perspective

-Daniel Schindel, Surrey, British Columbia

Le sergent-major de compagnie Robert Hanna, V.C. 
Une action centenaire

Le sergent-major de compagnie Robert Hanna, V.C., (D) et le soldat Michael James O’Rourke, V.C., M.M., (G) à Londres, après la réception de leurs Croix de Victoria (celle d’O’Rourke peut être vue, épinglée sur sa poitrine). 
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-006656.

21 August 1917

CSM Robert Hanna, V.C.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale, 2017.

Robert Hanna a immigré au Canada depuis Kilkeel, en Irlande, en 1905. Lorsque la guerre a éclaté, il s’est enrôlé au sein du 29e Bataillon (Vancouver) le 7 novembre 1914. En août 1917, il s’était déjà élevé au rang de sergent-major de compagnie (CSM) lorsque, durant une tentative pour saisir un certain nombre de tranchées au sommet de la côte 70, tous les officiers de la compagnie « B » ont été faits victimes. La commande de cette force en détresse est donc passée aux mains du CSM Hanna. Dans une position précaire, la compagnie voisine « C », et maintenant la compagnie «B » d’Hanna, accumulaient un nombre croissant de pertes dues à une ligne ennemie défensive centrée à l’entour d’un poste de mitrailleuse. Ayant déjà vu les trois attaques précédentes échouer,  le CSM Hanna a tout de même rassemblé un petit groupe d’hommes, le menant dans une avancée au travers d’enchevêtrements de fils barbelés et de tirs ennemis. Atteignant le poste de mitrailleuse, Hanna a mené la charge jusqu’à la fin, attaquant trois des membres de la troupe avec sa baïonnette et le quatrième avec la crosse de son fusil (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.49). Durant une courte pause, Hanna et les quelques hommes qui avaient survécu ont créé une position de blocage dans le système de tranchées, avant que les Allemands ne lancent une série de contre-attaques. Chaque nouvelle attaque a été refoulée par la petite bande de Canadiens menée par le CSM Hanna, et ils ont tenu bon jusqu’à ce que du renfort arrive plus tard ce jour-là (Bureau canadien des registres de guerre, Thirty Canadian V.Cs., p.49). 

Pour ses actions immédiates, son leadership et ses habiletés au combat cette journée-là, le sergent-major de compagnie Robert Hanna a reçu la Croix de Victoria. Il allait survivre à la guerre, retournant en Colombie-Britannique, au Canada. Il est décédé le 15 juin 1967 et est enterré au Masonic Cemetery, à Burnaby, en Colombie-Britannique. Sa tombe a depuis reçu une pierre tombale traditionnelle de la Commonwealth War Graves Commission (Commission des tombes de guerre du Commonwealth).   

 

La citation officielle de la médaille pour le CSM Robert Hanna, V.C. (avant-dernière au bas de la colonne de droite).
Crédit: The London Gazette, date de publication:  6 novembre 1917, supplément:  30372, page: 11568.

La bataille de Lens
Une action centenaire

21 au 25 aoû1917 

« 124th Pioneer Battalion resting outside a shrapnel shattered house near Lens. September, 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001862.

Avec le succès remporté par le Corps expéditionnaire canadien lors de la bataille de la côte 70, Currie avait maintenant jeté son dévolu sur la ville derrière la colline: Lens. Malgré qu’elle avait forcé les Allemands à livrer une bataille coûteuse leur ayant infligé quelque 20 000 pertes, la prise de la côte 70 ne les avait pas forcés à se retirer de la ville. Currie avait originalement planifié la bataille de la côte 70 afin d’éviter de devoir forcer le Corps canadien à attaquer une ville fortifiée, ce qu’il n’avait jamais fait auparavant, mais avec l’absence d’un retrait des Allemands et une pression croissante de la part de son supérieur, Currie a été forcé de considérer tenter d’envahir Lens.  

Avec la contribution de ses commandants divisionnaires, Currie a ordonné aux 2e et 4e Divisions d’avancer sur la ville dans une attaque serrée et inquisitrice. La première attaque a eu lieu à 4 h 35 le 21 août avec des bataillons des deux divisions avançant de leurs lignes jusqu’aux limites de la ville. Ils ont été accueillis avec une résistance extrêmement puissante, et dans le labyrinthe des caves fortifiées, des maisons en ruines et des rues bloquées, ils étaient constamment harcelés par les Allemands. À la fin de la journée, les Canadiens ont été forcés de se retirer; ils avaient perdu 1154 soldats en une seule journée.  

Currie savait maintenant ce qui l’attendait à Lens, une puissante force allemande, mais il a fait une erreur de calcul non caractéristique: plutôt que de bombarder Lens depuis les airs, et d’ainsi éviter une bataille à l’intérieur de la ville, il a décidé d’y envoyer la 4e Division de nouveau afin d’essayer de s’emparer de Green Crassier, une grande étendue de déchets au sud de la ville. Le 44e Bataillon a reçu l’ordre de marcher sur Lens le 23 août et d’essayer de s’emparer du crassier, et alors qu’il a initialement réussi à s’en emparer, il a fini par devoir le tenir tout en étant coupé de toutes communications et sans renfort. Le 44l’a tenu jusqu’à la fin de la journée le 24 août, mais a dû de retirer, et Currie a suspendu l’opération de Lens le 25 août 1917. La ville est demeurée en mains allemandes jusqu’au retrait général des Allemands en 1918. Le nombre total de pertes du 15 au 25 août s’est élevé à 9198 soldats tués, blessés ou disparus. 

 

Avancées technologiques| 

« Canadians wounded at Lens on way to Blighty via Light Railway, September 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-001823.

La bataille à Lens a démontré un type de combat qui allait devenir central à la Deuxième Guerre mondiale: le combat en milieu urbain. Saisir la ville demandait au Corps expéditionnaire canadien de passer à travers chaque rue de Lens afin de les vider de toute force ennemie restante, ce pour quoi il n’avait pas les ressources ni la formation nécessaires. Lens a été la dernière fois ou le corps s’est battu dans une ville jusqu’à la bataille de Valenciennes, en 1918.  

Personnalités| 

Corporel Filip Konowal (47e (Colombie-Britannique) Bataillon)- Immigrant provenant de ce qui est maintenant l’Ukraine, Filip Konowal était un vétéran de l’armée russe qui s’est enrôlé en 1915. Son bataillon faisait partie de la 4e Division et a été déployé dans la ville de Lens le 21 août 1917. Pour une durée de deux jours, Konowal a été occupé à vider les caves de la ville, et il a attaqué à lui seul deux nids de mitrailleuses, tuant leurs équipages et détruisant leurs fusils. Il a reçu la Croix e Victoria pour sa bravoure, le seul Ukrainien à avoir reçu cet honneur. La vie de Konowal à la suite de la guerre a été tragique: sa famille en Ukraine a été tuée lors du plan de collectivisation de Stalin dans les années 1930, et Konowal n’est jamais retourné dans sa terre natale. Il a été accusé de meurtre en 1919 et a passé du temps dans un hôpital psychiatrique, avant de trouver du travail comme concierge à la Chambre des Communes. 

Le sergent-major de compagnie Robert Hill Hanna (29th (Vancouver) Battalion) est le deuxième Canadien à avoir reçu la Croix de Victoria à Lens. Les deux sont comptées comme des reconnaissances pour la bataille de la côte 70.

« Un docteur canadien examine des Canadiens blessés avant de quitter un poste de soins près de Lens. Septembre 1917. »
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale/Bibliothèque et Archives Canada/PA-003816.

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 20 août 2017

« BVP2017 at Hôtel national des Invalides, Paris. »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui à Paris, les étudiants de la PVB2017 ont visité le Musée de l’Armée à l’Hôtel des Invalides, où ils ont vu le tombeau de Napoléon ainsi que des œuvres spectaculaires de maîtres d’art sur le thème de la guerre. Ensuite, ils se sont rendus au palais de Versailles et ont passé le reste de la journée à explorer le magnifique site ainsi qu’ont visité l’endroit où se tenait la Conférence de paix de Paris et le Traité de Versailles qui a été signé en 1919.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

I sit here on the sidewalk of a busy street, watching the passage of strangers before me. Each one of them have a story, a life worth living. But they are not all strangers, because sitting beside me are the friends and people who are sharing the same experience, the same life-changing opportunity as me. And yet, though we have traveled together, have seen the same memorials and have shared in mourning, we have all been differently impacted by this experience. I myself will never be able to see life in quite the same lens again. My colours of perception have shifted and my horizon has broadened.

I realize now how little I have thought of these soldiers, those men who sacrificed freedom and safe homes so that our future might be a better place. But I fear I am not the only one; sometimes it seems like the whole world is forgetting the importance of remembrance, the importance of standing before a tombstone and paying our respects to those who sleep beneath our feet. For the First World War, our modern world has lost that crucial personal connection that ties lost soldiers to modern families. Today, we look at a grave, we attend a ceremony and, perhaps, we experience a habit; is it something we do because the generations before us did the same? Do we see the stories, the faces buried beneath?

We must see them, we must look at the past through the eyes of those men, so that we may not forget and repeat the mistakes of the past.

Ariadne Douglas, Prince George, British Columbia

Today we went to Paris’ Hôtel national des Invalides & Musée de l’Armée. It was fascinating to see the tomb of Napoleon and the ways it differed from the other memorials that we had seen throughout the trip. We also had the opportunity to see exhibitions on the First and Second World Wars. These were an opportunity to view both wars from the French perspective, after our many visits to Commonwealth Memorials and Cemeteries. The exhibitions were presented in chronological order, allowing us to follow the progression of one war into the next. Being from a town in the UK that suffered from a number of attacks during the Blitz, it was interesting for me to be able to see am entire section on the Blitz during the Second World War.

-Lala Israfilova, Carshalton, Sutton, United Kingdom

« Musée de l’Armée, Paris. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.
« BVP 2017 in the Gardens of the Palace of Versailles. »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

20 août 2017 
le Traité de Versailles

« Le président Wilson signant le Traité de la paix dans la Galerie des Glaces, dans le Trianon, Versailles, le 28 juin 1919. »
© IWM (Q 14997)

Aujourd’hui, pour les activités finales du programme du prix Beaverbrook Vimy 2017, les participants visitent l’Hôtel des Invalides à Paris ainsi que le château de Versailles. Le 28 juin 1919, le jour de l’anniversaire de l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, le Traité de Versailles a été signé au château de Versailles. Cela a officiellement mis fin aux hostilités de la Première Guerre mondiale.

Les statues et les monuments sur le terrain du château de Versailles avaient été couverts et protégés par des sacs de sable afin d’éviter du dommage potentiel causé par les bombardements ennemis.
© IWM (Q 78183)
© IWM (Q 69618)

 

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 19 août 2017

« Veteran Robert Spencer and BVP2017 students »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui est le 75e anniversaire du Raid Anglo-Canadien. En l’honneur de cette importante occasion, les étudiants #PVB2017 ont assisté à des cérémonies officielles de commémoration et ont eu le privilège de faire partie de la garde d’honneur. Plus tôt dans la journée, ils ont visité le Cimetière Militaire Canadien de Dieppe, où plus de 700 des 916 Canadiens décédés le 19 août 1942 sont enterrés.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

« BVP2017 students meet the Honourable Minister of Veteran Affairs, Kent Hehr »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
« BVP2017 students with the official Dieppe75 poster »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« The ceremony at Puys (Blue Beach) »
Crédit: Hanna Smyth, Fondation Vimy 2017.

Il y a un mot en particulier qui me vient en tête pour décrire cette journée : honneur. En effet, après notre réveil assez tôt, nous sommes repartis dans l’autocar avec les anciens combattants et personnes affiliées que nous avions rencontrés la veille. Suite à des brèves discussions, nous avons assisté à la première partie de la cérémonie du 75e de Dieppe. La Fondation Vimy était représentée par trois de nos participants qui ont récité « La promesse de ne pas oublier ».

Dans le même cimetière, j’observais à nouveau les pierres tombales. L’épitaphe qui m’a impressionné était sur la pierre de J. C. Palms, un soldat américain enrôlé dans les forces canadiennes au sein du Essex Scottish Regiment, et lisait : « Il s’est réveillé du rêve qu’est la vie. »

Par la suite, nous avons été invités à joindre la seconde partie de la cérémonie, près de la plage. Une fois arrivés, nous avons rencontré et chaleureusement salué le ministre des Anciens combattants. Deux autres participants ont à nouveau représenté notre fondation et déposé une couronne. Portant l’uniforme rouge, au milieu du bruit des saxophones, des tubas et des cymbales jouant avec ardeur les hymnes nationaux, je sentais les regards se tourner vers moi. Quel honneur !

-Yaman Awad, Anjou, Quebec

 

« Veteran Alfred Londsdale & BVP Students »
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

August 19th, 1942 will always be remembered as the day of the Allied landings at Dieppe. Yesterday, we walked along the same pebble-stoned beaches of those brave men; those who landed, fought, and died, 75 years ago. Today, we saw the graves in which they lie. The cemetery was packed with people from local communities and travellers from abroad who came especially for the commemorative ceremony. Two of us stood at the front of the crowd, alongside a 93 year-old veteran Alfred Lonsdale who saw the beaches of Dieppe from a warship in 1942 and then those at Normandy two years later on D-Day in June 1944. Alfred saluted sharply after I laid a wreath at the foot of the Cross of Sacrifice, indeed, at the feet of the ghosts of Dieppe. That’s who Alfred was saluting.

The night before, we participated in another ceremony. We walked between the rows of gravestones, lit by candlelight, reading the names. What jumped out at me, after visiting so many World War cemeteries, were all the different branches of the army represented. So many airmen, so many signalmen, among all the infantrymen. At the end we had time to plant remembrance crosses and commemorate a soldier of our choosing. I sought out an unknown Royal Air Force airman. My grandfather served in the RAF in the 1960’s, and I planted that cross for him. We will remember them.

-David Alexander, Pointe-Claire, Quebec

Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Today we attended the 75th anniversary of the Dieppe Raid. The ceremony was very moving and I felt privileged to be able to participate in this important event. The presentations and acts of remembrance were touching but what had the most profound impact on me were two small boys in the crowd who could not have been more than seven years old. Seeing these two made me realize that remembering the soldiers who died in the World Wars is not enough; we also have to work to keep peace throughout the world so that the horrific conflicts of the past are never repeated.

When I saw these two boys, I thought to myself, « I hope they never have to fight like all the men buried around me had to fight. » All the graveyards I had seen on the program thus far were not only sites of remembrance, but they were also a warning of the cost of war. Throughout the past week and a half, I have seen the impact the two World Wars had on the communities and the people when they were occurring and the impact they still have to this day. Suddenly, everything I had seen became a lesson screaming that we have to preserve peace.

In the First World War, the soldiers fought what they believed was the War to End All Wars – they fought and died for peace. In the Second World War, soldiers fought against the Axis – they fought and died for the freedom of occupied and oppressed peoples. It is not enough for us to remember their sacrifice. We have to work so that their deaths have a lasting impact. We have to work towards peace!

Patricia Kennedy, Fredericton, New Brunswick

Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.

75e anniversaire du raid de Dieppe
19 août 1942 – 2017 

La côte atlantique comprend une échancrure en forme de soucoupe devant Dieppe, formant un anneau de falaises, desquelles les Canadiens sont devenus la proie des tirs ennemis. Dans cette photo, des Canadiens qui sont revenus à Dieppe en 1944 examinent les fortifications allemandes.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-134448.
Débarquement de soldats blessés lors de l’opération « Jubilee », le raid sur Dieppe.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-183773.

Aujourd’hui marque le 75e anniversaire du raid de Dieppe. Le 19 août 1942, 4963 Canadiens ont mené une force de 6100 hommes qui ont débarqué sur 8 différents points de la côte atlantique. Alors que des commandos britanniques, qui attaquaient des batteries d’artillerie dans les villes voisines de Varangéville et Berneval, remportaient des succès locaux, les Canadiens avaient de la difficulté à pénétrer la ville depuis les principales plages du débarquement. La moitié seulement des forces blindées du Régiment de Calgary (tank) ont passé la digue, le reste s’embourbant ou brisant les chenilles des tanks sur la plage de galets. Une bataille d’infanterie vicieuse s’est alors déroulée à l’intérieur du casino de bord de mer et dans les rues avoisinantes, alors que les tanks restants, bloqués par des obstacles anti-tank, offraient du soutien en faisant feu. À 9 h 30, six heures seulement après les premiers débarquements, un retrait général a débuté. Les tanks qui avaient passé la digue ont offert une couverture pour la retraite jusqu’aux plages. Alors que les tanks faisaient demi-tour, ils sont, eux aussi, restés pris sur la plage de galets. Se battant vaillamment, leurs équipages sont restés dans leurs tanks, servant de soutien de fusil immobile. À 14 h, le retrait était complété.   

Le nombre de victimes canadiennes au travers des trois branches de service s’est élevé  à 916. Seulement 2210 des 4963 Canadiens, dont plusieurs étaient blessés, sont retournés en Angleterre. Le nombre total des victimes s’est élevé à 3367, incluant 1946 prisonniers de guerre (POW).   

Deux Canadiens ont reçu la Croix de Victoria pour leurs actions ce jour-là, ainsi qu’un commando britannique.

 

Reverend John W. Foote, VC.
Mention : Canada. Ministère de la défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / PA-501320.

Le révérend John W. Foote, VC, de Madoc, en Ontario, est devenu le premier membre de la Branche des services de l’aumônerie à recevoir la Croix de Victoria. En tant qu’aumônier de la Royal Hamilton Light Infantry, Foote s’est déplacé le long de la plage, offrant de l’aide aux blessés et aux mourants. Durant le retrait, Foote a fait d’innombrables voyages pour amener les blessés aux bateaux d’évacuation qui arrivaient à la plage. Finalement, à la toute fin, Foote est débarqué du dernier bateau et a rejoint ceux qui étaient pris sur la plage afin d’offrir du confort et ses services d’aumônier aux milliers de prisonniers de guerre canadiens. 

Lt.-Col. Charles Cecil Ingersoll Merritt, VC.
Crédit: Canada. Ministère de la Défense nationale, 2017.

Le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC, de Vancouver, en Colombie-Britannique, a mené de Régiment South Saskatchewan sur la rive à Pourville. Lorsque le nombre de victimes du régiment s’est mis à augmenter alors que les hommes tentaient de traverser un pont, Merritt s’est avancé et a calmement aidé plusieurs personnes à traverser les tirs meurtriers.  Lorsque l’ordre de se retirer a été donné, Merritt, bien que blessé à deux reprises, a monté une action en arrière-garde qui a permis à beaucoup d’autres de s’échapper de la plage. Il est, lui aussi, devenu prisonnier de guerre. 

 

 

 

 

 

La citation officielle de la médaille pour le capitaine John Weir Foote, VC. 
Crédit: The London Gazette, date de publication: 12 février 1946, supplément: 37466, page: 941.
La citation officielle de la médaille pour le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC.
Crédit: The London Gazette, date de publication: 2 octobre 1942,  supplément: 35729, page: 4323.
La citation officielle de la médaille pour le lieutenant-colonel Cecil Merritt, VC.
Credit: The London Gazette, Publication date: 2 October 1942,  supplément: 35729, page: 4324.

 

 

 

Blog Prix Vimy Beaverbrook – 18 août 2017

Abbaye d’Ardenne.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.

Aujourd’hui à  Dieppe, les étudiants de la PVB2017 ont eu l’honneur et le privilège de rencontrer et de passer du temps avec des vétérans de la Seconde Guerre Mondiale. Dans la soirée, ils ont participé à une veillée aux chandelles soulignant le 75e Anniversaire du Raid Anglo-Canadien tenue au Cimetière Militaire Canadien Dieppe. Cette commémoration a été organisée par les associations d’Anciens Combattants et de Mémoire.

(À noter: les participants blogueront dans leur langue de préférence)

Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

La batterie allemande de Longues-sur-Mer.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.

Today we visited Pointe-du-Hoc, a German controlled cliff side taken by American soldiers during the Normandy invasions of the Second World War. I read a plaque as I approached the cliffs that explained how American troops used rope ladders to climb the vast distance from the beach shore to the top of the cliffs. This seems like it would have been an insurmountable feat, as the climbers were simultaneously being shot at by machine guns with a two kilometre range. I stared from a German observation post to the bottom of the cliffs in awe of how the attacking forces were able to overcome this obstacle. The area was fortified by the German army with concrete casemates and gun pits. I had the chance to walk through these structures, and the large concrete and steel walls enveloping me led me to believe that I would have felt relatively safe when the Allies invaded, and I realized how difficult it must have been to overwhelm the Germans within these secure structures. Exploring Pointe-du-Hoc was an invaluable experience for me as I was able to fully comprehend the magnitude of the area’s cliffs and the power and sturdiness of the German defenses mightily taken by attacking allied forces.

-Eric Jose, Oshawa, Ontario

 

Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

Come dusk, the cemetery was cast with orange light. We stood as a little red-jacketed Canadian congregation, clutching maple leaf flags and crosses of remembrance. At the commemorative vigil for the 75th anniversary of Dieppe, I took in everything: the kilted men with bagpipes, the soldiers, the cadets, the veterans, the story of Robert, an 18-year-old Canadian soldier, who died minutes after he hit the cold waves on the beach – the very beach on which we had trekked just hours before, all holding hands, alive.In a letter home Robert wrote, « Maman, I promise I shall make up for all the pains I’ve caused you. »

So many of us were red-eyed, I myself was unaware I was tearing up as well. Every one of us in our red-jacketed congregation care deeply for peace, freedom, camaraderie, honour, joy. We are not numb to the overwhelming grief of hundreds of thousands dead. We will not roll our eyes and sigh, « you know, war is all for nothing ». We will not numb the courage and valour with which it is possible to live and to protect.

The final procession wound through the cemetery. Upon the gravestones, our shadows flickered like ghosts. Lost boys. I swear they were there.

Enshia Li, Richmond Hill, Ontario

 

Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.

 

 

 

 

 

 

« Normandy American Cemetery and Memorial, Omaha Beach« 
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
« Normandy American Cemetery and Memorial, Omaha Beach« 
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
« Normandy American Cemetery and Memorial, Omaha Beach« 
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Katy Whitfield, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.
Crédit: Hanna Smith, Fondation Vimy 2017.