La Première Guerre Mondiale en couleur

Lorsque l’on regarde de vieilles photos en noir et blanc, le passé nous semble très distant. Cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de photos de la Première Guerre mondiale. Pourtant, sur l’échelle de l’humanité, cela s’est produit hier.

La Fondation Vimy, avec le soutien financier de Patrimoine canadien, lance un projet unique et novateur pour coloriser des images rares de la Première Guerre mondiale, un projet visant à accroître l’engagement des jeunes Canadiens envers les moments marquants de notre histoire.

Le programme pédagogique La Première Guerre mondiale en couleur consistera à coloriser 150 images de Bibliothèque et Archives Canada et d’autres sources et des vidéos d’archives de l’Office national du film du Canada (ONF); des ateliers pour les jeunes à travers le Canada; une galerie de photos de voyage qui sera exposée dans des musées et galeries d’art, et un nouveau livre (livre numérique) publié par Dundurn Press. Les images mises en vedette dans ce projet ne dépeindront pas seulement les batailles importantes de l’histoire du Canada, mais aussi la vie sur le front intérieur, les industries du temps de la guerre, les contributions des femmes et les avancées dans les technologies médicales et de communication. Cliquez ici pour en savoir plus sur la photographie pendant la Première Guerre mondiale.

Nous remercions le gouvernement du Canada pour leur soutien. Cliquez ici pour plus de détails.

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Soldats canadiens revenant de la crête de Vimy
Photo courtoisie de : Collection d’archives George Metcalf du Musée canadien de la guerre 19920085-295
Colorisée pour la première fois par Canadian Colour

Veiller à ce que la colorisation numérique soit historiquement exacte est à la fois un travail minutieux et coûteux. Aidez-nous à compléter ce projet précieux avant le 100e anniversaire de la bataille de la crête de Vimy en avril 2017.

Faites un don pour soutenir la collection de la Première Guerre Mondiale en couleur.

 

 

Un jeune garçon français en train de vendre des journaux anglais dans les lignes canadiens. Juin, 1917.

 

Généraux Currie en train d’expliquer la victoire canadienne à la Crête de Vimy. Des journalistes canadiens en train de visiter le front. Juillet, 1918.

 

Le Bataille d’Amiens. Les chars d’assaut en train d’avancer. Des prisonniers aident des soldats blessés qui portent des masques à gaz. Août, 1918.

 

Chevaux de bât qui aide à avancer des munitions pour les canons du 20iem Bataillon CFA à Neuville St. Vaast. Avril, 1917.

 

Des soldats Allemands et Canadiens, tous les deux blessés aident l’un et l’autre à traverser la boue pendant la capture de Passchendaele.

 

Des Canadiens en train de remplir leur bouteille d’eau. Amiens. Août, 1918.

 

Trois soldats canadiens sont dans un dug-out allemand capturé, entouré par des équipements mis au rebut allemande, à la suite de l’avance canadienne à l’est d’Arras. Octobre 1918.

 

Les Canadiens blessés bénéficient d’une tasse de thé au poste de secours avancé durant l’avance vers l’est de l’Arras. Octobre, 1918.

 

Gèn. Sir Sam Hughes et son groupe regardent les ruines dan Arras. Août, 1916.

 

Hommes forestiers Canadiens patinent à l’extérieur.

 

Les hommes sur la responsabilité sentinelle dans une tranchée sur le front. Septembre, 1916.

 

Une station sur le front pour tester les téléphones. Octobre, 1916.

 

Un coureur d’envoi pour La Service de Pigeon du Roi part avec des oiseaux vers les tranchées. Novembre, 1917.

 

Des Canadiens s’intéressent avec la Record Quotidienne Canadienne dans des tranchées proches de Lens. Février, 1918.

 

Parce qu’il ne peut pas monter travers à bicyclette à cause de la boue d’un orage récent, un messager Canadien porte son «cheval ». Août, 1917.

 

Un Highlander nettoie son fusil. Juin, 1916.

 

Des Canadiens testent leurs masques de gaz après le travail fort dans les tranchées. Septembre, 1918.

 

Tranchée de la communication. Septembre, 1916.


Toutes les photos étaient fournies par Bibliothèque et Archives Canada.

Colorisées pour la première fois par Canadian Colour.

Restez connectés: des photos supplémentaires seront ajoutés à notre collection dans les prochains mois!

 

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Avec le soutien de:

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Photographie pendant la Première Guerre mondiale

Écrit par Carla-Jean Stokes (@teamcarlajean)

La Première Guerre mondiale a été le premier conflit majeur durant lequel un grand nombre de soldats ont appris à utiliser une caméra, majoritairement en raison de la mise en marché, en 1900, de la Kodak Brownie. En 1912, la Eastman Kodak Company a lancé l’appareil photo Kodak Vest Pocket, dont la commercialisation en 1914 visait spécifiquement les soldats, les incitant à créer des souvenirs photographiques de leur temps passé au front. Les ventes de ces petits appareils photo (faits pour se glisser dans la poche intérieure d’un blouson) ont explosé: on estime qu’un officier allié sur cinq en possédait un.

Les journalistes et les photographes professionnels de presse avaient été bannis du front, mais les soldats pouvaient prendre des photos à condition d’accepter de ne pas les envoyer à la maison ou aux journaux. De son côté, la presse était anxieuse de mettre la main sur des images du front. Des journaux comme L’Illustration et Le Miroir, en France, et l’Illustrated War News à Londres, ont tenu des concours de photographie afin d’encourager les soldats à soumettre leurs photos. Quelques soldats ont même agrémenté leur revenu en vendant des clichés à la presse. Au 20 mars 1915, les soldats canadiens et britanniques avaient reçu l’ordre de renvoyer leurs appareils photo à la maison. La mise en application des mesures contre la photographie par les soldats s’effectuait à différents degrés en fonction des officiers en charge, bien que la prise de photo était techniquement punissable par la cour martiale.

En 1916, il était désormais évident que des photographies allaient se faire un chemin jusqu’au front intérieur malgré l’interdiction, et le Bureau canadien des documents de guerre (CWRO) a reçu la permission de nommer un photographe officiel. De cette façon, les photographies offertes à la presse pourraient être contrôlées par voie de censure.

Le Canada a employé trois photographes officiels entre 1916 et 1918: le capitaine Harry Knobel (d’avril à août 1916), le capitaine William Ivor Castle (d’août 1916 à juin 1917), et le lieutenant William Rider-Rider (de juin 1917 à novembre 1918). Ensemble, ils ont pris plus de 4000 photographies de Canadiens à la guerre qui ont été imprimées dans des journaux, vendues comme souvenirs et exposées. Chaque photographie officielle comprend un numéro de négatif, normalement visible dans un coin, qui commence par «O» et qui est suivi du nombre représentant l’ordre dans lequel la photographie a été reçue par le CWRO (O-1450 était la 1450e photographie reçue par l’organisme de la part des photographes).

Les négatifs originaux et les impressions créées par les photographes officiels du Canada sont désormais conservées par Bibliothèque et Archives Canada. Les utilisateurs peuvent trouver les images en lignes en utilisant des mots clés comme «bataille de la crête de Vimy» «prisonniers de guerre» ou «bureau canadien des documents de guerre» dans la recherche des archives de BAC. Sinon, suivez simplement ce lien afin de voir toutes les photographies officielles de la Première Guerre mondiale de Bibliothèque et Archives Canada.